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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Balades en Bretagne : tour du Cap d’Erquy

Balades en Bretagne : tour du Cap d’Erquy

Proche du Cap Fréhel, le Cap d’Erquy (Côtes d’Armor) est moins connu que son prestigieux voisin. Il offre pourtant de superbes points de vue maritimes et de bien séduisantes plages. Long d’environ 18 km, ce circuit pédestre peut être parcouru dans la journée, casse-croûte et bain de mer compris...

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Plage du Lourtuais

Le plus facile consiste à se garer sur l’un des parkings qui longent la grande plage d’Erquy sur le boulevard de la Mer. De là, on rejoint en quelques minutes le centre du bourg par la rue de la Saline pour s’engager dans la rue Clémenceau. 300 mètres plus loin, la rue se divise en deux : laisser la rue Notre-Dame à droite et prendre à gauche la rue de L’horizon bleu. Après 300 mètres de ligne droite, une patte d’oie : ignorer à gauche l’impasse de L’horizon bleu, et à droite la rue de L’horizon bleu qui s’infléchit vers le sud-est, pour prendre, juste en face, le chemin de La louve marqué par un panneau d’interdiction de circuler à tout véhicule motorisé. Au terme d’une marche d’environ 1,5 km sur le tracé de l’ancienne voie ferrée qui reliait naguère Yffiniac à Matignon, le chemin croise la rue de Clairville. Dès lors, il descend dans un très reposant cadre boisé vers la mer, toujours sur le tracé de l’ancienne voie ferrée, comme le montrent la pente régulière et les courbes très ouvertes.

Au bout d’un kilomètre, l’ancienne voie ferrée passe sur un pont de bois. C’est là qu’il faut la quitter pour descendre sur le chemin creux qui passe en-dessous et qu’il va falloir suivre vers le nord en direction de la mer. Auparavant, on peut aller, à quelques dizaines de mètres de là, admirer le marais de l’Islet vu du haut du viaduc de la voie ferrée, seul vestige, avec l’ancienne gare de Plurien, de la ligne d’intérêt local fermée en 1848. Retour sur le chemin, désormais balisé GR 34 : à 400 m, au lieudit La vallée Denis, un choix s’offre au promeneur : soit prendre à gauche le tracé du GR 34 pour rejoindre, à 2 km de là, la pointe du Champ du Port, soit, si la mer est suffisamment basse, lui préférer la grève jusqu’à cette pointe. Deux avantages à cette variante : 1) être assuré, notamment en été, de ne pas rencontrer de voitures jusqu’à la pointe dans le dernier kilomètre ; 2) pouvoir observer les oiseaux et les végétaux maritimes, dont les nombreuses salicornes, bien connues des fabricants de soude et de savon, mais aussi des cuisiniers sous la forme du goûteux cornichon de mer. Durant cette partie de la balade, très belles vues sur l’estuaire de l’Islet (également dénommé la Bouche d’Erquy) et les plages de Sables d’or.

Un estuaire qui, à la pointe du Champ du Port, abrite un petit mouillage protégé par une jetée construite naguère pour permettre l’évacuation par la mer des pierres extraites non loin de là. Dénommé le port des Hôpitaux (ou port de La Noë), ce modeste mouillage est dominé par un très séduisant ensemble de rochers granitiques d’où la vue sur la côte en direction du cap Fréhel est superbe. Au pied du rocher, tournée vers le nord, une très jolie plage nichée derrière la dune. À partir de là, l’itinéraire suit la côte vers le nord-ouest, en arrière de la plage Saint-Michel, jusqu’au lieudit La Fosse Eyrand, un ancien et spectaculaire site de carrières de grès rose dont les bureaux, la forge et les habitations ouvrières sont désormais occupés par un centre de vacances. Avant d’arriver là, on aura pu admirer, à 800 m en mer, et facilement accessible à marée basse, l’îlot rocheux Saint-Michel dont les 25 m de hauteur sont couronnés par une élégante chapelle sur l’emplacement d’un monument du 13e siècle probablement construit pour protéger les marins des naufrages. La Fosse Eyrand passée, le GR 34 aborde ensuite les plages du Guen et de Lanruen en longeant cette dernière à la lisière d’un bois de pins. Superbe ! Le meilleur reste toutefois à venir... 

Le meilleur, c’est le cap et ses promontoires déchiquetés de grès rose qui s’avancent dans la mer. Mais avant de parvenir à la pointe, ce sont des landes de bruyère, sur lesquelles, une fois en haut de la falaise chemine le sentier, avec, en arrière-plan, de très belles pinèdes. Attention à la sécheresse de l’été : il est déjà arrivé que des incendies se déclarent, heureusement vite maîtrisés.

Dès la fin juin, le violet des bruyères éclate sur la lande d’Erquy. Mêlé ici et là à l’or des ajoncs, c’est un superbe itinéraire qui progresse le long des falaises. Survient la plage du Portuais. Une plage qui se mérite : nichée au débouché d’un vallon, elle offre son cadre sauvage et ses 300 m de sable aux courageux qui ont crapahuté jusque-là, faute de parking à proximité. Au-delà de la plage, le sentier remonte sur la falaise, toujours dans le même environnement de bruyères, d’ajoncs et de pins.

Quelques centaines de mètres plus loin, le site de la plage de Lourtuais apparait, superbe dans son écrin de grès rose fermé à l’ouest par les Châtelets, des îlots détachés du cap. Le GR 34 ne descend pas sur la plage, mais rien n’interdit de le faire, soit pour s’y baigner, soit pour s’adonner au naturisme sur la partie ouest de la plage, soit pour aller découvrir, dans la partie naturiste, les grottes de l’Hermitage et de Galimoneux, sans oublier le rocher de Gargantua et ses deux failles à ciel ouvert. Naguère, il existait un sentier qui permettait de remonter sur la falaise à la pointe ; ce sentier a disparu depuis que le Conservatoire du littoral a balisé les cheminements. C’est dommage !

Revenu sur les hauteurs, le sentier offre de superbes vues sauvages sur les rochers et les grèves. Au cap d’Erquy, la côte s’infléchit en direction du sud-ouest. De là, très jolies vues sur la baie de Saint-Brieuc et, à l’ouest, la côte du Goëlo jusqu’à l’archipel de Bréhat. Près du parking et en différents points de la « garenne d’Erquy », les amateurs d’archéologie peuvent en outre trouver des traces d’occupations anciennes du site, antérieures à l’époque gallo-romaine pour certaines. Mais leur visite, peu spectaculaire, est à réserver aux spécialistes ou aux passionnés.

Après le parking, le sentier suit une route surplombant le petit mouillage de l’anse de Port-Blanc où l’on peut encore voir l’ancienne station de sauvetage en mer, abandonnée dans les années 60. 300 m plus loin, le GR 34 quitte cette route pour atteindre, tout à côté de celle-ci, le corps de garde des Trois-Pierres, construit en 1744. À quelques dizaines de mètres de là, en contrebas, la principale curiosité du lieu, le four à boulets de Port-Blanc datant de 1795. Superbement restauré, on peut y voir les différents orifices permettant de comprendre comment fonctionnait cet ouvrage, et notamment la sole à cannelures, où les boulets étaient portés au rouge, ainsi que le goulet de sortie de ces munitions incendiaires. Si l’on en croit les spécialistes, des dizaines de ces boulets pouvaient être portés au rouge en une heure dans un four de ce type. But de l’opération : canonner depuis les batteries côtières d’éventuels navires anglais et mettre le feu à leurs structures. Il semble toutefois que ce four ait très peu servi, aucune attaque d’envergure n’ayant eu lieu à Erquy, contrairement à Saint-Cast où l’on garde encore le souvenir du débarquement de 1758.

Passé le four à boulets, le sentier s’engage dans un site très sauvage et, par endroits, très fleuri, de débris rocheux issus pour la plupart de l’exploitation du lieu. Nous sommes en effet dans un environnement d’anciennes carrières caractérisés par des fronts de taille de 15 à 20 m de hauteur. Au fond des excavations, parmi les pins et les arbustes, plusieurs lacs se sont formés et offrent un décor tout à la fois surprenant et romantique : ce sont les Lacs bleus, bien connus des habitants d’Erquy, et d’autant plus fréquentés de nos jours qu’ils sont équipés, ici et là, de cheminements en bois visant à sécuriser le site. Régulièrement, des visites des carrières sont organisées pour évoquer l’activité de celles-ci jusque dans les années 30, en partie pour fournir des pavés à la voirie de Paris. On peut également désormais s’imprégner de l’activité des anciens carriers, les fameux « sabots râpés », en écoutant les 10 bornes sonores qui jalonnent cet espace si particulier.

Juste sous les carrières sont implantées les installations portuaires d’Erquy. Un port connu pour ses coquilles Saint-Jacques et ses praires, principalement draguées dans la baie de Saint-Brieuc, mais aussi pour ses soles, ses lottes ou ses bars, pêchés dans les eaux de la Manche à la ligne ou au chalut. Faute d’itinéraire aménagé, impossible de descendre directement au port, une fois parvenu au bout des Lacs bleus. Pour cela, il faut rejoindre la petite route du cap, non sans être allé admirer la vue du principal lac depuis un belvédère en bois. Le retour dans le centre d’Erquy se fait en passant par le lieudit Tu-es-Roc où subsistent quelques exemples de grandes maisons bâties en grès rose local.

Une fois revenu au niveau de la mer, il ne reste plus qu’à regagner la voiture en longeant la grande plage, le cas échéant après avoir fait un détour par le port pour admirer les chalutiers et boire une bolée de cidre dans l’un des cafés-restaurants du quai. Yec’hed mat ! Kenavo !

 

À votre santé ! Au revoir !

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Erquy, carte IGN
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Plage du Guen
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Plage de Lanruen
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Ajoncs et bruyères
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Chalutiers d’Erquy

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31 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 27 juin 2014 09:29

    Salut Fergus...un bien joli coin c’est vrai...Je préfère les plages de La Palmyre avec comme déjeuner une éclade a La Tremblade.. !


    • Fergus Fergus 27 juin 2014 09:57

      Bonjour, Claude-Michel.

      Joli coin, en effet. Pour ce qui est des côtes de Charente, je connais moins bien, les îles mises à part, et quelques villes et sites de l’intérieur, dont Brouage. Avec ses ports ostréicoles, La Tremblade est une cousine germaine de Gujan-Mestras, le pays de mon épouse, originaire du bassin d’Arcachon. Très sympa comme endroit pour une dégustation arrosée d’une bonne bouteille de blanc. Mais j’avoue n’avoir jamais goûté une « éclade ». 


    • claude-michel claude-michel 27 juin 2014 10:11

      Par Fergus...L’éclade...Des moules sur un plateau cuites au aiguilles de pins dans un four en briques ouvert...Un régal.. !


    • brieli67 27 juin 2014 12:55

      gomme ça Fergus n’est pas au ROTARY ?


      en hiver un ersatz de Terpine - le suc à Dominique

      Tavernier 
      - un Scheppele ( chopine) de Kaefferkopf d’Ammerschwihr
      et deux petits bleus pour commencer !

      s’geld on a guada ( apétitt) Fergus !





    • Fergus Fergus 27 juin 2014 13:54

      Salut, Brieli.

      Avec ou sans homard, tu connais mon goût pour le Kaefferkopf !

      Ai-je déjà eu l’occasion de te dire que Dominique Lavanant, née à Morlaix (où j’ai vécu 10 ans) et domiciliée autrefois à Plougasnou, était à l’école avec Brigitte Fontaine comme j’ai pu le constater sur des photos de classe chez des amis morlaisiens ?

      Bonne journée.


    • siatom siatom 27 juin 2014 12:55

      @ Fergus

      Heureuse idée d’avoir proposé en photo cette plage du lourtuais qui propose une mer d’une rare limpidité.
      Magnifique et immense quand elle se découvre à marée basse.


      • Fergus Fergus 27 juin 2014 13:40

        Bonjour, Siatom.

        Ce lieu est en effet superbe, aussi bien à marée haute qu’à marée basse, et je ne suis pas prêt de m’en lasser, été comme hiver. Dommage, comme je l’ai indiqué dans le texte que le sentier, très peu fréquenté, qui reliait naguère directement le Cap aux Châtelets ait disparu.


