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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Balades en Bretagne : Au pays du granit rose

Balades en Bretagne : Au pays du granit rose

Nombreuses sont les possibilités de balades sympathiques et spectaculaires sur la Côte de granit rose. Voici deux circuits qui permettent d’en découvrir quelques-uns des sites les plus séduisants, de la charmante station balnéaire de Trégastel aux emblématiques chaos de Ploumanac’h, sur le territoire de la commune de Perros-Guirec. Un conseil : ne surtout pas oublier l’appareil photo !

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Trégastel : l’île Renote

Il y a tellement de lieux à découvrir, notamment à marée basse, que le temps passe très vite lorsqu’on se balade sur cette magnifique Côte de granit rose. Il est donc conseillé de ne pas prévoir de trop longues distances à parcourir si l’on veut explorer les chaos de rochers, se perdre dans les diverticules mystérieux, ou aborder des îles seulement accessibles lorsque la mer s’est retirée. Sans compter, aux beaux jours, le temps d’une éventuelle baignade dans des eaux dotées, ici et là, de superbes plongeoirs naturels faisant office, après le bain, de parfaits solariums. D’où l’intérêt de proposer ici deux courtes balades qui, pour les plus endurants ou les plus boulimiques d’espaces, peuvent fort bien se combiner pour n’en faire qu’une.

LA PREMIERE BALADE, d’une longueur d’environ 13 km, débute sur le parking de la plage de Tourony. On est là sur la commune de Trégastel. Avant de partir, sac au dos et chaussures de randonnée aux pieds, on va évidemment profiter pleinement du coup d’œil sur le site : une séduisante anse parsemée de nombreux rochers roses dominés en arrière-plan, sur l’Île de Costaerès, par un château néo-gothique construit à la fin du 19e siècle par le mathématicien polonais Bruno Abakanowicz.

Direction sud-est, vers le pont qui enjambe le vallon entre l’étang du Grand Traouiéro et l’anse de Ploumanac’h. Sur la chaussée, l’ancien moulin à mer Milin Glaz (le moulin bleu) a été restauré et peut être visité en été. On ne traverse pas le pont, mais on s’engage sur le chemin qui longe la rive ouest de l’étang. Un peu plus loin, on quitte l’étang en prenant le chemin qui monte sur la droite. Direction, à 800 m de là, la modeste chapelle de Saint-Golgon, dédiée à deux martyrs, les officiers romains Gorgon et Dorothée, coupables aux yeux de Dioclétien de n’avoir pas renié leur foi chrétienne. La chapelle passée, l’on se dirige ensuite plein ouest vers l’anse de Golven, moyennant environ deux kilomètres d’une marche plaisante mais sans intérêt particulier.

On reprend contact avec le sentier côtier dans l’anse de Golven que l’on suit sur la rive nord-ouest en longeant de petites dunes. À compter de ce moment, c’est le GR 34 qui sera suivi jusqu’au terme de la balade.

Après quelques centaines de mètres, le sentier bifurque vers le nord le long de la plage de Toul Bihan (jolie vue sur l’île Tanguy et la côte de la presqu’île de Landrellec). Au bout de la plage, un grand chaos de blocs granitiques sépare celle-ci d’une autre plage, petite mais très prisée, la plage des Curés, adossée au quartier du Haren. Celle-ci contournée sur une portion de sentier rocheuse, l’on débouche sur une nouvelle plage : la Grève rose, exposée plein ouest. Non loin de là, passé la pointe, le rivage est désormais tourné vers le nord. Nous sommes maintenant sur la Grève blanche. Le lieu est particulièrement fréquenté en été. Et cela non seulement pour la baignade, mais aussi, à marée basse, pour l’accès facile à plusieurs îles de l’archipel de Trégastel, et notamment la bien nommée Île aux Lapins et l’Île de Seigle, respectivement situées à 400 m et 500 m du rivage.

Au bout de la plage, le sentier s’élève en direction du nord vers un autre chaos de roches, offrant de superbes vues sur les îles et, pour les amateurs, des solariums naturels très appréciés. À la pointe, ce sont de spectaculaires plongeoirs, tout aussi naturels, qui s’offrent aux baigneurs en quête de sensations lorsque la marée est suffisamment haute. De là, très belle vue sur le site de Coz Porz et, vers le nord, sur d’autres îles de l’archipel : Île Ronde, le Dhu, le Dé, et de nombreux autres rochers qui se découvrent à marée descendante.

