• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Madagascar nostalgie... suite

Madagascar nostalgie... suite

La suite de notre voyage nous mène à Andasibe puis à Morondava

JPEG - 28 ko
scarabée girafe mâle

Avant notre périple vers l'ouest un petit saut à l'est dans le village d'Ambatomanga à la recherche de fromages typiquement malgaches. Cette région du Vakiniadiana est réputée pour son élevage de vaches laitières et on y trouve quelques fromageries dignes de ce nom. Provisions faites nous voilà tournés vers ces fameux rochers de granit dans un décor sauvage naturel et désert.

 

Toujours à l'est, à 140 km de Tananarive, sur la route de Tamatave, la parc national d'Andasibe-Mantadia, dont la forêt primaire très dense et humide nous offre une faune et une flore exceptionnelle.

Lémuriens, reptiles et amphibiens, oiseaux, mammifères, insectes.

Nombres d'espèces endémiques à Madagascar.

Nous avons pu observer un couple de scarabées girafe posés sur une feuille de mélastome, la femelle incise la moitié d'une feuille, y dépose ses oeufs et enroule la feuille autour des oeufs. Le mâle a un très long cou, d'ou le nom de scarabée girafe.

fougère

Les bambous et fougères géantes, les goyaviers, les orchidées et eucalyptus agrémentent cette réserve.

Une note toute particulière à notre guide, très captivant, motivé et cultivé. Incollable sur les espèces

endémiques à Madagascar et sur la faune et la flore de son parc.

 

 

 

 

 

 

Le but de notre balade à l'ouest : Morondava à 650 km de Tananarive par la N7 jusqu'à Antsirabe, puis N34 et N35. Pour qui connaît les routes dites nationales à Madagascar, la distance peut rendre nerveux.

 

spectateurs lors de la crevaison

Départ de Tana très tôt, premières lueurs du jour aux environs d'Ambatolampy, pour y voir les fourneaux de briques alignés au bord de la route. Après la récolte du riz, l'argile des rizières sert à la fabrication des briques qui sont ensuite entassées de manière à préserver un foyer à l'intérieur de l'empilement, qui servira à la cuisson des briques. Pour ce faire, on utilise du bois en grande quantité et cette méthode de cuisson est une des causes de déforestation de l'île. Sur le bord de la nationale, les enfants vendent des écrevisses. Partout à Ambatolampy s'exposent les fameuses marmites en aluminium recyclé.

Direction Antsirabe en admirant le paysage entre deux somnolences.

L'arrêt sera court car nous devons être à Morondava le soir. On visitera Antsirabe au retour.

Direction Miandrivazo (environ 220km), le relief est très mouvementé et les vastes espaces dénudés.

Un éclatement de pneu nous stoppe dans un hameau, où la maigre population se masse rapidement pour nous observer.

J'en profite pour prendre quelques photos et distribuer des crayons. Après avoir participé au changement de roue, bien évidemment mes mains sont sales. Un villageois ayant remarqué ma difficulté à me nettoyer s'approche de moi avec un broc d'eau limpide. Nous pouvons nous laver les mains. Après avoir chalereusement remercié nos spectateurs, nous repartons. Arrêt dans la bourgade de Mandoto pour monter deux pneus neufs que nos accompagnateurs avaient heureusement prévus. Un défilé incessant d'enfants et d'alolescents, en blouses et cartables au dos marchent, suivis par d'autres blouses de couleurs différentes. Si le pays est pauvre en revenus, il semble riche de futurs adultes ; mais sauront-ils relever leur pays vers plus de bien-être ?

chercheurs d'or
 

La température doit osciller autour des 35°, le véhicule n'est pas climatisé et la journée n'est pas finie.

Un arrêt au bord d'une rivière dont j'ai oublié le nom pour observer les chercheurs d'or.

 

A la sortie de Miandrivazo, la pause casse-croûte et défoulement à l'ombre d'un manguier nous fait le plus grand bien.

L'ambiance au sein de notre petite équipe est bonne et enjouée, chacun semble heureux de ce périple. Si le lecteur est arrivé jusqu'ici alors il est peut être temps de lui dire que nous sommes huit comparses embarqués dans ce voyage : quatre malgaches et quatre vazahas. Notre chauffeur est heureusement très placide, car le véhicule semble vouloir affirmer son caractère rebelle et nous provoque quelques arrêts impromptus.

Une petite parenthèse locale : lorsqu'un véhicule passe sur un pont sans barrières (garde-fous) le chauffeur doit klaxonner pour chasser les fantômes qui pourraient errer dans les parages. Ne sachant pas si "c'est du lard ou du cochon", je le livre brut, sans arrière pensée aucune !

La fin de la route nationale 34 entre Miandrivazo et Malaimbandy (115km) est très vallonnée et par endroits en très mauvais état. (les bandits qui sévissent encore dans ces régions dégraderaient volontairement la chaussée afin de ralentir, voire stopper les véhicules pour dépouiller les occupants ?) Notre véhicule n'aime pas les ralentissements brutaux et le fait savoir par un arrêt moteur suivi d'un redémarrage laborieux. Chacun retient son souffle ! Quelques ponts métalliques rafistolés plus loin, nous voilà à Malaimbandy, où on rejoint la N35, 160km d'une route en bon état jusqu'à Morondava, rien à signaler si ce ne sont les fréquents barrages de police qui obligent notre carrosse à hoqueter à chaque ralentissement et à se faire prier à chaque redémarrage.

la plage de Morondava

Arrivée après environ 15 heures de route à destination. 

