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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Une imposante sentinelle : le Haut-Kœnigsbourg

Une imposante sentinelle : le Haut-Kœnigsbourg

S’il n’est pas le plus authentique, le Haut-Kœnigsbourg est incontestablement le plus spectaculaire des châteaux qui dominent le vignoble alsacien sur le versant est des Vosges. Petit détour par cette monumentale forteresse de grès rose, encore largement marquée par l’empreinte de l’empereur allemand Guillaume II...

Nombre de nos compatriotes sont persuadés que le Haut-Kœnigsbourg est un authentique château médiéval. A contrario, d’autres croient savoir qu’il a été entièrement construit au 19e siècle. La vérité est, comme souvent, entre les deux.

Les premières références écrites d’un château à cet emplacement remontent en effet à... 1147. Deux tours sont mentionnées, l’une appartenant à Conrad III de Souabe et l’autre à l’un de ses neveux, Frédéric « Barberousse » de Hohenstaufen. Sans doute est-ce au statut de ce dernier, couronné empereur germanique en 1155, que le château doit son nouveau nom : Königsburg (château du roi). Après être passé de main en main, le château est incendié en 1462 puis acheté en 1479 par la famille Tierstein qui entreprend de le restaurer et d’en renforcer les défenses pour les adapter à une nouvelle venu dans l’art de la guerre : l’artillerie. Faute de descendant, le Königsburg est acquis en 1517 par un autre empereur germanique, Maximilien de Habsbourg, puis passe en d’autres mains peu soucieuses d’entretenir l’édifice. Le coup de grâce lui est donné par les Suédois durant la Guerre de Trente Ans : incendié en 1633 et fortement délabré, le château est laissé à l’abandon.

1862. Si le renouveau du Haut-Kœnigsbourg n’est pas encore à l’ordre du jour, du moins ses ruines sont-elles protégées. Le château est en effet classé cette année-là et bénéficie dorénavant du statut des monuments historiques. En 1865 il devient la propriété de la ville de Sélestat. Pas pour très longtemps : en 1899, les élus de cette ville offrent le château à Guillaume II de Hohenzollern, empereur d’une Allemagne ayant repris possession de l’Alsace en 1871 à la suite de la défaite française actée par le Traité de Francfort. L’objectif déclaré du souverain est d’installer dans le château un musée du Moyen äge. En réalité, au-delà de cet aspect secondaire, Guillaume II entend surtout faire de celui que l’on nomme désormais Hoh-Königsburg le double symbole du passé germanique de l’Alsace et de la domination allemande sur la région. Rien de mieux pour répondre à ce dessein que cette citadelle visible à des lieues à la ronde depuis les villes et villages de la plaine.

Le renouveau

Désireux d’atteindre ces objectifs le plus rapidement possible, l’empereur Guillaume II confie, dès l’année 1900, à l’architecte allemand Bodo Ebhardt la responsabilité de lui soumettre un projet de restauration de l’édifice. Après avoir défriché les abords de la ruine et procédé à de multiples relevés topographiques et archéologiques, ce dernier soumet au Kaiser un projet qui est accepté. Les travaux durent 7 ans, de 1901 à 1908. Régulièrement, l’empereur vient en contrôler l'avancement.

Par chance, l’édifice a conservé l’essentiel de ses structures jusqu’au niveau des mâchicoulis. Bodo Ebhardt peut donc remettre en état la plupart des volumes ayant existé jusqu’au 16e siècle, y compris quelques parties hautes préservées d’un trop grand délabrement. Mais la plupart des autres parties hautes doivent être reconstituées. Faute de documents, elles le sont non sur une connaissance de l’existant antérieur, mais sur une estimation par Bodo Ebhardt, passionné d’architecture médiévale, de ce qu’a pu être le château. Comme souvent lorsqu’un architecte se livre à une reconstitution, son choix est contesté et donne lieu à de nombreuses controverses. Bodo Ebhardt en fait l’expérience comme Eugène Viollet-le-Duc avant lui pour ses restaurations contestées du château de Pierrefonds et de la cité de Carcassonne.