À Coz Porz (le mauvais port, et non le vieux port comme il est souvent dit à tort) se situe la plus ancienne plage aménagée de la commune, avec ses cabines en bois alignées le long d’une digue promenade construite en 1910. En réalité, le site n’a plus grand chose à voir avec ce qu’il était autrefois, au temps des maillots de bain qui descendaient jusqu’aux genoux et s’ajustaient aux épaules par de seyantes bretelles façon marcel. Entre un décor d’hôtels-restaurants modernes et une piscine couverte d’une large dalle piétonne, Trégastel a bien changé pour s’adapter au tourisme de notre temps. Mais la vue sur les îles est restée la même et continue de séduire tous les visiteurs du lieu, de nombreux vacanciers cédant à la tentation d’aller explorer l’Île Ronde, facilement accessible depuis le rivage.

Dans la partie nord-est de la plage, un chaos s’invite même sur la plage, et entre deux baignades, les estivants tentent d’y découvrir les formes caractéristiques de La sorcière et de La tête de veau. Tout à côté, deux courtes jetées rappellent que Trégastel fut un temps un modeste port de pêche. L’un des deux ouvrages sert encore d’embarcadère pour les vedettes à destination des Sept-Îles où l’on peut observer d’impressionnantes colonies de cormorans, de fous de bassan, de guillemots ou de macareux.

300 m plus loin, au Beg ar Vir, le sentier zappe cette pointe occupée par une grande maison de villégiature close de murs. Rien n’interdit toutefois aux plus curieux ou aux plus sportifs d’en faire le tour par les roches. Jolie vue en direction des îlots du et du Gouffre.

Précisément, l’on aborde maintenant la belle plage de Toul Drez d’où il est très facile de partir explorer à marée basse le , à la forme si caractéristique, et le Gouffre, où les blocs de granit cachent des petites garennes de pelouse très séduisantes. Longue de 800 m, la grève de Toul Drez s’étire à l’ouest de l’Ïle Renote. Au bout de cette dernière (en réalité une presqu’île depuis 1885 et la construction d’une chaussée carrossable), superbes pelouses parsemées des rochers aux formes parfois étonnantes. À la pointe de Castel Menguy, belle vue sur l’Île de Costaérès et les empilements roses de la côte de Ploumanac’h dominés par le phare de Men Ruz. À ne pas manquer sur place : la Boule, coincée dans les blocs rocheux, et la Palette du peintre nantie, comme il se doit, de l’orifice destiné au pouce.

Le retour vers l’entrée de l’Île Renote ramène au contact de Trégastel. Au fond de l’anse, le GR 34 s’écarte un moment du rivage à la hauteur de la plage des Goélands, mais à marée basse, il est possible – et plus agréable – de rejoindre sans difficulté la plage de Sainte-Anne en marchant sur la grève. Au bout de cette dernière plage, à hauteur du Tennis-club de Trégastel, le sentier remonte vers le nord en longeant la baie de Sainte-Anne en bordure d’une zone de marais salé où poussent des salicornes. Un bois de pins et de cyprès parsemé de blocs de granit prend le relais le long de la plage de Ty Néouis. Un dernier coude vers l’est ramène, en longeant la plage Quo Vadis et son large panorama, vers la plage de Tourony. Dommage qu’il n’y ait pas là une petite buvette ! 

LA DEUXIEME BALADE, encore plus spectaculaire, est limitée à 8 km de longueur. Elle débute sur le port de Ploumanac’h, particulièrement apprécié des plaisanciers britanniques pour son charme indéniable et la sûreté de son mouillage. On s’engage tout d’abord en direction de Perros-Guirec sur le quai de Bellevue puis la rue du Moulin, ainsi nommée en relation avec le moulin à mer Milin Ruz (moulin rouge) entrevu sur la chaussée qui traverse le débouché du Petit Traouiéro. Un moulin qui, chose étonnante, fut transformé en 1896 en usine à glace pour conserver le poisson. La départementale franchie, prendre à gauche devant le Centre culturel pour s’engager dans la rue du Cribo. Environ 300 m plus haut, tourner à droite dans la rue des Bruyères pour monter jusqu’à la chapelle Notre-Dame de La Clarté.

Un véritable bijou, cette chapelle de granit rose du 15e siècle ! On peut notamment y admirer un porche de pierre ouvragé, une remarquable statuaire, et une très belle voûte décorée surmontant des entraits à engoulants sculptés. Sans oublier le chemin de croix offert par le peintre Maurice Denis.

En sortant de la chapelle, se rendre à la table d’orientation toute proche. De là, superbe vue sur les alentours et les Sept-Îles. Très jolies maisons traditionnelles anciennes à proximité. 600 m plus loin au nord, le sentier rejoint la petite route du sémaphore ; tourner à droite sur le boulevard du Sémaphore puis, quelques dizaines de mètres plus loin, à gauche dans le chemin des Fougères. En quelques minutes, nous sommes descendus sur le sentier des douaniers venant de Perros-Guirec.