DODO.

 

Morondava le matin sa plage de sable fin et compact, le canal du Mozambique et son eau tiède et agitée qui vous masse, vous relaxe et vous fait oublier les désagréments du voyage.

Petite ville de 70000 habitants vivant de pêche et des cultures environnantes de riz, de maïs et de manioc et de l'élevage des zébus.

 

Si vous êtes toujours intéressés, rendez-vous a l'allée des baobabs et a Antsirabe...

 

Moyenne des avis sur cet article :  3.8/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

9 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 4 novembre 2013 11:52

    Le corps de Sébastien Judalet, innocent lynché par une foule aussi stupide que criminelle est toujours à Madagascar...personne ne voulant payer son rapatriement ! Et vous voudriez qu’on aille faire du tourisme dans ce pays de cinglés ! Non merci...


    • LE CHAT LE CHAT 4 novembre 2013 14:23

      C’est le cas de la majorité des pays africains , il y en a très peu où on peut voyager en sécurié !


    • Donald Mitsiky Donald Mitsiky 4 novembre 2013 16:13

      Vous ne lisez sans doute jamais les faits divers français. N’ayez crainte, il y a autant de cinglés en France qu’à Madagascar.


    • Guilhem 4 novembre 2013 16:19

      Bonjour ARMINIU,

      Le fait est que j’ai le témoignage de première main d’un français habitué de Nosy Be séjournant dans le même hôtel au même moment (et qui l’a vu cramer).

      Texto :« il faisait monter régulièrement des ados pré-pubères dans sa chambre... »

      Pour faire de l’humanitaire ? A voir.

      Qui est stupide qui est criminel ?

      Qui est cinglé ?
      Les Européens tordus qui se tapent des gosses à l’étranger ou les locaux qui s’occupent eux mêmes des pédophiles puisque les autorités locales ne font rien et que tout se règle à coup de pots de vin ? 

      Tant de questions...


    • COLLIN 5 novembre 2013 11:20

      J’ignore si ce Français faisait appel à des prostituées mineures,voire à des enfants pour satisfaire ses pulsions sexuelles,mais cela fait partie des usages que l’on constate au quotidien à Nosy Bé,et je peux en témoigner pour y avoir vécu.

      Ceci dit,en l’absence d’une véritable enquête judiciaire,nous lui devons la présomption d’innocence.

      Ce qui a en revanche éveillé mon attention,c’est qu’il a été lynché en compagnie d’un Italien.

      Or,encore une fois,pour avoir vécu à Nosy Bé,il y est de notoriété publique que la petite diaspora Italienne locale,est en fait issue de la mafia Calabraise (ou d’autres origines,bien sûr) et que ces gens pratiquent toutes les activités illégales possibles et imaginables,du trafic de stupéfiants aux trafics d’êtres humains.
      Un de leurs repères est d’ailleurs un endroit nommé le « cratère »,à quelques encablures à l’ouest de Hellville...les connaisseurs apprécieront cette précision...

      Je ne prétends pas qu’il puisse obligatoirement y avoir un lien avec cette affaire,et j’ai de plus quitté Madagascar depuis déjà quelques années,mais Nosy Bé est un endroit,qui sous ses aspects « touristiques » pourtant bien « proprets »(notion toute relative dans ce beau pays de Madagascar...) demeure soumis à des rapports de force insoupçonnés,et dont les ramifications dépassent largement les frontières du pays...


    • hadès hadès 8 novembre 2013 13:37

      Cela me donne pas l’envie d’aller voyager à Madagascar, parce que sur de simple rumeurs de pédophilie (sans aucunes preuve), alors on peut être lynché, brûlé vif sur une plage par une centaine de personnes qui ce jour là, voulaient à tout pris du sang, et tuer. 

      C’est vraiment dégueulasse, honteux, et lâche.
      Et puis à en croire ces-gens-là, alors parce que ont est blanc, ou Européen, alors ont est forcément des pédophile en puissance, Il faut arrêter un peu, la pédophilie concerne tous les peuples allez-voir le reportage via internet : « La danse des garçons afghans » ce sont pas des Blanc là qui abuse des enfants, mais bien des Afghans. 

         

    • ARMINIUS ARMINIUS 4 novembre 2013 19:51

      Pour ce cas précis enquête a été faite en France par la gendarmerie et a conclu à une complète innocence de la victime, père d’une petite fille de onze


      • Guilhem 5 novembre 2013 16:44

        Quel dilemme qui croire ?

        La gendarmerie qui a mené l’enquête depuis ses bureaux de Paris ou un témoin direct que je connais depuis plusieurs années...

        Dur, on va couper la poire en deux ce monsieur faisait monter des ados pré-pubères dans sa chambre à but humanitaire...


      • Donald Mitsiky Donald Mitsiky 4 novembre 2013 21:16
        Pourquoi des raccourcis hâtifs ?

        Si effectivement trois personnes innocentes ont été lynchées à Nosy Be, nul ne conteste qu’il s’agisse de crimes odieux qui doivent être punis. 26 personnes ont été arrêtées et incarcérées, elles attendent leurs jugements respectifs. Laissez faire la justice locale et ne dites pas qu’un pays n’est pas fréquentable parce qu’on y commet des meurtres. Personne ne vous accuse d’être cinglé parce que certains de vos compatriotes ont commis des crimes atroces.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès