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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Sur mon vélo elliptique

Sur mon vélo elliptique

Régime sans selle

À la sueur du front …

La sédentarisation nous conduit à de bien étranges pratiques. Le sportif que j’étais n’est plus : il a pris du tour de taille tout autant qu’un embonpoint qui ne peut se cacher. Il ne foule plus les terrains de sport ; la carcasse a quelques séquelles des années de rugby si bien que la course à pied est une pratique déraisonnable et traumatisante. La bicyclette suppose du temps tout autant que la prise de risque quand il s’agit de sortir de la ville. Je me suis donc résolu à pratiquer le sport domiciliaire, usant par là-même d’un de ces engins de torture qui font la fortune des magasins spécialisés.

Chaque matin ou presque, je me consacre donc à cette souffrance épouvantable qui me laisse transpirant et soufflant, les jambes en coton et le palpitant battant la chamade. Pourtant, avant que de descendre de mon fier étalon, il en fallut bien des pensées, des rituels, des conditions pour atteindre à ce merveilleux supplice.

Il convient tout d’abord que l’horizon temporel soit dégagé. On ne se lance pas impunément dans ce martyre si on ne dispose pas d’assez de temps pour aller jusqu’au bout du chemin de croix. Il est des jours où la raison impose de repousser l’épreuve afin de ne pas arriver en état de décomposition à un rendez-vous ou bien une obligation.

Puis il est raisonnable de préparer le terrain, de faciliter le pendant tout autant que l’après. Pour ma part, le rasage s’impose avant afin de ne pas me couper par la suite. Un détail pour vous sans doute, mais une mesure de prudence qui ne suppose aucune dérogation. Naturellement la douche matinale sera ipso facto différée ; elle s’imposera d’elle même au terme de la prochaine festivité vélocipédique immobile.

Le lavage de dents est pour moi primordial parce que je ne peux me lancer dans l’aventure sans prendre mon petit déjeuner. Je sais que beaucoup ne peuvent agir de la sorte mais souffrance sans rien dans le ventre est pour moi impensable. Je n’ai jamais agi autrement, y compris lorsque je battais la campagne à la poursuite de la forme. Désormais ce sont les formes que je combats dans un duel si inégal que j’en sortirai toujours défait.

Tous ces préliminaires accomplis, il convient de partir du bon pied et surtout de la bonne oreille. Une heure en tête-à-tête avec moi-même, perché sur ma machine, exige le choix d’une tranche horaire qui m’assure une émission radiophonique acceptable. J’aime que l’on me parle quand je transpire et que je suis à la peine. La musique m’est de peu de secours. France Culture est alors le compagnon idéal, pour fixer mon attention sur autre chose que ma stupide souffrance.

Hélas, l’illusion n’est pas garantie de réussite. Le début de l’exercice est une longue montée des douleurs. Bien vite, le souffle vient à manquer ; le compte à rebours avance à la vitesse d’une tortue, partie pour sa traversée du désert. Ce décompte frise à l’obsession, :je ne vois que lui, je ne pense qu’à lui. J’ai beau me promettre de ne pas poser les yeux sur le tableau de bord, je ne peux y parvenir plus de trente secondes.

Il convient de faire contre mauvaise fortune bon cœur et se focaliser alors sur des données périphériques. La vitesse de pédalage, les calories dépensées, la difficulté programmée et autrefois le rythme cardiaque. J’ai depuis longtemps renoncé à m’enquérir de mon palpitant. Je le sens ; je veux être le seul à doser mon effort et je n’ai que faire d’un capteur désagréable et encombrant. Je risque peut-être de le payer un jour, je n’en ai cure !

Au terme des dix premières minutes, le rythme est pris, la cadence conséquente. C’est alors que l’état de forme du jour me permet de me fixer des défis, des objectifs, des résultats à atteindre. C’est parfaitement ridicule : ça ne change presque rien en vérité mais c’est ainsi. La bête a besoin d’avoine pour aller plus loin. Je ne déroge pas aux motivations de mes amis les bourriques. J’évite cependant d’évoquer la carotte. Quand je monte ensuite sur la balance, le changement est infinitésimal et je me jure alors de ne plus recommencer.

La première moitié est pénible, la seconde partie est un cap à franchir pour entrevoir la sortie du tunnel. C’est là que j’accélère toujours le rythme. Je suis parfois gagné par une euphorie démente que je déplorerai ensuite toute la journée. Mais peut-on se changer dans pareil exercice ? La raison n’a jamais été mon fort !

Il me faut m’accrocher à l’émission, à mes savants discoureurs. Le cerveau manque sans doute d’oxygène, la sueur coule à flots ; si je ne parviens pas à accorder de l’attention à la radio, le fin sera épouvante. Si d’aventure c’est le cas, je ne sais plus que faire de mes mains, je change fréquemment de position, d’allure et d’objectif. Je cogite et, plus je cogite, moins je suis. Décidément, nos grands penseurs nous auraient menti !

Quand surviennent les dix dernières minutes, il faut refréner l'enthousiasme de l’énergie du désespoir. Plus je parviens à le canaliser, mieux s'achèvera la séance. Hélas, bien vite je tombe dans le délire, me fixant des progressions effrénées. Ma cadence augmente furieusement : je passe dans les filières lactiques. Heureusement que je n’ai plus le capteur cardiaque. Je cours après ma jeunesse oubliée. C’est parfaitement débile …

Le décompte annonce les cinq dernières minutes. L’inspecteur Bourrel va dénouer le drame ; le mien risque de se nouer sur mon engin. Je dégouline, je suis au-delà de mes limites, je pousse plus loin la déraison. C’est les yeux rivés sur le compteur que j’achève cette heure qui n’en finit plus. Quand l’appareil annonce la fin de la souffrance c’est la délivrance, un bonheur immense !

Alors, il convient de regagner lentement une apparence humaine. Je suis trempé, dégoulinant, hirsute. Il n’est pas question de plonger sous la douche dans cet état. Il me faut attendre, recouvrer aspect humain, m’éponger et reprendre souffle. Je retrouve mon ordinateur, il est le témoin de ce retour au calme. Il a bien du mal à me reconnaître.

Puis, la fontaine sudorale ayant cessé de couler, je peux pénétrer dans la salle de bain. Je fais ma petite lessive : un nouveau rituel hérité des longues épopées cyclistes d’autrefois. Enfin, la douche devient réparatrice, bienfaisante, apaisante. J’ai échappé une fois encore à cette folie ; je n’ai pas laissé ma santé dans ce délire. Demain sera un autre jour ; recommencera alors cette pratique qui ne dit rien de bon sur ma santé mentale.

Sportivement vôtre.

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31 réactions à cet article    


  • juluch juluch 9 décembre 2016 11:58

    Ha ! Ha ! Ha ! smiley


    pardon........  smiley

    C’était plus fort que moi.....  smiley

    le sport sans un régime convenable qui élimine tous se qui est gras et sucré et salé ne sert à RIEN Nabum croyez moi....je pratique du sport depuis des décénnies.

    supprimez la semaine les plats gras, la charcutaille (c’est dur !) et manger peu de fromage. Pas de galettes et utilisez du sel pauvre en sodium pour le palpitant..

    Le WE manger normalement.

    Un super conseil, allez dans un club de sport si vous n’avez pas le courage de faire seul et faites vous conseillez et coacher.
     smiley

    perso quand je fais du vélo apres la séance de muscu je met les écouteurs et en avant le Métal....sans ça c’est pas la peine ! smiley

    je cours également et je m’entraîne de temps a autre avec une de mes filles aux arts martiaux.

    plus on prends de l’age plus s’est problématique.
     smiley
    Allez régulièrement au Cardio et faites vous conseiller, c’est son boulot, faite également un test à l’effort....


    voilà, voilà,

    En tout cas votre article et un régal et j’ai bien rigolé......c’était enthousiasmant à lire !

    • velosolex velosolex 9 décembre 2016 12:40

      Mettez tous ces capteurs à la poubelle, ce sont les mêmes leurres que l’on installe dans les courses de lévriers pour les faire courir. Il faut savoir écouter son cœur, que ce soit sur un vélo, et au delà. 

      Je dis cela en philosophe, mais dés que je monte sur ma bécane, une frénésie étrange me prend et mes bielles se mettent en charge, aspirant les kilomètres d’asphalte, et me transposent sur les ailes de l’ange, et je garde un œil fasciné sur les chiffres de ma vitesse moyenne. 
      Je me souviens encore comme si c’était hier du petit vélo que mes parents m’avaient offert pour mes trois ans . De marque « Sauvage Lejeune » la bien nommée. 
      Dés lors que je découvris la liberté vélocipédique, la vie pour moi fut toujours nimbée de cet espace extatique. L’absolu ne pouvait être qu’équipé d’un pédalier et d’un guidon !....Quel que soit les malheurs qui pourraient m’arriver, mon vélo serait toujours là pour me prendre en charge.
      « Avoir un vélo, c’est bien mieux qu’une blonde ! », serais-je tenté de dire, mais ce serait mentir. Et faire offense à ma compagne qui m’accompagne depuis si longtemps sur les chemins de hasard. Peut être un de ces jours vous parlerais je des joies du tandem. Les gens ne vous voient ainsi pas de la même façon, selon votre engin de locomotion. Ils projettent en vous la sympathie qu’ils ont de l’engin,ou leur détestation. Les décibels de ma moto par exemple et le port du casque me coupent un peu du monde, mais qu’il est bon de mettre parfois les gaz, et de chercher la trajectoire parfaite. Un proverbe dit qu’il ne faut jamais rouler plus vite que son ange gardien. Un conseil utile aussi aux cyclistes. C’est la nature de vos moyens qui doit nous guider. L’important étant de garder son équilibre, en continuant d’avancer, tout en prenant du plaisir,...Une école de vie.. 

      • C'est Nabum C’est Nabum 9 décembre 2016 13:13

        @velosolex

        C’est ce que j’ai fait
        je me moque des données mécaniques

        je suis à mon écoute

        et pas vraiment lévrier


      • Abou Antoun Abou Antoun 9 décembre 2016 20:28

        @velosolex
        Les décibels de ma moto par exemple et le port du casque me coupent un peu du monde, mais qu’il est bon de mettre parfois les gaz, et de chercher la trajectoire parfaite.
        C’est vrai mais sur la route tous les motards sont vos amis. En moto, même pas peur de rester en carafe sur le bord de la route. Le premier motard qui passe s’arrête (et je fais la même chose).


      • velosolex velosolex 9 décembre 2016 22:51

        @Abou Antoun
        Pareil pour le vélo, un même passion entretient tout de suite une promiscuité. J’ai eu des amis qui ont duré dix kilomètres, l’espace entre deux deux changements de direction, un temps suffisant pour se connaitre et se tutoyer.. Les politiques me direz vous parviennent au même résultat, entre deux partis, mais on sait ce que cela vaut en démagogie et en mensonges

        Reste qu’il y a beaucoup de point commun entre vélo et moto. Au début, la moto n’est qu’un vélo qu’un inventeur équipa d’un moteur...Ce n’est pas pour rien que les anglais dénomment les cavaliers d’un même patronyme : Rider.....Il faut aimer les grands espaces, l’ivresse de l’équilibre sur deux roues, le lent basculement dans la descente en haut du col.
         C’est sans doute dans les descentes que les deux engins peuvent surfer ensemble, le moment où le cycliste n’a plus besoin de pédaler pour avancer, mais doit juste relever sa pédale, et la jambe, pour mieux passer le virage sans freiner...Ce sont des pratiques d’anticipation, et des écoles de réflexe, où l’erreur et la témérité se payent cash...Je frémis en voyant ces jeunes cons en collant au cul des bagnoles.
        Pour moi, la pratique de ces deux engins remonte très loin dans le temps, et aux années de ma jeunesse. Des pratiques de liberté qui m’ont sans doute assez étalonné pour que j’en retrouve le sens dés que j’enfourche un cadre. 

      • Abou Antoun Abou Antoun 9 décembre 2016 23:28

        @velosolex
        Pour moi, la pratique de ces deux engins remonte très loin dans le temps, et aux années de ma jeunesse.
        J’ai plus de cinquante ans de pratique, mais je suis loin d’être le seul. J’adapte ma conduite, ce qui fait que dans le jargon je suis maintenant perçu comme un ’poireau’. Qu’à cela ne tienne, Madame aime enfourcher aussi et nous partons pour des voyages au très long cours. Jusqu’à quand ?


      • juluch juluch 9 décembre 2016 12:47

        Faire du vélo en exterieur et bien mieux mais bien plus périlleux.


        Je m’étais essayé sur Marseille et les alentours en grande banlieue dans le 12 e....pffuu !

        Dangereux !

        J’ai vendu le vélo cet été !

        • C'est Nabum C’est Nabum 9 décembre 2016 13:14

          @juluch

          Je dispose des levées de la Loire

          Mais seul, c’est un peu lassant


        • hervepasgrave hervepasgrave 9 décembre 2016 13:53

          Bonjour,

          J’aime cet article,il me fait rire et pleurer à la fois.Avec quelques difficultés physique et mécanique j’ai bien essayé cet engin qui trainait chez moi .Qui normalement devait servir a ma femme.Un objet devenu poussiéreux et encombrant.Étant en arrêt chez moi ,ma femme me disait fait un tour ,emmène la chienne cela te fera du bien !la forêt est à côté Oui !Oui ! ni l’un ni l’autre emprisonné ou en extérieur rien n’est vraiment bénéfique ,il faut pour cela le faire naturellement.Après les motivations sportives ou pour certain(ne(s maigrir,voir se maintenir en forme, est-ce vraiment la bonne chose quand c’est une obligation ,voir une punition que l’on s’impose ? Le résultat est a démontrer sur l’état d’être.Mais ils risquent pour vendre cela d’être de foutu menteur,sont de foutu menteur. Si nos performances et notre maintient au top ,n’est du qu’a l’effort. L’un par obligation de travail ,l’autre pour rester performant.bof ! cela n’a pas de sens des que cela s’arrête c’est foutu !
          Pour revenir sur cet engin ,j’ai bien essayé ,mais je me suis retrouvé comme un con a pédaler en regardant par le fenêtre ? Vraiment quel con je suis.Et oui ici vouloir espérer quelque chose sans oxygène que l’air d’une pièce.devant un décor statique ! C’est sans nom et d’une imbécilité sans nom. Alors même si l’on se dit que c’est une perte de temps pour aller faire un jogging a l’extérieur, simplement d’y aller et même en abandonnant sur le trajet aller (a pied),c’est déjà en soit bénéfique, tout est une histoire d’oxygénation.
          tout cela est pallier par quelques envies imprévus,de faire un tour ,car là c’est bien plus bénéfique au corps et a l’esprit. Fais en plus souvent des articles comme cela,Cela laisse a réfléchir,pas de trop des fois que le carafon s’échauffe.


          • velosolex velosolex 9 décembre 2016 15:19

            @hervepasgrave
            Le vélo d’appartement est au vélo de route ce que la masturbation est au rapport de couple. C’est vrai, certains s’en contentent...La seule justification valable de la pratique de la bicyclette est celui de la rencontre avec le plaisir.

             La bande, papa, ça ne se commande pas, comme disait Brassens. Si vous ne voyez que torture là où pour d’autres l’exercice est synonyme de joie et de découverte, laissez tomber, trouvez votre graal ailleurs. La course à pied qui semble vous convenir. Attendu qu’un exercice ne vous fait du bien au corps que s’il rentre en symbiose avec votre esprit, comme une pièce de puzzle. 
            D’où viennent ces apétences, et ces rejets ?...,Sans doute de l’enfance aussi. Je ne sais pas si Freud faisait du vélo. En tout cas Zola adorait, et Wells aussi. Très tôt l’engin milita pour la femme, et continue d’ailleurs à le faire. Il y a bien sûr le film « Wajda », qui est passé sur arte et qui est une perle, que dis-je, un chef d’oeuvre. Et puis sur le net, les confirmations pleuvent : Le vélo continue à être révolutionnaire : 
            Irak : une jeune femme à vélo brave les tabous à Bagdad - La ...
            J’avais il y a quelques temps écrit un article sur la rencontre du cinéma et du vélo

          • velosolex velosolex 9 décembre 2016 15:28

            @hervepasgrave
            Et puis il y a l« les petites reines de Kaboul »....

            Afghanistan : les petites reines de Kaboul | ARTE Info

          • C'est Nabum C’est Nabum 9 décembre 2016 15:52

            @hervepasgrave

            Faut-il en rire ? Faut en pleurer ?

            L’essentiel est de rester en vie, de se moquer de soi et de ne pas se prendre au sérieux

            Quant au vélo, réglons lui son compte :

            Le vélo en questions


            Peut-on changer de braquet devant une banque ?

