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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > OL : le succès et le malaise

OL : le succès et le malaise

Pourquoi le 5e titre de l’OL fait-il moins de bruit que l’élimination en Ligue des champions ? Quelques arguments et réflexions.

1/ Un président intelligent, mais mal aimé

Un grand club, c’est souvent lié à un grand président. De même que le Milan AC reste le club de Berlusconi, que la Juventus est le club de la famille Agnelli, que le Real a été redressé par Fiorentino Perez (avant l’épisode tragi-comique des galactiques), Lyon doit beaucoup à un homme, Jean-Michel Aulas, qui a récupéré le club en 1987, alors en deuxième division. Il a réussi à rebâtir une équipe compétitive qui reste sur une série de 5 titres consécutifs, et de 8 qualifications consécutives en Ligue des champions. Ses recettes : un marketing large à la Manchester united, avec les marques dérivées OL taxi, OL pizza, OL Beaujolais, et même un OL string... Un recrutement peu ronflant sur le papier mais de joueurs brésiliens repérés sur place par "l’espion" Marcelinho (ancien joueur du club) et de joueurs locaux : le Sanpriot Govou, le Bressan Clerc, l’Isérois Clément... Une influence certaine sur le G14 auquel l’OL siège aux côtés des 18 clubs les plus riches d’Europe.

Malgré tout, la réussite d’Aulas dérange autant que ses provocations verbales. La blessure d’un de ses joueurs (Abidal) en sélection nationale le pousse à aller chercher l’épreuve de force auprès de l’UEFA, provoquant la colère de Platini et de Domenech. Il tient absolument à ce que l’OL puisse être coté en Bourse, ce à quoi Lamour répond : "Oui, à condition d’avoir votre propre stade !" (Une provocation, dans la mesure où l’agglomération lyonnaise est propriétaire de Gerland et sera propriétaire du futur grand stade de Vénissieux, mais pas stupide dans la mesure où les grands rivaux britanniques ou allemands de l’OL sont tous propriétaires de leurs stades).

Après le match de Bordeaux, où Lyon décroche un miraculeux score nul 1-1 avec un certain coup de pouce de l’arbitrage, Aulas s’en sort par une pirouette. "Les arbitrages s’équilibrent..." sans oublier de temps en temps un classique "On en veut à mon club !". Que du classique, car Roger Rocher, Claude Bez, Bernard Tapie qui, comme Aulas, ont réussi à emmener des clubs modestes aux sommets européens, ont souvent usé de ces polémiques de roublards, s’attirant souvent des inimités hors de leurs groupes de supporters. Roger Rocher disait en son temps : "En football, Lyon sera toujours la banlieue de Saint-Etienne !", ce à quoi les dirigeants lyonnais répondront plus tard : "Saint-Etienne remonte en Ligue 1 ? C’est une bonne nouvelle, ça nous fera 6 points de plus au classement !".

2/ Une région peut-elle avoir deux (voire trois) grands clubs ?

"Lyonnais de naissance et supporter stéphanois", ainsi Bernard Pivot résume-t-il sa passion du foot. Il n’est pas le seul dans ce cas : dans les années 1970, la France est verte, inclus l’agglomération lyonnaise qui pour le coup rejoint les propos de Roger Rocher. Puis dans les années 1990, la région Rhône-Alpes a vu fleurir les maillots blancs et bleu ciel d’une génération fan de l’OM et des Papin, Waddle, Boli... Lyon vit-il le même phénomène ? Il est intéressant de voir comme le phénomène OL a pu progresser dans une ville intermédiaire comme Grenoble. Il y a 10 ans, les maillots marseillais avaient la cote. Depuis, les maillots lyonnais ont progressivement fleuri, au fur et à mesure. Le match de Coupe de France Grenoble-OL fut joué à guichets fermés devant 14 000 supporters, la meilleure affluence à Lesdiguières... depuis un Echirolles-OM, en 1995. Ce qu’il est intéressant de constater, c’est aussi la moyenne d’âge des différents supporters. La vieille génération est plutôt stéphanoise. Les 20-30 ans sont plutôt marseillais. Les plus jeunes sont plutôt lyonnais. Trois tranches d’âge, trois clubs. Une analyse rapide qui doit bien sûr être mesurée : de nombreux supporters stéphanois (dont l’auteur de ces lignes...) sont nés après la finale de Glasgow de 1976.

L’analyse doit être complétée par les résultats de l’équipe nationale : Saint-Etienne et Marseille ont brillé à des époques où l’équipe nationale était d’un faible niveau, et défendait de fait "l’honneur de la France". Les Lyonnais ont bénéficié de l’effet coupe du monde 1998 : un stade rénové, un public qui s’intéresse plus largement au football que dans le passé... Si les résultats de la sélection ont, dans un premier temps, fait diminuer l’intérêt porté aux clubs, Lyon bénéficie d’un retour de bâton lié aux (relatives) contre-performances de cette dernière : il y a ainsi eu plus de téléspectateurs pour le quart de finale Milan AC-Lyon que pour les derniers matchs de l’équipe de France. Il y a un public, même s’il manque l’exploit marquant en Coupe d’Europe pour séduire davantage.

3/ Lyon a-t-il touché ses limites en Coupe d’Europe ?

Curieux paradoxe lyonnais : l’OL vient de décrocher sa huitième qualification en Ligue des champions, c’est un client régulier de la compétition au même titre que le Bayern, Manchester united, la Juventus de Turin ou le Real Madrid. Et à l’inverse de ces quatre grands (et richissimes) clubs, Lyon vient d’enchaîner trois quarts de finale consécutifs, seul le Milan AC présente une meilleure série. Mais à la différence de Milan, Lyon n’est jamais allé plus loin. Les critiques pleuvent, mais tout est relatif : le seul quart de finale où Lyon fut dominé eut lieu il y a 2 ans, face au futur vainqueur, Porto. Contre Eindhoven en 2003, il s’en est fallu d’un pénalty oublié pour que Lyon n’aille plus loin. Contre Milan, Lyon fut éliminé à 2 minutes près, la faute à un incroyable coup de billard. Il ne faut pas oublier de plus que l’arrêt Bosman, permettant aux clubs les plus nantis de créer des équipes communautaires (à tel point qu’il n’y aura bientôt plus d’Anglais dans le championnat d’Angleterre !), et l’augmentation du nombre d’équipes qualifiées par pays ont considérablement renforcé le plateau de la Ligue des champions, plus difficile à gagner en 2006 qu’en 1993 ou 1976 !

De plus, les exploits européens tiennent souvent à une part de chance, les supporters stéphanois n’ont pas oublié que la finale de 1976 a tenu à un incroyable raté de la star du Dynamo Kiev, Oleg Blokhine, en quart de finale... Qu’on le veuille ou non, la chance peut influer grandement sur le résultat final (et les analyses sportives). On se souvient que la seule victoire en Ligue des champions fut décrochée par l’OM en 1993, à l’époque où on s’y attendait le moins : Milan semblait invincible, Tapie avait vendu les stars Papin et Waddle... Peut-être que Lyon réussira en Ligue des champions l’année où on s’y attendra le moins, comme l’OM en 1993 ou les Anglais d’Arsenal cette saison.

4/ Lyon a-t-il un rival en France ?

