• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Singapour : des orchidées et des gratte-ciel

Singapour : des orchidées et des gratte-ciel

Un grand nombre de touristes en partance pour un pays d’Extrême orient ou d’Océanie font escale dans ce petit état du sud-est asiatique. Mais très peu prennent le temps de visiter cette archipel si contrasté. Dommage, car Singapour est un fascinant mélange de quartiers d’affaires, de vestiges coloniaux et de nature sauvage. Embarquement immédiat dans un Airbus de la Singapore Airlines...

Il fait 31° à l’aéroport de Changi (tout proche de la prison d’état), et le taux d’humidité frôle les 90 %. Normal, nous sommes en pleine zone tropicale. Pour se rendre au centre-ville, trois moyens à disposition : le bus, l’une des trois lignes de métro automatique, ou l’un des taxis qui font la navette. Parmi eux, quelques bons vieux cabs britanniques rappellent le passé colonial de la région. Welcome in Singapore.

Avant toute chose, il faut savoir que ce petit état de 650 km² (à peine plus étendu que le Territoire de Belfort !) est situé à l’extrémité sud de la péninsule malaise. Il est séparé de son grand voisin par un étroit bras de mer, le Selat Johor, que franchit un large pont ferroviaire et routier. L’archipel singapourien est constitué d’une île principale (89 % de la superficie du pays) et de 63 îles satellites majoritairement désertes, à l’exception de quelques-unes, notamment la très ludique Sentosa, accessible par un pont routier, la très industrielle Jurong (installations électriques et pétrochimiques) et la sauvage Pulau Ubin, constituée pour l’essentiel de forêts, de cocoteraies et de zones marécageuses où évoluent d’impressionnants varans.

Indépendante de la Fédération de Malaisie depuis 1965 et définitivement libérée de la présence britannique en 1971, Singapour (la « ville du lion » en malais*) est, en quelques décennies, devenue l’une des places économiques les plus importantes de la planète en s’appuyant sur ses deux points forts : l’activité portuaire où Singapour détient désormais le 1er rang mondial en terme de tonnage, et les transactions financières qui font de ce petit état l’une des principales places internationales et un paradis fiscal providentiel pour de très nombreuses sociétés. Tout cela s’est traduit par une progression galopante du PNB par habitant. À tel point que Singapour est venue talonner la France en 2007 (30228 $ US contre 30540 $), avant de la dépasser très probablement en 2008. 

L’argent est d’ailleurs le maître mot à Singapour où les habitants, majoritairement chinois (76 % de la population), n’aspirent, à l’instar de la devise du pays (Puisse Singapour prospérer) qu’à une chose, et cela sans la moindre gêne : faire du fric. Un objectif assez largement atteint. À tel point que le niveau de vie des Singapouriens est l’un des plus élevés du monde et ne cesse de progresser dans les classes moyennes et supérieures. Les classes populaires existent, mais elles bénéficient elles aussi d’une amélioration rapide de leurs conditions de vie. La diminution, en quelques années, du nombre des food courts, l’une des attractions de Singapour, est là pour le démontrer.

Gare aux cobras !

Composés de nombreux petits artisans restaurateurs, ces food courts, implantés tantôt en extérieur tantôt dans les sous-sols des immeubles commerciaux, n’en restent pas moins étonnants pour un observateur occidental, et surtout providentiels pour les aventuriers gastronomiques, désireux de goûter la cuisine populaire asiatique. On y mange malais, thaïlandais, vietnamien, indonésien, chinois, coréen ou indo-pakistanais. À trois ou quatre dollars singapouriens (moins de deux euros) le repas boisson non comprise, la clientèle essentiellement asiatique comporte également des expatriés, assurés de manger là nettement moins cher qu’en cuisinant eux-mêmes leurs repas à domicile, ou a fortiori en fréquentant des établissements occidentaux, telle la… crêperie bretonne Ar-Men récemment disparue.