      • clostra 28 juin 2014 00:31

        Immense et profonde, avec des courants glaciaux ... s’infiltrant dans les eaux chaudes. Combien de livres ai-je lu sur cette plage ? je me souviens de « La figure de Fraser » de Jacques Attali.

        Il faut souligner le travail des écoliers pour planter dans la dune, le remarquable aménagement du flanc du cap de ce côté, et l’accès au Cap par le chemin aménagé de ce côté-ci. En effet il semble que le parking pour le Cap d’Erquy soit situé à l’entrée du Lourtuais. Seuls les initiés peuvent encore passer en voiture devant le four à boulets.

        A souligner également que le Cap d’Erquy est devenu chauve après la tempête très localisée du 15 au 16 octobre 1987 durant laquelle pratiquement tous les arbres ont été déracinés...

        Ne pas oublier de poursuivre même au-delà de Pléneuf-Val André par le sentier des douaniers, le corps de garde a été restauré, en le dépassant, l’arrivée sur le charmant petit port de Dahouët offre, en plus du spectacle du chenal d’un vert émeraude, une surprise : l’oratoire de Notre-Dame de la Garde, érigée la même année que Notre Dame de la Garde de Marseille, en 1864, remplacée depuis, qui surplombe le port.

        Au-delà de Dahouët, « la Cotentin » avec sa vue plongeante, n’a rien à envier aux paysages de la côté ouest du ... Cotentin.


      • Fergus Fergus 28 juin 2014 09:35

        Bonjour, Clostra.

        Merci pour ces précisions. J’ignorais qu’Attali ait parlé d’Erquy dans ce livre. Et je ne suis pas au courant des changements concernant le parking, n’accédant aux landes du Cap qu’à pieds lors de mes balades dans le coin. Le fait est que beaucoup d’arbres ont disparu en 1987 comme en de nombreux lieux de Bretagne. Mais ce qui a été perdu en arbres a été gagné en lande et le bilan est loin d’être négatif.

        Pour ce qui est de Dahouët, j’ai mentionné ce petit port, mais pas l’oratoire, dans une réponse à Bakerstreet. Le lieu est charmant et le GR 34 continue effectivement d’être attractif au-delà, sur les communes de Plangenoual et Morieux. On peut même se baigner sur la plage de Jospinet qui n’a rien à voir avec un ancien Premier ministre !

        Quant au Cotentin, ses paysages sauvages n’ont à envier à la Bretagne dans la partie nord de la péninsule, des dunes de Vauville et Siouville jusqu’au fabuleux cap de la Hague et sa fin de terre de Goury aux allures de petite Irlande. Au sud de la très sauvage baie d’Ecalgrain, décrite avec tant de puissance par Didier Decoin dans « Les trois vies de Babe Ozouf », le Nez de Voidries et le Nez de Jobourg sont d’ailleurs plus hauts que les falaises bretonnes. Très largement décimées par une tempête en 2003, il n’y reste malheureusement que très peu des chèvres semi-sauvages qui colonisaient le site.


      • docdory docdory 27 juin 2014 13:47

        Merci Fergus de cette magnifique description de la ballade du cap d’Erquy que je connais bien pour y avoir passé deux ou trois fois des vacances. 

        A noter que les lacs bleus sont relativement difficiles à trouver même quand on se ballade avec la carte de l’IGN, qu’ils paraissent plus petits dans la réalité que sur la photo que tu mets en lien, qu’il est à mon avis à peu près impossible d’accéder à leurs rives sans une formation de montagnard, et que le caractère stagnant de leur eau n’inspire pas du tout à la baignade. Il y a une grande quantité de belles libellules à proximité.
        Si l’on a des enfants ne sachant pas très bien nager, les plages du Portuais et du Lourtuais nécessitent une surveillance de chaque instant !
        Tu peux préciser que, après cette journée de ballade, Erquy est riche en petits restaurants, c’est l’endroit idéal pour déguster des coquilles Saint Jacques ou un plateau de fruits de mer, accompagnées d’une bouteille de Muscadet bien frais ou ( pourquoi pas ? ) de cidre brut du Val de Rance ! Et que le soir, il y a plusieurs bars sympathiques.
        Il y a d’autres endroits de rêve en Bretagne ( citons Morgat et la presqu’ile de Crozon, avec en particulier les plages somptueuses plages de la Palue, Lost March et de l’anse de Dinan, et également Saint-Cast, un peu moins sauvage, mais avec de très belles plages et ballades, où je vais souvent en vacances ).


        • Fergus Fergus 27 juin 2014 14:15

          Bonjour, Docdory.

          Pour ce qui est des Lacs bleus, les choses se sont arrangées depuis quelques années, entre la signalétique et les cheminements en bois qui ont été mis en place. Avant cela, il est vrai qu’il n’était pas aisé de longer ces lacs en raison d’une rive rocheuse en dévers qui pouvait de surcroît être glissante après la pluie. Qui plus est, le sentier ayant été équipé de bornes sonores amène plus de visiteurs, y compris des personnes âgées et des gamins, et la sécurisation était devenu une nécessité.

          Le fait est que l’on n’y va pas pour la baignade, mais le spectacle de ces libellules, effectivement assez nombreuses, ajoute au plaisir de la découverte.

          Pour ce qui est de la baignade au Lourtuais et au Portuais, je pense que les familles sont conscientes de la nécessité d’une surveillance. Les gens qui ont besoin d’être tranquillisés sur ce plan préfèrent d’ailleurs emmener les petits sur la grande plage et la plage de Caroual.

          Il y a effectivement de bons restaurants à Erquy, et les coquilles Saint-Jacques n’ont pas beaucoup de distance à parcourir depuis la criée.

          Tu parles de Crozon, et le prochain opus de cette série que j’entame aujourd’hui sera consacré, si tout va bien, à un autre circuit autour de Camaret et de la pointe de Pen Hir. Je connais bien les plages de La Palue et de Lost Marc’h (la queue de cheval), aussi belles que dangereuses et sauvages ; qui plus est, il y a dans les hameaux de cette partie de la presqu’île de très jolis « pentys ». Quant la pointe de Dinan et son « château », c’est l’un de mes lieux préférés en Bretagne.

          Saint-Cast aussi m’est familier, et pour cause : ce n’est qu’à 45 km de chez moi. C’est pourquoi je prends plaisir à y aller régulièrement.

          Si tu cherches un excellent restaurant dans la région, je te conseilles La Victorine à Fréhel.


        • docdory docdory 27 juin 2014 14:53

          @ Fergus

          J’attends donc avec impatience ton futur texte sur Crozon !

        • Fergus Fergus 27 juin 2014 16:22

          @ Docdory.

          Il ne me reste plus qu’à m’y coller...


        • bakerstreet bakerstreet 27 juin 2014 15:05

          Fergus

          Bravo pour ce billet d’enthousiasme.
          C’est peu dire que je connais l’endroit, mes parents ayant passé leur retraite à Pléneuf, à quelques kilomètres par la côte.

          Goscinny qui passait les étés de son enfance dans cet endroit, sans serait servi comme source d’inspiration pour y planter son village d’irréductibles. 


          • Fergus Fergus 27 juin 2014 16:21

            Bonjour, Bakerstreet.

            Merci également pour ce commentaire. Le fait est que Pléneuf est très proche en suivant la côte le long des plages de Caroual, Saint-Pabu et Nantois. J’aime beaucoup la pointe de Pléneuf et le rocher de Verdelet ainsi, au bout de la plage du Val-André, que la pointe des Guettes et le petit port de Dahouët. C’est en grande partie pour pouvoir accéder facilement à des lieux comme ceux-là que mon épouse et moi décidé, bien que n’étant pas bretons, de vivre dans cette région.

            Merci pour le lien sur Goscinny et les irréductibles gaulois.


          • alinea alinea 27 juin 2014 20:13

            Je vais collecter ces articles sur la Bretagne pour le jour où j’aurai le courage de décoller mes racines et monter voir mes amis ; sinon, la dernière fois que je suis allée par là, c’était il y a quarante ans !! depuis je suis restée plus au sud, et encore, rarement !!
            Merci Fergus, c’est bien les photos, pour se faire une idée...


            • Fergus Fergus 27 juin 2014 20:19

              Bonsoir, Alinea.

