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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Quand le football tourne au massacre...

Quand le football tourne au massacre...

On se demande souvent comment il est possible qu’un simple jeu pourtant intelligent et donné en spectacle comme le football tourne au massacre dans les tribunes ou à proximité d’un stade. La tragédie du stade du Heysel le 29 mai 1985 à Bruxelles en reste un exemple macabre et fou : les supporters de Liverpool avaient chargé ceux de la Juventus de Turin. On avait relevé 39 morts. Le match avait eu lieu quand même, M. Platini donnant « la victoire » à « la Juv’ » par un but marqué sur pénalty : « Show must go on ! » paraît-il.

Or, il suffit de pénétrer dans un stade pour comprendre comment une folie meurtrière peut s’emparer de la foule qui s’y presse.

Le spectacle dans les tribunes

Dimanche 5 août 2007, le Rapid de Vienne recevait ainsi en derby l’Austria, l’autre club de la capitale autrichienne. Le public viennois n’a pas la réputation de celui de Liverpool ; du moins son palmarès n’est-il pas aussi chargé. Une vraie furie pourtant électrisait les supporters des deux équipes, chauffés à la bière qui se vendait à proximité du stade et dans les tribunes : Ottakring est une brasserie qui sponsorise le Rapid.
Du coup, le spectacle était moins sur le terrain que dans les deux tribunes latérales qui se faisaient face. Après des démonstrations rituelles en cadence de torses bombés dénudés des deux côtés, dans un vacarme infernal de sifflets, de cris, de choeurs guerriers, de cornes de brume et de batteries, sous des drapeaux frénétiquement agités ou des foulards brandis à bout de bras, on a vu soudainement une voile gigantesque recouvrir les gradins proclamant la suprématie d’une des équipes sur l’autre. Le match était lancé, pas sur le terrain - qui s’en souciait ? -, mais dans les gradins. Les deux bandes fanatisées se sont alors affrontées à coups d’injures écrites par-dessus la tête des joueurs qui, pendant ce temps-là, s’escrimaient à courir après un ballon sans que ça semble intéresser grand monde. Nombre de fans tournaient même le dos au terrain.

Des bordées d’injures échangées

Dans des vociférations assourdissantes, des calicots se déployaient par intervalles sur deux ou trois étages de gradins et envoyaient à l’ennemi la bordée d’injures programmée. À la prétention des fans de l’Austria qui, d’entrée, se déclaraient « la seule équipe véritable de Vienne », a répondu, enlevée par des ballons gonflés à l’hélium, une immense banderole dans la tribune des fans du Rapid : « viola merda  » clamait-elle à la face de la terre. La mode est, en effet, à l’injure italienne et « viola  » fait référence au maillot violet de l’Austria.
Ce mot de bienvenue restera déployé pendant tout le match sans que cela gêne quiconque. Il avait été si minutieusement préparé, à en juger par la calligraphie, le dispositif de ballons, les cordages latéraux pour le maintenir à hauteur du toit bien en vue. Le Rapid est, en effet, le club des quartiers populaires de Vienne : ses fans paraissent avoir gardé le langage fruste de leurs origines, y compris dans l’invention injurieuse. Ceux de l’Austria, en revanche, montraient une réelle distinction de classe par un registre d’injures plus recherché. « Jamais, ont-ils aussitôt répondu, vous ne serez la jeunesse de notre capitale.  » Puis on les a vu étaler cette question vacharde : « Vos parents étaient-ils frères et sœurs ?  » Ou bien encore ils ont posé ce diagnostic : « Chaque coup porté à votre visage est une opération esthétique.  » Il n’est pas si fréquent de découvrir dans un stade l’usage distingué de la métonymie qui focalise l’attention sur « la cause » pour dénoncer « son effet » implicite : ici, des tares issues d’une consanguinité incestueuse, là, une laideur si monstrueuse que même les coups ne peuvent que l’embellir.

La fumée plus gênante que l’injure

On a eu droit aussi à une opération de déstabilisation du gardien du Rapid par l’explosion de quelques bombes fumigènes dans la tribune de l’Austria. L’arbitre a alors estimé que les bornes étaient franchies : il a interrompu le match un instant pour que cesse enfin ce désordre. Des vigiles en gilet jaune ont été dépêchés et se sont plantés face à la tribune coupable. Mais le « viola merda », lui, a continué à planer sereinement sur la tribune d’en face pendant tout le match : ça ne heurtait décidément personne. Ni les dirigeants du Rapid qui recevaient l’Austria dans leur stade, ni les arbitres des élégances sur le terrain n’ont jugé bon de faire cesser ce désordre, sans doute parce que cette injure collective, officielle et publique contre une équipe visiteuse n’était tout simplement pas un désordre, mais un discours normal de bienvenue.

