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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Paris Football Gay : l’Act-Up du Football

Paris Football Gay : l’Act-Up du Football

Sur fond de procès en homophobie, un phénomène tout aussi alarmant touche le foot : la naissance des clubs communautaires sans but sportif.

Les déclarations du PFG, en écho aux propos tenus samedi soir par le président de Montpellier, Louis Nicollin, dit « Loulou », sur cette « petite tarlouze » de Benoît Pedretti, ont trouvé en quelques heures une résonance démesurée dans les différentes tribunes des médias nationaux. A titre d’exemple, I-Télé ouvrait ses éditions dimanche soir (01/11) sur ce fait d’actualité insignifiant. C’est d’ailleurs la deuxième fois en un mois que ce club amateur de football jouit d’une couverture médiatique hors normes, et ce sans une Coupe de France à la clé : au début du mois d’octobre, le PFG avait dû essuyer le refus du Créteil Bébel (une équipe de musulmans pratiquants) de disputer un match « amical » contre eux, conduisant à l’exclusion de ce dernier du championnat local et engageant une éphémère réflexion sur l’homophobie avérée dans le football.

Alors que ce fait divers aurait dû rester confiné à un règlement personnel entre hommes (sic), soit entre Loulou et Beni - pour qui « l’affaire est close » -, voire à des réactions propres et limitées aux associations de défense des homosexuels, sa récupération par une équipe amatrice de football a laissé apparaître les premières limites d’un type de structure naissant dans le milieu du sport : le club communautaire sans but sportif.

Pesant mélange des genres

Le PFG - insistez bien sur le F pour ne pas commettre de bévue - revendique clairement son positionnement sexuel, ou plutôt ses positionnements sexuels, estimant être « le premier club de football à réunir officiellement des joueurs homos et hétéros, pour défendre le droit à la différence. » Pourquoi ne pas s’appeler alors le « PFGH » pour « Gay & Hétéro » ? Dans la poursuite de sa présentation, le club se définit comme une « association dont la démarche s’inscrit dans une logique de lutte contre les discriminations, dont l’homophobie » et ambitionne de « stimuler l’émancipation des gays et de promouvoir le coming-out de sportifs gays. » Et quid du football ? Rien au regard de cette présentation officielle... Si ce n’est, dans la continuité des objectifs précédents, de « faire appel aux dirigeants et aux éducateurs du monde de football pour qu’ils soient dorénavant vigilants sur les actes et les propos à caractère homophobe. » Ainsi, à peu de choses près, le PFG s’assimile tout simplement à une association militante de défense des homosexuels.

C’est à partir de là qu’on peut s’interroger sur le bien-fondé d’une telle association : une équipe de football est destinée à jouer au football et non à orchestrer un militantisme, déjà alimenté par un nombre florissant d’associations. Même si le club rappelle sur son site qu’« il n’est pas un club communautaire », « ouvert à tous hétéros comme homos » où se « côtoient des blacks, des blancs, des beurs, toutes religions confondues » - où est le rapport ? -, sa vocation première n’est pas le football mais bien le communautarisme. A cet égard, le Créteil Bébel avait justement invoqué par la voix d’un de ses dirigeants, Zahir Belgharbi, leurs efforts pour rester neutres, en ne s’appelant pas « le club de football islamique » ; auquel cas, les salves de l’artillerie politico-médiatique auraient été déclenchées.

Les politiques s’en mêlent et s’emmêlent

Notre discrète secrétaire d’Etat aux Sports était d’ailleurs montée au créneau sur cette affaire du « Créteil Bébel », se plaçant une nouvelle fois en porte-parole de la morale commune et s’alignant, une fois n’est pas coutume, sur ses confrères politiques. « Très choquée », elle avait déclarée à cette occasion : « Mais où va-t-on là ? [...] Si ça continue, on va refuser de jouer contre des Noirs, des Juifs. Le communautarisme n’a pas sa place dans le sport. » « Ce n’est pas une attitude républicaine de refuser de jouer pour des motifs de religion », compléta-t-elle. Mais que vient faire la République dans ce match amical ? Et à quel communautarisme doit-on s’attaquer - les pratiquants musulmans « neutres » ou les gays revendiqués - ?

Du côté de la Mairie de Paris, même son de cloche, mais sans aucun doute possible sur l’équipe supportée. Le communiqué officiel de la Mairie rappelait que « le refus de jouer un match au seul motif de l’orientation personnelle des joueurs adverses est un fait particulièrement grave et contestable. » ; communiqué marqué d’un véritable enthousiasme pour le PFG qui « depuis sa création, véhicule les valeurs essentielles de respect des autres, de diversité, de tolérance et de générosité. » Bertrand Delanoë n’a pour sa part jamais caché sa fidélité aux couleurs arc-en-ciel.

Quant à la Fédération française de football, c’est un laconique couplet sur sa « détermination à lutter contre l’homophobie » qu’elle avait servi, précisant que les deux clubs ne lui étaient pas affiliés. Pas vu, pas pris ! Ce à quoi a répondu Vikash Dhorasoo, parrain du PFG depuis 2006, avec lucidité : « Les ligues et les fédérations font semblant de lutter contre les discriminations et le racisme. »

Sous pression, au grand dam des cristoliens, la Commission Football Loisirs, organisatrice de la compétition, avait alors exclu l’équipe du championnat. Quelques jours plus tard, le 10 octobre, l’équipe du Créteil Bébel est revenue sur sa position et a laissé entendre qu’elle accepterait de jouer le match. Des pourparlers sont engagés actuellement avec le PFG qui s’est dit favorable à l’organisation d’un « grand match contre les discriminations. » Et à quand un match contre les communautarismes ?

Le football professionnel frappé

La meilleure défense, c’est l’attaque : Tandis que le PFG avait évoqué un temps des poursuites judiciaires contre le Créteil Bébel, il est monté au créneau samedi contre un des acteurs principaux du football professionnel, s’engageant sur la voie de la « judiciarisation » de la liberté d’expression. Le PFG a en effet diffusé immédiatement un communiqué sur les propos tenus par Louis Nicollin estimant qu’ « il ne devrait donc plus être possible d’entendre de tels propos de la bouche d’un responsable du football français. » Il est vrai que le président de Montpellier , dinosaure du football français, n’en était pas à ses premiers faits d’armes après autres « bande de pédés », « les pédés », etc., entendus sur d’autres terrains, et qui constituent sa marque de fabrique. Il n’empêche, il est à présent sous le coup d’une convocation devant le Conseil National de l’Ethique (CNE) et il risque une exclusion temporaire des terrains.

Pour son ami Jean-Claude Lemoult, « il s’en fout », « rien ne l’empêche de recommencer » et c’est tant mieux ! Et puis depuis quelques semaines, avec les « claques dans la gueule » de Kombouaré à destination de Christian Gourcuff ou encore la « raclure de bidet » de Francis Decourrière au sujet de Tony Chapron, on n’est plus à une élucubration poétique près ! Laissons le mot (et le bon sens) de la fin au président de Révolution LGBT (association de défense des droits des homosexuels), Alexandre Marcel, et qui est intervenu en faveur de Loulou : « Je dénonce les dérives de certaines associations qui brandissent l’étendard de l’homosexualité pour un oui ou pour un non. [...] Selon moi, il n’a rien dit de grave. Il aurait tout aussi bien pu dire "petite gaufre" ou "petite crêpe". »

PFG, il faut choisir : le foot ou la politique ?

Pierre-Emmanuel Levacher

Un article du site www.animalpolitique.com

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Paris Football Gay : l'Act-Up du Football

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16 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 5 novembre 2009 12:45

    c’est n’importe quoi ces club sportifs communautaristes , bientôt des rugbymen naturistes , des basketeuses en burka , des hockeyeuses brouteuses de gazon ,
    du volley ball en soutane et loubavitchs sur skis ???


    • King Al Batar Albatar 5 novembre 2009 13:36

      Quel est le rapport entre le sport et ce qu’on fait avec son trou du cul ???? J’aimerai que l’on m’explique ?


      • oncle archibald 5 novembre 2009 16:58

        . ; le bilboquet olympique ?


      • King Al Batar Albatar 5 novembre 2009 17:46

        Très très très mais alors très très drole !!!!!!!