Cap au nord-ouest. Un kilomètre plus loin, une fois passé un parking non aménagé, c’est l’entrée dans le monde merveilleux des rochers roses de Ploumanac’h. La première très belle surprise vient de Pors Rolland où une petite plage se niche au pied d’un magnifique chaos de rochers agrémenté de quelques pins.

Entre landes fleuries et blocs de granit, le sentier nous emmène ensuite à la superbe pointe de Squéwel, puis à Pors Laëron. Plus loin encore, c’est l’anse de Porz Camor où le canot de la SNSM attend sur son rail, prêt à être lancé, en cas de besoin, au secours d’un bateau en difficulté. Partout, des chaos rocheux, tous plus séduisants ou spectaculaires les uns que les autres.

Un peu plus vers l’ouest, voilà le phare de Men Ruz (pierre rouge) qui surgit du chaos. Difficile de faire plus photogénique que cette sentinelle de Ploumanac’h. Et le coup d’œil sur Costaérès, Renote et les Sept-Îles est incomparable. Tout près de là, la Maison du littoral décrypte pour les visiteurs intéressés tout ce qu’il faut savoir de cette côte, de sa géologie, de sa flore et de sa faune.

200 m plus loin vers l’ouest, l’ancien sentier côtier qui franchissait les rochers a disparu, et l’on est instamment prié de suivre le petit détour du GR 34 qui amène directement vers la plage de Saint-Guirec. Mais on n’est pas tenu d’être discipliné, et les rochers sont si tentants pour rejoindre à marée basse l’anse de Saint-Guirec...

Nous y sommes maintenant, dans cette anse si célèbre en Bretagne. Une notoriété évidemment due, d’une part, au coup d’œil exceptionnel que l’on a sur l’Île de Costaérès et sur l’écrin de rochers roses qui enserre la plage, d’autre part, à la présence sur la grève d’un charmant petit oratoire de granit qui abrite une statuette de Saint-Guirec. Le pauvre : la légende veut que les filles qui cherchaient naguère à se marier piquaient une aiguille dans le nez du saint dans l’espoir qu’elle resterait fichée dans la pierre, signe de noces prochaines ; au fil du temps, le visage s’en est beaucoup ressenti. Par chance, à marée haute, l’oratoire de Saint Guirec est cerné par les eaux, et durant un moment, le saint pouvait jouir d’une quiétude bien méritée.

Passée la chapelle Saint-Guirec, établie juste au-dessus de la plage, le sentier monte, descend, chemine sur les rochers ou sous les ombrages d’un petit bois pour revenir vers le port de Ploumanac’h, en offrant ici ou là des vues originales au gré de diverticules en cul-de-sac. Chemin faisant, c’est avec un grand plaisir que l’on découvre la petite plage de la Bastille, toute de sable rose et enserrée dans des blocs de granit très appréciés des estivants. Comment imaginer qu’un fort – une bastille – fut édifié en ce lieu par les Romains, puis restauré au temps des combats de la Ligue ? Il n’y a plus de bastille depuis belle lurette, mais le nom est resté.

Juste avant de déboucher sur le port de Ploumanac’h d’où partent les vedettes quotidiennes vers les Sept-Îles, une dernière halte s’impose sur les grandes dalles rocheuses situées derrière la capitainerie : la vue sur le chenal y est superbe.

EN GUISE DE CONCLUSION, il faut bien reconnaître que les sentiers côtiers de Trégastel et plus encore de Ploumanac’h sont particulièrement fréquentés en été. Certains vont même jusqu’à parler de « boulevard » ou d’« autoroute ». C’est exagéré, certes, mais pas totalement faux non plus. C’est pourquoi mieux vaut, si l’on en a la possibilité, visiter ces lieux en dehors des mois de juillet et août, et si possible en semaine. Ou alors tôt le matin, ou tard l’après-midi, lorsque les gros bataillons de touristes sont partis. Cerise sur le gâteau, c’est à ces moments-là que les couleurs sont les plus belles et les contrastes les plus prononcés. Mais quoi qu’il en soit, cette Côte de granit rose est tellement séduisante qu’elle vaut bien un petit sacrifice, même si l’on doit partager les sentiers.

 

Dans la série « Balades en Bretagne » :

Arzon : entre océan et « petite mer »

Tour du Cap d’Erquy

Circuit Camaret - Pen Hir

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Trégastel : Coz Porz et l’île Ronde
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Trégastel : île de Seigle
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Ploumanach : oratoire de Saint-Guirec
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Ploumanach : Pors Laëron
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Ploumanach : Pors Rolland
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Ploumanach : plage de la Bastille
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Carte de Trégastel et Ploumanac’h

Moyenne des avis sur cet article :  3.29/5   (7 votes)




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10 réactions à cet article    


  • Le p’tit Charles 19 juin 2015 08:59

    Superbe endroit..immortalisé (entre autre) par les peintres de Pont Aven...

    hummmmmmmmmmm....les coquillages....un régal.... !

    • Fergus Fergus 19 juin 2015 09:19

      Bonjour, Le p’tit Charles

      Outre ses formidables paysages et son exceptionnel patrimoine architectural, la dégustation des coquillages est en effet un atout de choix pour la Bretagne.

      Pour ce qui est des peintres de Pont-Aven, ils se sont surtout concentrés sur les paysages du sud-Finistère, et notamment les petits ports de la côte, ou les estuaires de l’Aven et de la Laïta. Une exception : Emile Dezaunay (un temps à Pont-Aven) qui a également été un peintre de la Côte de Granit rose, tout comme Maurice Denis.


    • Le p’tit Charles 19 juin 2015 09:40

      @Fergus...et tant d’autres...comme Schuffenecker..etc !


    • Fergus Fergus 19 juin 2015 10:04

      @ Le p’tit Charles

      A vrai dire, je ne connais pas d’œuvres de Schuffenecker sur la Côte de Granit rose. En revanche, par mi ses plus célèbres, on en trouve plusieurs de la Côte d’Albâtre, et notamment d’Etretat ou des falaises de la région.


    • Philippe Stephan Christian Deschamps 19 juin 2015 11:11

      le climat de la Bretagne a empêché la construction de lourdes battisses
      destinées a l’accueil du tourisme de masse. 
      il faut du courage pour affronter une pluie froide qui tombe horizontalement
      tant il y a de vent. smiley
      alors avant de passer vos vacances la bas,regarder la météo et prenez un ciré et des bottes.
      .
      j’adore la bretagne, les tempêtes, les orages, et les korrigans.


      • Fergus Fergus 19 juin 2015 11:37

        Bonjour, Christian Deschamps

        A cette grosse réserve près qu’il pleut infiniment moins en Bretagne que ce qui est à tort affirmé dans les bons vieux clichés, même si le Finistère reste un département bien arrosé, mais le temps y est si doux en hiver !

        Ma femme et moi (elle d’origine arcachonnaise et moi auvergnate) nous sommes d’ailleurs installés en Bretagne il y a 18 ans, non seulement pour ses sites, sa richesse patrimoniale et la gentillesse naturelle de ses habitants, mais aussi pour son climat équilibré et agréable.

        Savez-vous que parmi les meilleures ventes des jardineries de Bretagne figurent les palmiers, et même les oliviers malgré leur prix élevé. A cet égard, je vous invite à regarder cette photo. Il ne s’agit pas des remparts d’Assaouira, mais de ceux de Saint-Malo aux abords du château !

        Pour ce qui est des « grosses bâtisses », c’est surtout le profond attachement des populations et des élus de Bretagne à leur cadre de vie qui a empêché de céder aux sirènes des investisseurs immobiliers.




      • Fergus Fergus 19 juin 2015 12:04

        @ Christian Deschamps

        Il y a même de très nombreux mimosas en Bretagne. J’en avais d’ailleurs un dans le jardin de la fermette du Finistère où j’ai habité 10 ans.

        J’ai même eu deux oliviers, dont un de 28 ans d’âge qui, chose inhabituelle dans la région, m’ont été volés dans le jardin, juste après la tenue dans le château voisin (ma maison en était autrefois une dépendance) d’une exposition de végétaux qui avait attiré des professionnels de plusieurs départements et de très nombreux visiteurs.

        A propos de plantes exotiques (mais de moins en moins) pour la Bretagne, je recommande vivement la visite de deux lieux : le Jardin exotique de Roscoff et le Jardin Georges Delaselle à l’île de Batz. Superbes !


      • Philippe Stephan Christian Deschamps 19 juin 2015 19:33

        @Fergus
        il faut être juste je suis allé 6 fois en vacances dans le golf du Morbihan et j’ai eu
        du beau temps ;pour les tempêtes c’était en octobre et la pluie glaçante en
        novembre .
        Un peu d’empathie pour les professionnels du tourisme (écologique j’ espère)
        est de rigueur .
        mais a coule pas. smiley
        +


      • Fergus Fergus 19 juin 2015 20:22

        @ Christian Deschamps

        Les tempêtes font également partie du charme de la Bretagne, par exemple  à Saint-Malo (Paramé) ou à l’île de Sein.

        Bonne soirée.


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