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Les réfugiés telluriques de Kathmandu

 

22 mai 2015, 20.45, Thamel, Kathmandu, Népal

Enfin arrivés à Kathmandu après un voyage de six heures depuis Pokhara. Ma compagne doit prendre un avion pour l'Italie dans trois jours, et seule la pression psychologique de manquer le vol a surpassé la paranoïa de subir des nouvelles secousses près des épicentres mortels.

Le voyage s'est surprenament bien passé, le trafic routier commercial depuis Kathmandu s'est fortement ralenti, une conséquence du tremblement de terre du 25 avril 2015. Ce qui laisse plus de place en largeur à l'étroite autoroute, semée de trous béant, épargne les croisements des énormes camions et diminue le temps de trajet. On peut apercevoir parfois, le long de la route, des stands UK Aid ainsi que des tentes de la croix rouge chinoise.

Premières impressions à l'arrivée de la périphérie de Kathmandu : quelques murs détruits, un poteau élèctrique tordu, mais rien de catastrophique pour l'instant. Puis un stade rempli de tentes-abris...et un autre, celui situé à proximité du palais royal, immense, couvert aussi de tentes, multicolores. Ce sont les réfugiés telluriques, des milliers, ceux dont les maisons, en brique non cimentées, n'ont pas resisté ; les plus pauvres. Nous arrivons à l'hotel, recommandé par un locataire de la guesthouse de Pokhara. Il n'y a plus qu'une chambre, au quatrième étage. J'hésite, l'activité sismique n'est pas terminée. Je tente notre chance. Thamel, la rue-plateforme touristique de Kathmandu est déserte, les rares étrangers sont des journalistes, des photographes, des volontaires internationaux. Trekkeurs et vacanciers sont repartis, 45,000 ont repris l'avion depuis le 25 avril.

Nous sortons faire une virée à Durbar square : partout des tentes sur la place ; bidons d'eau, sacs de riz, matelas, couvertures ont été fournies aux sans-abris.

Certains monuments historiques sont tombés en ruine, des pans entiers du palais royal écroulés ; des gravures en bois, millénaires, gisent sur le sol. Les militaires sont partout, empêchant l'accès aux ruines en arrière plan, trop dangeureuses sans doute (verifier plan K). Une mère et ses trois enfants sous tente s'est trouvé un métier : elle vend du thé et des samosas aux touristes népalais, abasourdis quant aux dégats d'un patrimoine national inestimable. Des appareils photo couteux, les yeux rivés sur le viseur, les photographes de presse cliquent parmi les décombres, parmi les réfugiés ; tel des pervers aux jumelles de chasseur qui hantent les plages. Je me sens comme dans un zoo...

Nous continuons vers Freak Street, la mythique rue des hippies venus célèbrer la révolution des moeurs européennes à grande brassées de drogues vendues sur le bitume – Charles Duchaussois, avec son ouvrage “Flash”, en a livré un témoignagne cru, intense et détaillé*. La rue est intacte, mise à part quelques batiments. Un temple tibétain a été détruit, dans un petite cour intérieure, sombre, lugubre ; seuls les drapeaux de prière multicolores restent, accrochés sur le mur, souvenir unique de l'endroit sacré ; un homme, debout, à l'extérieur, vend des bibelots bouddiques ; son négoce a été détruit. Il n'a pas l'air triste. Les enfants sous les tentes de Durbar square n'avaient pas l'air tristes non plus. Seulement en manque d'affection parentale. Des orphelains du tremblement ?

Dégats mineurs à premiere vue. Trois jeunes locaux contemple un bâtiment détruit. Nous lui demandons s'ils ont vécu le drame. A l'écoute du mot “earthquake”, ils se taisent, le visage sévère, impénetrable ; nous percevons sous le masque facial inexpressif asiatique, une peur sourde, réminiscente. Quelques secondes durant lesquelles un ange de mort passe au dessus de nos têtes, muet. Peut être ont-ils des victimes dans leur famille ? Peut être ont ils vu des amis disparaître ? Nous saluons, rentrons à Thamel et nous précipitons dans le premier restaurant japonais, affamés, les jambes lourdes. Une soupe miso revitalisante nous mène à la rencontre d'un jeune homme caucasien, assis, en bas ; il est en train de parler avec un local. Nous l'abordons, il nous avoue travailler pour le “Guardian” ; en principe, il est en voyage, mais pour l'occasion, il a écrit un article en free lance.

La vie continue ici à Kathmandu, les sifflements guturaux des conducteurs de rickshaw vélocyclés et leur sonnette stridente, les conversations hachées typiques de la vocale népalaise sanskrite, les gongs des puja hindous et tibétains, les klaxons stressants des taxis. Il est 8.00 du matin. L'activité a commencé tôt, 5.30, ce sont les heures les moins chaudes, les plus favorables aux douceurs de la joie de vivre népalaise. Un café italien corsé, une mangue presque trop fruitée, de l'avène arrosée d'eau chaude. Du travail nous attend aujourd'hui...

23-05-2015, 9.00, Thamel, Kathmandu

Aujourd'hui notre objectif est l'immense terrain couvert de tentes que nous avons aperçu dans le bus hier depuis Pokhara. Un quart d'heure à pied nous affirme-t-on. Il fait déjà chaud lorsque nous entamons la marche. Il ne nous faut pas longtemps pour rencontrer les premières tentes. Puis les secondes, plus nombreuses, situées sur le champ d'un trust religieux hindou. Premières questions, premières interviews. Les gens sont chaleureux, apparemment tranquilles. Ils répondent avec franchise : en réalité ils ont peur ; la peur viscérale de revivre la terreur du 25 avril. Nombreux ont vu leur maison détruite, et nombreux ont simplement peur de retourner vivre dans leur appartement, intact, mais situé en hauteur dans de vieux immeubles. Un autre attend l'expertise de l'ingénieur pour approuver la sécurité de son chez-soi. Ce garcon nous confie la rumeur actuelle : un autre tremblement de terre, puissant, se produira à 14.00 aujourd'hui ; nous nous regardons, A et moi, un accès soudain de paranoia. “Who said that ?”, “our holy man”, un shaman ou medium. A se reprend et suggère qu'ils seront en sécurité, ici, sur ce terrain en friche, aucun immeuble avoisinant. Puis à la question “What about the future of Nepal ?” reviennent régulièrement les sujets chauds du moment : le gouvernement qui ne fait rien, les vivres de l'aide international qui n'arrivent qu'en partie. Un mois après le drame, le début de la reconstruction se fait attendre. Inaction volontaire des autorités népalaises ? Et puis la mousson qui arrive, les pluies torrentielles sur les tentes provisoires de fortune ; bientôt également réfugiés climatiques ? Délusion, tristesse et incertitudes de l'avenir se lisent sur les visages. Non, décidément, ils ne semblent pas montrer beaucoup d'espoir pour le futur...

Une femme nous propose de déjeuner à la cantine du trust qui a prêté son terrain pour les victimes. Il y fait frais et le dalh baht tarcurry est délicieux, 100 Rps (1 Euro). Un homme aux chaussures hautes de cuir nous demande si nous sommes contractés par “the UN”. Nous répondons par la négative. Nous enregistrons les messages du futur des népalais. Il nous salue respectueusement et prend congé. Je soupçonne un représentant de la police. Lorsque nous sortons de la cantine, deux militaires sont assis dans le lobby du trust ; ils nous observent. Nous leur lançons un rapide coup d'oeil en souriant. Accablé par la chaleur, je lutte pour négocier le taxi, beaucoup trop cher pour la distance.

24-05-2015, 17.00, Restaurant, Thamel, Kathmandu

Aujourd'hui nous ne sommes pas sortis de la chambre ; la chaleur est devenue insupportable, et l'air conditionné de la chambre du dernier étage débite à fond. Déjeuner au cours duquel nous obtenons d'autres informations : un écossais, Rob, attend des tentes indiennes pour son association, installée au Népal depuis six ans. A notre surprise de n'apercevoir que de rares associations d'aide sur notre parcours du pays dans les transports, il nous explique que les fonds internationaux débloqués récemment sont distribués aux grandes OGN, qui prélèvent 25% pour leur frais administratifs, et doivent reverser 20% au gouvernement népalais – frais administratifs également. Beaucoup de frais administratifs donc. Depuis le don effectué en Occident par les français, souvent encouragé par un lourd battage médiatique, un faible pourcentage arrive à destination. Pourquoi ? L'excuse commode est “frais administratifs” ; ce qui, admettons le, veut tout et rien dire. “Frais administratifs” ne signifierait il pas plutôt “frais logistiques” ou bien “faux frais” ? Des faux frais bien réels, si l'on juge des SUV récents portant le sigle des grandes ONG. J'en ai aperçu les rouages au Kosovo, lors de mon voyage en bicyclette, en 2007 ; achetée à Belgrade ; j'avais ensuite descendu toute la Serbie jusqu'au Kosovo. J'ai été invité à dinner, puis étions monté dans le 4*4 de l'ONG, conduite par un français mobilisé au nord de Mitrovica. Je me souviens qu'on s'y sentait bien, à l'aise ; ou peut être était-ce l'inconfort prolongé de mon road trip en vélo ?

Concernant la catastrophe du Népal, la fermeture du pays pendant quinze jours n'a pas facilité le travail des observateurs mandatés pour contrôler la gestion des fonds humanitaires. En principe, les réfugiés doivent percevoir 15,000 Rps pour le dédommagement des dégats. Quand ? Nous n'en savons rien.

Quant à ceux, sous tente, qui ont fui leur domicile intact, l'ingénieur “safety” est une chimère ; le prêtre hindou, bien vivant, qui doit prévoir – ou non – un prochain tremblement de terre, fait patienter les népalais. L'attente pourrait donc être plus ou moins longue...

Une femme habillée d'une robe traditionnelle beige, rouge, jaune, nous montre la direction de la rue qui mène à une zone de dégats massifs causés par la secousse ravageuse. “Straight”, précise-t-elle. “Is it far ?”. “Yes”, donc j'irai demain après le départ de ma compagne pour l'Italie. La saison commence pour elle, et revoir sa famille la resourcera. Le tremblement de terre, qui m'a épargné cette fois ci, m'a fait prendre conscience de l'importance cruciale de réaliser ses rêves pendant qu'il est temps. Parce que demain tout peut s'arrêter, sans prévoir. On se croit invincible, éternel, et soudain tout bascule...

27-05-2015, 12.00, Hôtel, Thamel, Kathmandu

Deux jours depuis le départ de ma compagne. Rob s'est battu au télèphone pour savoir où ses tentes se trouvent. Le manager lui dit qu'elles sont bloquées à la frontière indienne. Il s'énerve, sa voix porte loin, jusque dans la rue. Son caractère explosif d'écossais des highlands pèse, à juste titre, sur l'atmosphère. Les donateurs résident à l'hotel et Rob doit montrer ses actions. Il réclame son argent. 24 heures après, les tentes ne sont toujours pas arrivées. Il menace le directeur de la fabrique de tentes à Gaziabad d'envoyer Interpol Inde, le frère de la manager de l'hôtel en poste à la branche népalaise. On s'affole, les employés du manager de la “travel agency” qui a organisé l'expédition, s'agitent. Michael et Sarah, des donateurs importants qui ont collecté des fonds sur leur réseau d'amis en Malaisie, décident de repartir à Kuala Lumpur ; ils en ont assez vu. Ils sont convaincus par le manager sur le chemin de l'aéroport de repousser le vol, de donner une chance au camion transporteur...Ils reviennent. Le lendemain, i.e. ce matin, j'entends depuis la terrasse située au cinquième étage la voix forte de Rob, ainsi que celle de Michael. Ils explosent : les tentes sont des simples baches en tarpolin, les piquets sont récupérés. Rob a payé 30,000 $, la marchandise vaut à peine 1400 $ ! Michael traite le manager de voleur, lui demande comment il peut faire ça à son propre peuple. Selon lui, tandis que nous nous rendons à Bakhtapur, la cité millénaire, le manager de la travel agency s'est fait backshisher par le directeur de la fabrique pour interchanger les tentes. Il semblerait que cette arnaque soit, malheureusement, à l'image du Népal. La Grande-Bretagne a versé 160 millions de livres au Nepal, via associations et gouvernement. Les villages détruis n'ont rien vu de cet argent, ni des 15,000 Rps de subvention promis par le gouvernement, déjà cinq semaines après le drame. Ma visite à Bakhtapur me permet de réaliser les non-dits des médias internationaux : des bâtiments sont détruits, mais nombre des édifices du patrimoine sont intacts. La mort, en revanche, a sévi dans les maisons des habitants de l'ancienne cité.

Je me rends au camp militaire qui abrite les réfugiés. Deux semaines plus tôt, l'immense champ comprenait 8,000 personnes. Il en reste aujourd'hui 3,000. Les tentes sont toutes chinoises, quelques associations népalaises locales. Unicef est absent, l'une des ONG qui a perçu une partie des fonds humanitaires. Le Népal a fermé l'aéroport pendant deux semaines après le tremblement. “Politics”, m'annonce Michael. L'”Empire du Milieu” a envoyé ses avions en premiers afin de récupérer les ressortissants. Ils ont procuré la majorité des tentes, organisé des meetings avec le gouvernement. Puis les autres nationalités ont été conviées, trois semaines après le tremblement.

Une femme est allongée dans une tente. Son frère, assis à côté, traduit. Sa chambre de bonne a été détruite, et elle attend que le gouvernement lui attribue une autre chambre. Plus loin, sous une grande tente qui délivre les produits de première nécessité, des jeunes m'interpellent. L'un d'entre eux me demande une contribution pour boire la rakhsi ce soir, ils sont fatigués. Je leur donne. Un autre répond à ma question sur l'avenir : “we are ready to rebuild ourselves, without the government, without anyone !”

Je continue et observe la longue file au bout d'un stand. C'est la cuisine tenue par des sikhs, dahl baht. Une jeune femme m'avoue que le thali n'a aucun goût.

Jordon m'avoue que ce camp est destiné pour les medias ; il n'est pas un jour sans qu'une télévision népalaise ne viennent y faire des images. Du show donc ce camp de réfugiés ? Pour masquer l'inaction dangeureuse du gouvernement quant à l'aide mobilisée pour alimenter les villages détruits dans les montagnes (Langtang, Sindapalchok, Gorkha) ? Les news locales télévisées n'ont montré dans ces regions que des images réalisées par hélicoptère ou des smart phones de locaux.


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6 réactions à cet article    


  • karibo karibo 29 mai 2015 15:58

    Merci pour ce moment.

    nos pensées à tous les sinistrés auxquels personne ne pense .
    Tout le médiatique : du gros pipo 

    • asterix asterix 29 mai 2015 16:38

      Les frais administratifs des ONG, tout un programme... Plus elles sont importantes, plus il y a de directeurs, d’employés payés au tarif européen ou presque, de gugusses bien contents d’avoir dégoté un job qui leur permettra de continuer à glander, à picoler. Et les gouvernements ponctionnent, ponctionnent. Partout que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique Latine.
      Ce que j’ai vu, je ne parle pas de ce qu’on m’a rapporté, m’a laissé pantois. Des dirlos en 4X4 pour aller au bureau, puis s’empiffrer dans des restos aux prix pharamineux pour des locaux, cela se voit tous les jours. J’ai honte pour eux !
      Et je ne parle même pas des fausses ONG qui sont des officines de propagande charismatique ou politique. Poutine a bien fait de mettre le doigt sur la plaie. Dehors les associations américaines qui ne sont quasi partout que du toc.
      Il ya du bon grain dans les ONG, mais surtout de l’ivraie. C’est un business...
      Au Népal ou ailleurs. Sauf chez les petits, ceux dont on n’entend jamais parler. Les pauvres, ils n’ont pas d’infrastructures et souvent peu de moyens, mais un coeur grand comme ça.


      • bakerstreet bakerstreet 30 mai 2015 23:57

        @asterix
        C’est sûr que l’humanitaire porte souvent très mal son nom. La catastrophe, quand elle n’est pas naturelle, est parfois provoquée à dessin par des chefs de guerre cyniques, qui s’alimentent et ponctionnent les ONG, après avoir informé « l’opinion » de la situation. L’aide devient non plus la conséquence, mais le but en soi, bien sûr détourné.

        Quelle est la part du peu qui arrive sur le terrain, quand il a fallu payer tous les échelons, les directeurs, et donner les pots de vin « obligatoires » ? Bien maigres. Les effets sont parfois redoutables, offrant toute une technologie étrangère à une population qui va devenir dépendante, et bouleverser le schéma social, toute cette dentelle savante ? ....On ne parlera que de ces grands clashs, où l’on peut jouer " au french doctor, où ’l’ on peut bomber le torse, en se prenant pour un aventurier. Les grandes pandémies, la famine liée aux programmes des multinationales, faisant des dizaines de milliers de suicides parmi les paysans indiens, victimes des programmes d’utilisation de pesticides et d’engrais, ruinant leur terre, les empêchant de vendre leur produit, personne n’en parle. Qui parle encore des millions de victimes de Bhopal, aveugles, atteints de maladies neurologiques et dégénératives ?...25000 victimes, la plus grande catastrophe industrielle de tos les temps. UNe multinationale américaine, union carbide, n’a jamais été inquiété.



      • bakerstreet bakerstreet 31 mai 2015 00:26

        Je rebondis sur cette daube tout de même dont vous parlez « Flash », qui eut un certain succès, tout comme les « chemins de kathmandu » à une époque où partir là bas vous faisait prendre pour un héros, et tomber les filles, tout en affolant vos parents. Je me suis toujours refuser à entretenir ce genre de mythe en revenant de là bas.

        Le bouquin de Duchaussoi est vraiment le plus con, propre à abuser les gogos, dramatisant les situations, s’inventant des postures héroïques, agglutinant les invraisemblances. A éviter absolument. Sauf si l’on veut apprendre les ficelles pour s’assurer un succès de librairie, en racontant des âneries.
        Le meilleur bouquin sur la route, assurément, c’est « l’usage du monde » de Nicolas Bouvier, qui remonte à ses pérégrinations dans les années 50 ; une vingtaine d’années après qu’une certaine Annemarie Swarznenbach est écrit elle aussi des textes lumineux, traversant la suisse à l’afganistan en bagnole : « Aujourd’hui, il est encore en Afghanistan une forme de vie indigène, qui se manifeste dans les coutumes quotidiennes, dans les traditions, et dans des vertus très simples, très séduisantes pour les européens que nous sommes. Dans ce pays si singulier et si beau, pris entre l’union soviétique et les indes, le processus de modernisation sera t’il tragique ? Ou bien aura t’on amassé force et expérience, pour le faire profiter des conquêtes occidentales en lui évitant leurs inconvénients. »
        Impossible de reconnaître le Népal de cette époque où j’ai vécu accroché à la montagne, en ermite. J’ai suivi avec effarement l’histoire de ce pays depuis 40 ans, les affaires politiques calamiteuses, et cet abandon d’une culture de la simplicité, si originale. Les propos de Swarzenbach sont aussi valables pour le népal que l’Afghanistan.


      • Christophe Pelissier 31 mai 2015 12:48

        Pour Flash, vous devez connaitre mieux que moi l’historique. Le style est direct, sans doute est ce cela qui m’a plu.

        Ok, je lirai A. Swarzenbach
        merci pour le commentaire, interessant.
        CP

      • Miona Miona 29 mai 2015 21:32

        Merci de nous faire vivre cette immersion dans « l’après catastrophe » aux côtés des népalais !

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