Le football, une guerre symbolique

Ça fait belle lurette que le monde du football n’est plus sensible à ces délicatesses. Le football, on le sait, n’est plus un jeu, mais une guerre symbolique qui oppose des tribus, des villes ou des pays entre eux. L’enjeu est la conquête d’une notoriété pour un candidat à la mairie d’une ville, pour une entreprise qui parraine une équipe ou pour les dirigeants d’un pays qui ont à faire oublier une politique économique. Et comme dans toute guerre, tous les coups sont permis. Il faut gagner à tout prix. Seule la victoire capte l’attention et donc importe et à n’importe quel prix. On achète les meilleurs joueurs, pour qu’ils gagnent bien sûr, mais aussi parfois ceux de l’équipe adverse pour qu’ils perdent, sans oublier les arbitres eux-mêmes. De leur côté, les joueurs pour être les meilleurs des meilleurs recourent parfois au coup de pouce du dopage.

Un cercle vraiment vicieux

Seulement, pour acheter, il faut de l’argent ; car sans argent pas de victoire et sans victoire pas d’argent. Le cercle est on ne peut plus vicieux. Heureusement la foule au cerveau reptilien est là. Elle seule draine après elle les mécènes, les annonceurs publicitaires, les chaînes de télévision et la presse qui courent après l’exposition publique la plus large et offrent en échange les milliards attendus. Il suffit donc de galvaniser la foule en stimulant ses réflexes primaires, et en premier lieu son chauvinisme. Rien n’est plus simple que de lui faire croire à un enjeu vital qui met en jeu son existence même, l’image d’elle-même, son terroir, sa tribu, sa nation contre un ennemi imaginaire qui ose contester sa suprématie naturelle. L’équipe adverse est donc forcément méprisable et mérite d’être piétinée. « Viola merda  » crachent ainsi les fans du Rapid à la figure de l’équipe de l’Austria quand ils la reçoivent. Où donc est le mal, s’indigneront sûrement les fans qui ne sont plus à ça près ? Il n’y a pas mort d’homme ! Sans doute ! Mais quelle peut être l’étape suivante de l’escalade sinon l’agression physique imbécile et les morts comme ceux qu’on a dénombrés au stade du Heysel ?

Les deux équipes se sont finalement quittées sur un score nul de 0 à 0. Le match entre les fans des deux tribunes, lui, - peut-on en disconvenir ? - a été encore plus nul, et bien en-dessous de zéro.

Paul VILLACH

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37 réactions à cet article    


  • Kormin Kormin 28 août 2007 11:37

    On est heureux de recevoir la Coupe du Monde de Rugby du coup :p


    • biztoback 28 août 2007 12:35

      La violence dans les tribunes devient vraiment un problème. Pas seulement verbale, mais de plus en plus physique, les dérapages sont plus nombreux, dans les tribunes comme à la sortie du stade.

      Il devient dangereux de venir regarder un match en famille.

      Une minorité ne vient pas pour le match, mais seulement pour taper, chauffé par l’alcool (la bière est ce qui circule le plus ), le match devient une sorte de défouloir pour eux, et je ne pense pas qu’il essaye de défendre les couleurs de leur ville.


      • Cher Paul Villach, Triste reportage que le vôtre.Mais je ne suis hélas pas vraiment surpris par votre description des publics du foot-ball viennois. L’autrichien si subtil et cultivé, que nous croyons connaître, cohabite aussi avec quelques beaux sectaires carrément odieux. J’ai personnellement encore en mémoire quelques images de rencontres internationales de foot-ball, de l’équipe autrichienne, entre 1955 et 1968, où le public était déjà chaud ...chauvin et malveillant à l’égard des visiteurs. Il est vrai qu’aujourd’hui tout est encore monté de plusieurs crans. Quel père de famille aurait l’idée d’emmener son rejeton assister à de pareils moments. Comme l’a si bien écrit votre premier commentateur...heureusement nous avons le rugby pour nous consoler et tenir, encore pour le moment, au « fair play » des joueurs et au respect de spectateurs quelquefois encore capables d’applaudir une belle action adverse ou encore de faire silence lors d’une tentative de pénalité. Mais pour combien de temps encore ?


        • lanoux 28 août 2007 13:10

          Mais pour longtemps encore, enfin tant que le respect sera inculqué des le plus jeune age dans les clubs, ce qui n’es pas le cas au football. Si les joueurs des les benjamins ne se comportaient pas comme des animaux, une fois adultes ils seraient beaucoup plus calme dans les stades !


        • cflorian 29 août 2007 16:40

          les enfants ne poseraient pas de problèmes si on interdisait les parents de stades. ces derniers veulent devenir des pères (ou mères) de champions et poussent leurs rejetons en conséquence avec le plus grand mépris de l’esprit collectif et de l’adversaire. les éducateurs tentent d’inculquer des notions que la famille détruit l’espace d’un match. les enfants adoptent au fur et à mesure la mentalité de leurs parents et en oublient le jeu. ça a poussé beaucoup de bénévoles à arreter et les mêmes les petits clubs se mettent à salarier des éducateurs grace aux subventions.


        • jako jako 28 août 2007 13:46

          quand on voit la violence écrite ici par , certe peu , de commentateurs on ne s’étonne pas de cela


          • ripouette ripouette 28 août 2007 13:55

            « On se demande souvent comment il est possible qu’un simple jeu pourtant intelligent »

            22 crétins qui courent derrière une baballe sans avoir le droit de l’attraper avec les mains ! Je suis pas sûr que ce soit très « intelligent » comme démarche ! Il ne faut jamais oublier que nos millionnaires du football gagnent leur argent avec leurs pieds ! Ca resitue bien le débat je trouve !


            • momo 28 août 2007 14:28

              Je déduis de votre commentaire que vous gagnez votre vie en vous servant de votre tête, ce qui vous rend donc nettement supérieur à celui qui gagne sa vie avec ses mains ou ses pieds... un peu vieux-jeu, non ?


            • Antoine Diederick 28 août 2007 20:27

              at Ripouette,

              Oui, c’est pour cela qu’un jouer en méforme dit à son caoch :« J’ai joué comme un pied » et son entraineur de lui répondre :« Mais c’est cela qu’on te demande.... »

              Ouhhh, quelle est bonne....je me surpasse.

              Trève de mauvaise plaisanterie....le foot est sport noble et c’est pas pour les gonzesses....euhhh...je suis sexiste...

              Je DETESTE LE FOOT .....


            • Kormin Kormin 29 août 2007 02:53

              @ Ripouette :

              belle mentalité. En gros, tout les sports collectifs sont stupide donc ? Basket, handball, volley, rugby, hockey, et j’en passe...

              De même que les sports pas collectif : cours, javelot, poids, cyclisme,équitations, etc...

              En faite, vous n’aimez pas le sport ; point barre.


            • Pak 2 septembre 2007 01:18

              il faut avouer que le foot est de loin le plus chiant à regarder : trop de cinéma et trop peu d’actions... C’est bien ce qui ressort dans l’article, les supporters ne viennent pas vraiment pour voir le match mais pour se distraire par tous les moyens. Je me demande si le problème peut être résolu, si c’est le cas pour le foot ils trouveront bien autre chose à polluer ^^·


            • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 28 août 2007 14:03

              Très bon article Mr Villach, Le sport est devenu le miroir de la globalisation, avec l’énorme violence qu’elle sous-tend. Le football est désormais aspiré dans la guerre économique perpétuelle qui sévit sur la planète : la victoire est nécessaire, tous les moyens sont bons pour y parvenir. La dernière étape d’assimilation du football à la guerre économique est l’introduction des clubs de football en bourse qui consacrera les clubs capitalisés en bourse (ce qui est déjà le cas, il n’y a qu’à voir la suprématie budgétaire des clubs anglais pour s’en rendre compte...)

              La boucle est bouclée, et le football ne redeviendra sans doute jamais ce qu’il était autrefois. smiley


              • cflorian 28 août 2007 14:51

                la bourse n’apporte pas vraiment une suprématie budgétaire. la plupart des clubs cotés ont vu leurs actions descendrent (-25% pour lyon). l’argent dans le football vient principalement de 3 sources : la billeterie, les droits télé et le marketing. les clubs anglais doivent leur richesse à la billeterie et surtout aux droits télé, le dernier de premier league touche autant que notre champion ! beaucoup de ces clubs ont été rachetés par des millionnaires et retirés de la bourse (manchester est l’exemple le plus connu).

                la victoire il est vrai est primordiale et la pression énorme. mais des valeurs persistent et la victoire n’est pas toujours suffisante. le real madrid a viré l’entraineur qui lui a redonné le titre de champion d’espagne, préférant prendre le risque de tout reconstruire mais en privilégiant le jeu et le spectacle. l’angleterre, malgré des finances au beau fixe, posséde toujours des gardiens niveau cfa. ils adorent surement les bétisiers !

                la mondialisation du football a permis aussi une mixité sans précédent dans les équipes de football, et donc une meilleure connaissance de pays étrangers. ceci ajouté à la mobilité des joueurs entre différentes équipes a contribué à un plus grand respect sur le rectangle vert.


              • Eleve d’un jour... 28 août 2007 14:19

                Ce n’est pas le jeu qui est en cause, mais l’objectif de celui-ci.

                On soutient son équipe, selon quels critères ? La patrie d’appartenance ou à défaut sa ville d’appartenance ? Dans ce cas on ne peut qu’obtenir des réactions au mieux de chauvinisme, au pire de xenophobie.

