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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Carnet de route. Thaïlande 3. Les étoiles sont des lucioles

Carnet de route. Thaïlande 3. Les étoiles sont des lucioles

Doit-on accabler le tourisme de masse ?

Tant de gens partis en vacances qui ne seraient jamais partis…

Tant de pays qui vivent grâce au tourisme..

Mais aussi… tant de côtes sublimes dévastées.

Tant de peuples envahis, privés de leur identité, roulés dans le folklore.

 Entre les deux…

Il était peut-être possible d’offrir des vacances à tous sans bétonner l’espace et la beauté ? Sans imposer des architectures ou des modes de vie qui n’ont rien à voir avec ce que des peuples autochtones auraient pu inventer ?

 Le camping après tout n’était pas une mauvaise idée…

Je me souviens de mon premier départ en camping. Mes parents avaient une voiture depuis peu. On avait acheté tout le matériel. C’était tellement excitant. Et puis dormir dans la nature, quelle merveille !

Puis à nouveau le tourisme de masse…Des campings bourrés…

Il y eut alors les beaux apparts sur la Costa Brava.

La mal vient de cette idée, pourtant simple : que chacun ait son balcon sur la mer. Pendant des siècles, dans les villes, les pauvres ont rêvé aux balcons des riches et tout à coup tout le monde a le sien. Même dans les HLM. « Balcon avec vue ». Le voilà le cancer de l’architecture populaire et moderne. Mais pour voir quoi ?

 Aurons-nous droit à un nouveau monde quand il faudra tout détruire et reconstruire ? Respectueusement ? Discrètement ?

De mes quelques voyages, je dois reconnaître que Les Seychelles, qui ont choisi le « tourisme chic » sont, et de loin, mon île préférée. L’île intacte. Aucun hôtel au-dessus des palmiers et vu le prix du billet d’avion une sélection qui évite la marabunda des touristes.

 Les Seychelles sont aussi immenses que Venise. Où que l’on tourne la tête, tout est beau.

Je préfère ne plus jamais les revoir plutôt que de les savoir massacrées et offertes à tous.

Il y avait beaucoup d’Italiens aux Seychelles quand j’y étais. La Mafia qui venait se reposer après quelques bons coups ?

Qui constitue la clientèle de ces hôtels de luxe ? De quoi vivent-ils ? De la drogue, de la prostitution, du commerce carnassier, des lobbies venimeux ? Des hold- up légaux de banques ?

Mais revenons en Thaïlande :

Koh Tao, Koh Phangan, Koh Samui, trois jolies îles du golfe de Thaïlande, ont été sacrifiés sur l’autel des vacances pas chères. Elles appartiennent à cette ceinture tropicale qui fait rêver les Européens transis. Ah ! Quand on se caille dans le métro voir l’affiche d’une pin-up au bord de la mer ! Se baigner et bronzer en janvier et en février ! En profiter vite tant que le prix du gas oil le permet ! Un rêve !

Je signale cependant qu’il y a deux situations tout aussi détestables l’une que l’autre : se geler à Paris en février et se faire tirer dessus au bazooka par le soleil dans les îles ! 38° sous les tropiques, ça fait aussi suer le burnous !

Pauvre humanité toujours victime des extrêmes !

Quand on débarque à Koh-Tao, sur un quai bondé de touristes, valises à la main, au milieu des cris des taxis qui appellent le chaland, dans une sorte d’Ibiza des tropiques, l’amoureux de la nature se sent mal.

 Il y a pourtant sur ces trois îles des coins tranquilles où l’on peut se réfugier. Pour atteindre notre hôtel le « Point View Resort », recommandé par un livre que je recommande « The natural guide » (Pages du Monde), il nous faut affronter les montagnes russes d’une piste plus défoncée que celle d’un Paris-Dakar. Puis c’est la découverte d’un hôtel familial très sympa.

 Quand on arrive, ni groom, ni hall spacieux, on débarque dans un espace qui sert pour tout : c’est l’ère d’arrivée mais aussi la cuisine en plein air, le lieu de repos du personnel qui épluche des légumes en bavardant, pendant que d’autres pouponnent d’adorables bébés. Les toits sont de tôle, la maison de bambous et de bois, mais à l’écart du bruit et de la foule.

Avec sa petite anse Seychelloise marquée de gros granites, le lieu est sublime. La salle à manger sur la mer, un endroit de rêve. La chambre avec ventilateur et moustiquaire sans moustic, avec sa terrasse en bois face à la baie, une arrivée qui émerveille. Bon plan « The Natural guide » Merci !

Notre chambre, magnifique, vaut 36 euros la nuit.

Il y a aussi, dans cet hôtel, des « villa pool » à 200 ou 300 euros. Je les ai visitées. Elles sont incroyables avec leur piscine à débordement, leur immense salle de bains dans la nature et leur vue sur la baie.

Mais je ne peux m’empêcher d’imaginer la tête des voyageurs qui ont réservé ce petit paradis quand ils découvrent l’aire d’arrivée qui fait très « bonne franquette », avec vue directe sur la cuisine, bordel assumé de tuyaux et de câbles. Ils doivent avoir un choc. Et soudain au sommet de la colline, la beauté dont on rêve et que l’on peut toucher.

A mon avis, vu le prix, ils ne doivent plus sortir.

Nous passons trois jours à Koh-Tao à nous baigner, à nous faire masser et à manger. Tout est délicieux sauf…

Lors d’une sortie snorkelling, cette plongée du pauvre, sans rapport avec ces aristocrates des mers que sont les plongeurs à bouteille, je manque servir de friskies à un gros poisson.

