Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Mercato, le Fair-play financier est-il un frein ?

Mercato, le Fair-play financier est-il un frein ?

Le fair-play financier est en quelques mots, la recette miracle de M. Platini pour améliorer la santé des clubs de football européens.

JPEG - 60.4 ko

Afin de contrôler les dépenses de nos champions de la dette, l’UEFA permet aux clubs de dépenser jusqu'à 5 millions d’euros de plus que ce qu'ils gagnent par période de trois ans. Cette somme peut varier et croitre jusqu’à 45 millions selon le bon plaisir et les bonnes finances des propriétaires de clubs qui peuvent renflouer les caisses.

Les limites financières de ce système excluent l’investissement dans les installations sportives, les stades et la formation afin d’éviter de ralentir la progression des clubs.

Pour les vilains petits canards ne suivant pas les règles, tels-que le PSG et Manchester City (oui, le Real de Madrid, Chelsea and Co ne sont pas trop embêtés… pour l’instant), des sanctions sont prises. Cela peut aller de la simple amende, une interdiction de recrutement, une exclusion des compétitions officielles, jusqu’au retrait de titre…

Afin de dépenser plus pour gagner plus (ou pas d’ailleurs), les clubs ont la possibilité de faire appel à des sponsors. Ces partenariats sont étudiés pour les instances de l’UEFA. Pour être validés, ils doivent avoir une juste valeur vis-à-vis des prix du marché.

En clair, si les clubs ne trouvent pas la poule aux œufs d’or, ils devront vendre leurs joueurs à forte valeur marchande pour en acheter d’autres. C’est à ce point précis ou les problèmes rappliquent. 

 

Comment bloquer l’offre et la demande en augmentant restrictions financières ? Nous pourrions demander la réponse à notre cher Président, mais les connaissances footballistiques seraient manquantes. M. Platini, le socialo du foot, met des restrictions financières en pleine économie du libre-échange. Un comble difficile à accepter dans un milieu qui pue le fric.

Les clubs se trouvent aujourd’hui dans la situation de ne pas pouvoir se débarrasser de ses ex-vedettes aux salaires mirobolant. Sans une baisse de la masse salariale, les acteurs du foot son bloqués. Les Fanni, Gomis et Pastore restent figés dans leur club alors que ces derniers n’en veulent plus. La seule solution possible (à contrecœur) pour ces clubs, est d’attendre la fin de leur contrat.

 

Le mercato ne sera plus jamais ce qu’il fut…

Les grands clubs se battront à dizaines ou centaines de millions pour acquérir des futurs cracks tandis que les petits et moyens clubs devront se focaliser sur la formation et la post-formation. Une post-formation qui sera très difficile dès lors que les grands clubs leur feront du charme.

Au lieu de mettre à profit les limitations financières au profit des clubs en bonne santé, l’UEFA va permettre aux gorilles du foot de se sentir un petit peu mieux afin de manger les autres clubs.

L’autre comble de cette affaire est que M. Platini, rival annoncé de Steve Blatter aux élections de la FIFA, construit le rêve du président actuel avec la mise en place officieuse d’une ligue mondiale au niveau européen. Les clubs ayant la force de survivre à ce système se retrouveront entre eux, pilleront les richesses avoisinantes afin de se renforcer. Les petits clubs disparaitront de l’affiche, l’ascension et le développement sportif et financier sera quasi-impossible.

Les dépenses démesurées devaient cesser, en tous cas au niveau de l’image quelles donnaient, mais c’est un business auquel la politique du football prend pleinement part.

JPEG - 74.3 ko

Moyenne des avis sur cet article :  3/5   (4 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • asterix asterix 6 août 2014 21:14

    Platiminimini a pris fait et cause pour le foot-business et le reste n’est que de la poudre aux yeux.
    Un article paru aujourd’hui dans la presse belge signale que l’ensemble des joueurs de division un a reçu un cadeau fiscal de 88 millions d’euros. Soit dit en passant, il n’y en avait que deux sur les 23 sélectionnés pour le Brésil qui évoluaient au pays...
    Rien n’arrêtera plus les autorités supra-nationales du foot qui sont gangrénées par la maffia.


    • Fergus Fergus 8 août 2014 09:42

      Boujour, Astérix.

      Bien d’accord, le football professionnel et la gestion des clubs sont pourris jusqu’à la moelle et n’ont plus rien à voir avec le sport. C’est du business pur. Un seul objectif : faire toujours plus de fric ou, pour un club comme le PSG, permettre à un pays qui soutient le terrorisme islamique, de soigner son image géopolitique sur le plan international. Ce club est la honte du football français./ D’autres le sont également dans leur championnat national. Tout cela donne envie de gerber !


    • Batou91 14 août 2014 13:49

      Bien évidemment, le fair-play financier est à mettre en place dans toute l’Europe afin de réguler correctement les différents pays et d’avoir donc une équité dans le football européen. A l’heure actuelle, la France possède la DNCG pendant qu’en Angleterre, les contrôles sont moindres. Cependant, les clubs trouveront toujours des failles pour échapper à la règle du fair-play financier, c’est le jeu du chat et de la souris. 


      L’intérêt pour la France est de prendre de l’ampleur par rapport aux autres pays (qui vont décliner peu à peu) et c’est bien sur la prouesse de Platini qui souhaite que le foot français soit mieux considéré en Europe. 

      Baptiste de social-ligue1.fr

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès