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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > La Tunisie d’hier à aujourd’hui

La Tunisie d’hier à aujourd’hui

Terre d’échange, lieu de passage, la Tunisie séduit toujours par la diversité de ses paysages qui s’étagent du désert à la Méditerranée.

De par sa situation géographique qui, au sud, lui ouvre les portes de l’Afrique et, au nord, celles de la Méditerranée et de l’Europe, la Tunisie a été de tout temps un lieu de passage où se croisèrent les populations nomades, semi-nomades et sédentaires, un carrefour commercial privilégié et, par voie de conséquence, un pays offert aux convoitises des conquérants et des envahisseurs. Elle, qui vit naître et mourir presque toutes les civilisations, est une terre plurielle qui ne dévoile ses mille facettes qu’à ceux qui prennent la peine de s’y attarder, depuis Tunis et son admirable baie portant le sceau de ses occupants successifs, aux steppes de la Tunisie centrale et aux ksour perchés des villages berbères jusqu’aux oasis de sud et à la blonde étendue des sables. D’une rive à l’autre, du désert à la méditerranée, elle ne cesse de surprendre le voyageur tant par l’aridité de certains de ses paysages que par ses hectares d’oliveraies, l’efflorescence de ses vergers où poussent vignes, orangers, citronniers et ses chemins ombragés qui embaument le jasmin, le mimosa et la rose, que par la richesse architecturale de ses villes et son désert ponctué d’oasis et de palmeraies, îlots de verdure et de fraîcheur.

C’est de Tozeur et de Nefta, cerclés par leur milliers de palmiers-dattiers, que partent les méharées et autres randonnées qui donnent aux amoureux du désert l’illusion d’avoir touché du regard ce qui fut jadis le royaume minéral des Berbères et les pistes qui acheminaient vers le centre de l’Afrique les caravanes des Bédouins ou les tribus nomades qui, depuis le milieu du XXe siècle, se sont peu à peu sédentarisées. C’est à Nefta et à la bordure du chapelet d’oasis de la région de Douz que l’on découvre les premières dunes, celles d’un univers que les " seigneurs de grande tente ", pastoraux par vocation, empruntaient pour leur voyage au long cours, à dos de dromadaires, selon le cycle immuable des saisons.

Mais, pour lors, mon récent séjour ne m’a pas menée jusqu’aux terres ocres du Dahar et aux villages troglodytiques du Matmata, mais m’a permis de sillonner le cap Bon, ce jardin odorant, et de revoir Tunis et Sidi Bou Saïd, de visiter Kairouan et El Jem où se trouve le plus grand amphithéâtre romain d’Afrique, ainsi que les vieux villages berbères et, surtout, de flâner à nouveau dans Carthage, la cité d’Elyssa-Didon qui vit se succéder les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Arabo-musulmans, les Croisés, les Espagnols, les Turcs, les Français, fut reine des mers sous Hannibal, capitale de l’Africa pro-consulaire sous Auguste, byzantine avec Bélissaire, puis conquise par les Arabes, et dont je parle longuement dans mon dernier roman " Les signes Pourpres " ( pour prendre connaissance de sa présentation, cliquer ICI ).

Rappelons-nous que Carthage fit trembler et pâlir d’envie les pays qui bordent la Méditerranée et que, vieille de trois millénaires et d’une épopée prestigieuse, elle demeure, à l’égal de la Rome antique, une ville éternelle.

Le sol est aujourd’hui encore marqué des strates qui relatent l’histoire des hommes, leurs combats, leurs victoires, leurs craintes, leurs audaces, leurs croyances, leurs errements, leurs défaites. Ainsi la colline de Byrsa, mot phénicien qui signifie " lieu fortifié", était-elle couronnée à l’époque punique par le temple du dieu Eshmoun, à l’époque romaine par un monument dédié à la triade Jupiter-Junon-Minerve, au temps de saint Augustin par une mosaïque figurant des monstres sans tête et sans membre dont il parle dans ses écrits. "Ainsi se succédèrent les sanctuaires, tantôt religieux, tantôt païens,comme si le monde ne cessait d’osciller entre ces deux pôles, de s’user entre l’espérance et le désespoir, la foi et le doute, la grandeur et la misère, le durable et l’éphémère". *

Quand vient le soir, que le passé et le présent s’endorment dans un même crépuscule, il fait bon s’attarder sur l’esplanade, où s’élève l’ancienne cathédrale Saint Louis inaugurée en 1890 par le cardinal Lavigerie qui rêvait de ressusciter l’archevêché glorieux de Saint Cyprien, et de contempler la baie de Tunis, délimitée d’un trait de fusain par des collines sombres avec, en contre-bas, les impressionnants thermes d’Antonin décrits par Pline l’Ancien et, par plans successifs, étagées au-dessus de la mer, les villas cubiques blanchies par vingt couches de lait de chaux qui se sont édifiées sur les ruines des précédentes.

Après Carthage, Sidi Bou Saïd, balcon idéal posé sur le jebel Manar, compose avec ses palais, ses résidences d’été, ses terrasses, ses patios ombreux, le plus joli tableau et propose le plus fastueux belvédère qui soit. Aussi ce village ne peut-il manquer de séduire le promeneur par la grâce de ses façades immaculées, enrichies par des portes à ferrures et des fenêtres à moucharabieh, paradis bleu et blanc, symphonie parfaite d’architectures arabe et andalouse, qui vit séjourner des peintres comme Paul Klee, des écrivains comme Flaubert, Gide, Colette, Simone de Beauvoir. Tous furent envoûtés par l’alchimie magique des couleurs : le blanc aveuglant des murs et le bleu des portes et fenêtres, tandis que coure dans les ruelles étroites l’entêtant parfum de jasmin, que cascadent les flamboyants bougainvilliers et, qu’au loin, un soleil pourpre embrase le golfe de Tunis.

Quant aux villes, elles retiennent l’attention par la beauté de leurs mosquées que signale le minaret, espace de sobriété que des éléments décoratifs se plaisent à enjoliver : répétition infinie de l’arc des nefs comme une prière inlassablement psalmodiée, décoration du mihrab, ornementation des coupoles, enfin du minbar, chaire où l’imam prononce son prêche du vendredi, et n’oublions pas les tapis qui, en tous lieux, rappellent le savoir-faire ancestral des artisans tunisiens. A la mosquée, il faut associer la médina qui désigne la vieille ville ou ville traditionnelle, lieu d’échange, de rencontre, de commerce, dont la plus ancienne et célèbre n’est autre que celle de Tunis, coeur et âme de la capitale. Impossible de ne pas s’attarder dans les divers souks, celui des parfumeurs ( le plus ancien - il remonte au XIIe siècle ) qui embaume les essences de citron, de jasmin, de rose, d’ambre et de musc, ceux des orfèvres et des étoffes où la vie est perpétuellement animée et où se succèdent une multitudes d’échoppes, d’étals et de boutiques, certaines offrant des articles très intéressants à des prix raisonnables. Comment ne pas céder à l’envie de rapporter des huiles si délicatement parfumées ou des bijoux fantaisie joliment travaillés ? Le musée du Bardo étant fermé pour travaux, nous nous rabattons sur les palais avec leurs portes monumentales et leurs rafraîchissants patios qui évoquent les splendeurs d’antan.

Et comment ne pas être surpris par l’activité intense de cette capitale en pleine expansion qui a su tirer parti des délocalisations européennes et entrer avec panache dans la catégorie des pays émergents ? Commerçante dans l’âme, la Tunisie s’est adaptée à l’économie de marché et pratique un réformisme progressif, privilégiant les évolutions aux révolutions. Le tourisme arrive en bonne position ( 3e du PIB ) et les hôtels ( 4 et 5 étoiles ) ne vous décevront pas, d’autant que le service est des plus attentif et aimable. Les 3 étoiles peuvent être tout à fait corrects mais plus anciens, parfois un peu vieillots. La Tunisie est particulièrement agréable à parcourir, ne serait-ce que pour les raisons suivantes : on y parle le français, le réseau routier tunisien offre 19 000 km de routes asphaltées, la signalisation est bilingue arabe/française, on y mange fort bien et bio, les prix sont attractifs et, du nord au sud, vous jouirez de paysages divers et captivants et de sites archéologiques d’un très grand intérêt. Ayant conservé les mêmes frontières depuis 28 siècles, le pays présente une belle homogénéité, d’autant qu’il a su digérer les populations venues d’ailleurs et que la religion islamique, très pratiquée, est un formidable ciment. Le patriotisme est également un autre élément fédérateur : Chaque matin, dans les lycées, les élèves assistent au lever des couleurs en chantant l’hymne national. Mais le pays ne s’est pas moins ouvert à la modernité. Ici la polygamie est interdite, les jeunes filles ont accès aux universités et facultés et bénéficient d’une liberté dont elles n’abusent pas. Il n’est pas rare de voir dans les rues, bras dessus, bras dessous, des étudiantes avec le foulard et d’autres avec le jean, parfois la mini-jupe. Mais, dans l’ensemble, les jeunes filles sont discrètes, peu provocantes. Ce qui frappe en Tunisie, c’est l’harmonie. La drogue étant vivement réprimée ( 1 an de prison ferme pour celui qui en use, 7 ans pour celui qui en vend ), la jeunesse est protégée de la grande délinquance. Mais nos délinquants, ils sont chez vous - m’a dit une jeune guide avec un sourire - car, chez nous, ils seraient derrière les barreaux...

