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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Où est la limite ?

Où est la limite ?

De nos jours, le sport prend de plus en plus de place dans la société actuelle et il en est d’autant plus vrai au sein de la population québécoise. D’ailleurs, il est parfois même étonnant de voir à quel point le hockey a tout particulièrement un impact sur les habitudes de vie, les émotions et les comportements des habitants de notre province. 

Toutefois, le hockey occupe non seulement une énorme place dans les journaux locaux et dans les discussions, mais aussi au cœur des familles d’ici. Ce sport, dit national au Québec, est l’un, sinon celui, étant le plus populaire chez les jeunes et moins jeunes. Les arénas sont constamment bondées de partisans prêts à encourager les joueurs. Mais à quel point ? Où est située la limite « acceptable » des comportements que nous pouvons adopter ? Je me questionne grandement sur cette limite, surtout chez les parents des jeunes passionnés de ce sport de glace. Ayant moi-même un frère jouant au hockey de haut niveau, je suis souvent présente lors des parties et, à chaque fois, je suis impressionnée de l’intensité que font preuve les parents qui viennent supporter leurs enfants. Par « intensité », je sous-entends plus particulièrement les mauvais comportements et la violence verbale qu’ont les partisans familiaux. Je crois que cette mauvaise attitude lors des parties amène les enfants à perdre le goût de jouer.

Étonnement, le but principal de ce sport n’est pas, contrairement à la pensée de nombreuses personnes, de réussir à mettre une rondelle dans le filet, mais bien d’avoir du plaisir en pratiquant ce merveilleux sport ! Cet objectif est malheureusement souvent oublié ou complètement remplacé par l’importance d’offrir une grande performance. Je trouve cela énormément désolant de voir à quel point les parents oublient pourquoi ils ont décidé de faire jouer leurs enfants dans un club de hockey. Était-ce afin de devenir un joueur de la Ligue Nationale de Hockey ou bien d’avoir du plaisir ? Tout comme l’affirme Luc-Richard Poirier dans la conférence Hockey, un monde de fou, « le hockey est devenu malade au Québec ». Les commentaires qu’émettent ces adultes n’ont aucun sens.

Cependant, ce qu’il y a de plus surprenant, c’est que dans la plupart des cas, ces commentaires blessants ne sont pas à l’intention de leurs propres enfants, mais bien des autres joueurs de l’équipe. Croyez-vous qu’il est normal d’entendre des commentaires tels que « méchant mangeux de pock », « ostie de feakeux » ou « y dort le goaleur » ? Personnellement, je ne crois pas ! À quoi cela sert de dire de telles méchancetés alors qu’il serait beaucoup plus agréable et motivant pour les jeunes d’entendre des expressions telles que « on lâche pas », « amusez-vous » ou encore « let’s go » ! Aucun enfant au monde n’aime se faire dénigrer devant des centaines de personnes sur ces habilités physiques. Cela est complètement démotivant pour les jeunes. Les comportements qu’adoptent leurs parents les rendent très souvent malheureux. Ceux qui croient que ces paroles n’atteignent pas du tout les jeunes se trompent royalement. Tout comme l’a si bien dit monsieur Poirier lors de sa conférence, « l’enfant se défait de l’intérieur » à force d’entendre toutes ces paroles. 

Bref, j’espère sincèrement que la situation actuelle dans les arénas va s’améliorer, que les parents sauront se détacher du hockey et réaliser que l’important n’est pas le nombre de filets ou de passes que leur enfant a fait lors de sa dernière partie de hockey mais bien tout le cœur et le plaisir qu’il y a mis à jouer !


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2 réactions à cet article    


  • easy easy 26 janvier 2012 12:10

    Bonne réflexion de principe et de détail aussi

    (Difficile orthographe que cet « étonnamment »)

    Je sens bien qu’il devrait exister une limite à toutes les passions qui s’expriment publiquement car elles conduisent à des hystéries collectives.

    Mais même si l’on compte par milliers les plaies et bosses qui se sont produites hors stade sur fond de guerre sportive, même s’il y a eu des assassinats au nom du sport ou d’une équipe, même s’il y a eu des dépression, des suicides et des usures prématurées de corps, il n’y a pas encore eu de guerre sur le lit du sport tant il peut y être rappelé à tout moment qu’il ne vaut que pour autant qu’il existe un rival et qu’il ne faut donc pas le tuer.

    Briser le moral du rival sportif, lui sectionner le tendon d’Achille, lui filer une gastro ou une grippe, oui. Le tuer non.
    Partant de là, pour l’instant, je ne vois pas matière à m’alarmer

     


    • bluerage 26 janvier 2012 12:34

      Hello Florence

      Et sinon, à quand un article sur la pratique du baseball au Quebec ?

      Cordialement

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