Pourtant dieu sait si l’affaire paraît sans danger. Nous sommes trois sur un petit bateau. Seul risque : le soleil qui vous repasse les épaules comme un fer puissance 12. On nous indique un des rares endroits où les coraux ont des airs de survivants et nous découvrons une sorte de chandelle absolument éblouissante avec des papillons de couleurs, des poissons étonnants. Je crois toujours en Dieu quand je découvre l’immense variété des oiseaux et des poissons. Il y a de l’Art dans l’air ! Et si la seule évolution invente ces merveilles, Dieu s’appelle Evolution, tout simplement !

Comme je fais du snorkelling une fois tous les dix ans, ma dose d’émerveillement est intacte. Quelle beauté le ciel de l’eau, si proche, alors que le nôtre est si lointain. Ils en ont de la chance les poissons de pouvoir sauter, de leur vivant, dans l’autre monde !

Ah ! Les dessous de la mer, cette exquise féminité bleutée, ces variations de ciel ondulant, cette impression d’un monde calme et beau. Hum…hum… Moi et ma poésie à deux balles, nous allons souffrir.

Dès que je mets le nez sous l’eau je remarque un gros poisson tout rond, bien plus gros que les autres avec de jolies couleurs qui me tourne autour. Je lui ai fait signe, je lui souris, pauvre idiote, puis je vais nager ailleurs. C’est quand je rentre qu’il attaque. Un grand choc dans les jambes et comme je me demande si j’ai heurté un rocher, il me saute sur le gros orteil qu’il tente de gober d’un grand coup de dent. Oui ! Les poissons aussi aiment les sushis !

Je vais me battre vaillamment car l’animal m’attaque à cinq ou six reprises. Les dents de la mer ! Je saigne comme un goret.

De retour sur terre, je suis l’objet des attentions et des commentaires. Qui est le bandit ? Ce serait un « Titan », qui défend son territoire. Alors, s’il défend son territoire, il est tout de suite plus sympathique ! A la pharmacie nous avons droit au récit de toutes les attaques ignominieuses de ces Titans. Aux uns ils explosent les lunettes, aux autres ils mordent les joues ou la bouche, l’amour vache, au plus heureux ils dévorent les palmes…

Encore un problème de l’immigration. Ils en ont ras les ouïes, ces pauvres poissons de voir ces grosses bestioles pâlichonnes, même pas de jolies écailles, qui viennent leur empoisonner la vie ! Pas un jour tranquille sur leur joli rocher ! Sans compter ceux qui les flinguent. Alors de temps en temps, ils font péter un coup d’autorité. J’ai été la victime, mais pas que moi ce jour-là, de cette révolte à l’arabe contre les Tout Puissants qui gâchent tout !

J’accepte mon destin de victime expiatoire !

 « Laissez vivre en paix les poissons ! »

 

Trois jours après nous repartons. A nouveau le fameux port de Koh-Tao. La foule des vacanciers bouffés par les Titans, la bière et le hasch. Dur, dur d’être un touriste. Comme personne n’a l’air bien réveillé, les uns allant à Koh- Phangan, les autres à Koh-Samui, les autres à Sura-Tanit, la société des transports a mis au point un sytème de tri des touristes qui vaut celui des poulets dans les fermes . Dès qu’on arrive on vous colle une pastille sur la poitrine selon votre île de destination. On sent bien qu’ils ont compris le niveau du touriste après quelques jours ici. Il ne faut pas compter sur lui pour réfléchir. Même chose pour les valises et pendant tout le voyage on parque les jaunes avec les jaunes, les roses avec les roses et un temps avec les mauves. Où que l’on aille, quelqu’un regarde votre couleur et vous dirige vers le bateau ou le car qui vous est destiné. C’est un exode remarquablement organisé. Tente-t-on de s’échapper il y a aussitôt un gardien qui vous rabroue et vous indique votre lieu de parking.

 

Vers six heures du soir nous sommes arrivés à Suratanit, ville qui ressemble à toutes les villes vilaines de la planète. Et il y en a beaucoup. Notre hôtel, recommandé par « The Natural Guide » a une piscine « naturelle » qui pour 30 euros la chambre pour trois n’est pas mal.

Quelle pilule, cette journée de transfert, d’odeurs d’essence, de bateaux qui vous fichent la gerbe !

N’y aura-t-il pas un petit dessert sympa pour oublier tout ce Macdo ?

Si, justement ! Merci à toi Ô Dieu des touristes épuisés !

Ma fille a remarqué une excursion : « A la découverte des lucioles ». Ma foi. Pourquoi pas. C’est un Thaïlandais qui tente de créer une activité. Nous sommes partants.

L’hôtel téléphone pour nous et il se trouve que c’est possible pour le soir même. Parfait.

Je ne sais pourquoi avec mon imagination débordante, j’imagine un bateau qui se promène le long des canaux avec des voiles de tulle. (Ne me demandez pas pourquoi. Dans mon esprit le mot « luciole « ne peut être qu’accompagné de grâce et de légèreté.) Une excursion pour gens romanesques…

A sept heures un tuk-tuk doit venir nous prendre mais niet. L’hôtel a oublié de le commander. Qu’à cela ne tienne, ils passent de l’autre côté de la rue. Ou plutôt du périph. Car même à Surathani, il y a un périph. C’est une ville moderne qui a pour ambition d’imiter toutes les tares de l’Occident. Sans limitation de vitesse. On voit même, curiosité, un élephant qui se traîne au milieu de ce tohu-bohu avec des feux rouges accrochés à sa queue ! J’aurai vu un éléphant à warning !