                Certains pourraient penser qu’il s’agit d’un exutoire à la guerre, personnellement je pense que c’est plutôt une forme larvée de celle-ci, plus ou moins entretenu volontairement (encore un complot smiley) )

                A titre d’exemple, le passage à l’acte a été intéressant dans ce que l’on a appelé « la guerre du football » entre le Honduras et le Salvador.

                A titre de clin d’œil, je connaissais déjà votre passion pour le foot au travers d’un très bon film : « Coup de tête » de JJ Annaud. Un très bon sujet d’étude...


                • ZEN ZEN 28 août 2007 14:23

                  Analyse réaliste et terrible...

                  Le terrain de foot est un microcosme et un amplificateur.

                  Je conseille le livre d’un ancien aficionado de l’équipe de Metz : Denis Robert (« Milieu de terrain ») ...édifiant !


                  • cflorian 28 août 2007 14:32

                    les stades de football ne sont que le reflet de notre société et des hommes qui la composent. la violence est partout et depuis toujours, mais on la combat de plus en plus. que ce soit les guerres, les luttes de classes, les batailles de clochers, l’homme a toujours trouvé un moyen de se défouler et d’exprimer sa violence. aujourd’hui il a moins l’occasion de le faire, il ne peut même plus frapper sa femme et ses enfants ! il cherche un moyen de passer ses nerfs et le stade de foot est un moyen idéal pour ça : effet de masse, identification, impunité, adversaires. on a monté ce sport comme une nouvelle guerre, une véritable histoire dramatique (cf le spot de pub de la ligue 1). cette violence est d’autant plus accepte que le spectacle sur le terrain est pauvre, il faut bien que l’on trouve une animation dans le stade. la lfp est ainsi trés clémente dans ses sanctions : incidents lors de st etienne-lyon ou terrain envahit à nantes qui n’entrainent pas de suspension de terrain. il ne faudrait pas baisser la fréquentation des stades juste avant de renégocier les droits télé !

                    les instances du football doivent s’inspirer du modéle anglais qui est parvenu à banir la violence des tribunes. en france, le spectateur est présumé coupable quand il va au stade, il est fouillé et il n’a droit à rien introduire. par contre celui qui arrive à contourner le systéme de sécurité (ce qui n’est pas bien difficile), ne risque pas grand chose. par contre en angleterre, vous pouvez rentrer sans problème avec une bouteille fermée, mais si vous vous amusez à la lancer, vous risquez trés gros. un minimum de volonté et d’efforts de la part de toutes les personnes concernées par la sécurité dans les stades suffiraient à dedonner à ces enceintes l’ambiance que l’on connait pendant les coupes du monde.


                    • Alexeï 28 août 2007 14:47

                      L’affrontement autour du ballon rond est une métaphore de la guerre.

                      L’Europe connaît la paix depuis 1945, mis à part les guerres de l’ex-Yougoslavie qui ont enflammé les Balkans dans la dernière decennie du XXe siècle. Comme le fait remarquer Paul Villach, cette impression de paix s’arrête à l’netrée des stades de foot : les passions les plus belliqueuses et les plus chauvines s’y expriment, au-delà de la grande fraternité du sport.

                      La plume des journalistes chargée de couvrir ces compétitions s’inspire d’un vocabulaire guerrier. À l’occasion de demi-finale de la coupe du monde de 1934 disputée à Milan et gagnée par l’Italie (qui remportera l’épreuve), on parle entre autres évocations militaires des « soldats du sport » et des autrichiens arrêtés « sur la ligne du Piave ». L’Italie, patrie du calcio (le mot désigne à la fois le coup de pied et le football) est pour les commentateurs de la presse fasciste un pays que l’on respecte parce qu’il sait donner des « coups de pied », allusion sans équivoque aux vertus recherchées par la propagande mussolinienne.

                      Plus inquiétant est le vocabulaire utilisé par les amateurs du ballon rond. Chaque équipe est une petite armée menée par un « capitaine » et comporte des « attaquants » et des « défenseurs » qui luttent pour la conquête du terrain adverse. Ele part « à l’assaut » du but ennemi, multiplie les charges et les tirs appelés « boulets de canon ». L’effort collectif est suspendu durant la « trève » que constitue la mi-temps. La confrontation est précédée par les hymnes nationaux exécutés par des fanfares militaires et repris en choeur par l’assistance.


                      • libaber libaber 28 août 2007 15:35

                        Article intéressant car il rappelle 2 choses :

                        1. après la vague d’incidents (ou plutôt de drames) survenus la saison dernière sur les terrains européens(France, Italie, entre autres), le phénomène de violence dans les stades est toujours présent. Evidemment, les médias ne se focalisent pas tous les week-end sur le derby du championnat autrichien, alors on n’en parle pas autant que si cela se passait à Paris, à Madrid ou à Rome.

                        2. les mesures annoncées par l’UEFA et son nouveau président, Michel Platini, tardent à se mettre en place. Le caractère d’urgence semble être retombé depuis quelques mois, mais concrètement, qu’est-ce qui a changé de façon significative depuis la prise de conscience du problème ? Il faut poursuivre les efforts, c’est un combat de longue haleine.

                        De même, il serait peut-être opportun de renforcer la lutte anti-dopage, de façon à éviter quelques scandales qui, comme ce fut le cas pour le cyclisme ou l’athlé, ne manqueront pas de souiller le foot dans les années à venir. Et puis, tant qu’à y être, continuer à faire toute la lumière sur les affaires de corruption (à petite ou à grande échelle) qui pourrissent ce sport. Cela évitera peut-être à coach Raymond de se « sacrifier » sur l’autel de la bonne conscience... Quant aux dérives liées au foot-business, elles me semblent hélas, plus difficiles à contourner. Mais en tout cas, le ballon rond doit montrer l’exemple en ce qui concerne la lutte contre la violence, le dopage et la corruption. C’est comme cela, et pas autrement, qu’il restera à la place qu’il mérite.


                        • Emmanuel 28 août 2007 17:51

                          La violence est inhérente à toute pratique sportive (de compétition) qui motive par construction : sexisme, chauvinisme, élitisme, aliénation des corps et des esprits.

                          Les crétins tifosi n’en sont que la libre expression.

                          Malheur à une société qui a besoin de héros.


                          • ka 28 août 2007 17:57

                            Le football est un très beau sport avec beaucoup de côtés positifs mais c’est malheureusement aussi un des sports les plus entâchés avec les matchs truqués, les histoires de fric, le dopage, le racisme, la violence, les Beckhams (enfin surtout Posh), etc...

                            Merde alors !


                            • docdory docdory 28 août 2007 19:00

                              @ Paul Villach

                              Merci pour votre excellent reportage . On peut se demander , comme le sous-entend le premier commentateur , quelles sont les raisons pour lesquelles le public du rugby est si différent de celui du football , et si fair-play .

                              La raison en est peut-être que le rugby , en tant que sport , est bien plus intéressant , tant pour sa stratégie que pour la complexité quasi-échiquéenne du jeu , que le foot-ball . Dans une partie de foot-ball , il ne se passe pas grand-chose : rarement plus de 2 ou 3 buts , quelques occasions et coups de pieds arrêtés , le reste étant un spectacle mortellement ennuyeux . Du coup , les spectateurs s’intéressent plus au résultat qu’au spectacle proprement dit ! Alors que dans le rugby , on peut marquer de plusieurs façons , il y a de nombreuses phases de jeu différentes et très techniques , il peut y avoir des scores fleuve , des rebondissements incessants .Une belle action de l’équipe adverse est quand même une source d’émotion positive quasi artistique pour le spectateur ! Donc , spectacle permanent pendant la partie , qui rendrait absurde tout spectacle intempestif dans les tribunes ...

                              Et puis , quand on voit les jetons que se prennent les joueurs de rugby sans rien dire et au contraire le cinéma que font les joueurs de foot ball au moindre choc , on se dit que l’un des deux jeux est « le beau jeu »...Le rugby est au football ce que les échecs sont au jeu de dame ...


                              • ka 28 août 2007 19:40

                                « Dans une partie de foot-ball , il ne se passe pas grand-chose : rarement plus de 2 ou 3 buts , quelques occasions et coups de pieds arrêtés , le reste étant un spectacle mortellement ennuyeux . Du coup , les spectateurs s’intéressent plus au résultat qu’au spectacle proprement dit ! »

                                C’est sûr que quand on regarde un match style Châteauroux-Sedan niveau spectacle c’est pas trop ça mais l’histoire du football a connu des matchs super avec des phases de jeux, un niveau technique, tactique et stratégique magnifiques et des rebondissements qui n’ont rien à envier à ceux que l’on peut voir dans un match de rugby. Le rugby et le foot ce n’est pas du tout la même chose mais penser que le rugby serait de meilleur qualité que le foot parce que c’est un jeu de gentlemen, super intelligent, et que le foot est plus classé dans la catégorie « sport populaire » c’est nul, le foot et le rugby ce n’est pas comparable, en dépit de certains points communs ce sont deux sports très différents mais tout aussi intéressants. Et puis faut pas croire qu’un joueur de foot se sert uniquement de ses pieds et de sa tête pour jouer, ça lui arrive aussi de se servir de son cerveau pour construire le jeu.

                                « Alors que dans le rugby , on peut marquer de plusieurs façons »

                                C’est pas le cas également dans le foot ?

                                Le spectacle c’est pas forcément le nombre de buts marqués. On peut avoir un match tout pourri comme Brésil-Nouvelle-Zélande avec un score du style 5-0 parce que le niveau entre les deux équipes n’est pas le même et s’ennuyer grave et par contre avoir un match de Ligue des Champions super intéressant entre deux grosses équipes comme le Barça et Arsenal ou le Milan AC où le score sera finalement nul ou alors il y aura eu très peu de buts.

                                « Et puis , quand on voit les jetons que se prennent les joueurs de rugby sans rien dire et au contraire le cinéma que font les joueurs de foot ball au moindre choc , on se dit que l’un des deux jeux est » le beau jeu « ...Le rugby est au football ce que les échecs sont au jeu de dame ... »

                                Oui mais faut dire aussi que le contact musclé fait partie du jeu au rugby rien qu’à voir les mêlées et puis niveau gabarit un joueur de foot ça ressemble pas beaucoup à un joueur de rugby même si tous les joueurs de rugby ne ressemblent pas à des taureaux.

                                Et pourquoi vous écrivez football avec un trait d’union ?


                              • Signé Furax 28 août 2007 19:20

                                Je fréquente les stades lors de match de rugby avec femme et enfants sans le moindre problème de sécurité.

                                Souvent nos voisins de travée sont supporters de l’équipe adverse et nous échangeons sourires et applaudissements à chacune des réussites de l’une quelconque des équipes.

                                Souvent ces supporters sont très largement alcoolisés, mais les violences verbales sont rarissimes.

                                Jamais un arbitre n’a été traité d’enculé. Jamais un joueur basané n’a été traité de singe.

                                Il m’est arrivé souvent, à la sortie du stade, d’aller boire un verre avec des supporters adverses. Cela s’appelle le respect de l’autre.

                                Je n’ai jamais aimé le foot, pour des raisons que je ne m’explique pas, ou que je me refuse d’admettre. Je vois un contraste énorme entre un sport pourtant intelligent et l’abrutissement intellectuel de la plupart de son public.

                                La vision des tribunes lors de la plupart des matchs de foot me donne la nausée.


                                • Antoine Diederick 28 août 2007 20:17

                                  Il n’y a qu’une solution pour « purifier » tout ce joli monde du foot : dès qu’une rencontre provoque de la violence dans et hors du stade, interdire les rencontres suivantes pour les clubs sportifs concernés.

                                  Cela va faire un super manque à gagner pour les clubs et les supporters vont connaitre une fameuse frustration.

                                  Ce sont les organisateurs qui doivent comprendre qu’ils doivent assainir et bannir les comportements de violence.

                                  Le deployement de forces de l’ordre coûtent chers à la collectivité...cela n’est pas normal.....


                                  • desperado 28 août 2007 21:47

                                    Le football est l’expression pleine et entière des dérives de notre société. Pour faire court, au sein de nos charmantes villes occidentales, on paie 11 abrutis pour en calmer 100.000. A tout prendre il vaut mieux en effet qu’ils se défoulent dans les stades que dans la rue...

                                    De façon plus globale l’imposture se situe à tous les niveaux ( liste pas du tout exhaustive) :

                                    - Imposture identitaire : on engage (au poids ?)des mercenaires exotiques censés représenter une entité urbaine ou nationale déterminée

                                    - Imposture sociale : la mise en avant des origines ethniques des joueurs permet de faire croire à certaines minorités qu’une intégration et une reconnaissance est en marche , de même que leur origines sociétales permettent de suggérer qu’une promotion par le sport est possible pour tous

                                    - Imposture politique : Il est tellement délicieux électoralement de s’approprier la victoire d’un club...

                                    - Imposture économique : Ou est le sport dans ces monstrueuses histoires de fric, de transfert, de droits, de produits dérivés etc. etc. ?

                                    - Imposture médiatique : le sport rapproche les peuples etc.etc. c’est à pleurer.

                                    - Imposture physique : qui peut croire que l’usage de la testorérone est le seul apanage des coureurs cyclistes ? Si l’on voulait être cohérent les seuls sponsors autorisés sur les terrains devraient être les laboratoires pharmaceutiques...

                                    - Imposture sportive : croyons nous vraiment qu’il n’y a qu’en italie ou les joueurs et les arbitres sont achetés ?

                                    Et j’en passe et des meilleures.

                                    Ce sport débile, son contexte, et les spectacles et débordements qu’il occasionne me dégoutent au delà du possible. Il s’agit purement et simplement d’un avatar abouti du mariage de la barbarie et du crétinisme.


                                    • ka 29 août 2007 01:05

                                      « Ce sport débile »

                                      Ce n’est pas le sport qui est débile mais certains parmi ceux qui le pratiquent et certains parmi ceux qui le regardent.