              Je tâcherai d’en écrire d’autres pour alimenter ta collection et faire ne sorte qu’un jour, tu ne puisses plus t’empêcher de prendre la route pour partir à la découverte de cette fabuleuse région où, de surcroît, les gens sont d’une simplicité et d’une gentillesse exemplaire, foi de non-breton !


            • alinea alinea 27 juin 2014 21:35

              On n’arrête pas de me faire la pub !! je crois que ce genre de chose ( aller s’installer quelque part) ne se « décide » pas ; il y a comme une évidence qui entraîne ; enfin c’est comme ça que je fonctionne ! mais j’aime la Bretagne, malgré ses cochons !! smiley


            • Fergus Fergus 27 juin 2014 23:03

              @ Alinea.

              Les cochons, on ne s’aperçoit de leur présence (à l’odeur) qu’en de rares lieux en pleine campagne. Le pire sur le plan de l’odeur, ce ne sont d’ailleurs pas les cochons, mais les poulets de batterie. Cela dit, rien de tel sur les côtes ; là, c’est plutôt l’odeur des algues, et l’on vient parfois de très loin pour humer ce parfum du côté des instituts de thalassothérapie.


            • Philippe95 27 juin 2014 21:48

              J’y suis allé ce printemps, plutôt par hasard, même si on venait de me le conseiller, et que ce n’était pas la première fois. J’ai regretté de n’avoir que 5 jours à disposition, c’est un endroit superbe.


              • Fergus Fergus 27 juin 2014 23:10

                Bonsoir, Philippe.

                Je ne suis pas étonné de votre réaction. Avec ses 2730 km de côtes (hors Loire-Atlantique), la Bretagne offre en effet de nombreux sites magnifiques, et cela d’autant plus qu’elle a été beaucoup mieux protégée que d’autres régions côtières des appétits des promoteurs immobiliers, en partie grâce à l’action du Conservatoire du littoral, mais aussi des Conseils généraux.


              • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 28 juin 2014 00:12

                Merci pour la visite, toute cette côte d’Émeraude est magnifique, Sans doute unique au monde...
                Je connais bien cette zone allant du Fort-La-Latte, situé face au Cap Fréhel, château du XIVe s.là où fut, en partie, tourné le film « Viking » avec Kirk Douglas, jusqu’à la merveille de l’Occident pagano-chrétien : le Mt-St-Michel.

                Mais, j’ai une préférence pour cette zone plus à l’est d’Erquy allant de St-Malo au Mt-St-Michel (le mont est Breton !) et par extension pour cette partie de la Haute Bretagne qui correspond au nord de l’Ille et Vilaine (en « excluant » Dinard qui n’est qu’une vulgaire station balnéaire), pleine de paysages d’une beauté presque surnaturelle, d’une très riche histoire, de mythes et légendes malheureusement méconnus des Bretons natifs eux-mêmes...

                C’est bien d’avoir fait cette présentation en incluant une carte IGN...


                • Fergus Fergus 28 juin 2014 09:13

                  Bonjour, Jean-Michel.

                  Comme vous, j’apprécie beaucoup cette partie de la côte nord de la Bretagne. Et ce n’est pas un hasard si mon épouse et moi nous sommes installés à Dinan, « la perle des Côtes d’Armor » (dixit le Conseil départemental), à 20’ en voiture de la côte.

                  Contrairement à vous, j’apprécie Dinard avec ses grandes maisons de personnes fortunées construites il y a un siècle, et surtout sa « promenade du clair de Lune » qui, sur environ 4 km, permet de se balader au plus près de la mer avec une vue fabuleuse sur Saint-Malo, les Bés et les îles de Cézembre, Harbour ou La Conchée. Le petit « plus », le bus de mer qui relie Dinard à Saint-Malo en traversant la baie, l’occasion se faire un petit resto dans la Cité corsaire ou de refaire (on ne s’en lasse jamais !) le tour des remparts.

                  Quant au Mont-Saint-Michel, c’est une merveille qu’il vaut mieux visiter hors saison et de préférence assez tôt le matin pour éviter les foules. Aux personnes intéressées, je signale qu’il y a de très jolies balades à faire tout à côté du Mont sur les digues vertes des polders.

                  Dans un prochain article, je parlerai de Cancale et de la pointe du Grouin.


                • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 28 juin 2014 12:52

                  Dinard a un « charme » (si on parle uniquement de l’habitat patrimonialisé), mais disons qu’elle est trop « anglaise » (ces architectures ostentatoires souvent anglo-typiques XIXe-début XXe aux ornementations « farfelues »...même s’il existe un patrimoine plus ancien ou différent, il est moins « visible ») et n’a pas l’histoire d’autres cités proches, mais elle a, cependant certains des mêmes défauts : appropriation du rivage achevée et donc forte concentration de rupins avec leurs « petits » bateaux (des fois, ils sont même de gauche...), prix du foncier ségrégatif évidemment, ça va avec, etc. et puis le tourisme de masse avec toutes ces viandes étalées sur les plages l’été et ces sites impraticables...

                  Une bonne partie de cette côte est, certes, à éviter à la belle saison...


                • Fergus Fergus 28 juin 2014 17:40

                  @ Jean-Michel.

                  Je comprends vos arguments concernant Dinard, et je lui préfère d’autres stations plus modestes. Néanmoins je lui reconnais désormais un certain charme, après l’avoir longtemps évitée.


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 juin 2014 13:04

                  Merci Fergus de nous donner en exemple un joli coin qui pourra être privatisable lorsque la France sera au niveau de la Grèce .
                  Aita ,privatiseur à la commission européenne .
                  (Honoraires à 5% de la transaction hors frais de notaire )


                  • Fergus Fergus 28 juin 2014 17:36

                    Bonjour, Aïta.

                    C’est compter sans la pugnacité des irréductibles Bretons pour la défense de leur territoire ! Et ce n’est parce que la Commission européenne est maintenant dirigée par un bombardier de la Luftwaffe que les Costarmoricains vont se laisser chier sur la tête : pour cela, il y a déjà les goélands et les mouettes, et eux sont tolérés !


                  • clar 3 juillet 2014 14:39

                    Superbe cap, c’est beau de partout, et en plus il y a un microclimat : il est fréquent que le ciel y soit dégagé alors qu’au Val-André c’est gris.

                    La plage naturiste du Lourtuais est magnifique et très bien fréquentée : des familles, pas de voyeurs, pas de gens qui viennent importuner les personnes nues, très bonne cohabitation avec les personnes non naturistes qui fréquentent l’autre partie de la plage (et que souvent on voit, quelques jours plus tard, franchir la « ligne de démarcation » et aller tomber le maillot dans la partie naturiste).

                    Une des plus belles plages de Bretagne (donc du monde !), mais ne pas trop le répéter, elle n’est pas bondée et c’est peut-être un peu égoïste, mais c’est bon la tranquillité.
                    (J’ai vu en juin comment des plages de la Côte d’Azur étaient déjà noires de monde, qu’est-ce que ça doit être en août ?!)


                    • Fergus Fergus 1er octobre 2014 09:17

                      Bonjour, Clar.

                      Sans être naturiste, j’aime beaucoup cette plage du Lourtuais, effectivement l’une des plus séduisantes que je connaisse en Bretagne. Dommage, comme je l’ai indiqué dans l’article, que le sentier d’accès direct de la pointe vers les Châtelets ait disparu !


                    • J.D. J.D. 1er octobre 2014 05:12
                      • Très belle région, a visiter. En Bretagne, on a beaucoup d’endroit merveilleux pour souffler du quotidien. C’est la région ou la population est le moins stress et anxieuse. Superbe Article. 

                      • Fergus Fergus 1er octobre 2014 09:25

                        Bonjour, J.D.

                        Merci pour votre commentaire. Il est vrai qu’il existe de très nombreux lieux superbes en Bretagne. C’est pourquoi j’ai initié cette série de « Balades en Bretagne ». Après le tour du cap d’Erquy, j’y ai ajouté un circuit de Camaret. Je vais y revenir dans quelques jours avec un circuit à Port-Navalo.

                        Entièrement d’accord avec vous sur la population bretonne. C’est d’ailleurs l’une des raisons (avec les sites et le patrimoine culturel et architectural) qui nous ont incités à nous installer en Bretagne, mon épouse et moi, elle d’origine arcachonnaise et moi auvergnate !

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