        Si je pouvais te plusser 28 fois je l’aurais fait !


      • King Al Batar Albatar 5 novembre 2009 13:49

        Excellent article !

        C’est déjà assez inconcevable qu’un club Paris Foot Gay existe, mais en plus qu’il ne cesse d’ouvrir leur gueule, ca commence serieusement à casser les couilles.

        Je risque d’etre plus grossier que l’auteur, mais je vais dans le même sens. Il existe de très nombreuses communauté en France, et je ne pense pas que les homos soient les plus victimes de discrimination dans le Football. Comparativement aux noirs par exemple, qui eux subissent des humiliation de la part de certains gros cons dans les tribunes et qui en plus jouent sur le terrain. c’est à dire qu’ils se font directement insulter alors qu’il sont en train de jouer. Et pourtant il n’existe pas d’equipe dite « communautaire » de noirs !

        J’aimerai que l’on m’explique ou se situe le rapport entre le football et ce que les gens font de leur trou du cul ? J’avoue avoir du mal à comprendre...

        Alors on peut dire que les supporter de foot sont homophobes, parce qu’ils s’insulte entre eux de pédés. Je ne pense pas que c’est parce qu’on insulte quelqu’un de pédé qu’on est homophobe, parce que justement la personne que l’on traite de pédé ne l’est pas dans bien des cas. « Tarlouze », « pédé » ou « tafiole » voir « enculé » sont des insultes plus courantes qu’autre chose et elles ont dépassé à mon sens le stade de l’homophobie. Il ne viendrai à l’idée de personne de traiter une femme hetero de gouinasse, ou un chretien de youpin ou un juif de bougnoule.... Mais il est vrai que les supporter de foot, ou en tout cas certains, ceux dont tout le monde s’accorde à dire qu’il ne faut plus qu’il mettent les pieds dans un stade, sont racistes et c’est malheureux....

        Pour l’histoire du Bebel, c’est malheureux qu’on en arrive la, mais cela reste un probleme de petit club et on ne devrait pas en entendre parler. Je me souviens qu’il y a quelques années à Aulnay sous bois, l’équipe de football affilié à un lycée privé juif, les mecs s’étaient fait péter la gueule et on a pas autant parler... Pourtant on connait la qualité de la communauté à se faire entendre sur les actes antisémites ! Ca arrive et c’est con, tout le monde ne peut pas être intelligent, mais surtout c’est un incident minime...

        En ce qui concerne Louis Nicolin, si on devait le faire chier à chaque remarque déobligeante qu’il balance, il y aurait bien longtemps qu’il ne se souviendrai plus de la couleur de la pelouse. Une de mes preferé de ce grossier personnage est :
        « mes joueurs, je les payent plus cher que mes maitresse, et au moins elle elle me chique le poireau.... » C’est une figure, qui balance des connerie et on l’aime bien pour ca, meme si c’est un beauf et meme s’il n’a pas la langue dans sa poche.... Je ne vois pas ce que le PFG a avoir avec cette histoire et quand bien meme, il existe des associations de défense des homos qui (meme si elle font chier) sont la pour ca.


        • miwari miwari 5 novembre 2009 14:01

          Pas mieux smiley


        • manusan 5 novembre 2009 15:00

          tout est dit


        • Axel de Saint Mauxe Nico 5 novembre 2009 15:11

          Article salutaire !

          Les médias, qui n’ont pas manqué de stigmatiser les joueurs musulmans qui ont refusé de jouer contre cette équipe, ont oublié de stigmatiser ce communautarisme homosexuel rampant, qui occupe l’espace médiatique depuis une trentaine d’années.

          Alors oui, stigmatisons le communautarisme homosexuel !


          • Fergus Fergus 5 novembre 2009 16:02

            Excellent article.

            Je rejoins les précédents commentaires pour dénoncer l’appellation du Paris Football Gay dans la mesure où elle constitue une dérive communautariste aberrante : en quoi le fait d’être homosexuel doit-il être revendiqué dans le nom d’un club ?