Quand partir ? En avril et mai pour voir le pays en fleurs, ou en septembre et octobre, lorsque les chaleurs sont moins lourdes et la mer encore chaude. Où séjourner : à Tunis, Hammamet nord, Sousse, Mahdia, Tabarka, Tozeur, Djerba. Pour les achats, mieux vaut s’adresser aux boutiques d’état aux prix imposés, surtout si l’on n’aime guère marchander. Ainsi pas de surprise désagréable et des prix toujours avantageux. La qualité de l’artisanat est telle que l’on peut se laisser tenter par les tapis de Kairouan, les poteries de Nabeul, les bijoux de Mahdia et Djerba, les mosaïques d’ El Jem et les cuirs et parfums dans la médina de Tunis. 

* Les signes pourpres  : Ed. Atelier Fol’Fer


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24 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 7 octobre 2010 11:19

    le pays des merveiles !!!!!!!!!!
    mdr
     smiley


    • tourn en ron 7 octobre 2010 13:14

      ELLE TRAVAIL POUR L’OFFICE DE TOURISME !!!!!!!!MDR


      • ZEN ZEN 7 octobre 2010 13:23

        Des images d’Epinal...
        Avez-vous rencontré Ben Ali ?
        Ce qui frappe , c’est l’harmonie...
        Avec N.F. ?


        • pseudo_name 7 octobre 2010 17:42

          ah oui c’est vrai ! c’est ben ali qui a réalisé le paysage naturel Tunisien.


          il faut arrêter d’être contre tout, depuis quand Tunisie = ben ali ?! l’article est dans la section « Voyage ».

          Si t’as des choses intéressantes à dire ponds nous un bel article

        • TSS 7 octobre 2010 14:09

          la Tunisie est un eden à condition de ne pas y vivre .... !!


          • Aldebaran Aldebaran 7 octobre 2010 17:59

            Office du tourisme ou pas, c’est vraiment très bien écrit et la luminosité particulière du pays est parfaitement dépeinte, d’une rive à l’autre et du nord au sud. L’humour de l’auteure dépeint gentiment les touristes se croyant explorateurs ou maîtres chez eux, disant à leur retour : « j’ai fait le désert ». smiley


            • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 7 octobre 2010 18:11

              Voyez-vous les Tunisiens, avec lesquels j’entretiens des liens et qui sont de milieux très divers, sont heureux dans leur pays. Ils apprécient d’avoir à la tête de leur gouvernement un homme fort, un chef. Bien sûr, il y a beaucoup à faire encore, mais depuis 20 ans, la Tunisie a fait un pas de géant vers la modernité. L’accent a été mis sur l’éducation et la santé. Ce pays est en plein essor. Mais nous autres Français, qui jugeons de tout sans connaître, sommes des champions pour prodiguer des leçons à tout va, au lieu de balayer devant notre porte.


              • TSS 8 octobre 2010 00:55

                vous en parlerez aux journalistes tunisiens emprisonnés sans motifs et sans jugements ,en

                butte à la vindicte de mme Ben Ali et de sa maffia familiale qui ont fait main basse sur le pays !!

                 


              • Aldebaran Aldebaran 7 octobre 2010 18:32

                Les citoyens tunisiens ont raison d’aimer leur pays et d’en être fiers. Ils sont heureux de témoigner leur esprit d’ouverture. Si parfois ils grincent un peu des dents sur le régime actuel, cela leur confère l’inestimable contrepartie d’une stabilité politique, culturelle et économique sans précédent. Seul point négatif : les touristes notamment français qui se croient chez eux partout.


                • OMAR 7 octobre 2010 22:23

                  Omar T.

                  Prés de deux millions d’Algériens se rendent chaque été en Tunisie.
                  A leur retour, ils confirment le contenu de cet article, en y ajoutant la disponibilité des Tunisiens.

                  Juste, cependant, une précision : St Augustin, comme la datte « Deglat Nour », est Algérien.


                  • FYI FYI 8 octobre 2010 02:57

                    « Mais le pays ne s’est pas moins ouvert à la modernité. Ici la polygamie est interdite, les jeunes filles ont accès aux universités et facultés et bénéficient d’une liberté dont elles n’abusent pas. » discour de femme... quelle naïveté !!!
                    Il y a des polygames à l’Utah, US par exemple, c’est suffisamment moderne pour vous ?

                    La tunisie c’est certainement bien pour les touristes mais pas pour les tunisiens qui ne désirent qu’une chose, aller en Europe, mais çà va pas durer, vu le chaos qui nous attend !!!


                    • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 8 octobre 2010 09:32

                      à Omar T.

                      Saint Augustin n’était pas algérien pour la bonne raison que l’Algérie n’existait pas à son époque. Il était Numide, c’est à dire originaire de la Numidie, ancien nom de l’Afrique du nord, entre le pays de Carthage et la Mauritanie actuelle.Les Numides sont les ancêtres des Berbères. Saint Augustin, né à Tagaste en 354, enseigna la rhétorique à Carthage et, après sa conversion au christianisme, devint évêque d’Hippone en 395, ville dont les ruines sont situées aux environs d’Hannaba.


                      • OMAR 8 octobre 2010 13:08

                        T.


                        Bonjour Armelle :

                        Taghaste (avec h) est le nom de Souk-Ahras, ville algérienne et lieu de naissance de St. Augustin le 13 Novembre 354..
                         
                        Hipponne est le nom antique de la ville d’Annaba (sans h cette fois), anciennement Bône.

                        Et si effectivement l’Algérie n’existait pas à cette époque, la Tunisie non plus..
                        Par contre, si Clovis est plus français qu’allemand, César plus italiens que suisse, Darius plus iranien qu’irakien, alors St. Augustin est plus algérien que tunisien... 

                        Contraitrment à Scipion qui était plus romain qu’africain.

                        Cordialement


                      • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 8 octobre 2010 13:56

                        Il n’en était pas moins Numide. D’accord pour Annaba sans H et Tagaste avec un H. J’ai écrit de mémoire. Annaba se trouve désormais en Algérie. Aucun des pays du Maghreb n’existait dans sa configuration actuelle, de même que l’Europe n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Toutes les nations ont subi des brassages de populations, ce qui explique les aléas de l’histoire et les courants d’influences et de civilisation. La Tunisie a été particulièrement gâtée dans ce sens, ce que je souligne au début de mon article.


                      • ZEN ZEN 8 octobre 2010 09:58

                         @ L’auteur
                        Je regrette de m’être laissé aller à un mouvement d’humeur discutable
                        Mea culpa...
                        Je suis moi aussi tombé sous le charme de la Tunisie, même si je n’ai fait qu’un circuit de dix jours.
                        Carthage m’a fasciné, j’ai été subjugué par les splendeurs du sud.. ;
                        J’ai moins apprécié les dérives de l’industrie touristique et le bétonnage de la côte
                        Grâce à Bourguiba , le statut de la femme, l’éducation , etc...ont spectaculairement avancé
                        On est loin de l’Arabie saoudite...
                        Mais demandez aux responsables des droits de l’homme, à certains journalistes indépendants ce qu’ils pensent du régime actuel, de l’arbitraire et de la corruption érigés en système, de la propagande et de la police omniprésentes...
                        Dommage ! Les Tunisiens méritaient mieux


                        • Krokodilo Krokodilo 8 octobre 2010 10:14

                          Article bien écrit, très agréable à lire malgré ou à cause du côté images d’Epinal signalé par un commentateur, ou office du tourisme. Question modernité, en apparence oui, mais politiquement c’est plutôt une régression depuis le couple Bourguiba, une dictature moderne qu’on n’ose pas critiquer parce qu’elle arrive à contenir les islamistes, mais à quel prix... Il me semble de mémoire qu’un proche parent du président avait été pris en France avec une mallette de drogue et libéré, et un autre avait volé un yacht, retrouvé par un détective privé dans le port de Sidi Bou saïd, les deux fois sans suites judiciaires... c’est ça la politique internationale.
                          http://www.afrik.com/article14066.html
                          Ou
                          http://www.linternationalmagazine.com/article6789.html
                          Mais revenons au tourisme, beaucoup de touristes ignorent que le musée du Bardo est d’une grande richesse, avec de superbes mosaïques de l’époque romaine
                          http://wapedia.mobi/fr/Mus%C3%A9e_national_du_Bardo_%28Tunisie%29
                          Vous auriez pu consacrer quelques lignes à Kairouan, je crois que historiquement c’est un grand centre religieux, et me semble-t-il renommé aussi pour ses pâtisseries ; religion et gourmandise feraient-elles bon ménage ?


                          • ZEN ZEN 8 octobre 2010 10:30

                            Salut Kroko
                            On se rejoind sur l’analyse politique. Le mot dictature n’est pas exagéré, même si le touriste, toujours pressé, ne se rend compte de rien, à part l’omniprésence de la photo du patron...
                            Kairouan m’a déçu
                            Le Bardo : une merveille !



                            • pseudo_name 8 octobre 2010 11:33

                              T’as rien compris, et c’est dommage, tu confonds entre Tunisie (pays à l’histoire millénaire et riche) et un homme nommé ben ali (agé de 74 ans ) !!!


                              C’est à se demander si ton attaque est ciblée.

                              Personne ne peut nier les dépassements du régime mais ton commentaire n’est pas adapté à l’article.

                            • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 8 octobre 2010 11:22

                              Connaissez-vous un régime exemplaire ? Du moins la Tunisie est-elle en paix et en expansion et non régression que le veuille ou non les préposés des droits de l’homme. Il y a même en Europe des démocraties quasi totalitaires qui ne sont plus gouvernées par des chefs d’état mais par la finance internationale devenue toute puissante et qui se fout complètement des droits de l’homme. 


                              • Krokodilo Krokodilo 8 octobre 2010 13:11

                                Effectivement, le culte du chef est assez répandu dans le monde, probablement l’atavisme des mammifères qui vivent en groupe et veulent un chef de meute pour les protéger, les guider !


                              • ZEN ZEN 8 octobre 2010 11:59

                                Les « préposés des (sic) droits de l’homme »(resic) tunisiens vous remercient
                                Ils en savent un peu plus que vous (et moi) sur l’état du pays
                                Depuis quand l’expansion va-t-elle de pair avec la démocratie ?
                                La Chine serait alors une mégadémocratie...


                                • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 8 octobre 2010 12:07

                                  à Krokodilo :

                                  Le musée du Bardo est actuellement en travaux et rouvrira dans 2 mois. Il est, en effet, le plus riche musée au monde de mosaïques romaines retrouvées à Carthage, Dougga, Bulla Regia, Oudna etc... les romains ayant dominé, ce qui est actuellement la Tunisie, pendant six siècles, avant l’arrivée des Vandales. Mais j’ai visité celui de Carthage, qui est moins important mais intéressant néanmoins, et présente quelques mosaïques byzantines d’une grande beauté.
                                  Quant à Kairouan, que je connaissais pas, c’est une ville élégante, bien dessinée, avec sa Grande mosquée et sa médina, mais surtout la mosquée du Barbier, concentré de l’art arabe à son point culminant et sa perfection absolue. Une pure merveille.
                                  Oui, les gâteaux de Kairouan sont délicieux. Mais les pâtisserie tunisiennes, dans leur ensemble, sont très bonnes ; toutefois à déconseiller si l’on tient à garder la ligne, car toujours très sucrées.Non loin de Kairouan se trouve El Jem et son amphithéâtre romain du IIe siècle, le plus grand d’Afrique et l’un des plus grands du monde romain après le Colisée, qui est dans un état de conservation extraordinaire, la Tunisie n’ayant pas eu à souffrir de tremblements de terre comme l’Asie mineure.
                                   

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