Cinq titres consécutifs, soit. Mais est-ce dû à la force des Lyonnais ou à la faiblesse des adversaires ? Saint-Etienne défiait Bastia et Marseille dans les années 1970. Marseille affrontait Monaco et le Paris Saint-Germain dans les années 1990. Actuellement, Lyon semble parti pour un record de points tendant à prouver qu’il n’y a aucun rival... ce qui ne fut pas toujours le cas. Le premier titre, en 2002, fut décroché après une incroyable course poursuite derrière Lens. Mais c’est surtout la saison 2003-2004 qui montre que la domination lyonnaise n’est pas aussi importante que les statistiques brutes tendraient à le montrer. Cette année-là, Lyon doit remonter un handicap de 10 points, fin janvier, sur l’AS Monaco. Il vont y arriver, devançant une équipe monégasque pourtant finaliste de la Ligue des champions cette année (l’accumulation de matchs de haut niveau ayant une incidence certaine sur les résultats monégasques en championnat). Cette année-là, Monaco brille en Ligue des champions, Marseille brille en UEFA (même si les deux clubs seront battus en finale). Mais Lyon finira devant deux clubs performants au niveau européen. Malheureusement, l’OM et Monaco vendront leurs stars (Drogba pour le premier, Giuly pour le second) sans les remplacer. Pour trouver trace d’un rival, ces deux dernières années, il faudrait regarder vers le Nord : deuxième l’an passé, troisième actuellement, et à chaque fois premier vainqueur de Lyon, Lille semble être le seul club à avoir contrarié l’OL. Un club à qui il manque juste un stade pour pouvoir être davantage à la hauteur de l’OL, mais qui montre à des clubs davantage aisés financièrement qu’il est possible d’agacer Lyon... Encore faudrait-il qu’ils s’en donnent réellement les moyens.

Barcelone dispute la demi-finale de la Ligue des champions avec 4 joueurs ayant évolué dans le championnat de France (Giuly et Marquez à Monaco, Edmilson à Lyon, Ronaldhino au PSG), preuve de la valeur des joueurs évoluant dans celui-ci. Malheureusement, d’une part les clubs français rechignent de plus en plus à se renforcer entre eux, d’autre part certains joueurs sont bradés par des clubs moins bon gestionnaires que ne l’est Lyon actuellement. Marseille a lâché Drogba pour "seulement" 45 millions d’euros, et n’a jamais retrouvé un buteur de son calibre. A l’inverse, Lyon a exigé la somme de 38 millions d’euros pour un milieu défensif (Essien) et a fait une bonne affaire en obtenant en plus un joueur en remplacement de profil similaire (Tiago). Pour cela, Lyon n’a pas hésité à engager l’épreuve de force avec le géant Chelsea (que Marseille a un peu facilement refusé sur l’épisode Drogba).

C’est ce qui semble actuellement manquer aux rivaux potentiels de Lyon : de l’orgueil, et de l’ambition. Deux défauts tant reprochés aux Lyonnais... mais qui pourtant semblent à la source de leur réussite, dans un championnat où les équipes sont souvent trop empreintes d’une modestie à la Guy Roux, selon laquelle seul le maintien semble compter...


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15 réactions à cet article    


  • the.doc (---.---.112.46) 20 avril 2006 14:06

    « joueurs locaux : le Sanpriot Govou » MDR révise tes classiques Govou vient du puy en velay..


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 20 avril 2006 16:12

      Tant de sarcasmes pour une erreur en sachant qu’un article précédent était pas mal en termes de mauvaise foi... Effectivement, Govou est né au Puy-en-Velay. Ceci dit, j’étais persuadé qu’il avait vécu aussi une partie de sa jeunesse à Saint-Priest. Enfin, il y avait même un site Béninois qui en revendiquait sa paternité... En tout cas, il est Rhônalpin, et est un pur produit du centre de formation, comme les deux autres cités (et également Karim Benzema, moins utilisé cette saison).


    • Aymeric (---.---.100.34) 20 avril 2006 15:59

      Article interressant.

      Petite précision, à propos du St Etienne des années 70, vous parlez de Marseille et de Bastia, mais la grande équipe rivale à l’époque c’était surtout le FC-Nantes !

      En bon supporter Nantais, et habitant près du vieux stade Marcel Saupin, je me devais de le rappeler. ;)

      Je pense que la popularité Lyonnaise va encore grandir, et cette année va probablement s’achever par un grand nombre de records pour eux (plus grand nombre de points, invicibilité à l’extérieur, plus petit nombre de défaites, etc...).