Quand nous avons traversé, l’émerveillement continue. Nous sommes sur le parking d’un supermarché genre Auchan. Les gens ont l’air heureux avec leurs caddies. Pas autant que nous lorsque nous découvrons la station de tuk-tuk. Le chauffeur à qui nous montrons l’adresse des « Lucioles » a l’air perplexe. Ce n’est pas, visiblement, une grande attraction internationale. Il discute pendant cinq minutes avec ses potes puis nous partons, pétaradants, sur ce fameux périph, un peu inquiets tout de même. Où va-t-il nous amener ??? Trente minutes de tuk-tuk dans une ville surchauffée et commerçante qui déborde de marchés et de grands magasins. C’est fou ce qu’ils ont besoin de matelas et de lavabos. Certaines rues comme dans certains faubourgs d’Athènes sont vouées à telle marchandise, des lustres par exemple ou des divans. Oh ! Découverte de l’étrange !

Lorsque le tuk-tuk s’arrête, mama mia, nous sommes près d’un fleuve noir dans un endroit désert qui ressemble à ce genre de décor qui sent, dans les films taïwanais, l’attaque des héros par une triade féroce. Quelques vagues lumières qui n’ont rien de lucioles, et moi qui n’aime pas le tourisme de masse, je suis servie : pas un touriste !!

On nous fait descendre près du fleuve sur un ponton en fer qui tient par miracle et sort alors de l’obscurité, un de ces fameux long-tails, ces bateaux de pêcheurs qui servent aussi à pêcher le touriste. Je pense que c’est un long-tail qu’ils ont sorti exceptionnellement d’un musée de la marine antique d’Ayutayah. Il servait alors à transporter les poulets. Ou les cochons. Le conducteur de ce noble bâtiment est vérolé jusqu’à l’os, (un film, je vous dis) maigre comme un clou. Il doit vivre dans un tonneau, à quelques mètres de là.

Monter sur ce bateau, dans ce cadre, avec ce driver, est aussi audacieux que de braquer la banque d’Angleterre avec un pistolet à eau.

Mais bon, nous nous installons. Le bateau, noir, glisse sur le fleuve noir. Le ciel est noir. Ca ne peut que s’améliorer.

Je dois dire qu’au milieu d’une telle accumulation d’avatars, après une telle journée de transfert mazouté et étiqueté, je suis prise d’un fou rire nerveux. Je comprends soudain que notre tuk-tuker , ignorant tout de ces lucioles, nous a livré à un de ses potes qui va nous faire faire un tour d’une heure sur le fleuve puisque c’est ce que nous avons négocié. Une heure….

A un moment, tous trois, nous explosons de rire. Soudain le gondolier nous indique l’eau avec sa lampe..ce qui fait évidemment des jolis effets ! Sont-ce les lucioles ???Non ! Il veut simplement nous faire remarquer une corde qui court le long du bateau et à laquelle nous ne devons pas toucher car il en a besoin pour naviguer ! Tout ceci en Thaïlandais car notre guide ne parle pas un mot d’anglais même pas hello ! Ce qui est trop drôle, ce qui nous plie en deux, c’est que pendant un moment nous étions prêts à croire qu’il y avait des lucioles sous l’eau !

 Et soudain, incroyable mais vrai, nous découvrons les fameuses lucioles !

Il y en a au moins une vingtaine qui clignotent sur leur arbre ce qui nous saisit de l’admiration la plus absolue. Nous devons être assez ridicules avec nos cris d’extase pour vingt lucioles mais nous sommes surtout rassurés. C’est bien la fameuse attraction et nous n’allons pas être les lucioles de la farce !

Mais ce n’est qu’un début. L’apothéose approche ! Le souvenir des souvenirs qui, pour toujours , miroitera dans nos coeurs !

Le yin succède toujours au yang, c’est la loi de la vie !

Ce malheureux bateau percé fait un demi-tour, nous amène vers une île couverte d’arbres et là, magie absolue : les arbres croulent sous les lucioles. On se croirait à Noël sur les Champs ! Le bateau s’arrête et se plante dans la boue de la rive. Nous sommes couronnés de lucioles. Elles volent vers nous, se posent sur nous, s’envolent. On se croirait dans un film de Walt Dysney. C’est un moment d’enfance au-delà de la beauté.

Mais comment se fait-il que nous n’ayons plus de lucioles chez nous ? Et de vers luisants ? Alors quoi ? Plus d’abeilles, , plus de coccinelles, plus de papillons ? (Le lendemain dans la jungle je verrai des essaims de papillons en goguette.) C’est Monsanto qui a tué ces merveilles ? Ou c’est nous, l’espèce qui n’en finit pas de grossir et qui va finir par imploser et exploser, laissant enfin ce pauvre monde tranquille ?)

Le bateau fait demi-tour, nous sommes face à la ville, mais très lointaine… Ce n’est qu’une lueur qui offre la courbe du fleuve.

Un denier regard aux lucioles, les yeux levés

Et là, soudain, dans un déchirement de l’arbre, sous la galaxie des lucioles, les étoiles, les vrais scintillent elles aussi. Je pense à un extrait des « Nourritures terrestres » , où ayant assisté à un feu d’artifice, Gide découvre dans la chute des lumières, des éclats d’étoile dont il se demande si elles sont création du spectacle, promises à disparition, ou éternelles promises du ciel.

Oui, c’est pour de tels instants que l’on voyage. Pour savoir que l’on vit, ici et maintenant, dans le monde de l’Infini absolu ! Ces étoiles sont si brillantes dans un ciel si noir, fruit ultime d’un château de lucioles , et comme le bateau rejoint le fleuve, il fait naître une onde gonflée sur laquelle se reflète la nuit, parcourue par de grenouilles qui sautent, en jouant de leurs ricochets.

Mais ce n’est pas fini.

 Notre adorable guide, oui nous l’avons découvert car c’est un passionné de lucioles et dans l’obscurité nous avons échangé nos yeux brillants, donc notre Cicerone, rassuré parce qu’il a affaire à des touristes gentils et nous de même parce qu’il ne veut pas nous noyer dans la nuit, notre guide, donc qui nous a même offert des lucioles dans un sachet plastique, lesquelles ont été discrètement libérées, nous fait traverser un quartier populaire sur le fleuve.

Il n’y a que des ombres fantasmagoriques, des façades bizarres qui défient l’ordre et le désordre avec parfois, des gens sur leurs balcons. Comme on leur dit bonjour, ils répondent en riant. (Ils doivent se dire : « Mais quels fous ! ») Encore de beaux poissons dont on visite les rochers !

Soudain d’une maison, une femme qui porte un bébé nous voit et se précipite pour nous saluer faisant dire bonjour à l’enfant.

On ne lui a pas dit que nous étions la peste et le choléra ? Elle nous prend pour de riches sauveurs ?

Mais ce sont des pensées qui passent aussi vite que des herbes sur le fleuve.

Il ne reste que ce geste, ce salut, cette ombre gracieuse découpée sur une fenêtre, cette amitié d’une seconde qui dans le vaste ventre qui engendre les secondes, bonnes ou mauvaises, est le don qui tient la Vie en équilibre.

Peut-être sur un mot que je dirai, un jour, toute vie disparaîtra.

C’est une légende.

Le Bien porte le monde et chacun de nos actes lui permet de flotter ou de couler.

 

Demain la jungle à Kao-Sok !

 

(Je ne suis pas exactement notre itinéraire qui a été :

Bangkok-Ayatayah-Kantchanaburi, Sanklaburi-Chumphon- Koh-tao. Surat-Thani (son périph et ses lucioles) et demain la jungle de Kao-Sok !)


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47 réactions à cet article    


  • ploubi 4 mars 2011 10:59

    Merci pour ce bien joli texte qui fait rêver tout en faisant peur,

    La semaine que j’ai passé là bas à été magique, sieste sur hamac tendu entre deux arbres sur la plage, diner en amoureux sur la plage sur fond de lâché de lampes à bougie volantes, snorkeling (sans attaque de titan), balade en mobylette pour trouver les petits temples cachés sur l’île...

    Ça date de 2006, A l’époque il y avait surtout des petites guest house avec leur petits bungalow directement sur les plages.
    En moyenne la nuit coutait dans les 10 euros.
    Mais déjà il y a avait quelques gros « resort » présents et d’autres en construction.


    • Ariane Walter Ariane Walter 4 mars 2011 12:57

      Bonjour Ploubi,

      Ce soir je suis sur la plage de Koh lanta avec en face de moi un coucher de soleil tropical. Musique merengue, bougies, lumière...
      Oui, ce sont des moments magiques.

      je vous en envoie l’écho !


    • ploubi 4 mars 2011 14:31

      Rahhh et dire que je suis bloqué dans la grisaille parisienne (enfin il fait soleil aujourd’hui, mais c’est quand même Paris)...


    • Montagnais Montagnais 4 mars 2011 11:05

      « Super génial voyage ma cocotte » vient de me souffler Lili en me tendant le sous-guide du zonard.. Ces gens sont si pauvres, mais si gentils !


      On pourra voir des diapos ?

      • Ariane Walter Ariane Walter 4 mars 2011 13:01

        je n’ai absolument pas l’impression que la Thaïlande soit un pays pauvre. Ils ont de petits salaires mais tout est peu cher. A quoi nous sert-il de gagner 1500 euros par mois si le loyer en coûte 1200 ?

        Tout est question de rapport.

        En tout cas ils ne sont pas aigres.


        • Ariane Walter Ariane Walter 4 mars 2011 13:07

          La photo qui est de Fabrice Leroux a été prise dans la banlieue de Bangkok, sur des canaux sans touristes.
          Pour ceux qui souhaitent voir le site de Fabrice, voici le lien :

          http://fabriceleroux.com/thailande.html


          • Sergeant Pepper Sergeant Pepper 5 mars 2011 07:13

            « Des canaux sans touristes »

            Tiens... Il en existait encore un, voire même plusieurs, de ces « canaux sans touristes »  ?
            Mais... J’y pense... Qui a pris la photo ?
             smiley


          • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 07:55

            la photo a été prise par mon gendre, fabrice leroux dont je donne le site plus haut.

            Lors de notre séjour à kao Sok il a pris des photos de singes, extraordinaires. je vous les recommande.
            Nous étions près d’une rivière et les singes étainet sur l’autre rive. Nous avions interdiction formelle de les nourrir.

            ce canal se trouve près de « the Thaï house » à 20 km de Bangkok. Et il n’y avait aucun touriste.

            Ai-je répondu, sergent ??


          • Vipère Vipère 4 mars 2011 17:21

            Déliceux récit de voyage !

            Emprunter des chemins de traverse, pour faire des découvertes innatendues, tel est aussi mon credo. 

             





            • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 02:29

              Bonjour Vipère,

              Voilà pourquoi je n’aime pas les voyages en groupe qui évitent un des plaisirs des voyages : les aleas ; Il est vrai que parfois on se plante mais cela constitue au demeurant des souvenirs bigleux qui font beaucoup rire après.
              Ainsi , en Chine, l’an dernier, sortant d’une gare,étant au sommet d’un grand escalier séparé en deux par un espace plan qui permet de faire glisser les valises, je remarque deux jeunes filles qui agitent des drapeaux pour dire aurevoir aux voyageurs de la part de la municipalité ! gentille attention ! On imagine ça en France ! je leur envoie mon plus beau sourire, elles me répondent agitant leurs drapeaux avec acharnement, je souris encore, elles sourient toujours et soudain, je leur envoie un baiser qui me propulse vers l’avant dans un mouvement d’amour universel !
              C’est alors que sans le faire exprès, je mets le pied sur cet espace réservé aux alises et qui, usé par des myriades de valise, est plus glissant qu’un marbre du Vatican. je tombe. J’essaie de me relever. mais je comprends que la lutte est inégale entre les lois de la pesanteur et mon poids ! je laisse aller. je descends alors, en droite ligne, l’équivalent je pense de Chichen Itza !! Il y a parfois des pallers ,smais dans l’élan je les franchis sur les fesses et au bout d’un moment ,je me letrouve 567 marches plus bas ! Vivante ! Sans même une égratignure !

              Ce qu’on a pu rire avec cette histoire ! ce que c’était drôle !
              C’est ça les voyages inorganisés !!


            • srobyl srobyl 4 mars 2011 19:39

              Bonjour, Ariane
              Votre billet me fait songer d’emblée aux nostalgiques des vieilles voitures, dans lesquelles, certes, le confort était plutôt spartiate, mais qui évoluaient sur des routes dépourvues de pouilleux. Ah...le bon temps !
              Saleté de front populaire !
              je vais donner l’adresse de votre site de plongée aux pauvres. Seront bien contents, à mon avis.... 


              • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 02:32

                J’écris que je suis dans un cadre de vacances « populaires ».
                Si vous aviez la bonne volonté de lire sans autre désir que de saquer...


              • srobyl srobyl 5 mars 2011 10:00

                Je vous réponds, Ariane
                Autant j’ai eu plaisir à lire vos fictions, autant votre carnet de route m’a déçu. On y sent comme un remords, comme si votre participation à des voyages lointains et coûteux ne risquait de vous réduire au statut de bourgeoise arrogante, vous dépouillant de ce fait de vos qualités intellectuelles. Ce n’est pourtant pas incompatible, de même qu’il n’y a peut-être pas que des mafieux aux Seychelles (la preuve, vous y êtes allée)
                J’ai cru percevoir aussi que vous déploriez le tourisme de masse, et les dégradations qu’il peut entraîner. Mais si les Thaïlandais s’aperçoivent que les excursions « hors des sentiers battus » plaisent aux occidentaux, ils auront à coeur de creuser cette veine. Pour les gentilles lucioles, ça va être dur. Il n’y a pas de tourisme innocent.


              • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 11:43

                Cher Scrobyl,

                Désolé que ce carnet de voyage vous déçoive.
                On écrit, vous vous en doutez, pour revivre des moments heureux et les partager.
                Donc rendre des gens heureux.
                Mais votre impression, vos jugements sont souverains.

                Vous me reprochez dans votre premier billet d’être snob. Ou plutôt élitiste et de ne pas aimer le peuple, les pauvres.Vous savez bien que c’est faux. J’aime bcp , au contraire, « le peuple » qui a un naturel qui correspond au mien. J’aime la gentillesse et les gens simples la manifestent volontiers. ce sont les gens qui « ont » qui sont plus durs.

                Bon. je relis votre second billet. Je ne me souvines pas du détail.


              • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 11:59

                (Suite à scrobyl)
                non, je n’ai pas de remords en 2011 de faire un voyage en thaïlande une fois par an !!

                mais il y a chez tout le monde plusieurs niveaux d’écriture.
                J’aurais dû appeler ça cartes-postales plutôt que carnet de voyage !

                Ce sont des cartes postales que j’envoie à des amis qui aiment les lire.
                je n’en ressens aucun complexe.
                Qui aime lit.
                Qui n’aime pas et qui a lu le dit.

                Et tout est dit !!!


              • Vipère Vipère 5 mars 2011 12:01

                Srobyl

                Tous les occidentaux ne s’aventurent pas « hors des sentiers battus », c’est plus commode et moins dangereux de rester dans le circuit touristique.


              • srobyl srobyl 5 mars 2011 12:09

                Moins dangereux...Pour qui ? 


              • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 12:21

                ben, pour les Occidentaux.
                on ne peut imaginer un monde où chacun reste chez soi. cela n’a jamais existé. pas un seul jour.
                 
                Visiter un pays inconnu est le rêve de tout un chacun.

                Mais la liberté de la visite est importante.
                par ailleurs vous ne devez ignorer qu’il existe de plus en plus de propositions « d’eco-tourisme ».
                En ce qui concerne les lucioles, si cela marche, il va y avoir des rivières aux arbres couverts de lucioles.
                ce n’est pas affreux du tout.

                J’ai acheté mes souvenirs dans une boutique tenue par des femmes réfugiées birmanes. ce sont des petits gestes, mais appréciés.


              • Sergeant Pepper Sergeant Pepper 6 mars 2011 14:12

                Vipère,

                Qui, dans cette histoire - ou ces « cartes postales », pour reprendre l’expression d’Ariane - est sorti des « sentiers battus » ?


              • Vipère Vipère 4 mars 2011 21:26

                Bonjour Srobyl

                Vous avez tout du coq de basse cour !!!


                • Loatse Loatse 5 mars 2011 00:34

                  Bonsoir ariane (ou bonjour avec le décalage horaire... ?)

                  Vos récits sont de vraies nourritures pour l’âme qui, bonheur supplémentaire, ne manquent pas d’esprit.. :)
                  Du poisson croqueur d’orteils de touristes (mais croque t’il aussi les gens du cru ?) au joyeux charivari qui semble régner à l’accueil de votre hotel, tout est si bien imagé..

                  On sent l’oscillation de la barque, on croit entendre le clapotis des vagues sur la grève lorsque celle ci accoste près de l’ile aux lucioles, après avoir ressenti l’angoisse de cette nuit si sombre et l’émerveillement lorsque les étoiles se révèlent...

                  Il y a bien une trentaine d’années que je n’ai plus vu d’arbre à lucioles, depuis que j’ai quitté un petit village des alpes maritimes, haut perché dans les montagnes... l’été le jasmin embaumait, les lucioles voletaient autours des villageois assis sur les bancs de la place, puis venaient enfin, tournoyant autours de nos têtes, quelques chauve-souris attirées par la lumière des rares lampadaires qui s’y trouvaient.. :)

                  Tout un petit monde... maintenant je vis non loin de la ville, et à défaut de luciole j’heberge parfois des nids de ces gentilles guêpes polistes, le temps d’un été... ainsi qu’une famille toujours très prolifique d’escargots.. Je me demande toujours comment ils nous percoivent, tous ces habitants de la nature...

                  Merci, ariane pour ce moment magique passé en votre compagnie

                  à bientôt de vous lire

                  cordialement,
                  loatse



                  • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 02:36

                    merci chère Loatse de vos si gentilles remarques . et si je n’écrivais que pour vous, ce serait un plaisir.
                    Oui, les souvenirs de voyage tentent de partager et de garder pour ceux qui les ont vécus des moments où l’on était particulièrement attentif à la vie.
                    la même chose existe aussi, le a même attention, quand on est chez soi. mais là...Plaisir de l’exotisme.
                    J’ai bcp aimé votre passage sur « le village » car ma famille étit aussi originaire d’un village dont je rêvais dans la grande ville.
                    Vous me parlez de lucioles. je me demandais justement si elles avient vraiment disparu en France où si elles étainet dans des coins que j’ignore.
                    Ah ! Porter le deuil des cougars et des lucioles !!

                    Bien à vous !


                    • jak2pad 5 mars 2011 03:28

                      Quel bonheur de vous lire, Ariane !
                      Cette expression si libre, si dense, ce style débridé, presque célinien, cette sensibilité exacerbée, cet érotisme sous-jacent, mais si prégnant ( la mangue pourrie qui dégouline entre les cuisses, ouahhhh) ...et j’en oublie !
                      Moi, ce que j’admire chez vous, c’est ce courage tranquille, ce mépris du danger :
                       vous trouvez une dizaine de chaussures vides, vous ne savez pas si ce sont les 7 nains, ou les 7 mercenaires, ou Ali-Baba et les 40 voleurs..... rien !
                      Vous n’écoutez que votre courage, et vous passez outre !
                      Fantastique !
                      Ce récit impressionnant de l’une des rares Européennes qui se soient risquées dans cet enfer asiatique, et qui en soient revenues saines d’esprit, ces considérations audacieuses, quel bonheur !
                      Ariane, vous êtes une bête d’aventure !


                      • Sergeant Pepper Sergeant Pepper 5 mars 2011 16:54

                        Dommage que cette réaction, à laquelle il faut reconnaitre un humour certain, soit repliée, autrement elle figurerait en tête des réactions les plus appréciées.
                        Cependant, je peux comprendre, Ariane, que vous ne l’aimiez pas et désiriez, autant que cela se peut, la dérober aux regards.


                      • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 04:36

                        Amusant...
                        J’avais parlé de mon incident de plongée sur un site dédié à Ko-Tao et quelquu’n a répondu en détail pour expliquer les dangers dus à ces poissons. J’espère que cela sera uitles à de malheureux plongeurs qui seront méfiants !!

                        http://www.kohtaozone.com/forum/114-Attaqu%C3%A9+par+un+poisson+Baliste+Titan+%C3%A0+Koh+Tao.php


                        • francesca2 francesca2 5 mars 2011 06:32

                          Il y avait beaucoup d’Italiens aux Seychelles quand j’y étais. La Mafia qui venait se reposer après quelques bons coups ?

                          Mais bien sûr !
                          Un italien riche -ou même aisé- est forcément un mafieux. 
                          Ariane Walter a le droit de se poser des questions.
                          Parce que Ariane Walter peut se permettre des vacances aux Seychelles grâce aux fruits de son travail...mais un italien ? Voyons, soyons sérieux...

                          Si ce commentaire visait une ethnie non européenne ou, mieux encore, non blanche, il serait considéré -à juste titre- comme raciste...(et surtout il n’aurait eu d’ailleurs aucune chance de jaillir de la cervelle à géométrie variable de l’auteure)...

                          C’est consternant de bêtise.


                          • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 07:03

                            je vous réponds volontiers, Francesca. (Italienne ?)

                            Je n’ai pas été assez précise.
                            J’étais donc au bord d’une piscine, dans un hôtel de luxe où j’étais allée boire un pot.
                            A côté de moi un groupe d’italiens avec des gourmettes et des colliers à couler ds la première brasse plus quelques putes à l’air boudeur . ils étaient en train de discuter avec un air que l’on voit aux mecs dan les films sur la mafia.