            Il n’y a pas si longtemps, les homosexuels revendiquaient, à juste titre, le droit à l’INDIFFERENCE, au motif qu’ils n’ont a être ni montrés en exemple ni dénoncés par qui que ce soit. Les dirigeants du PFG devraient méditer cela au lieu d’afficher leur homosexualité comme un étendard dans un championnat de football.

            Je n’ai en revanche aucune critique à formuler sur les équipes affichant une référence géographique (ex : US Massif Central) ou communautaire sans référence religieuse (Maccabi de Paris).


            • oncle archibald 5 novembre 2009 17:02

              d’ailleurs le sigle de ce club est déjà sinistre par lui même, enterrons vite cette affaire minable ..


              • King Al Batar Albatar 5 novembre 2009 17:12

                Putain on m’a zappé mon message ou je parlais de la Gay Pride !!

                Incroyable, alors que je n’insultais personne.

                Je vais le refaire en moins grossier.

                Les homosexuels sont des personnes comme tout citoyens, libres et égaux en droit. Chacun peut faire ce qu’il veut, croire en ce qu’il veut ou appartenir à ce qu’il veut (bien sur, tant qu’il respecte les loies de la Republique).

                Ce que je trouve désolant c’est de revendiquer haut et fort ce que l’on fait, ou ce que l’on croit etc... Parce qu’a faire cela, on nuit plus a la communauté dont on se revendique qu’en se comportant comme n’importe qu’elle autre personne. En effet on hatise la haine de ceux qui n’aime pas ce que vous faites, et on suscite la stupéfaction de ceux qui n’en ont rien a foutre.... Il ne m’est jamais venu à l’idée de marcher avec ma femme pour revendiquer ma judeité, ni elle pour revendiqué sa negritude, ni pour revendiquer nos penchants sexuels. Les seules fois ou j’ai manifesté dans ma vie c’est dans un Stade ou j’ai payé pour le faire, et ou je proclamait ma passion au club de foot que j’ai toujours apprécié voir jouer....

                Et je trouve désolant de constater que ceux qui effectuent la marche de la Gay Pride situent leur fierté au niveau de leur anus.... Puisque c’est ce qu’il revendiquent si je ne me trompe pas, leur amour de la pratique sodomite.

                Je tiens a preciser comme je l’ai fait en debut de message que je n’ai rien contre les homosexuels, que je connais et/ou travaille avec des homosexuels et que je m’entend très bien avec eux, et qu’ils n’ont nul besoin de se revendiquer ni d’affirmer leur fierté, peut etre tout simplement parce qu’ils se sentent bien dans leur peau...


                • Mmarvinbear mmarvin 6 novembre 2009 00:42

                  "C’est à partir de là qu’on peut s’interroger sur le bien-fondé d’une telle association : une équipe de football est destinée à jouer au football et non à orchestrer un militantisme, déjà alimenté par un nombre florissant d’associations.«  : C’est en partie vrai. mais on peut aussi faire passer un message en direction d’un milieu (le football) ouvertement homophobe dans la mesure ou un joueur, quel que soit le niveau, ne peut admettre ou annoncer son homosexualité sans se faire mettre sur la touche au mieux, ou au placard au pire.

                  L’existence du PFG permet aussi aux homos qui aiment pratiquer le foot de jouer a ce sport sans se demander quand il se fera outer et exclure de fait...

                   »Et à quel communautarisme doit-on s’attaquer - les pratiquants musulmans « neutres » ou les gays revendiqués - ?«  : En invoquant leur religion, les joueurs et dirigeants du Bébel ont je pense perdu tout droit à se déclarer »neutre", non ?

                  De façon plus large, les clubs dits communautaires ont toujours existé !

                  Au début du XXè siècle, Le Stade Français de foot a été créé pour faire pendant au Racing, à l’encadrement et aux joueurs fortement teinté de britannitude, comme aurait dit l’autre...

                  Et que dire de tous les clubs portugais ? Le Lusitanos de Saint Maur, fusionné avec Créteil, par exemple ?

                  Tous tirent leur nom de l’association dont ils sont issus, mais avec le temps, le caractère portugais, espagnol, polonais, russe, troglodite des fondateurs s’efface et se fond pour devenir simplement français, le nom étant juste gardé pour se souvenir de l’origine même si dans les faits aucun joueur ou encadrant n’a plus de rapport avec.