                                      Le football pour faire simple qu’est-ce que c’est ? Un sport collectif qui se joue sur un terrain avec un ballon, c’est-à-dire au départ un sport qui ne coûte pas cher puisque ça ne demande pas forcément un équipement important, qui développe l’esprit d’équipe et les règles ne sont pas trop compliquées et c’est ce qui en a fait un sport populaire. Mais comme toujours quand le fric s’en mêle c’est plus aussi beau, le business a détruit la nature du football mais même si l’esprit du jeu a un peu disparu la beauté du jeu reste.


                                    • maxim maxim 29 août 2007 00:00

                                      un sport que j’ai connu fête et dégenérant en guerre ..... où est donc le Racing Reims que j’avais vu alors adolescent au milieu des années 50 avec Just Fontaine le virtuose du terrain ,à cette époque où les spectateurs n’étaient pas parqués comme au zoo derrière un grillage ,et où il n’y avait qu’un flic de service qui regardait à bon compte la partie comme tout le monde .......


                                      • Alexeï 29 août 2007 08:35

                                        Je suis étonné de voir les réactions de certains internautes à l’article de Paul Villach : ce n’est pas du football dont il est question mais du comportement des prétendus supporters.

                                        Le football qui était au départ un sport de gentlemen s’est transformé au cours du XXe siècle en une pratique de masses pour lesquelles l’affrontement des équipes est devenu un substitut à la guerre.

                                        Cela est d’autant plus dangereux lorsque nos politiques de tous poils font de voyoux l’idôle d’un pays. Nul ne peut dire comment il aurait réagi à la place de Zidane : le drame est que le président de la république en a fait une icône à laquelle il ne faut pas toucher. Or, n’en déplaise aux supporters, Monsieur Zidane s’est comporté comme un voyou et a mérité la sanction qui lui a été infligée. Réagir comme l’ont fait nombre de politiques ainsi que les médias de masse constitue un appel à trangresser les règles qui nous permettent de vivre en société. Paul Villach, l’un de tes précédents article « Bonnet d’âne pour Zidane et le ministre » (de l’Éducation Nationale) est plus que jamais d’actualité.


                                        • cflorian 29 août 2007 09:28

                                          c’est fou comme certains se comportent sur internet comme d’autres dans des tribunes. c’est surement plus valorisant d’insulter à l’aide d’un clavier qu’au milieu d’une foule. mais au final l’attitude est la même, on méprise l’autre parce qu’il n’aime pas les mêmes choses que nous. on remplace juste « viola mierda » par « sport débile ». comme quoi les hommes sont tous les mêmes !


                                          • Démétrius 29 août 2007 14:57

                                            Je pense que vous faites allusion au commentaire de desperado un peu plus haut.

                                            Si tel est le cas, je crois que votre amalgame est pour le moins léger au niveau de la forme, et très limite au niveau du fond.

                                            En effet, et même si desperado n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, sa petite analyse a au moins le mérite d’être construite et argumentée.

                                            On ne peut malheureusement pas en dire autant en ce qui vous concerne.

                                            Au final aurait-il commis le sacrilège de toucher une de vos vaches sacrées, ou ètes vous une simple victime du potiquement correct ?


                                          • cflorian 29 août 2007 16:30

                                            une analyse construite et argumentée ? on peut débattre des arguments, encore faut il en donner et pas seulement des affirmations sans fondement qui sont tout sauf des analyses.

                                            passons sur « les 11 abrutis pour en calmer 100000 », rien à ajouter.

                                            « on engage (au poids ?)des mercenaires exotiques censés représenter une entité urbaine ou nationale déterminée » : on peut considérer les joueurs dans les clubs comme mercenaires, mais ils sont surtout des salariés comme les autres, et quel salarié refuserait de gagner 10 fois plus dans une plus grosse boite ? nous sommes tous des mercenaires à partir du moment ou ne nous sommes pas bénévoles. se vendre au plus offrant est la base de l’économie de marché dans laquelle nous vivons. pour ce qui est de représenter une entité nationale, on n’engage pas n’importe qui mais des joueurs nationaux. ils représentent donc leur pays et quasi bénévolement (en comparaison avec leurs autres gains).

                                            « la mise en avant des origines ethniques » : ceci n’interesse que les politiques et les médias, et les supporters racistes. pour ceux qui suivent le foot, l’origine ethnique ou sociale n’est qu’un détail, une anecdote comme de savoir sa situation matrimoniale, sa voiture, la musique qu’il écoute...

                                            « Il est tellement délicieux électoralement de s’approprier la victoire d’un club » : la récupération politique est une habitude de notre pays, et elle n’est malheureusement pas exclusive au foot.

                                            « Ou est le sport dans ces monstrueuses histoires de fric, de transfert, de droits, de produits dérivés » : c’est sur que l’on parle beaucoup plus d’argent que de sport, surtout en cette période de transfert et dans un pays ou l’argent est sale et le sport secondaire. le sport n’est pas incompatible avec l’argent, il y a encore plus d’argent dans d’autres sport : golf, tennis, basket, formule 1...

                                            « le sport rapproche les peuples etc.etc. c’est à pleurer » : le sport permet surtout la rencontre des peuples, et parfois cela ce passe mal. mais comparé au nombre de rencontres internationales et aux déplacements de personnes dans des pays étrangers, les incidents sont rares. on peut le voir lors des événements planétaires (jo, coupe du monde) et bientot pour la coupe du monde de rugby. les supporters de foot sont peut être des boeufs, mais ils connaissent beaucoup mieux l’europe que de nombreux intellectuels.

                                            « croyons nous vraiment qu’il n’y a qu’en italie ou les joueurs et les arbitres sont achetés » : accusation sans preuve. les arbitres ne sont pas excellents, et il est fort possible que dans dans d’autres pays que l’italie (espagne), les pressions existent. les clubs ont déjà du mal à payer leurs propres joueurs, alors payer les autres ! il est vrai qu’en regardant la ligue 1, on a parfois du mal à savoir dans quelle équipe jouent certains joueurs !

                                            « qui peut croire que l’usage de la testorérone est le seul apanage des coureurs cyclistes » : le dopage existe surement dans le foot, pas de testostérone qui ne servirait pas à grand chose, mais plutot des compléments de récupération.


                                          • Démétrius 29 août 2007 18:34

                                            J’avoue ne pas trop comprendre votre réaction. Je vous ai lu attentivement et vous me semblez en définitive assez en phase avec desperado sur le fond.


                                          • Footix_le_gaullois 7 juin 2009 23:46

                                            A propos de ton article du 29/08/07 a 16h30 (je sais ca date putain !)
                                            Comme mon pseudo l’indique je sui un supporter simple et moyen qui s’interrese au foot depuis 1998 et qui supporte Lyon alors qu’il y connait que pouic au championnat de France et a la LDC. Par contre je sais ce qu’est un debat et je vois que tu fais partie des rares qui ont tout compri.
                                            Cordialement a toi, briseur d’idees recues et pourfendeur de mauvaises fois.


                                          • LE CHAT LE CHAT 29 août 2007 09:57

                                            Excellent reportage ,ces hordes de casseurs remplis de bière et de haine sont un véritable problème auquel il faut donner une réponse musclée afin d’éviter d’autres drames dans notre pays , comme encore récemment aux abords du PSG . Calais et Boulogne sur mer ont eu beaucoup de vitrines brisées lors de passages de suppOrters anglais ....


                                            • slide 29 août 2007 10:30

                                              Un proverbe Anglais dit que « le football est un sport de Gentlemen joué par des vouyous ». Votre article complète par « supporté par des voyous ». On pourra s’étendre sur l’influence de la Bière dans ce comportement, c’est curieux que d’autres sports, dans lesquels les règlements sont plus rigoureux, pour lesquels une discussion de l’arbitrage mène illico presto dehors, n’influencent pas le même comportement.

                                              Le gros défaut du football, c’est son côté machiavélique, cynique, irrespectueux, désordonné, où la discussion et l’influence de l’arbitre font partie du jeu. Et la fermeture de l’UEFA et de certains membres de la FIFA au progrès vers un arbitrage moins discutable (donc moins discuté ?) participe à cette dégradation. M. Platini, en refusant la video pour aider l’arbitrage, ne va pas dans le bon sens.


                                              • stephanemot stephanemot 1er septembre 2007 11:34

                                                La qualité des infrastructures joue. Pour la finale de la C1 en 1981 (LFC-Real Madrid), je m’étais retrouvé dans le kop de Liverpool, au milieu d’une meute avinée beuglant à tue-tête mais confortablement assise à l’ombre du Parc des Princes. Au Heysel, les fauves étaient parqués debout pendant des heures en plein soleil. Aujourd’hui, les stades de L1 ne sont clairement pas adaptés à un public familial.

                                                Concernant l’entretien du climat de haîne, une saine pédagogie s’impose avec l’ensemble des acteurs, en particulier les dirigeants mais pas seulement : la rivalité PSG-OM a été artificiellement exacerbée alors que Tapie et Denisot s’entendaient comme larrons en foire. Les media ont leur rôle à jouer en sortant du registre guerrier et en se focalisant sur le jeu et le sport.


                                                • Footix_le_gaullois 7 juin 2009 23:37

                                                  DANTONcul, tu fais l’effet sur ce forum d’un etron sur un nid de rose. Ton article sur ce forum date d’il y a presque deux, tu etais un minable et j’espere que tu as murri depuis.

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