                            C’est cette impression que je rappelle ici.
                            Air vulgaire, pas du tout « italien » à la Vittorio gasmann !

                            C’est alors que j’ai parlé à une amie qui m’accompagnait, femme d’un gynéco qui travaillait là et elle m’a dit : « C’est la mafia ! Ils claquent je ne sais pas combien par jour ! »

                            je sais qu’il fut un temps où j’enviais les gens qui étaient dans les hötels de luxe et là c’est la première fois que je me suis dit que certains y étaient, comme à Courchevel, à la suite de mauvaises affaires.
                            Je ne vais pas dire « mafia russe »ou je vais avoir un mot d’Olga !

                             J’espère que mes explications vous rassureront quant à mes facultés intellectuelles.
                            Quoique , vous semblez avoir tant joui dans votre « in coda venenum » !

                            Mmmmmmmmmmm !!!
                            « Je lui en ai planté une bonne ! »

                            mais je reconnais que mon « italien » tout cru pouvait faire bondir une amoureuse de ces beaux latins (et latines !)


                          • francesca2 francesca2 5 mars 2011 07:58

                            Rassurée par les explications ? Pas tellement.
                            Comment dire ? J’y retrouve tous les clichés...les gourmettes, les colliers, les putes -et même pas souriantes ces putes...elles boudaient aux Seychelles comme il se doit- Vittorio Gassman...et les infos crédibles de l’amie femme de gynéco...

                             ils étaient en train de discuter avec un air que l’on voit aux mecs dan les films sur la mafia.

                            Non ?
                            Sérieux ? smiley smiley

                            Il ne manque que la tête de cheval sanguinolente.

                            Parla più piano Ariane, mais bonne journée quand même.


                          • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 08:42

                            je rajoute quelques détails :
                            l’amie ,femme du gynéco, était aussi amie de l’ambassadeur de France à Mahé et du chef de la police !!
                            C’est petit les Seuchelles....
                            voilà, la coupe est pleine.
                            c’était en 1983.
                            je suis revenue aux seychelles en 93.

                            Et depuis, j’en rêve..

                            Ce qui est drôle c’est que vous me reprenez sur une histoire qui vous aurait fait mourir de rire, si vous en aviez été témoin.
                            car c’était en effet, très caricatural !

                            Ma silenzio, ora !
                             Credete che avro, sta sera, une testa di cavallo nel mio letto ? Ieri sera, gia, un topolino che scoreva ! Basta !!!

                            Buona giornate, anche a lei


                          • SANDRO FERRETTI SANDRO 5 mars 2011 09:07

                            Fransesca a raison, ça fait quand méme très « écume des choses », cette histoire d’italiens...
                            (je cherche l’équivallent féminin et petits potins de « café du commerce », mais je ne trouve pas).

                            Bon, Mme Walter, puisqu’il parait que vous avez des lettres, vous me copierez 100 fois cette merveille ( et sa suite) :

                            « Verrà la morte e avrà i tuoi occhi »

                            (« la mort viendra et elle aura tes yeux », du grand Cesare Pavese, titre du poème/ lettre laissé par l’écrivain sur la table où il s’est suicidé, en 1950)

                            La phrase convient aussi ( si vous y tenez) à la dernière pensée du maffieux ou du camoriste lorsqu’il voit arriver son tueur.
                            Bon, vous pouvez reprendre une activité normale, comme disaient les Guignols...


                            • francesca2 francesca2 5 mars 2011 10:10

                               smiley Salve, Onorevole.


                            • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 11:52

                              @ sandro,

                              ca vous chiffonne, cette histoire de mafia !
                              je ne comprends pas pourquoi...

                              C’est un petit souvenir qui est resté. Qui a eu un impact dans ma vie.il est resté , D’autres plus importants ont disparu.
                              Je pensais peut-être en 83 qu’avoir du fric et être dans des hôtels de grand luxe ne concernait que des lords anglais . ! Et je tombe sur cette bande d’estrasses.

                              J’aime l’Italien. Entendre parler Italien quand on est dans un train et qu’on passe la frontière est une merveille. Il m’est souvent arrivé de partir seule en Italie parce que j’en éprouvais le besoin.

                              Merci pour votre extrait de Pavese que je connais et apprécie


                            • SANDRO FERRETTI SANDRO 5 mars 2011 12:35

                              Piacere, Dottoressa.

                              « Per tutti la morte ha uno sguardo
                              Verra la morte e avrà i tuoi occhi
                              Sarà come smettere un vizio,
                              come vedere nello specchio
                              riemergere un viso morto
                              come ascoltare un labbro chiuso »

                              Content de retrouver vos yeux dans ce miroir et de constater que vous n’étes point morte...


                            • agent orange agent orange 5 mars 2011 15:04

                              Bonsoir Ariane

                              A propos de mafia, cela me rappelle une anecdocte dans la station balnéaire de Hua Hin au sud de Bangkok en 1993. Une scène digne d’un film de Scorcese. Je dinais dans une pizzeria avec mes amis. Le proprio (italien of course) du restau avait sa Rolls Royce garée devant la terrasse et une superbe bimbo (thaïe of course) lui servait de ... (au choix !). Il était un peu comme Al Pacino, mais en moins sympa. A la fin du repas il est venu nous faire des remarques mal polies. Je ne me souviens plus très bien, mais je crois que c’était un peu cher et cela l’a vexé. Complétement parano ce mec.