            Un cycliste au régime doit-il toujours rester en danseuse ?

            Mais où trouve-t-on des rayons de bicyclette dans un super-marché ?

            Peut-on circuler entre les rayons à vélo ?

            Est-il possible de tenir un guidon comme un manche ?


            Comment un manchot doit-il s’y prendre pour tourner ?

            Un ouvrier peut-il avoir un vélo avec cadre ?

            Tous les vélos supportent-ils le porte-bagage ?

            Peut-on commander une bicyclette par pneumatique ?

            Comment écraser la pédale sans être taxé d’homophobie ?


            Est-ce que rouler en peloton autorise les gestes déplacés ?

            Le vélo n’est-il pas parfois à lui seul un porte-bidon ?

            La béquille peut-elle vous éviter d’avoir de mauvaises jambes ?

            La lanterne rouge remplace-t-elle le catadioptre ?

            Comment faire une bordure en tricotant ?


            Peut-on passer sur un nid de poule les mains sur les cocottes ?

            Que risquait celui qui l’a échappé belle ?

            Pourquoi ne roulent-ils pas en éventail quand il fait trop chaud ?

            Est-ce normal que celui qui manque de ressort finisse par faire l’élastique ?

            Avoir un coup de fringale vous met-il l’estomac dans les cale-pieds ?


            N’y a-t-il pas quelque chose qui ne tourne pas rond quand un coureur rentre dans les roues ?

            En tandem doit-on toujours se tourner le dos ?

            Suce-t-il les roues pour éviter les crevaisons ?

            Faut-il être dans la lune pour faire un soleil sur son vélo ?

            Pourquoi ont-ils tous un coup dans la musette ?


            Les draisiennes étaient-elle fabriquées à la chaîne ?

            La roue libre a-t-elle rompu sa chaîne ?

            Un marchand de vélos a-t-il pignon sur rue ?

            Une dynamo est-elle compatible avec le développement durable ?

            Qu’est ce qui peut regonfler un cycliste victime d’un coup de pompe ?


            La gaine reste-t-elle à la mode chez les cyclistes ?

            La rustine est-elle une innovation qui a percé ?

            Un champion est-il contraint de prendre une musette à chaque ravitaillement ?

            Pouvez-vous m’envoyez un câble, je n’ai plus de frein ?

            Peut-on changer de patin sur le verglas ?


            Peut-on se reposer sur une chambre à air ?

            Le facteur à vélo porte-t-il les pneumatiques ?

            La sonnette du vélo du facteur a-t-elle un joli timbre ?

            Faut-il un pignon fixe pour pratiquer le sur-place ?

            Un cycliste peut-il garder ses sacoches sous les yeux ?


            Combien faut-il casser de rayons pour faire un soleil ?

            Faut-il être lessivé pour monter dans la voiture balai ?

            La bicyclette est-elle pour elle ?

            Le vélo est-il macho ?

            Réserve-t-on des pistes aux cyclistes parce que la route est une jungle pour eux ?


            Bicyclement vôtre.


          • hervepasgrave hervepasgrave 9 décembre 2016 16:28

            @velosolex
            Bonjour je n’en attendais pas moins d’un vélo à moteur solex.


          • astus astus 9 décembre 2016 17:37

            Nabum a dû péter un câble comme l’on dit, un câble de vélo bien sûr, mais c’est très drôle et l’on en redemande...


          • hervepasgrave hervepasgrave 9 décembre 2016 16:40

            Bonjour,
            J’étais bien moins sévère que tu ne l’imagines ! Je reconnais que je fais désordre.Et puis je n’ai pas précisé que quelques décennies avant je partais régulièrement le matin pour ne rentrer que tard le soir en sortie vélo.Et qu’il m’arrivait bien souvent de rentrer de nuit,car je n’avais pas estimé les distances (insouciance de jeunesse)Ou quand encore plus jeune quand j’ai passé mon apprentissage, je n’avais qu’un demi-course avec un étroit porte bagage ,pour transporter ma grosse caisse de menuisier d’un autre âge et d’un poids qui aujourd’hui effraierai bon nombre de personnes. C’était simplement cette histoire de vélo d’appartement et du temps que l’on s’accorde là et non pas ailleurs.


            • C'est Nabum C’est Nabum 9 décembre 2016 17:00

              @hervepasgrave

              Pendant que je me torture j’écris mentalement le prochain billet


            • hervepasgrave hervepasgrave 9 décembre 2016 20:00

              @C’est Nabum
              Aie ! aie ! tu cherches la bagarre ? Mais si cela te libère l’esprit c’est déjà un bienfait ! par contre ouvre grand la fenêtre je ne voudrais pas que tu t’ asphyxies ! Ou alors le billet vas être chaud de chez momo comme disent les jeunes. 


            • hervepasgrave hervepasgrave 9 décembre 2016 20:29

              @hervepasgrave

              Bon je vais t’achever ou donner de l’élan a ta carrière « le poupou des billets doux ! » voila un sujet qui devrait te donner de l’air. Fais nous donc un article sur l’Europe ,car pour les uns c’est une bonne chose et les autres une chose abominable. J’ai bien une idée intelligente ,mais il va falloir que tu accélères sur le pédalier. Pour défendre le nationalisme tant abimé ne faudrait -il pas une Europe unis des peuples ? chacun chez soi, mais tous ensemble.Cela parait normal dans ce monde qui se divise en grands groupes. Il y a de quoi débattre ,mais qui en parle ?? personnes et surtout pas les gens qui se positionnent politiquement.Alors pédale vite car les murs ont des oreilles et les idées manquent. Je te gâte non ?


            • C'est Nabum C’est Nabum 9 décembre 2016 22:43

              @hervepasgrave

              Il l’est


            • Sergio Sergio57 9 décembre 2016 19:03

              Et bien moi je fais plutôt du rameur, et c’est du haut niveau ! J’ai un super coach perso qui m’en fait faire tous les jours de façon intensive du lundi au vendredi. Faut voir comac i’m motive, « aller plus vite, plus fort, encore .... ». En fait, tous les jours jeRAAAHME

              AU BOULOT


              • C'est Nabum C’est Nabum 9 décembre 2016 22:45

                @Sergio57

                Je rame assez dans la vie


              • Sergio Sergio57 10 décembre 2016 00:00

                @C’est Nabum


                Il n’y pas de soucis en ce qui vous concerne, j’imagine bien que vous ramez comme beaucoup d’autres, et dans ce cas, l’humour ça aide un peu

              • Sergio Sergio57 10 décembre 2016 00:02

                @C’est Nabum


                Au fait pour l’humour, je parlais du votre

              • supradine 9 décembre 2016 19:29
                Eh bien Nabum, c’est la grande forme chez vos neurones, et c’est ce qui compte, même si la carcasse souffle et souffre un peu...

                Autant j’aime marcher en forêt de préférence, avec bâtons de marche nordique pour me propulser, autant je peine à vélo, je ne supporte que le plat, sans vent, par beau temps, en vitesse de croisière, c’est à dire tranquille ! A chaque fois que je pense à l’achat d’un vélo d’intérieur pour les jours de pluie, une petite voix me dit qu’il va rester dans le garage. Alors vive la gym, en groupe avec les copines.

                Continuez à cogiter sur votre vélo, je me régale de vos écrits à chaque fois

                • C'est Nabum C’est Nabum 9 décembre 2016 22:47

                  @supradine

                  Je cogite donc je sue

                  On ne peut dire mieux


                • berry 10 décembre 2016 06:56

                  @C’est Nabum
                  Vous pourriez faire des concours de t-shirt mouillés avec Manuel Valls.
                   
                  https://fr.news.yahoo.com/rochelle-valls-mouille-vraiment-chemise-120200485.html
                   


                • C'est Nabum C’est Nabum 10 décembre 2016 09:28

                  @berry

                  Voilà bien un individu avec lequel il est hors de question de faire quoique ce soit

                  je tiens trop à ma dignité


                • L'enfoiré L’enfoiré 10 décembre 2016 10:06

                  Bonjour Nabum,


                   Je ne sais si ce billet vous réconciliera avec le sport sur deux roues ou sur deux pattes.
                   Le plus marrant j’y parle d’un de vos billets..
                   Allez je vous laisse, aujourd’hui, il fait plutôt gris.
                   Alors j’hésite... jogging ou vélo.

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