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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Partir en corse 6 : autour des aiguilles de Bavella

Partir en corse 6 : autour des aiguilles de Bavella

Celui qui aurait l’idée saugrenue de ne pas mettre les pieds dans l’arrière pays Corse n’aurait pas compris grand chose de cette île. La montagne fut longtemps le lieu de vie des insulaires, la culture culinaire ne trompe pas l’amateur de charcuteries et autres cochonnailles, le fromage évidemment, et la châtaigne utilisée aujourd’hui dans une bière locale pas désagréable du tout.


Après Bonifacio la blanche, retour dans le granit. La route sinueuse, est une promenade agréable, sauf bien sûr pour le chauffeur. La première étape est de s’arrêter à quelques kilomètres de l’Ospédale pour remplir les bouteilles et thermos d’eau de source fraiche, un bonheur simple, celui de boire de l’eau non traitée.

De l’Ospédale petit arrêt pour admirer la vue imprenable sur la mer. Les pins laricio grimpent vers le ciel et protègent nos têtes du soleil. Dans un chemin menant à quelques maisons sous les pins, une poubelle accueille les visiteurs avec un pinzuti fora (les pinzuti évidemment ce sont les "étrangers" pour les corses ultra-nationalistes). Nous poursuivons jusqu’au barrage, nouvel arrêt pour marcher un peu et profiter de l’air frais.

La route n’est pas encore encombrée, nous projetons de déjeuner face aux aiguilles de Bavella. L’énorme avantage des routes corses est de pouvoir motiver les enfants en leur promettant qu’il y verront un tas d’animaux : chèvres, cochons sauvages et depuis quleques temps des vaches ! Cela ne rate pas dans la montée vers les aiguilles des chèvres, au col des vaches et dans la descente vers Solenzara des cochons.

Cela doit bien être la sixième fois que je vais voir les aiguilles de Bavella, toujours avec le même plaisir, les nuages semblent se déchirer sur les pointes de granit. Passage du GR 20 de nombreux gîtes accueillent des marcheurs, quelques panneaux solaires alimentent un restaurant, nous nous installons sous un pin, saucisson et melon pour se restaurer. Des alpinistes grimpent sur une façade, des marcheurs passent, les véhicules s’arrêtent, des touristes vons se recueillir auprès de notre dame des neiges, c’est incroyable ce que les religions peuvent entretenir comme images kitsch. Ici ce sont des petites bougies qui sont déposées au pied de la statue, certaines ont répandus leur cire sur les rochers et le sol, il semble bien qu’un incendie a été évité. Si c’est votre tripe que de déposer votre flamme au pied des saintes, sachez que vous pouvez vous fournir en bougie dans les supermarchés de Porto-Vecchio.

La prochaine étape est de s’arrêter se baigner en rivière. La rivière c’est la Solenzara, praticable en plusieurs lieux plus ou moins fréquentés. Plus vous marchez vers l’amont, moins il y a de monde. De belles plages de galets ou de sables vous attendent pour un bain dans des piscines naturelles et une eau agréable en été. Des touristes visiblement venant de l’est perturbent notre tranquilité, pack de bières, cigarettes, ils s’étalent quasiment sur nos pieds, il est temps de fuir face à un certain manque de savoir-vivre, de toute façon trop de monde arrive, nous rentrons au camping.

Décidemment, nous sommes bêtes, nous ne nous sommes pas arrêter à Zonza ! C’est l’un des villages dans lequel il faut aller ! Nous décidons un après-midi, après avoir pratiqué la plage de remonter vers l’Ospédale et de refaire un petit tour. Les enfants sont prêts, revoir des cochons ou des biquettes ça les amuse.

A Zonza il y a, comme dans tout village Corse, comme dans tout village Français, un monument aux morts avec une longue liste de ceux qui sont tombés entre 1914 et 1918. Les maisons sont en granit, granit gris, l’église aussi. Une supérette assure le ravitaillement local à des prix tout à fait abordables, des maison n’attendent que de revivre, les rénovations vont bon train. Quelques portraits dans la lumière du soir des enfants sur fond de granit amènent une partie de rigolade, sur la place de l’Eglise un garçon et son père jouent au ballon, madame les regardent, le paradis n’est pas loin.













 

Les vaches sont en libre circulation sur les routes corses...Notre Dame des neiges prie pour ceux qui affrontent la montagne
Zonza et ses maisons de granit gris...

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4 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 6 août 2009 12:57

    Le paradis est dans les Agriates

    http://www.tvargentine.com


    • Fergus fergus 7 août 2009 09:04

      C’est vrai, Lerma, que c’est une région fascinante. Comme le sont d’ailleurs d’autres déserts français tels les Causses.


    • claude66 claude66 6 août 2009 16:00

      4 mois dans le cap en 1968,itinérant à pied,je n’ai pas oublié je reviendrais pour mes 80 ans.claude66


      • Fergus fergus 7 août 2009 09:13

        Merci, Yann, pour cet article sur la Corse intérieure, si riche de sites extraordinaires tels les aiguilles de Bavella, les gorges de la Restonica ou ces superbes lacs de montagne accessibles depuis le col de Vergio.

        Sans oublier ces villages de pierre accrochés dans la montagne et parfois étonnants, tel San Antonino avec son campanile isolé des maisons. Sans oublier également ses habitants (les vrais corses !), beaucoup plus authentiques (et parfois un peu raides) dans leurs rapports humains que ceux de la côte, tombés dans le moule de l’acitivité commerciale. Et que dire de la fabuleuse richesse florale et animale de l’île ?

        La Corse ne peut être limitée à ses côtes, aussi belles soient-elles.

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