                  Laissons faire le temps, et il en sera de même avec les clubs arabisants.


                  • King Al Batar Albatar 6 novembre 2009 09:55

                    Il est vrai qu’il existe surtout en Italie des implicatino politique dans chaque clubs.

                    Si il ya deux club dans chaque grande villes c’est pour une raison précise. A Milan exemple, il ya le club des patrons le Milan AC et le club des Ouvrier : L’inter de Milan. Cette différence etait très importante lorsuqe le communisme etait quelque chose, aujourd’hui il n’y a plus vraiment de valeur à cela...

                    La Lazio de Rome reste quand meme le club qui appartien au Vatican, et dont le sponsor a été pendant des années La Banco Santo Spirito, banque du Vatican.

                    De la même manière en Angleterre Totenham est le club qui appartient eu grand Rabinat de Londres.

                    Mais dans ce type de cas il s’agit plus de propriété que de communautarisme, car aucun des joueurs ne se revendique de la couleur ou de la religino de son patron, et il n’y a aucun message.... En revanche il faut souligne qu’il n’y a pas eu ou très peu (de mémoirede fan de foot) de joueur noirs à la Lazzio. Ce club est malheureusement reputé pour son racisme, mais je crois que les Italiens n’ont pas la meme vision que Francais, ou Anglais ou Hollandais, concernant les noirs d’une manière plus générale (cfr Berlusconi Vs Obama).

                    Le seul cas que je connaise est l’atheltique Bilbao il y a quelques années qui avait pour objectif de n’avoir que des joueurs basques. Mais la encore pas de revendication, simplement une raison geographique....


                    • M.Junior Junior M 6 novembre 2009 10:42

                      Tant qu’il y aura des injustices, les gens se rassembleront pour les dénoncer.

                      Le foot, ce bastion du machisme qui est entrain de tomber te laisse perplexe.

                      Ta perte de repère est compensée par une attaque sur le PFG. Il existe d’autres solutions.

                      Le sport est libre et s’affranchit des combats politiques. Pourtant les jeux olympiques sont bien un symbole politique.

                      Oui, les footreux vont devoir changer de vocabulaire pour le bien de tous ou se trouver de nouveaux terrains de jeux pour se mater la bite dans les vestiaires avant de crier. Nous pédé ? Jamais, on ne fait que se sucer le.... lol

                      Sympa ton article, il permet de savoir ce que tu penses des discriminations et de ses luttes.


