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Madagascar nostalgie... suite et fin

La pêche a été bonne ce matin à Morondava
 

L'allée des baobabs

A une vingtaine de kilomètres de Morondava, l'allée des baobabs est un site incontournable remarquable.

Aucune organisation touristique, pas d'indications lorsqu'on quitte la N 35 pour emprunter la piste vers Belo sur Tsiribihina.

L'allée des baobabs

L'accès au site ne réclame pas de droit d'entrée. Il est seulement interdit de stationner sur les abords de la piste. Un parking payant est à la disposition des véhicules.

Allée majestueuse flanquée d'une douzaine d'arbres de 30 mètres de hauteur, rangés comme des soldats saluant notre passage. Le spectacle au soleil couchant est tout simplement grandiose malgré l'affluence touristique ciblée sur ces quelques instants.

 

La même allée au soleil couchant

Les enfants sont ici quémandeurs, pour quelques photos indigènes le touriste sort facilement quelques billets.

 

On voit aussi passer les gros 4x4 climatisés, chargés de volumineux vazahas méprisants. Ils entrouvrent leurs vitres pour jeter quelques ariarys aux enfants en accompagnant leur geste de gros rires gras et obscènes. Ceux là, dès leur retour a leur hôtel étoilé, puis dans leurs pays respectifs, raconteront sans doute leurs exploits de super baroudeurs devant un auditoire ébahi.

 

Quelques kilomètres de piste encore et nous voilà au baobab amoureux. Qui aurait pu imaginer que deux baobabs puissent se rencontrer, s'aimer et s'enlacer ainsi !

Malheureusement l'humain a encore une fois montré son imbécillité en cisaillant et en inscrivant toutes sortes de graffitis ou de messages débiles sur leur tronc martyrisé.

Ici les rares familles d'autochtones vendent quelques sculptures de baobabs et sont les seuls gardiens du site. Les enfants nous font la fête pour quelques bananes et un peu d'eau. La discussion avec les adultes présents nous apprend le peu d'intérêt des touristes pour leur survie dans la région.

Notre échange de quelques heures nous arrache des larmes réciproques et des salves d'applaudissements de la part de cette petite communauté si attachante. Un retour prolongé vers ces mêmes lieux, dans un futur plus ou moins proche, nous apparaît comme indispensable.

 

Nous avons craint pour nos scalps, en croisant le gang des chevelus

 

L'invasion de pousse-pousse annonce Antsirabe

Hôtel des Thermes

La station thermale située à 1500 mètres d'altitude dans un environnement volcanique a gardé quelques vestiges de l'époque coloniale.

L'hôtel des Thermes, que ne renieraient pas des villes comme Vichy ou La Bourboule rappelle cette glorieuse période française.

 

Le lac Andraikiba à 7 km à l'ouest d'Antsirabe nous a offert un moment de détente avec la visite des stands de vente de pierres et autres objetes artisanaux.

 

Lac Andraikiba

 

source d'eau minérale

 

L'eau minérale est réputée pour ses vertus et rappelle l'eau de Vichy.

La ville compte sept sources, 2 pour les bains et soins thermaux et 4 pour la boisson.

 

La piscine d'eau chaude : très froide de l'avis des baigneurs
La gare d'Antsirabe
 

Nous avons là la première ville industrielle de Madagascar avec la plus grosse entreprise textile de l'île : La Cotonnière d'Antsirabe. La Star (THB) la brasserie malgache, la société commerciale laitière de Madagascar (Socolait), Holcim le fabriquant mondial de ciment, Tiko le groupe agroalimentaire de l'ancien président malgache et nombre d'artisans spécialisés dans les pierres, la corne, la poterie, la sculpture du bois et le cuir.

Notons un petit déjeuner à "l'européenne" au Flower Palace Hôtel, Place de l'indépendance, dans une ambiance très luxe pour des spécimens de notre gabarit et ce pour la modique somme 3,50€ par personne.

Un déjeuner dans un restaurant typiquement malgache à petit prix : l'Arche, rue Stavanger à recommander sans hésiter.

 

Je terminerai cette promenade par une comparaison hasardeuse entre nos petits soucis gastriques et les hoquets de notre véhicule, tous les deux dus sans doute à une alimentation mal assimilée par nos carburateurs respectifs.

 

Le retour à Tananarive et notre proche départ pour la France le tout ajouté de quelque anniversaire, donne à nos hôtes l'occasion d'une, non de plusieurs fêtes. La musique, les chants, les danses, les déguisements, la table bien garnie, le gâteau, le rhum-corossol ou la bière le tout peuplé de rires, remède contre tous les maux. (pas besoin d'aller à la pharmacie, n'es-ce-pas James !) Soava dia.

 

Merci à Madagascar pour ses paysages et merci aux malgaches pour leur gentillesse.

 


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1 réactions à cet article    


  • Donald Mitsiky Donald Mitsiky 6 novembre 2013 20:45

    Je profite de cette occasion pour remercier toutes les personnes qui ont permis cette belle tranche de vie.

    Clarisse et Jacques qui nous ont reçus, restaurés et renseignés si gentiment, nous y associons notre cher et souriant Dada Kel ainsi que Bine.
    Merci au flegme presque britannique de Fabrice qui nous a véhiculé tous les jours, bien sûr Nadèche et aussi Patrick (malgré ses ronflements) resteront dans nos souvenirs.
    Nanou pour ses merveilleux gâteaux et son coup de peigne magique. Merci à José pour son accueil, à Damien pour sa musique et son entrain, à Ando pour son sourire timide.
    Merci à Prosper qui nous a fait voir quelques palettes de son talent.
    Merci a tous ceux qui ont participé, joué, chanté et dansé, à Hasina et Dady et Rochel et tout les autres.
    Une pensée toute particulière pour Yves
    Merci à Ramo de nous avoir hébergés et supportés. J’allais dire merci au douanier ivre pour toutes les plaisanteries qu’il a pu nous inspirer. Mais quand même...... Non faut pas pousser !

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