      D’ailleurs, un grand nombre de ces records appartiennent (pour quelques semaine encore) au FC-Nantes. On avait au moins ça pour se consoler, car depuis le beau match de ligue des champions à Rome en 2002, on a plus grand chose à se mettre sous la dent.

      En attendant, je peux dire qu’en Bretagne on est de plus en plus nombreux a suivre attentivement les matchs européens des Lyonnais.


      • aurelie (---.---.239.201) 20 avril 2006 18:31

        bonjour j’adore lyon ol c super mais je deteste marseille bon je vous laisse continuer a jouer comme sa et se sera super

        merci au revoir


        • furlingzeviking (---.---.75.111) 20 avril 2006 23:08

          Lyon est sans nul doute la meilleur équipe de France actuellement...Toutefois elle semble être « victime » de l’image de son Président, intelligent mais lui-même mauvais communicateur, tout le monde n’ayant pas le charisme d’un Tapie...Et surtout je pense que le contexte,l’évolution du foot(business,argent...comme toute la société d’ailleurs)ne permet plus le statut de « héros » comme on pouvait l’envisager auparavant(cf:lieu commun=>« avec ce qu’il gagne il peut courir un peu plus ! »).Le foot pro fait partie de l’industrie du spectacle et Lyon ne fait que son boulot...


          • c florian (---.---.162.39) 21 avril 2006 11:23

            sur le premier point, je dirai que aulas cherche à faire du tapie sans en avoir ni le charisme, ni la gouaille. mais il joue surtout un role de bouclier pour proteger son club à l’image de mourhino avec son equipe. autant il est surement le meilleur president de club du football français, autant sa personnalité nuit à l’image de son club. il aurait peut etre du s’effacer un peu et moins parler dans les journaux.

            pour la presence de deux grands clubs dans une meme region, il n’y a qu’en france que l’on peut se poser ce genre de questions. la plupart des grandes villes europeennes ont 2 clubs ou plus (londres, madrid, barcelone, rome, milan, moscou...) en ligue 1, il est dificille de remplir des stades de 30000 places. les français sont peu passionnés de sport et suivent surtout les modes et les resultats. selon les sondages, lyon est devenu le club le plus populaire, mais on ne peut pas dire qu’il y est une vague gone qui emporte les français. à choisir un club, ils optent pour lyon, mais plus par defaut que par passion, comme en politique.

            en coupe d’europe, l’ol a un peu le même parcours qu’arsenal : un bon jeu, une domination nationale, mais une limite en europe. bien sur il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu dont certains ingerables comme la reussite ou le tirage au sort. il manque peut etre aussi à lyon de gerer le money time. le milan savait qu’ils pouvaient gagner le match contre lyon à gerland alors que quand ils se sont pris un but contre le barça, on a senti qu’ils n’y croyaient plus. pour le niveau de la coupe d’europe, le plateau est surement plus relevé qu’en 1993, mais les clubs riches sont les grands gagnants. il y a un gros ecart entre les gros et les petits, ce qui n’existait pas il y a 10 ans. il est beaucoup plus facile d’atteindre le premier tour pour une grande equipe d’un grand championnat. ensuite, on connait quasiment des juillet les clubs qualifiés pour les huitiemes. apres, on sait à peu pres ou on va et on connait tres bien les adversaires. il n’est pas forcement plus dur de battre l’inter que de battre le steaua bucarest.