Symbole de l’éclatante réussite financière de Singapour, le principal quartier d’affaires se donne, sur le front de mer, des airs de Manhattan, à deux pas du très prisé Boat Quay où, dans de vieilles maisons coloniales, s’alignent des restaurants très prisés des cols blancs de cette City asiatique venus déjeuner en terrasse au bord de la Singapore River. Un contraste qui constitue l’une des caractéristiques de cette ville-état où se côtoient des époques et des cultures très différentes. Contraste également entre la très mondialisée et très commerciale Orchard Street avec ses luxueuses enseignes occidentales et le petit quartier voisin d’Emerald Hill où subsistent de charmantes maisons coloniales. Contraste entre l’exubérant temple indien Sri Thendayuthapani ou la mini pagode en bronze de Buddhist Lodge et, au cœur d’un parc voisin, les austères vestiges britanniques de Fort Canning. Contraste entre les puissants engins de chantier qui contribuent au développement de la ville et ces travailleurs immigrés vietnamiens ou indonésiens, le plus souvent mal payés, qui partent à l’assaut des façades sur des échafaudages de bambous. Contraste encore entre les magnifiques et surprotégées résidences coloniales des dirigeants ou des industriels et les immeubles populaires où s’agitent aux fenêtres des centaines de vêtements bigarrés suspendus à des hampes de bambou. Contraste enfin entre Chinatown, Little India ou le quartier musulman de Kampong Glam, bâti autour de la mosquée de Masjid Sultan.

Autre contraste saisissant, celui qui saute aux yeux du visiteur en se rendant à la Bukit Timah Nature Reserve où se trouve le point culminant de l’île (164 m). En quelques instant, il passe de la ville à l’une des réserves les plus spectaculaires de Singapour car constituée d’une partie préservée de l’ancienne forêt tropicale. Ce sont d’ailleurs les macaques qui accueillent les visiteurs dès le parking où ils colonisent les capots et les toits des voitures. Un peu plus loin, c’est l’habituel concert de la forêt tropicale, fait de cris de singe, de chants d’oiseaux et d’assourdissantes stridulations d’insectes invisibles. Bien cachés également les pythons et les cobras. À cet égard, même si les accidents sont rarissimes, mieux vaut faire attention où l’on met les pieds si l’on veut éviter la morsure de ces derniers. Un conseil que suivent peu les autochtones : s’ils marchent normalement sur les pistes montantes qui traversent la réserve, ils abordent presque systématiquement celles qui descendent en… marche arrière, au motif que c’est moins fatigant pour les pieds ! Un spectacle pour le moins étonnant.

Les rochers en toc de Sentosa

Il existe évidemment de nombreux autres points d’intérêt à Singapour, à commencer par les musées recommandés dans les guides de voyage ou, pour les occidentaux, Holland Village, point de ralliement de nombreux expatriés. Hors ces passages obligés, quelques visites sont pourtant tout aussi incontournables pour qui veut approfondir sa découverte de l’archipel. Notamment celle du zoo, incontestablement l’un des plus spectaculaires du monde par le nombre de ses pensionnaires (1500 animaux) et sa remarquable utilisation des décors tropicaux naturels. Autre magnifique réalisation, le jardin botanique avec ses frangipaniers et ses palmiers, mais surtout l’extraordinaire collection d’orchidées du National Orchid Garden. Moins connu, le marécageux Sungei Buloh Nature Park permet un contact rapproché avec des varans géants mais aussi (prudence !) les crocodiles hôtes de la mangrove. La mise en valeur de la nature est d’ailleurs une priorité des autorités singapouriennes. Y compris autour de quelques-uns des 12 réservoirs d’eau douce de l’archipel, tel l’énorme lac artificiel McRitchie ceinturé de sympathiques balades dans la forêt tropicale en compagnie des macaques.

Autre adresse incontournable à Singapour : la Sim Lim Tower à Little India. Certes pas pour son architecture moderne sans charme particulier, mais pour ses centaines de commerces spécialisés en électronique et répartis sur plusieurs étages du building. Tout ce que l’on peut acheter en matériel Hi-Fi, photographique ou informatique se trouve forcément là, quelque part dans cette improbable ruche. Méfiance toutefois : certains assembleurs n’hésitent pas à refourguer des composants de récupération. 

Singapour, c’est enfin l’île de Sentosa. La très ordonnée et très ludique Sentosa avec son golf, ses bars et restaurants, ses attractions, son petit train monorail, et surtout ses plages, pratiquement les seules dignes de ce nom dans un archipel très dépourvu en la matière. Des plages artificielles, réalisées grâce à l’apport de centaines de palmiers, la mise en place de… faux rochers, et l’importation de Malaisie d’un impressionnant tonnage de sable fin. Plutôt déconcertants, ces sortes de petits lagons où l’on se baigne dans une eau à 28°, offrent une vue imprenable sur le détroit de Malacca et les centaines de navires marchands qui, parfois à moins de 500 m du rivage, circulent chaque jour dans la voie maritime la plus fréquentée du monde.

Impossible de quitter l’île sans une visite au Raffles (du nom de Sir Stamford Raffles, fondateur de Singapour en 1819 sur l’emplacement d’un village de pêcheurs). Bâti en 1887, le Raffles est tout à la fois un palace très prisé des stars internationales et une galerie commerciale de luxe. Un lieu incontournable, y compris pour ceux qui n’apprécient pas ce type d’endroit. Car c’est là, et là seulement, que l’on pourra déguster dans le patio du Long Bar le véritable singapore sling**, un cocktail à base de gin, de brandy, de cointreau et de grenadine. Une merveille à consommer avec modération, ne serait-ce que pour le porte-monnaie : 15 euros service compris ! Il est vrai que, pour ce prix, on a droit à la prestation, pas forcément bienvenue, d’une artiste glamour chantant Summertime ou My Way d’une voix sirupeuse.

Pour terminer, un bon point au pouvoir singapourien***, dirigé par le très autoritaire Premier ministre Lee Hsien Loong  : le Président Sellapan Ramanathan a signé le 18 décembre 2008, en compagnie de 105 autres états, la Résolution des Nations-Unies pour un moratoire sur les exécutions capitales. Un inespéré retour de l’enfer pour les militants des droits de l’Homme : il n’y a pas si longtemps, on déplorait encore 20 à 30 exécutions chaque année. Et cela, c’était inacceptable !


* Le malais est l’une des quatre langues officielles avec le chinois, le tamoul et l’anglais.

** Ce cocktail a été inventé en 1913 par un barman du Long Bar, Ngiam Tong Boon.

*** Singapour est une démocratie dont la Constitution a été largement calquée sur le modèle britannique.
 

Documents joints à cet article

Singapour : des orchidées et des gratte-ciel Singapour : des orchidées et des gratte-ciel Singapour : des orchidées et des gratte-ciel Singapour : des orchidées et des gratte-ciel Singapour : des orchidées et des gratte-ciel Singapour : des orchidées et des gratte-ciel

Moyenne des avis sur cet article :  3.29/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 27 octobre 2009 10:30

    A toutes fins utiles, légende des photos :
    Marina Bay
    Boat Quay
    Orchidée
    Bassorah street et mosquée Masjid Sultan
    Emerald Hill
    Frangipanier
    Sentosa et les navires du détroit de Malacca


    • spartacus1 spartacus1 28 octobre 2009 05:22

      J’aimerais apporter ici une petite nuance à cet article dythirambique.
      Si effectivement Singapour est une réussite économique, il ne faut pas oublier que cette économie prospère sous un régime politique pour le moins autoritaire.
      Il ne s’agit même plus d’un parti unique mais d’une famille pratiquement unique qui tient le pays d’une main de fer depuis plius de trente ans.
      Censure totale des journaux et d’internet, etc. En comparaison, le Vietnam voisin fait figure de pays laxiste.


    • Fergus Fergus 28 octobre 2009 09:24

      Bonjour Spartacus.

      Oui le régime, sans être dictatorial, est très autoritaire, je ne l’ai pas caché dans l’article, même si l’objet n’en était centré ni sur l’économie ni sur le politique. Pire, en ce qui concerne « l’autorité », Singapour détenait, au début de ce millénaire le record du monde des exécutions capitales rapportées à sa population, un sujet auquel je suis particulièrement sensible en tant qu’ancien membre d’Amnesty International. Ce n’est donc pas un hasard si j’ai terminé ce papier sur la peine de mort pour montrer que des progrès notables s’étaient manifestés ces dernières années.

      Cela dit, c’est vrai, il reste d’énormes progrès à faire en matière de droits de l’homme, et la censure de la presse locale est un véritable problème qui devra, tôt ou tard, être solutionné. Il s’agit toutefois des médias singapouriens car la presse internationale reste entièrement libre de diffusion et donc accessible, directement ou indirectement, aux singapouriens en contact avec les très nombreux expatriés. Pour ce qui est d’internet, à ma connaissance, ce sont essentiellement les sites à caractère pornographique qui sont censurés.

      Il est d’ailleurs étonnant de constater que cette situation est acceptée par une large majorité de Singapouriens qui n’estiment pas que leurs droits élementaires sont bafoués. Toute différente serait leur attitude si le pouvoir devait limiter leur capacités à s’enrichir car le maître mot reste pour eux, comme je l’ai écrit : faire du fric.


    • Surya Surya 27 octobre 2009 14:58

      Belle présentation de Singapour, et très belles photos aussi.
      Je ne connais malheureusement de Singapour que son aéroport. En transit, je voulais voir la ville mais il n’y avait plus la moindre place pour le bus gratuit, j’aurais pu prendre le métro et y aller par mes propres moyens mais je me suis rappelé comment Tintin et Haddock avaient failli rater leur avion (avec le coup de la casquette du capitaine qui s’envole, et c’est aussi l’épisode du pansement dont Haddock n’arrive pas à se débarrasser, trop marrant) et j’ai préféré ne pas risquer d’oublier l’heure, et rester sur place. Cela dit rien que ça, ça vaut le déplacement !! Shangi est magnifique, et tellement immense que c’est une vraie ville dans la ville, avec toutes ses boutiques (j’ai pas pu me retenir...), ses cafés, restaus, le jardin de bambou, le jardin d’orchidées avec sa déco en marbre !! et pas une tache ou un seul grain de poussière sur la moquette !! (et j’ai mâché mon chewing gum -interdit à Singapour, et ramené du Cambodge- le plus discrètement possible  smiley ) 
      Bref, c’est vraiment beau, pas comme Roissy qui est froid et inaccueillant. J’ai visité la pharmacie avec toutes les préparations de plantes chinoises traditionnelles, vendues déjà en sachet, et toutes aussi incroyables les unes que les autres, et finalement ce qui m’a le plus étonnée, c’est idiot, mais c’étaient tous ces ordinateurs mis à disposition du public avec internet gratuit !! Finalement, je n’ai pas vu le temps passer, même si bien sûr j’ai regretté cette visite de la ville elle même. Je mets cela dans un petit coin de ma tête, un jour peut être, on ne sait jamais.


      • Fergus Fergus 27 octobre 2009 16:23

        Bonjour, Surya, et merci pour cette description très détaillée de l’aéroport qui vient utilement, et de manière séduisante, compléter mon article.

        C’est vrai qu’à Singapour tout ou presque est impeccable. Vrai également que la sécurité des personnes n’y est pas un vain mot tant la délinquance y est sévèrement réprimée. Et pas question là-bas de se faire un petit joint : très graves ennuis en perspective.

        Concernant la ville, une chose que je n’ai pas dite, c’est que les singapouriens ont tenu, sur de nombreuses artères, à garder des arbres magnifiques au pied desquels sont implantées des pistes cyclables. Il y a même un énorme banian dont le tronc et les lianes qui le recouvrent occupent une circonférence d’environ 30 m du côté de Tanjong Pagar, non loin de Chinatown.

        Mon épouse et moi y avons passé deux fois une semaine, et nous sommes très loin d’avoir fait le tour de ce petit état riche en points d’intérêt de toutes sortes.


        • Surya Surya 27 octobre 2009 16:51

          Bonjour Fergus,

          Singapour a l’air d’être un vrai petit paradis en effet, j’ai entendu parler de la propreté irréprochable dans les rues, de la sécurité (mais tout ça évidemment au prix de lois très dures, et d’amendes plus que salées si par exemple vous jetez un papier par terre, ou si vous mangez dans le métro, mais bon, après tout, même si nous ça nous semble hyper sévère, en tout cas ça fonctionne), et puis ça a l’air si coloré, plein de vie et de fleurs magnifiques partout, et tant de belles choses à visiter, que je comprends que vous y soyiez allés deux fois déjà. Il y a aussi son côté très cosmopolite qui me plairait beaucoup, et j’ai pu constater, à l’aéroport en tout cas, la politesse et la gentillesse des gens. Tout ça donne vraiment envie d’y passer quelques jours (mais pas au Raffles en ce qui me concerne !! smiley ) Un arbre de 30 m de circonférence, c’est incroyable ! Je croyais que seuls les Séquoias pouvais être si grands. Si un jour j’y vais, je n’oublierai pas d’aller l’admirer lui aussi.


        • Fergus Fergus 27 octobre 2009 17:42

          En réalité, nous avons séjourné deux semaines à Singapour, ma femme et moi, parce que notre belle-fille, biologiste, y a passé, avec notre fils, un an et demi pour son post-doctorat. Cela nous a laissé du temps pour visiter pas mal de lieux.

          Pour ce qui est du banian, ce n’est pas l’arbre proprement dit qui fait environ 30 m de circonférence, mais l’ensemble qu’il forme avec ses multiples racines aériennes (improprement nommées lianes dans mon précédent commentaire). Contrairement à la Thaïlande où un tel arbre en ville serait vénéré, celui-ci est en revanche totalement démuni d’étoffes votives. 


        • Surya Surya 27 octobre 2009 18:42

          Alors c’était encore mieux puisque vous aviez de la famille sur place pour vous accueillir et vous guider dans la ville, c’est un peu comme si vous étiez chez vous là bas smiley

          Le Banian entouré de ses racines me rappelle évidemment Ta Prohm à Angkor. Les Thailandais sont de très fervents Bouddhistes, donc ce que vous m’apprenez ne m’étonne pas. Au fait, il paraît que l’arbre sous lequel Bouddha a atteint l’illumination existe toujours. Je ne sais pas, au cas où ce n’est pas simplement une légende (quoique tout de même ce serait incroyable vu l’âge supposé de l’arbre, mais bon, on va dire que c’est pas grave), où il se trouve exactement, mais celui là aussi j’aimerais bien le voir !


        • brieli67 28 octobre 2009 03:59

          Ah Durian !! 


          le KCA http://www.kranjicountryside.com/ n’attire plus le badaud ?
          plus de tour_package comme par le passé ? 

          Singapour est écolo et bio / organic

          et à la pointe des recherches végétales « appliquées »

          C’est Carrefour qui a payé la confection de cette boisson rafraîchissante /dea en expat 

          Oui mais à mon goût trop « brittish »,devenu de plus en plus chinois ces 15 dernières années et trop « policé » trop surveillée Comme en Corse, si tu oses « sortir » une autochtone ....
          y a même des policiers en civil qui interviennent ! 

          Manille, je préfère .... cette méga_métropole avec ses jeepneys

          De loin je reste sous le charme désuet de Pondy 
          à l’IFP, je participe en dilettante 

          Au durian humm je prèfère mon munster bien coulant ... avec du vrai cumin entier . Au grand jamais son ersatz le carvi de nos prés 
          A chacun ses goûts...

           



          • Fergus Fergus 28 octobre 2009 09:41

            Salut, Brieli.

            Pour être franc, ce n’est pas le durian qui constitue le top de mes modestes expériences asiatiques. Et, bien que ce ne soit guère comparable (on parle là d’un fruit), comme toi, je préfère un munster très affiné et tout aussi fort en odeur. Mais sans cumin !

            Merci pour ces liens très intéressants, et toutes mes excuses pour avoir oublié Kranji dans les points d’intérêt de l’archipel.

            Pas question d’autre part de comparer Singapour avec d’autres destinations asiatiques. Cela dit, il est évident qu’en matière de souvenirs coloniaux, Pondichery est incontestablent une destination infiniment plus évocatrice.

            Pour ce qui est des policiers, j’en ai guère vu dans les rues, mais je sais qu’un certain nombre d’entre eux circulent en civil. Je n’ai toutefois été le témoin d’aucun incident de quelque nature que ce soit, alors qu’il m’est impossible de passer une journée à Marseille sans assister à un contrôle musclé, une interpellation, ou le passage de voitures de police, sirène hurlante.
             
            Bonne journée.


          • brieli67 28 octobre 2009 13:31

            Durian . C’est le surnom de Singapore... Grand producteur et grand consommateur !

            Il y en avait partout partout..
            Le durian frais descendu de l’arbre presque mûr et non piqué d’insectes en bouche est crémeux comme les yaourts.... avec une acidité particulière. Pour les Cocas, cette acidité minérale est due à l’acide phosphorique diluée. Pour le durian, ce sont les dérivés thiols (soufrés) qui malheureusement se transforment à l’oxygène de l’air en H2S _ oeufs pourris, de chaussettes, de fromage

            Relation odeur-santé [modifier]
            • Seuil de toxicité (mg/m³) : 14
            • Seuil de perception (mg/m³) : 0,000 66

            C’est-à-dire que notre système olfactif est capable de détecter cette substance en très faible quantité. Ceci nous permet d’être alerté avant une absorption pouvant être toxique. Ceci n’est pas toujours le cas pour toutes les substances nocives.

            Attention, à partir d’un certain seuil, facile à atteindre, le nerf olfactif est paralysé et l’on ne sent plus rien !


            Pour le KCA j’ai participé au projet. Le prof de l’aéroponic « laitues », des « jardins et toits de Babylone » des « fermes verticales » est d’origine vietnamienne et a fait ses études en France et au Québec C’est pas plus compliqué que celà..

            A noter le savoir et le savoir_faire que mine de rien notre Grande Distribution française accumule .... Bientôt donc dans les hypers, un automate _ de conception et de fabrication israélienne produira 5oo laitues/j et des herbes « aéroponic » en culture hors sol et sans produits phytosanitaires....

            C’est bloqué à Bruxelles depuis qqs années.... 


            Tu affines également tes fromages ? On peut faire mûrir de fameux camemberts achetés chez Aldi... les fourmes, certains chèvres.

            Le munster ... sans la croûte on peut faire des desserts sucrés « somptueux ». Ces croûtes, on peut en « fleurir » en surface du fromage blanc égoutté style petit suisse

            Laborantin un jour, laborantin toujours ! 


          • Fergus Fergus 28 octobre 2009 17:50

            Merci, Brieli, pour ces intéressantes informations qui m’ont appris des choses que j’ignorais.

            Pour ce qui est des fromages, je n’affine rien car je ne dispose pas de lieu adéquat pour cela. Qui plus est, il y a plusieurs fromagers à la halle de Rennes ou au marché des Lices (l’un des plus grands de France), dont l’un offre des fromages fermiers véritablement très affinés et particulièrement savoureux, en rupture avec le goût général, plutôt porté sur le pasteurisé pas trop fort.

            Certains de ses fromages (époisse, maroilles, munster, brie, livarot et autres chèvres) sont d’ailleurs redoutables et seuls quelques clients dans mon genre y font honneur. Et pour cause, le repas terminé, il faut impérativement passer par la case salle de bains pour un brossage des dents ! Mais quel régal !


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 octobre 2009 09:19

            Belle tranche d’ éxotisme ,

            à signaler une chanson des années d’ il y a longtemps :
             
            « dans les petites rues de Singapour  »

            Merci Fergus .


            • Fergus Fergus 28 octobre 2009 09:52

              Salut, Capitaine.

              J’avoue que je ne connaissais pas cette partition d’une indicible beauté.
              Sans rire, je comprends mieux, après en avoir écouté un extrait, que Lou and the Hollywood Bananas, n’aient pas laissé une plus grande trace dans la culture musicale. Cela dit, il y en a de pires qui ont réussi à faire carrière. Comme quoi...

              Bonne journée.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès