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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Retour d’une croisière en mer Rouge

Retour d’une croisière en mer Rouge

Le voyage commence dès le survol, depuis Roissy via Le Caire, des Alpes, de la baie de Naples, de la Méditerranée. La vue des montagnes enneigées, des côtes découpées dans la lumière du soir assure la rupture avec le quotidien et, ce, dans une bienheureuse apesanteur. Naviguer au-dessus des nuages avant de naviguer sur les vagues, quelle meilleure transition ! Mais avant de rejoindre notre bateau à Sharm-el-Sheikh pour une croisière en mer Rouge, nous nous sommes accordés 3 journées au Caire, ville tentaculaire, bruyante, poussiéreuse, dont seuls le musée et les monuments environnants de Saqqara et de Giseh sauront nous séduire. Cette mégapole semble la proie d’une constante effervescence, labyrinthe de rues et de ruelles qui s’entrechoquent, de quartiers poussés au hasard d’une démographie galopante, où l’on surprend à tous moments des scènes cocasses : des jeunes gens assis sur les capots des voitures quand la place vient à manquer à l’intérieur, cyclistes remontant les avenues et même les autoroutes à contresens, les ânes et leurs fardeaux mêlés aux voitures les plus modernes dans un bruit discordant de klaxons et, toujours, ce spectacle anachronique d’une femme voilée jusqu’aux yeux qui traverse les rues son portable à l’oreille. Aujourd’hui, il n’y a pas moins de 20 millions d’habitants au Caire, la plupart tassés dans les bidonvilles ou les immeubles insalubres aux façades lépreuses. Une grande misère y règne, sans nul doute, mais comment gérer un pays de 72 millions d’âmes quand 4% seulement du territoire est habitable - soit les abords du Nil - le reste étant occupé par le désert arabique, libyque et celui grandiose du Sinaï. On peut se poser la question de savoir s’il n’était pas préférable de vivre ici du temps d’Aménophis III ou de Ramsès II, il y a quelques 3600 ans plutôt que de nos jours dans une surpopulation, une pollution et une circulation qui enlèvent beaucoup d’attrait à cette capitale. Nous découvrirons plus tard que le long des canaux d’irrigation proches du Nil où vivent les agriculteurs qui possèdent tous, depuis Nasser, leur lopin de terre et bénéficient de 3 récoltes de céréales par an, la situation n’est guère plus enviable. Sans être malheureux, nous assure notre guide local, ils s’accommodent d’une existence incroyablement primitive au milieu de leurs bêtes, à même la terre battue et parmi leurs immondices qui jonchent chemins, villages, cours d’eau, le plastic étant parvenu jusqu’ici, hélas ! Ces images ne peuvent manquer de frapper le touriste éberlué à la vue des splendeurs des sites archéologiques et le charme indéniable des berges du Nil et stupéfait du contraste qui existe entre ces beautés insurpassables et la misère endémique, la violence rampante que l’on perçoit à tout instant, ce qui oblige la police a être omniprésente et le voyageur à se plier à des contrôles militaires permanents sur les routes. Il est compréhensible que le gouvernement égyptien tienne à veiller sur le tourisme, qui est l’une des ressources principales du pays avec le canal de Suez et le pétrole exploité dans le Sinaï, mais cela gâche un peu le plaisir de la visite.

Tout est différent en Jordanie, où nous nous rendrons au cours de notre croisière. Ce pays évolue dans une relative sérénité, bien qu’entouré de nations qui ne sont pas de tout repos, entre la Syrie au nord, l’Irak au nord-est, l’Arabie Saoudite au sud et Israël au sud-est, ce qui ne le met nullement à l’abri d’un embrasement mais qui, grâce à la politique pacifiste du roi Hussein poursuivie par son fils Abdallah, optant l’un et l’autre pour la neutralité, a fait d’Amman, sa capitale, un refuge propice aux investissements et assure à ce petit pays, sans ressources pétrolières, une existence honorable et l’éclosion d’une élite cultivée et assez francophone.
Il n’en reste pas moins vrai que Le Caire fascine, ne serait-ce que par les trésors que recèlent son musée, la nécropole de Saqqara et l’ensemble funéraire de Zoser, enfin par l’énigmatique visage du Sphinx de Giseh et les trois pyramides de Kheops, Khephren et Mykérinos disposées en diagonale, de façon à ce qu’aucune ne cache le soleil aux deux autres. Le spectacle qui s’offre au visiteur est certainement l’un des plus beaux que la main de l’homme ait pu concevoir. Sans aucun doute, ces œuvres gigantesques ont été édifiées par une civilisation qui croyait en la permanence des choses, le contraire de la nôtre centrée sur le profit et l’éphémère. Le même émerveillement nous saisira, lorsque ayant embarqués sur notre bateau à Sharm-el-Sheikh, nous ferons escale au port de Safaga pour nous rendre, à travers le désert arabique, à Louxor, l’ancienne Thèbes, où s’étend le domaine monumental de Karnak, dont les dimensions sont stupéfiantes. Un monument qui pourrait contenir Notre-Dame de Paris toute entière et dont l’hypostyle continue à défier les siècles et à susciter les hypothèses les plus folles, car comment des hommes sont-ils parvenus à poser sur les colonnes de 23m de hauteur des travées de 450 tonnes ? On a cru, à tort, que les pharaons avaient eu recours à des esclaves. Cette thèse n’est plus retenue de nos jours, tant il est vrai que des hommes maltraités et humiliés n’auraient jamais été en mesure de réaliser des monuments pareils, des fresques, bas-reliefs, statues, frises etc. d’une telle perfection. Non, il s’agissait d’ouvriers, d’artisans, d’artistes, qui travaillaient sur les lieux plusieurs mois par an, en dehors des moments de crue du Nil, avaient leurs villages, y demeuraient avec leurs familles et bénéficièrent de leurs propres tombes, puisque l’on a retrouvé, proche de la vallée funéraire des rois et des reines, la vallée des ouvriers où ils étaient inhumés selon les rites en vigueur à leur époque.

 

Revenus à Safaga, nous ré-embarquons pour nous rendre en Jordanie, très précisément au port d’Aqaba, le seul que possède ce pays, en longeant l’étroit golfe qui sépare l’Arabie Saoudite de la presqu’île du Sinaï. De part et d’autre, les berges sont superbes, abruptes ou sableuses puisque viennent y mourir des déserts et qu’au loin se dessinent les vagues minérales de roches couleur ocre qui ont donné à la mer son nom de «   mer Rouge  ». Au coucher du soleil, les paysages flamboient, tandis que le bateau navigue dans une eau corallienne et cristalline, la plus salée et la plus chaude de la planète, ce qui a fait d’elle le paradis des amateurs de plongée sous-marine. Aqaba est lié au nom de Lawrence d’Arabie qui, à la tête d’une troupe de Bédouins, vint déloger les Ottomans réfugiés dans le Qasr - le Fort - construction massive datant du XVIe siècle qui avait pour fonction de protéger les pèlerins qui se rendaient à la Mecque. La défaite de la garnison, qui s’en suivit, marque le début de la marche victorieuse vers l’indépendance et la naissance de l’actuel royaume de Jordanie. L’intérêt principal de notre escale est de nous permettre de nous rendre sur les lieux les plus prestigieux du pays : le désert de Wadi Rum, considéré à juste titre comme le plus beau du globe, et à Petra, le complexe monumental plusieurs fois mentionné dans la Bible, qui abrita la civilisation disparue des Nabatéens.
Comment décrire Petra sans user de superlatifs, tant l’émotion est au rendez-vous, lorsque débouchant du Siq étroit qui y conduit, on découvre soudain le monument que l’on nomme le Trésor, un temple funéraire taillé dans la roche et sur la façade duquel le soleil fait chatoyer les couleurs. L’envoûtante beauté de ce monument et sa position scénographique laisse littéralement bouche bée et notre émerveillement est amplifié par son état de conservation presque parfait. Aujourd’hui encore quelques familles de Bédouins sont établies dans l’aire archéologique de Petra : ce sont eux les actuels habitants de la ville pourpre. Car l’antique capitale nabatéenne avec ses rochers multicolores, ses gorges profondes et ses extraordinaires structures sculptées dans le grès il y a deux mille ans, s’étend sur une zone très vaste, au croisement de plusieurs défilés. Elle fut élevée au rang de capitale pour des raisons de sécurité par ces peuples de marchands : bien cachée dans la montagne et difficilement accessible, elle constituait un refuge idéal. La possibilité de rejoindre rapidement la mer Rouge favorisait les échanges avec l’Arabie et la Mésopotamie, alors que la piste qui traversait le Néguev vers Gaza assurait l’accès à la Méditerranée.

 

 

Après Petra, ce sera le lendemain, en jeep, une longue randonnée dans le désert de Wadi Rum, paysage féerique et étendue lunaire absolument grandiose, qui, durant des siècles, a permis de relier l’Arabie à la Palestine. Cela peut paraître incroyable, mais c’est une région où les sources abondent, si bien que ce désert était une étape obligée pour les caravanes qui transportaient les épices et l’encens du royaume de Saba aux portes de la Méditerranée. De nombreuses inscriptions rupestres témoignent d’une occupation humaine dès le paléolithique. Célèbre pour ses rochers aux formes surréelles, sculptés par le vent, le Wadi Rum est aussi un symbole de l’indépendance nationale jordanienne. En effet, pendant la Première Guerre mondiale, les troupes commandées par le colonel Lawrence ont planté ici leurs tentes avant de se lancer à l’assaut de la forteresse d’Aqaba occupée par les Turcs. C’est ici également que l’agent anglais écrivit ses mémoires «   Les sept piliers de la sagesse  », où il dresse un tableau épique de la beauté sauvage de ces paysages parmi les plus beaux du monde, et que fut tourné le film de David Lean qui retrace son épopée. Les yeux emplis de ces visions exceptionnelles, et après une tasse de thé et quelques dattes offertes par des Bédouins, nous regagnons notre bateau pour une ultime navigation vers notre point de départ : Sharm-el-Sheikh.
Depuis cette station balnéaire sans autre intérêt que la plongée, nous avions programmé la visite d’un dernier haut lieu : le monastère Sainte Catherine dans le Sinaï. Le plus petit diocèse est en même temps le plus ancien monastère chrétien connu et aussi la plus riche collection d’icônes et de manuscrits précieux. Ce fut l’impératrice Hélène, mère de l’empereur Constantin, qui, impressionnée par la sacralité des lieux, commanda l’élévation d’une chapelle à l’endroit où se trouvaient le puits de Moïse et le buisson ardent. Plus tard l’empereur Justinien ordonna la construction d’une forteresse qui incluait l’édifice de Sainte Hélène. Le couvent est habité, de nos jours, par une trentaine de moines de confession grecque orthodoxe et abrite également une mosquée, car les moines avaient demandé au VIIe siècle la protection de Mahomet, alors simple bédouin ( on voit encore le manuscrit signé de sa paume de main ), face aux dangers que faisait peser sur eux la présence arabe dans la péninsule, si bien que cette Mosquée a eu comme avantage de les protéger de l’occupation ottomane des siècles suivants et de garantir leur indépendance. La grandeur solitaire du Sinaï se révèle d’une spectaculaire beauté. Peu d’êtres humains y vivent. A part les villes de la côte, la Péninsule n’est habitée que par une poignée de Bédouins qui subsistent grâce aux palmiers dattiers et au lait de leurs chèvres et de leurs brebis. Le désert appartient au loup et au renard, à l’aigle et à la gazelle, et aux touristes attirés par la grandeur de cette terre biblique. C’est ainsi que parvenus, après cette dernière visite, au terme de notre voyage, nous reprendrons l’avion à l’aube du lendemain afin de regagner une France sous la neige et livrée aux derniers frimas d’un long hiver.

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22 réactions à cet article    


  • vivien françoise 18 février 2010 20:36

    Bonsoir Armelle
    Le titre et surtout la photo évoquent en moi un feuilleton télévisé plus très jeune.
    Les secrets de la Mer Rouge d’ Henry de Monfreid.
    Avez-vous rencontré Dieu au monastère ?
    VF


    • vivien françoise 18 février 2010 21:13

      J’ai pourtant écrit Dieu et pas diable même si cela commence pareil


    • L'enfoiré L’enfoiré 18 février 2010 21:02

      Bonsoir,

      Ca se mélange un peu dans votre article...

      Aménophis III et Ramses II vivre au Caire ? Thèbes devenue Louxor, Memphys, Tel Amarna, peut-être.

      Le désert du Sinaï mélangé dans la proximité du Nil ?

      Zoser ou Djoser ?

      Je vous souhaite d’embarquer sur le Nil jusqu’à Assouan.

      Pour vous donner l’eau à la bouche.  smiley

      Là, vous aurez un voyage complet.



      • L'enfoiré L’enfoiré 18 février 2010 21:09

        Pas passée à Eilat ou Akaba pour aller à Petra ?


        • L'enfoiré L’enfoiré 18 février 2010 21:13

          Akaba, pardon, vous en parlez. Mais cela m’intéresse de savoir si vous êtes passée en Israël.
          J’ai des souvenir pas très heureux entre les deux.


        • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 18 février 2010 22:31

          à Philippe Renève

          Evidemment il faut lire : Israël et la Palestine à l’ouest. Je ne m’explique par cette erreur de ma part. Mais c’est ainsi.

          à L’enfoiré :

          Louxor se situe bien à l’emplacement de l’antique Thèbes.
          Zoser, fondateur de la IIIe dynastie, dont la grande pyramide à degrés domine la nécropole de Saqqarah. Zoser fut le premier souverain à confier à un architecte Imhotep la construction d’un monument funéraire de cette importance.
          Eilat jouxte Aqaba.
          Quant à la ville de Memphis, elle se trouvait entre Saqqarah ( ou Sakkarah ) et Le Caire, dans un rayon très proche. De Memphis, il ne reste que des ruines. La prophétie de Jérémie qui disait : « Memphis sera réduite à un désert, elle sera dévastée et inhabitée » s’est réellement avérée.


          • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 08:44

            Bonjour Armelle,
             Tout cela est exact.
             Je connais ces endroits pour les avoir étudié et les avoir visités.
             A Memphis, on y a rassemblé tout ce qu’on a pu pour intéressé le touriste. Une immense statue de Ramses II y est couchée.
             Tell el_Amarna exista pendant le règne d’Akhenaton, le Pharaon appelé l’hérétique.
             Avez-vous visité le Musée au Caire ? 
             Il vaut le détour.
             
             Ce que je n’ai pas apprécié dans votre texte, c’est ce mélange d’informations, ces sauts de puce continuels d’un point à un autre qui ne suivent pas la chronologie.
             Un voyage a un fil rouge est à suivre pour ne pas perdre son lecteur.
             Cela me semblait aussi un survol très (trop) rapide.
             La Jordanie, je n’y pas encore été.
             D’où mes questions à son sujet.
             
            Bonne journée 


          • sisyphe sisyphe 19 février 2010 03:52

            L’auteur semble évoluer totalement hors du temps.

            Ce pourrait être un récit d’un voyage au cours des années 30, quand l’occident, maître du monde, découvrait avec un frisson de volupté ces lointaines terres indigènes avec des autochtones si pittoresques...

            Le tourisme dans ce qu’il a de plus déconnecté des réalités qu’il traverse, l’exotisme des palaces et des catalogues de clichés surannés...

            On ne saura rien de la vie des indigènes, qui ne sont là que pour le décor, ou pour le service...

            Je croyais que, depuis le temps, on avait appris à voyager moins idiot, mais il faut croire que l’esprit colonial subsiste, aveugle aux réalités économiques, politiques, sociales, d’un monde figé dans un décor de carte postale.

            Faut il pleurer, faut il en rire
            Fait elle envie ou bien pitié
            Je n’ai pas le cœur à le dire
            On ne voit pas le temps passer...


            • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 08:51

              Sisyphe,

               Je suis d’accord avec cette appréciation.
               L’aspect actuel, même si l’Egypte est hors du temps, n’a pas été effleuré.
               Il ne faut pas uniquement rêver.
               Ne pas parler des zones qui ne sont pas sécurisées de la moyenne Egypte, de la manière dont les jeunes apprennent leur histoire, et bien d’autres chose, me semblait comme vous dites, trop loin des réalités.
               Kom Ombo est l’endroit où tous on retrouve tous les réfugiés du barrage d’Assouan qui n’a pas eu que des bons points à son actif.
               Le visiteur se doit de gratter la surface visible et d’aller plus loin que ce que le guide raconte.


            • Ibn Taymiyya 19 février 2010 07:29


              Ne sois pas si dur avec l’auteur du récit cher sisiyphe, l’âge de la dame ainsi que ces pays touristiques et pauvres qui n’ont jamais rien entrepris de concret pour sortir leurs populations de la carte postale coloniale plaident pour elle. Les affaires sont les affaires !

               " .....des indigènes pour le décor , ou pour le service lol, tu es trop fort et c’est tellement vrai encore par ici .Mdr !!!

              Qt à ceux qui voudraient connaître un peu de la vie réelle des cairotes en ne déboursant que quelques euros , lire la nvelle, Taxi , Alkhamissi Khaled, Actes Sud.

              Pourquoi payer si cher ses préjugés quand on peut les confronter pour 500 fois moins cher.


              • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 19 février 2010 09:48

                Un voyage d’une dizaine de jours ne peut vous offrir que des impressions, des émotions que suscite la beauté des lieux, des images, celles qui vous marqueront. Je n’ai pas la prétention d’avoir fait un voyage d’études. Cet article est un simple compte rendu de voyage, une croisière plutôt, ce qui explique les sauts de puce, puisqu’on passe de Safaga, le port qui m’a permis de me rendre en car à Louxor, puis la nuit suivante, le bateau ayant appareillé et traversé la mer Rouge, l’escale à Aqaba en Jordanie qui m’a donné accès à Petra et au désert du Wadi Rum, avant le retour à Sharm-el-Sheikh et la visite du Sinaï. Mais tout cela est dit dans l’article.
                Oui, j’ai visité le musée du Caire qui recèle de véritables trésors, dont celui de Toutankhamon.


                • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 10:44

                  Armelle,
                   Je comprends très bien le genre de voyage que la majorité des touristes font dans cet environnement.
                   Cela va trop vite. Beaucoup trop vite.
                   Je suis allé 2 fois en Egypte.
                   Une fois à Louxor avec une semaine sur place et une semaine pour la croisière sur le Nil
                   Un des plus beau voyage que j’ai fait.
                   Personnellement, pouvez-vous avoir une idée du nombre de livres d’archéologie ou sur l’Egypte actuelle que j’avais lu avant de partir ?
                   La vie d’avant et d’aujourd’hui, par écrit, apportent tout ce que ne donnent pas les guides.
                   J’en connaissais parfois plus que lui-même.
                   Quand on fait un voyage dans un pays de longue histoire, cela n’a rine à voir avec le voyage sur un plage pour se dorer au soleil.
                   Le 2ème voyage, fut celui qui démarra par l’atterrissage à Hourgada et le même jour remontée en pleine nuit sur le Caire dans la traversée du désert. Jamais vu autant d’étoiles, je vous assure. Visite du Caire, visite du Musée dès le matin et de tout le reste, pendant une semaine.
                  Une semaine à El Gouna pour se reposer ensuite.
                  Non, le temps manque toujours, donc il faut l’étendre avant et après.
                  Un conseil d’ami, bien entendu.
                  Cela change tout et cela devient une passion comme je l’ai écrit.
                  Je suis près à y retourner. 

                   smiley
                   


                • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 10:49

                  Une chose, encore.
                  Mon premier voyage eut lieu en 1997.
                  C’était en mai. En novembre de la même année eut lieu cela.
                  Si cela ne laisse pas de trace, qu’est-ce qui en laisserait ?


                • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 19 février 2010 11:08

                  à L’enfoiré

                  Comme vous, je me suis énormément documentée avant ce voyage en Egypte et en Jordanie. Et je ne regrette pas les visions magnifiques que je rapporte. Les voyages sont parmi les meilleurs moments de la vie, sinon les meilleurs. Bien sûr, c’est toujours trop vite, mais j’ai tout de même passé une journée à Petra, inoubliable, et vu Karnak, la vallée des rois, plusieurs tombeaux magnifiques, Saqqarah, Dahshour, Giseh, le musée du Caire, traversé une partie du Sinaï, vu le monastère de Sainte Catherine, marché dans le désert de Wadi Rum, un souvenir très fort. Ce n’est déjà pas si mal. J’espère un jour compléter par la croisière sur le Nil jusquà Assouan et Abou Simbel. La traversée du désert arabique est par contre très monotone, entre Safaga et Louxor. 


                  • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 12:11

                    Bravo. Vous ne serez pas déçue par la croisière.
                    Pour ce qui de l’égyptologie, une spécialiste
                    .
                    Par contre Israël, je n’ai pas aimé.
                    La suspicion, j’aime pas.


                  • ELCHETORIX 19 février 2010 11:50

                    je me demande pourquoi mon 1er commentaire a été supprimé , mais bon , me revoila .
                    J’ai relu votre article , simple billet ou journal de bord d’un touriste dans un pays avec un historique fabuleux !
                    nous y avons passé une quinzaine de jours sur la côte de la mer rouge , mon épouse parlant l’arabe , moi un peu l’anglais , de rencontrer les gens hors du complexe « Européen » du tour-opérator , nous a beaucoup plus appris que ces visites de sites à la va-vite et ces nombreux cars et cette organisation proche que je ressentais le « business du tourisme » .
                    L’Egypte , débarrassée de son « pharaon » contemporain , redeviendra elle-même avec son peuple immortel et plein de vie .
                    RA .


                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 12:07

                      Elchetorix,

                      « business du tourisme »
                      C’est évident. Un pays comme l’Egypte vit du tourisme de masse. De masse, parce qu’il sont devenus meilleur marché que par le passé.
                      Industrie comme une autre qui fait vivre énormément de monde.
                      Wiki dit : « Le pays est en proie à de grandes difficultés économiques. Autrefois essentiellement agraire, l’économie égyptienne tente désormais de se diversifier vers des domaines comme le tourisme ou l’industrie. Les principaux partenaires économiques de l’Égypte (en 2004) sont les États-Unis, l’Union européenne, et le Japon. Les principales ressources économiques de l’Égypte sont le pétrole, les métaux, le tourisme, et l’agriculture (surtout le coton). »

                       
                      Je peux vous assurer que suite aux événements de Louxor et de Sharm el Cheik que j’ai cité ne sont pas appréciés par les commerçants.
                      Les bateaux de tourisme sont légions sur le Nil.
                      Concert de sirènes garantis quand ils se rencontrent.

                      Le barrage Nasser s’il donne de l’électricité a eu des effets inattendus. S’il évite les inondations, il évite les alluvions, le limon pour les cultures en provenance du Soudan et de bien plus au Sud.

                      « pharaon contemporain »
                      Oui, très probablement. Moubarak est devenu un « vestige » d’un autre temps.
                      Les habitants ne sont pas dupes.
                      Comme je l’écrivais :

                      L’Egyptien est friand de « nakat », ces blagues politiques qui raillent les puissants. En voici une :

                      "Avant les élections, les électeurs proposaient à leur dirigeant de préparer un discours d’adieu. Le dirigeant, lui, s’est demandé ensuite où devaient partir tous ses concitoyens."

                       


                    • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 19 février 2010 12:33

                      à L’enfoiré

                      Je n’ai pas posé le pied en Israël puisque désormais le Sinaï a été restitué aux Egyptiens. Mais mon désir serait un jour de me rendre à Jérusalem et sur le lac de Tibériade.
                      Dans ces pays du Moyen-Orient, il est très difficile de s’y rendre seuls. Il faut soit avoir recours à un bon tour-opérator, soit avoir des amis sur place, ce qui n’était pas mon cas. Mais le tour-opérator que j’ai utilisé a le mérite d’être axé sur la culture et nous assurait de très intéressantes conférences à bord, ainsi que de bons guides locaux. La jeune femme copte que nous avons eue au Caire et Saqqarah était brillante et très au fait de son sujet.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 13:09

                        Armelle,
                         Jérusalem, j’y ai été.
                         Pas pour y trouver les lieux saints. Je suis athée ou agnostique.
                         J’ai nagé dans la mer Morte. Enfin, nager, je m’entends !!! C’est amusant. Oui.
                         Stationné à Eilat. Si vous avez lu ce que j’en ai écrit, du côté de la conclusion, vous aurez compris.
                         Vous êtes accepté en Israël parce que vous apportez votre pognon. Mais à part cela.... ???
                         
                         C’est vrai, j’ai eu de très bons guides. Au Caire, ce fut aussi une jeune dame. Très bien qui ne rendait pas compte de notre fatigue.
                         Programme, programme.


                      • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 19 février 2010 14:18

                        à L’enfoiré :

                        En Jordanie, ils vendent beaucoup de produits de la mer Morte. Produits de beauté, évidemment. J’ai préféré goûter les dattes du pays et en rapporter une cajette. Rien à voir avec celles que l’on vend en France. C’est un régal.
                        La fatigue ? Oui, ces voyages sont fatigants. Réveil généralement à 5h30 - 6heures, coucher tard à cause des conférences d’après-dîner ou des spectacles. Nous avons eu un derviche tourneur un soir sur la bateau absolument époustouflant. Beaucoup de marche aussi, surtout à Petra qui est un site accidenté et très étendu. De plus il y a des courants d’air dans les défilés et il fait froid à cette altitude en février. Mais de tels lieux ont fatalement un prix : celui d’être désiré.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 16:17

                          Armelle,
                           
                           Absolument. On n’attire pas les mouches avec du vinaigre.
                           Oui, j’ai eu tout cela aussi.
                           Quand on y fait son premier voyage, on en revient avec des rêves et des envies d’y retourner avec des photos souvenirs.
                           Je serais intéressé d’y retourner aussi du côté d’Alexandrie ou alors, après le barrage d’Assouan, la 2ème cataracte.
                           Sur le lac Nasser, les crocodiles devraient y pulluler. Beaucoup plus nature.
                           Si vous allez jusqu’à Abou Simbel que l’on atteint aujourd’hui par avion et que j’ai traversé sur une route de désert, vous aurez une surprise garantie.
                           A Assouan et Louxor, il y a deux hôtels magiques de la même chaine.
                           Regardez où allait Mitterand et vous aurez compris.
                           Ah, même pour l’Egypte, c’est pas donné.
                           smiley


                        • L'enfoiré L’enfoiré 19 février 2010 17:54

                          Armelle,
                           Si vous voulez plus de précision, mon mail vous est ouvert.
                           Je vous ai dit, vous avez mis les pieds dans une de mes passions.
                           J’ai relu et corrigé mon article sur le sujet. C’est vrai, il faut parfois rafraichir ses idées.
                           smiley

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