            pour trouver un rival à lyon, vaut mieux compter sur la grippe aviaire que sur les equipes françaises. hors mis monaco en 2004 qui a souffert de son parcours en league des champions, on ne peut pas dire, avec tout le respect que j’ai pour eux, qu’il y ait eu de grands dauphins et ce n’est pas le bordeaux de cette année qui va me contredire. et la presence de quelques grands joueurs, de moins en moins, qui fait que le niveau est bon. drogba n’a pas ete brade, son prix de vente (« seulement » de 38 millions) etait au dessus de sa valeur, mais il aurait fallu reflechir pour le remplacer et quand on voit que les dirigeants marseillais ont refuse d’acheter eto’o pour 15 millions, c’est là qu’il faut se poser des questions. il faut aussi laisser le temps aux equipes de se construire. le barça de rijkaard etait plutot mal parti la premiere année mais laporta a laissé le coach faire son travail et ils ont fini l’année en trombe et depuis ils ont la meilleure equipe d’europe. l’om a laisse fernandez en place et personne ne le regrette alors qu’à paris tout le monde se demande encore pourquoi fournier a ete mis de cote.

            à vaincre sans combattre, on triomphe sans gloire. l’ol a des adversaires en coupe d’europe, et ne gagne pas, et c’est là qu’on les attend.


            • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 24 avril 2006 09:46

              Premier paragraphe : je ne pense pas que Tapie ait cherché à imiter Bez ou Rocher, laissons Aulas ’faire du Aulas’, il a quant même une stratégie différente de celle de Tapie, notamment au niveau du marketing. Il ressemble davantage à Berlusconi qu’à Tapie dans son sens de la provocation et du ’foot-business’.

              Deuxième paragraphe : le manque de passion des français en sport et en foot en particulier... C’est quand même curieux : il y a 2,300,000 licenciés en foot en France (3 fois moins qu’en Allemagne mais à peu près autant qu’en Italie ou qu’en Angleterre)... et 1,300,000 en Espagne ! Et pourtant, la passion semble plus importante en Espagne qu’en France... Curieux paradoxe... Les Français aiment bien pratiquer, moins regarder. La passion par défaut, je n’y crois pas. Qu’on regarde Lyon à la télé parce qu’il n’y a rien d’autres à regarder, d’accord. Mais on ne paye pas une fortune en équipements sportifs si on n’est pas intéressé par le club. Et les maillots Lyonnais circulent plutôt bien, en dehors de Marseille (et de Saint-Etienne aussi, mais c’est une question de survie smiley.

              Sinon, l’OL gagne en coupe d’Europe vu que le Milan AC est le seul club à avoir aligné une plus importante série de quart de finale. Pour moi, ce qui leur manque pour aller plus loin, c’est surtout un brin de réussite (un péno oublié l’an dernier, un poteau sortant cette année sur la tête de Fred et un coup de billard malheureux - franchement, Shevchenko ou pas, je doute qu’il ait fait exprès de faire une passe décisive avec deux poteaux), peut-être l’expérience (ils ont arrêté de jouer 20 minutes en fin de match à Milan). Même Roland Courbis reconnaît qu’on s’acharne trop sur Lyon et le foot Français en général, et pourtant, tu connais Courbis je suppose smiley.


            • c florian (---.---.162.39) 24 avril 2006 16:49

              Sinon, l’OL gagne en coupe d’Europe vu que le Milan AC est le seul club à avoir aligné une plus importante série de quart de finale. Pour moi, ce qui leur manque pour aller plus loin, c’est surtout un brin de réussite (un péno oublié l’an dernier, un poteau sortant cette année sur la tête de Fred et un coup de billard malheureux - franchement, Shevchenko ou pas, je doute qu’il ait fait exprès de faire une passe décisive avec deux poteaux), peut-être l’expérience (ils ont arrêté de jouer 20 minutes en fin de match à Milan). Même Roland Courbis reconnaît qu’on s’acharne trop sur Lyon et le foot Français en général, et pourtant, tu connais Courbis je suppose smiley.

              la france compte beaucoup de licencies pour plusieurs raisons. le foot est un sport populaire et le premier sport de france. tout le monde a joue au foot dans son enfance sans etre forcement un passionne. les parents mettent souvent les garçons au foot pour qu’ils fassent du sport. à partir d’un certain age, il y a deja moins de monde, chacun choisissant sa discipline ou aucune. ensuite en france il est obligatoire de se licencier dans un club pour jouer, ce qui n’est pas forcement le cas dans les autres pays (angleterre). le manque de passion vient peut etre aussi au manque d’identite des clubs. en angleterre, espagne, italie, les clubs ont une histoire et represente une categorie de la population et s’oppose à d’autres clubs tres identitaires en donnant lieu à quelques derbis tres chaud. en france, tout a ete fait pour privilegier l’unité de la republique. l’equipe de france a pris le dessus sur les clubs avec beaucoup moins de passion. les maillots de l’ol commence à bien se vendre, mais ils sont encore loin de marseille et au nombre cumule de toutes les equipes du championnat, on est tres loin des autres championnats.

              on s’acharne sur lyon car on attend beaucoup d’eux. si lille avait eu ce parcours cette année, personne ne dirait du mal d’eux. mais aulas criait haut et fort qu’il voulait la league des champions et la coupe de france. à l’om cette année fernandez a passe une année relativement calme malgré un debut tres dificille et une elimination en coupe uefa contre st petersbourg. simplement il n’avait pas claironne qu’il avait la meilleure equipe depuis 10 ans. et pour le but du milan ac, touche 2 poteaux sur un tir avant que le ballon ressorte n’est pas vraiment de la chance. apres tout les footeux savent qu’un ballon qui tape sur le poteau (ou repousse par le gardien) revient obligatoirement sur inzaghi. c’est un des dogmes du football !


            • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 24 avril 2006 17:41

              Oui, mais Lille ne pouvait que surprendre vu son effectif (et l’handicap de jouer les matchs ’à domicile’ loin de chez eux, et même carrément à l’extérieur contre le Benfica !), et ils y sont plutôt bien arrivés pour une première participation pour la majorité des joueurs (seul Tafforeau avait goûté à la Ligue des Champions). D’un autre côté, j’aurais du mal à imaginer Aulas déclarant, au vue de son effectif, un ’On joue le maintien’. C’est normal que Marseille ne fanfaronne plus, l’an passé, selon Christophe Bouchet, l’OM aurait dû avoir ’la meilleure équipe de son histoire’, il parlait peut-être de l’équipe des kinés...

              Et excuses-moi, l’élimination de l’OM cette saison a été rapidement effacée par le parcours en Coupe de France, mais se faire sortir par Saint Petersbourg après avoir éliminé la Lazio, La Corogne, le CSKA Moscou et Bolton, ça donne un large sentiment de gâchis, la coupe UEFA était largement à leur portée (et à la portée de n’importe quel club français quand on regarde les derniers finalistes...). Mais quand 70% des clubs français déclarent viser le maintien, il ne faut pas s’étonner qu’ils ne fassent que passer en coupe d’Europe...


            • c florian (---.---.200.77) 24 avril 2006 19:07

              lille avec de l’ambition aurait pu faire beaucoup mieux. j’ai vu les 3 matchs au stade de france et j’ai deprime devant la qualite du spectacle. ils n’avaient rien à perdre et pouvaient en profiter pour se faire plaisir. on parle toujours de pression mais là ce n’etait pas le cas. en jouant au ballon et en alignant 2 joueurs offensifs, ils avaient largement la possibilité de passer. c’est bien dommage d’etre si frileux et d’oublier que le foot est un jeu ou l’essentiel est de se faire plaisir.

              aulas a raison de viser haut, mais apres il est normal que ça lui retombe dessus quand il n’atteint pas ses objectifs. quand on veut devenir un gros club, il faut s’y attendre. moi je prefere etre critique parce que j’ai ete battu en quart de finale de la league des champions que encenser pour avoir reussi à terminer deuxieme plus par defaut que par talent.

              la coupe uefa est jouable pour tout les clubs français car le niveau est tres moyen. mais quand marseille a recrute pagis et maoulida devant, on savait tres bien qu’en coupe d’europe l’equipe serait amoindri. et fernandez a mis un certain temps avant de comprendre que pour gagner un match, il fallait attaquer. on attend maintenant l’inter saison pour voir ce qui va se passer. mais si toutes les equipes changent de coach, lyon n’a pas de souci à se faire et l’om pourrait jouer la deuxieme place. heureusement que canal passe les matchs du barca, sinon il y a longtemps que j’aurais resilie mon abonnement.


