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Mondial de football en Afrique du Sud : qui en aura pour « son argent » ?

Des espoirs, des succès, des regrets. La coupe du monde de foot est une affaire de sport, de business et de diplomatie. Mais qui peut dire, à l’avance, le nom des vainqueurs ?

"On a dépensé plus de 1.000 € pour venir et, là, c’est nul".

Propos d’un Français, supporteur déçu, entendu sur les antennes de radio, après le match nul de l’équipe de France face à l’Uruguay (0-0). Les fans, même s’ils ne sont pas tous fidèle à la "morale" de l’argent, emmènent souvent un espoir de retour sur investissement dans leur valise. Comme si la charge de l’émotion et les prouesses vocales et visuelles des soutiens devaient recueillir leur part de salaire.

Les joueurs de Raymond Domenech n’ont donc pas marqué de but, lors de leur première prestation dans ce Mondial 2010 en Afrique du Sud. Bleus sans panache, match sans valeur...

La Coupe du monde de foot doit-elle nous en donner pour notre argent ? La compétition, dans l’univers du sport business, risque de susciter autant d’espoirs que d’amertumes. 

Gros sous bien ordonnés

Une certiture, la FIFA, ses sponsors actifs, et les équipes nationales seront bien servis. C’est contractuel.

La Fédération internationale de football prévoit d’encaisser, pour elle, 2 milliards 700 millions d’euros, grâce aux droits télé, à la publicité, et à l’hébergement. Des millions de bénévoles, qui tirent la langue pour quémander quelques subventions pendant la crise, rêvent de voir leur association aussi florissante un jour.

Les équipesparticipantes au Mondial doivent recevoir, chacune, près de 7 millions d’euros, quel que soit leur parcours et le résultat.

Le vainqueur de la finale du tournoi planétaire doit empocher une prime de 20 millions et 500 mille euros.

L’Afrique du Sud, pays organisateur, pourrait engranger des milliards d’euros, générés par les profits du Mondial. Prévisions d’experts. On verra...

En attendant, les petits commerçants traditionnels de la Nation "réconciliée" par Nelson Mandela, prix Nobel de la Paix 1993, doutent déjà des retombées immédiates de la compétition. Ces artisans ne peuvent en effet pas vendre leurs produits et leur savoir-faire, à moins de 800 mètres d’un des stades où se déroule la compétition. Concession aux partenaires de la FIFA. Les marques des grands sponsors ont la priorité. Les spectateurs mangeront surtout des hamburgers...

Espoirs diplomatiques et... économiques

Mais la fête du foot mondial ne se résume pas à des histoires d’argent.

Avec le rendez-vous du sport business, c’est aussi la diplomatie et l’ouverture économique qui sont en jeu.

Les spécialistes de l’Afrique évoquent un tournant possible pour le pays d’accueil, ainsi que pour le continent africain dans son ensemble. Ainsi, le directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), Pascal Boniface, pense que "si tout se passe bien", l’ouverture de l’Afrique peut être au rendez-vous.

En attendant les jours heureux, les touristes de passage en Afrique du Sud, pendant le Mondial 2010, sont alertés : il faut faire attention où l’on met les pieds, comme le précise, par exemple, le site internet du Ministère français des Affaires étrangères.

Laurent Watrin


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