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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Lyon : Glasgow à 3

Lyon : Glasgow à 3

On savait depuis le mois de mars dernier que l’Olympique Lyonnais n’avait pas les épaules pour la Coupe aux grandes oreilles, on sait depuis hier que le club d’Aulas et Perrin n’a plus les moyens d’aucune ambition. Si ce n’est française.

Avant le match au Camp Nou, Lyon avait triomphé de modestes messins, 5 buts à 1, faisant écrire à une certaine presse sous influence ou très fébrile, que la « machine OL » était « de retour ». Ladite machine qui prit une leçon de jeu, quelques jours plus tard, face à un FC Barcelone sur deux jambes, celles de Lionel Messi, et qui se joua des Rhôdaniens comme ces derniers s’étaient joués des Messins en championnat. Le FC Metz, on en conviendra, n’a certainement pas le niveau de la Ligue 1. Lyon, on en conviendra tout autant, démontrait au Camp Nou qu’il n’avait pas le niveau de la Champion’s League. Il n’y avait guère, dans les travées du vaisseau barcelonais, qu’un Alain Perrin comme d’habitude pétri de mauvaise foi et d’emphase méprisante pour prétendre que le match s’était joué sur « trois fois rien ». Trois fois rien, non, trois fois à rien, plutôt.

Hier soir, bis repetita. Quelques jours après une victoire que certains jugèrent probante, des Lyonnais contre le RC Lens de Jean-Pierre Papin, 3 à 0, le week-end dernier, les Lyonnais se présentaient à Gerland, face aux Glasgow Rangers, avec pour unique mission de gagner le match. Le RC Lens, soyons honnête, parviendra sans doute à se maintenir, mais aura bien du mal à figurer en haut du tableau, dans une Ligue 1 pourtant faiblarde. A Lens, comme à Lyon, on ne trouve pas d’entraîneur à la hauteur de la situation. Alain Perrin, tancé par Aulas après la déculottée du Barça, avait bien aligné le champion du monde italien, Fabio Grosso, d’entrée de jeu, contre les Ecossais. Pas d’audace tactique, cette fois-ci, pas de plan de jeu hasardeux. Du solide et, si possible, de l’efficace. Résultat : comme à Barcelone, trois buts encaissés, aucun but marqué. Et même si certains trouveront dans quelques transversales et un poteau des raisons d’y croire, rien n’y fait : l’OL a fait étalage hier soir de toute l’étendue de son manque de talents, offensifs comme défensifs, pour ne plus espérer, comme l’a avoué par la suite Juninho, qu’une place en UEFA.

Jean-Michel Aulas, intervenant avant son entraîneur, a souligné que son équipe n’avait pas si mal joué que cela. Qu’est-ce que ça aurait été dans le cas contraire... Le discours « aulassien » tenait en quelques mots : « il y a des soirs, comme ça... » et d’égrener ces moments perdus, le coup franc en fin de première mi-temps qui « aurait pu » permettre aux Lyonnais d’égaliser. Une litanie connue, un « si ma tante en avait » à la sauce rhôdanienne. Alain Perrin, dans la foulée, ne s’avouait pas non plus déçu par le « contenu » du match. A se demander s’il y a une défaite, un jour, qui arrivera à décevoir ce singulier entraîneur, à l’aise dans les petits clubs, mais brouillon chez les « grands », ou supposés tels. Mais toutes ces formules de politesse n’embrouilleront que les fans aveugles de l’OL, le constat demeurant accablant : deux matchs, deux défaites, aucun but marqué et six encaissés, difficile de faire pire.

Cette triste chute de l’ex-« ogre » lyonnai, a débuté au mois de mars dernier, par la démonstration de force, de finesse et de puissance de l’AS Roma, auteur d’un 2 à 0 de grande volée à Gerland, qui éliminait à l’époque les Gones, dès les huitièmes de cette épreuve fantasmée. Les passements de jambes ahurissants de Mancini, que Aulas et Lacombe auraient tenté en vain de recruter cette saison, ces passements de jambes raisonnent manifestement encore dans les oreilles lyonnaises, qui ne s’en sont jamais remis. Ce soir de mars-là, Juninho avait compris et confessé qu’il ne gagnerait sans doute jamais de titre majeur sous le maillot lyonnais, et certains comprenaient qu’il était temps pour eux de plier bagage, poursuivant ainsi l’étrange exode, saison après saison, des plus grosses forces du club. Essien, Diara, Malouda, Abidal, Tiago, un par un, ou deux, ou trois à la fois comme cette saison, les hommes forts d’Aulas reçurent l’autorisation de quitter les lieux, de migrer vers d’autres possibilités. Aulas, jamais, n’essaya de les retenir, prétextant un manque de moyen, pour lutter contre les très riches clubs d’Angleterre, d’Espagne ou d’Italie. Le patron de l’OL ne rate pas souvent l’occasion de jouer les pleureuses : contre le foot business, contre la réforme Platini, contre les journalistes, contre ceux, enfin, qui se « réjouiraient » des contre-performances de l’OL. N’importe quoi. Il y a quelques jours, il se félicitait pourtant de la progression du titre OL en bourse, titre dopé par l’annonce de la construction d’un futur grand stade à la hauteur des soi-disant ambitions du club rhôdanien.

A la bourse du football, aujourd’hui, l’OL ne vaut plus grand-chose. Une sorte d’Eurotunnel du ballon rond. Ce qui n’empêchera pas, sans doute, les Gones de se succéder à eux-mêmes, encore une fois, dans une Ligue 1 polonaise, ou bulgare, dont il dispute le leadership avec l’AS Nancy lorraine, actuellement. C’est de cela aussi, dont souffrent les Lyonnais : outre la perte de grands joueurs (partis ou blessés), c’est bien sûr la très grande médiocrité de notre championnat qui les tire vers le bas. Ce n’est pas un constat nouveau, mais certains en doutent encore, pétris de méthode Coué ou aveugles. Les faits, têtus, sont pourtant là : le champion d’Ecosse n’a pas eu à forcer son talent, hier, pour anéantir le sextuple champion de France. Et Daniel Cousin, ancien du Mans, pied carré au PSG, s’est joué de la défense lyonnaise comme Mancini avant lui, comme Messi, laissant Aulas eu désespoir et Perrin dans le pétrin. Trois sur l’échelle de Glasgow : coma profond.


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10 réactions à cet article    


  • alberto alberto 3 octobre 2007 10:37

    Lilian c’est dur à reconnaitre, mais c’est bien vrai : hélas les équipes françaises n’ont pas (plus ?) le niveau !

    Lyon et dans une moindre mesure, Marseille étaient les deux arbustes qui cachaient la forêt, ces arbres déracinés, on n’y voit plus que le désert...

    Ce qui est terrible, c’est que les joueurs français, y compris ceux de l’équipe de France, jouent mieux lorsqu’ils sont dans des équipes étrangères !

    Ce qui est aussi terrible c’est que les centres de formations français, qui semblent excellents, servent de pépinières pour à peu près toutes les grandes équipes européennes : allez comprendre ?

    Bien à vous.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 octobre 2007 11:20

      Dans la jungle terrible jungle Le Lyon est mort ce soir Et les hommes tranquilles s’endorment Le Lyon est mort ce soir

      O Wimboe o wimboe o wimboe o wimboe O Wimboe o wimboe o wimboe o wimboe O Wimboe o wimboe o wimboe o wimboe O Wimboe o wimboe o wimboe o wimboe

      Tout est sage dans le Village Le Lyon est mort ce soir Plus de rage plus de carnage Le Lyon est mort ce soir

      o wimboe ...

      L’indomptable le redoutable Le Lyon est mort ce soir Viens ma belle viens ma gazelle Le Lyon est mort ce soir

      o wimboe ...


      • jakback jakback 3 octobre 2007 11:32

        Aulas, vends Abidal & Malouda, recrute Keita & Bodemer (package a 20millions d’euros, bravo M. Seydoux) et affirme que son équipe est plus forte que la saison dernière ???

        Pour ne pas tirer sur une ambulance, ne parlons pas de Perrin comme entraîneur.

        Le président lyonnais c’est fait balader au mercato par tous les acteurs du football, cette année. Penser que l’on est un génie du business, suffit a gagner notre petit championnat, pas la champions ligue.

        Aulas si il ne redescends pas sur terre, sera victime du syndrome de la championnite aiguë, comme avant lui, les Leclerc, Rocher, Bez, Tapie, imbues et méprisants, avec les conséquences que l’on connaît.


        • LE CHAT LE CHAT 3 octobre 2007 12:52

          Prévoir un boom sur les ventes de confiture de pruneaux à Lyon , et achetez les actions fuca ! smiley les chefs lyonnais sont en train de mijoter la soupe à la grimace !

          quel dommage que le RC lens ai laissé partir Cousin , il y avait pour une fois un gabonais au numéro que vous avez demandé ! smiley

          la saison 2007-2008 ne restera pas dans les mémoires comme un grand cru , que ce soit championsleague ou UEFA ........

          Ce soir liverpool 4 à 6 - O.M 0 ( avec ou sans cissé )


          • LE CHAT LE CHAT 4 octobre 2007 10:01

            L’O.M a gagné à ansfield ! smiley

            ceux qui ont misé chez leur bookmaker sur ce bourrin ont du se gaver !


          • Yannick Harrel Yannick Harrel 3 octobre 2007 13:20

            Bonjour,

            C’est sur la scène Européenne que se révèlent les grands clubs. Et l’OL a loupé magistralement les chances qu’il avait de remporter un titre ces dernières années. Comme à la bourse, l’OL est surévalué et la baudruche risque de se dégonfler encore plus vite cette année... Le sieur Aulas pourra toujours se gargariser d’avoir eu 7 participations consécutives et 3 quarts de finale d’affilée en Ligue des Champions mais au final ça ne pèse pas bien lourd pour la légende.

            Cordialement


            • Vincent 3 octobre 2007 17:29

              Vous dites Mars de cette année, je dirais plutôt Janvier, en fait d’après ce que je sais, les Lyonnais ont effectué un stage commando, de cohésion d’équipe (comme s’ils en avaient besoin l’année dernière au mois de décembre alors qu’ils survolaient le championnat et la Champion’s Leagues) plutôt que de profiter de leur vacances durant la trêve hivernal.

              Ils sont revenus de se stage, occis, cuits, carbonisé et l’effet espéré s’est révélé en fait produire l’inverse de l’effet escompté.

              Depuis cette période l’équipe a perdu la confiance qu’elle avait en elle, cette sensation d’être invincible, en gros le préparateur physique de l’équipe de France qui est aussi celui des Lyonnais a tué l’équipe l’année dernière au mois de janvier.

              Du coup les dissensions sont apparues, certains se sont embrouillés et ont fini par quitter le club.

              L’esprit de la gagne n’est plus là, le ressort est cassé, et pour reprendre analogie avec un film connu : ils ont perdu leur Mojo.

              Dans un style un peut différent pour ceux qui s’intéressent au foot depuis quelques temps l’équipe de Sedan à la fin des année 90 avait conclu sa progression quasi ininterrompue de la CFA à la D1 avec une équipe faite à la base uniquement avec des « bras cassé » que des joueurs sans contrat et uniquement mort de faim et passionné par le foot.

              L’année qui suivi leur montée, certain se sont vu grand et sont parti jouer dans des clubs prestigieux et ont fait banquette. L’exemple d’Olivier Quint est probant. Excellent à Sedan et inexistant à Nantes, il avait perdu la moële.


              • Ornithorynque Ornithorynque 3 octobre 2007 18:00

                Et la glorieuse incertitude du sport, vous en faites quoi ?


                • Atlantis Atlantis 3 octobre 2007 18:49

                  c’est inadmissible ! mais que fait donc sarkozy ?!


                  • Eric eric 3 octobre 2007 21:13

                    @ l’auteur...

                    Facile, classique et bien franchouillard comme réaction. Ce genre d’analyse et les éternelles conclusions qui vont avec (entraineur pas bon, président arrogant, mauvais mercato etc..)sont des incontournables.

                    J’ai dans l’idée que les cartons de l’OL contre le Réal l’an dernier n’ont en rien diminué votre haine viscérale et perceptible de J.M Aulas et d’A.Perrin.

                    Si vos arguments à l’emporte pièce suffisaient à cerner le malaise que traverse le club Lyonnais, ça se saurait.

                    D’autre part, c’est bien mal apréhender ce sport que d’oublier qu’un exploi est toujours possible et le brillant analyste que vous semblez être a probablement en mémoire quelques qualifications désespérées dont cette compétition à le secrèt et qui devraient vous inciter à un peu plus de mesure dans votre « carton » sur l’ambulance.

                    Mais il m’est avis que votre jubilation à tirer sur l’ambulance prend largement l’ascendant sur une quelconque envie de voir l’OL s’accrocher au mince espoir qu’il lui reste dans cette champion’s league.

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