                              Toujours en 1993, j’ai bossé pendant un trimestre dans un restau à Bali dont le proprio (un italien) recyclait ses bénéfices de ses activités à Dortmund (à moins que ce soit Dusseldorf ?). Souvenirs, souvenirs. Epoque bénie où le régime de Suharto était bienveillant avec la Criminal International Association (CIA) et des excès de la jet set. Obama et Christian Audigier entre autres, était des habitués de cet endroit de perdition.

                              Ceci dit Ariane, les italiens ne sont pas tous des mafiosi.

                              Merci pour votre texte plein de fraicheur et ce regard neuf qui me rappelle mes débuts au pays du sourire. Après 18 ans en Asie du sud-est il y a de quoi de devenir blasé et perdre son innocence...

                              Au plaisir de lire vos prochaines aventures.


                              • Ariane Walter Ariane Walter 5 mars 2011 15:24

                                Cher Orange,
                                Oui, j’aime garder à mes petits yeux une fraîcheur de luciole :
                                Ils clignotent !

                                ce qui est drôle , quand on écrit un article, c’est le sort qui va être fait à une phrase secondaire.
                                il y a tout de même de la mafia italienne aux Seychelles et ailleurs, non !

                                non, les Italeins ne sont pas tous mafieux, il y en a même un grand nombre qui sont anti-mafias, mais dans le cas dont je me souviiens ce n’était pas la police déguisée en bad boys !!
                                 
                                Alors Obama ????

                                C’est vrai ce que vous dites « le oays du sourire ». C’est même le titre d’une opérette, non ? cela me revient tout à coup !

                                Blasé...
                                C’est une attitude dont je m’écarte car elle n’est pas jouissive.
                                Oui, j’aime bien ce mot « innocence » ,no pas dans le sens de « ne sait pas » mais dans le sens de « sait surmonter cette connaissance-là. »

                                Mais je dois être plus avancée que vous sur le chemin de la sagesse, cher 20 décembre ! !!

                                Mes prochaines aventures : au coeur de Kao sok ! Avec cette immense pensée végétale !


                              • Ariane Walter Ariane Walter 6 mars 2011 03:05

                                je replie systématiquement les messages de « chiens de garde » qui sont sur le net pour pourrir les fils.
                                Ils peuvent moinsser tant qu’ils veulent, ce qui les dénonce de facto, je ne corrige même pas.
                                je ne répondrai plus à cette clique.

                                je suis assez fière d’avoir levé cette hargne, ce qui prouve que mes articles ont touché juste.

                                Bye, bye !


                                • jak2pad 6 mars 2011 03:22

                                  J’ai toujours beaucoup aimé les récits de voyage, même ceux de ma cousine, qui est une âme simple et sincère.
                                  Il me semble pourtant que nous sommes ici confrontés à un récit tellement consternant ( merci Francesca, vous m’avez soufflé le mot juste), tellement crispant, que bien sûr on peut replier tous les commentaires ( par quel miracle d’une solidarité inexplicable ?), mais cela ne change rien :
                                  Les lecteurs se déclarent majoritairement atterrés, la sottise de tous ces parti-pris et de ces jugements stupides les références cultureuses sorties tout droit de Télérama, les clichés et les âneries, tout cela est irritant et affligeant.
                                  Sans compter cette narration horripilante !

                                  Je suis désolé, c’est la première fois que je vois quelqu’un infliger aux lecteurs une telle densité de sottises, et continuer imperturbablement malgré les commentaires négatifs.

                                  Combien d’épisodes idiots y aura-t-il encore, avant que l’encre sèche dans le stylo ?


                                  • Ariane Walter Ariane Walter 6 mars 2011 03:38

                                    Ah ! pas de bol !!
                                    je suis à la terrasse d’un café internet et je fais mon courrier !

                                    Essaie encore, minou !
                                    J’irai bien me baigner à un moment donné !!


                                    • francesca2 francesca2 6 mars 2011 12:19

                                       smiley Oh, Ariane...

                                      C’est incroyable !
                                      Vous commettez un délit de sale gueule, mais justifié puisqu’il s’agit d’Italiens n’est-ce pas, comme sont justifiés vos Zuniens ou encore vos Zionists...il y a même des gens ici qui trouvent ça très drôle...tellement drôle qu’ils adoptent sans états d’âme votre lexique...tiens, Fergus pour ne pas le nommer, un autre antiraciste notoire.

                                      Et Vous en remettez une couche dans votre réponse à agent orange

                                      il y a tout de même de la mafia italienne aux Seychelles et ailleurs, non !

                                      Ben oui Marie-Chantal, même que des Roms voleurs ça existe aussi !

                                      Mais évidemment, réagir à ces insanités revient à « pourrir les fils » et faire partie d’une « clique »...c’est drôle, on dirait la version féminine du Morice...

                                      Surtout continuez de la sorte et ne vous remettez jamais en question Ariane, les cons sont toujours les autres.

                                      @Jak2pad

                                      Si je dis que vos commentaires sont pleins de bon sens croyez-vous qu’Ariane y verra définitivement la preuve de la « conspiration des chiens » ?



                                      • Ariane Walter Ariane Walter 6 mars 2011 12:37

                                        hé, Francesca2, ma poulette, tu es inscrite depuis très peu. facile à vérifier..
                                        Et tu n’as de petits mots que pour moi...(plus une autre ! )

                                        Quel honneur !

                                        Tu es qui en fait ?
                                        Tu crois que je suis tombée de la dernière pluie et que je ne connais pas les doubles identités ??

                                        Tiens, il pleut d’ailleurs...Soleil couchant sublime....

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