            • montlouis (---.---.144.100) 23 avril 2006 18:25

              Le titre pouvait laisser suggérer un malaise qui en fait n’en est pas un. Si malaise, il doit y avoir il ne tient pas aux foucades de M.Aulas par rapport à l’arbitrage, mais bien plutôt et plus largement que dans ce championnat, seul Lyon tienne son rang. Alors que des équipes aux budgets tout aussi conséquent, font preuve d’une inconsistance démoralisante : Monaco, PSG etc...Le problème du foot français est cette perpétuelle hésitation entre une gestion publico-privée ou privée à 100% de ses clubs : le dernier avatar étant cette improbable cotation en bourse


              • Ludovic Charpentier (---.---.68.113) 24 avril 2006 09:34

                Les présidents de club, comme tout Français qui se respecte (quoique même les Japonais qui ont repris Grenoble ont cette manie...) veulent les avantages du privé et du public en même temps... Eh bien, non, pas de stade privé (comme les Anglais et les Allemands), pas de cotation en bourse... Ceci dit, quand on prend l’exemple du Borussia Dortmund, qui a accumulé les déboires en championnat depuis sa cotation en bourse, je doute que cela soit une forcément bonne idée...


              • nonou (---.---.10.108) 24 avril 2006 21:19

                je croi vraiment que l echeque du match de milan etait une erreur de l entreneur plus les joueurs quand le milan a fait ces changement il a renforcer son milieu et pousser en avan alor que lyon reculai a la sortie de govou il avait la possibilite de metre wiltord a droit a la place de govou et rentre clement ou pedreti pour renforcer le milieu de lyon et pour finir laisser fred sans rentre carou ou reveiere


                • Anthony (---.---.253.21) 30 avril 2006 16:01

                  Pour apporter un autre élément à votre article sur la popularité lyonnaise il me semble que la faible concurrence actuelle dans le championnat de Ligue 1 retarde le processus. En me rappellant de 1995, ce fut quand même un grand championnat, Trézeguet et Henry étaient à Monaco ; Lizarazu, Zidane et Dugarry à Bordeaux et Nantes possédait une génération exceptionnelle avec les Karembeu, Loko, Ouédec et consorts. Cette saison-là les canaris furent champions mais quelles concurrences en face ! Je me souviens aussi de matchs spectaculaires, un certain Nantes-Bordeaux notamment, 3 partout et beaucoup de jeu sur le terrain. Hors c’est ce qu’il manque actuellement à Lyon pour assoir définitement sa popularité : un championnat offensif, spectaculaire avec quatre-cinq équipes luttant pour le titre et pratiquant du jeu (le dauphin lillois la saison dernière en est l’illustration, second certes, mais sans jeu attrayant.)


                  • Furling (---.---.222.179) 9 mai 2006 02:36

                    Les nouvelles générations suivent en effet plus la mode et l’OL n’est pas un club chargé d’Histoire... OM-PSG en finale de Coupe de France a fait beaucoup mieux que Milan-OL en terme d’audience. Le club n’a atteint « que » les quarts de finale de la Ligue des Champions. Dans un championnat ou il domine,Lyon a l’image du « riche » au sens péjoratif.Et le foot est le sport le plus populaire... L’image de son Président,ambitieux,arrogant et de mauvaise foi,finit de donner à l’OL une étiquette de club méprisé malgré la prouesse des cinq titres. Une question quant au match LOSC-OL : arrangement entre frères Seydoux ?

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Brady


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