                      • Thundo 6 novembre 2009 21:27

                        Il n’y aurait pas de club de footeux gays si les gays étaient reçus dans les autres clubs ; si l’homophobie n’était pas omniprésente dans le milieu du foot. Si des imbéciles n’allaient pas prétendre qu’un gay dans une équipe de foot va obligatoirement essayer de les tripoter. Si les injures omniprésentes, sans compter le rejet, le mépris, les moqueries n’étaient pas quotidien. 
                        Le jour où la présence d’un homo dans une équipe de sport ne posera plus de réaction homophobe, il n’y aura pas besoin d’un club de foot gay.
                        Cette équipe a, je le reconnais, un nom qui prétend à confusion : elle n’est pas composée que de gays mais de nombreuses personnes différentes (hétéros, homos, beurs, etc). Son but est aussi de lutter contre toutes les formes de discrimination dans le foot justement.
                        Et l’autre qui parle d’insultes homophobes comme de simples insultes que l’on doit banaliser ? ça c’est une phrase d’un mec résigné, comme si l’inacceptable, s’il est établi depuis un certain temps avait valeur de normalité et d’impossibilité à combattre. Le travail de sap des homophobes a bien fait son oeuvre à ce que je vois.
                        Et l’homophobie, dans tout ça ? Les homosexuels sont toujours la pauvre petite sœur des minorités. « Pédé » est toujours une insulte, très utilisée d’ailleurs, des écoles aux terrains de football ; la société le tolère fréquemment, tandis que « nègre », « bougnoule », « youpin » sont, sauf en de tristes exceptions, totalement refusés, quand ils ne sont pas punis avec tout le poids de la loi. Etre discriminatoire envers les homosexuels ne semble pas être si grave d’après certain ici... Par ailleurs, des homosexuels sont toujours emprisonnés ou torturés,ou pendus dans de nombreux pays du monde.
                        Je suis en colère parce que, autant j’arrive à ironiser sur la discrimination dont les communautés peuvent être victimes, autant quand l’auteur décide de se jeter sur la communauté la plus globalement et sauvagement discriminé qui soit dans le monde ou au sein de nos propres familles pour une question si intime, ca me rend hors de moi ! Ces gens là n’ont rien demandé, ils demandent à vivre comme tout le monde, sans avoir besoin de se cacher, et y a toujours d’immondes petites ordures pour dire que ces gens sont anormaux ou psychiatriquement atteints et qu’ils sont un danger pour l’humanité (si, si, je l’ai entendu maintes et maintes fois). Je ne connais pas de communauté plus brisée et de gens plus meurtris dans ce qu’ils ont de plus intimes que les homosexuels de ma connaissance, qui ont pour certains été rejetés de leurs familles, et qui n’ont pu trouver de refuge que dans cette communauté. Le fait que PD soit une insulte courante qui pourtant dépeint 10% des individus, ca vous la coupe. Le fait que leurs proches, leur famille, leurs employeurs ou collègues puissent les rejeter, tout ca ca vous passe complètement au dessus de la tête. Le fait qu’ils soient obligé de se regrouper et qu’ils soient à vif parceque des ordures se plaisent à les stigmatiser alors que bordel, ils auraient eu le choix, ca les aurait pas plus emmerdé d’être « comme tout le monde », pareil, ça vous vient même pas à l’esprit. Le fait que certaines personnes traitent ces gens de menace contre l’humanité ? Qu’ils aient été exterminé à une époque ? Le fait qu’encore aujourd’hui dans certains pays ils soient considéré comme de la vermine ? Ni chaud ni froid ?

                        Nan tout ce que vous voyez c’est que des mecs qui ne sont pas « comme vous » se sont organisés pour vivre et renforcer leurs liens, pour dépasser le cadre de leur exclusion de fait, et que maintenant on parle de ghettos gays, alors que, on a bien montré qu’on n’était pas capable de leur donner un cadre de vie supportable.
                        Les insultes homophobes, au même titre que les insultes racistes sont condamnées par la loi française. Ces insultes sont utilisées à des fins méprisantes, insultantes, pour faire penser que les homosexuels ne sont que des êtres inférieurs, qui ne valent rien, et confortent ceux qui les utilisent dans leur hétérosexualité.
                        Tous les week-ends, en France, en Europe, dans le Monde, dans bon nombre de stades, 
                        des joueurs, dirigeants ou arbitres se font traiter d’« enculés »,de « tapettes » ou de « pédés », etc. par des supporters, parfois pères de familles accompagnés de leurs enfants, dans une indifférence générale. C’est intelligent ? C’est sensé respecter les homosexuels, ou plutôt donner un sentiment de mépris et de dévalorisation pour ces personnes qui ne demandent qu’une chose : le respect de leur dignité ?
                        L’homophobie commence par ça : les insultes qui sont leurs souffrances. Mais c’est peut être trop difficile à comprendre pour certains hétéros qui en prendront conscience le jour où leur enfant leur annoncera son homosexualité...


                        • Munchausen 7 novembre 2009 14:33

                          Il est grotesque de penser que certaines insultes conservent leur sens originel...comme beaucoup de mots, elles recouvrent au fil du temps des connotations nouvelles ! Alors peut-être pas « pédés »...mais « enculés » et « tapettes » n’ont clairement plus aujourd’hui leur sens premier, plutôt respectivement « tu t’es fait avoir » et « faibles » à titre d’exemples ! C’est l’histoire des mots, et on n’y peut pas grand chose !

                          Sinon, je connais beaucoup de « pédés » qui ont assez d’esprit pour jouer avec finesse (ou vulgarité) avec ses mots, dont ils savent généralement rire sans gêne ! Vive les « pédés », les « negros », ou les « bougnoules » intelligents et éduqués qui dépassent ce type des questions ou plutot de mots !!!

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