Aujourd’hui, tout cela est oublié, et la plupart des visiteurs du Haut-Kœnigsbourg n’ont même pas conscience des polémiques qu’a suscitées cette restauration. Fascinés par cette énorme masse de grès rose dressée au-dessus de la plaine d’Alsace, ils prennent un grand plaisir à découvrir l’intérieur de cette forteresse, sitôt franchie la monumentale porte d’entrée ornée des armoiries de la famille Tierstein. Et ce n’est pas le charmant moulin à vent en bois installé sur le faîte d’une toiture surmontant la basse-cour - en remplacement de l’ancien moulin à bras de jadis - qui pourra les convaincre d’un mauvais choix de Bodo Ebhardt.

Un château comme le Haut-Kœnigsbourg ne se décrit pas, il se visite en passant de salle en salle, de cours en casemates, de courtines en lices ; il se visite en admirant les collections d’armes, les trophées de chasse et le mobilier assemblés là par la volonté de Guillaume II pour illustrer le mode de vie qui prévalait entre le Moyen Age et la Guerre de Trente ans. Une visite dont on garde une formidable impression de puissance liée à la masse imposante de cette forteresse implantée sur une surface de 1,5 hectare. Sans oublier le souvenir du plafond peint par Léo Schnug dans la salle d’armes : une aigle germanique éployée, dotée d’une auréole en or sur laquelle on peut lire en caractères gothiques le célèbre « Gott mit uns » (Dieu avec nous). Le Haut-Kœnigsbourg ne peut renier son passé allemand !

La flûte de Boieldieu

Si de nombreux voyageurs ont pu visiter ce lieu depuis son ouverture au public, c’est par le cinéma qu’il a conquis sa plus grande notoriété. C’est en effet dans ce château qu’ont été tournées, en 1937, sous la direction du cinéaste Jean Renoir, quelques-unes des scènes les plus spectaculaires de La Grande illusion, film considéré à juste titre comme l’un des chefs d’œuvre du patrimoine cinématographique français. Dans un documentaire de l’INA (Institut national de l’audiovisuel), intitulé Scripte sur la Grande Illusion de Jean Renoir, Françoise Giroud, alias « Gourdji », revient sur les lieux et raconte les coulisses de ce tournage. Un témoignage particulièrement intéressant, que ce soit pour les passionnés de cinéma ou pour ceux qui connaissent et apprécient le Haut-Koenigsbourg. La Grande illusion ajoute d’ailleurs au plaisir de la visite historique du château la recherche des lieux où ont joué les géants du cinéma qu’ont été Pierre Fresnay, Jean Gabin ou Erich von Stroheim, où le capitaine de Boieldieu répondait dans les frimas de l'hiver carcéral aux injonctions du commandant von Rauffenstein par un trille de flûte moqueur.

Retour à l’extérieur du château pour un complément de visite sympathique et didactique : depuis quelques années, le Haut-Kœnigsbourg s’est en effet enrichi, au pied du rempart ouest, d’un jardin médiéval au sein d’un espace clos et protégé des animaux. S’y côtoient, dans des carrés bordés de plessis en bois comme il en existait au Moyen Age, des plantes industrielles comme le lin, la garance ou la saponaire, des « simples » (plantes médicales), telle la bourrache officinale ou l’armoise, des « feuilles » et « racines » potagères, parmi lesquelles le panais, l’épeautre, l’oseille ou le safran, sans oublier les plantes magiques comme la belladone ou la digitale, et les plantes de Marie destinées aux offices religieux. Quelques panneaux explicatifs, superbement illustrés, apportent les informations nécessaires aux personnes peu familiarisées avec la botanique ou les modes de vie du Moyen Age. Une belle réussite que complètent, dans 10 villages proches du Haut-Kœnigsbourg, d’autres jardins médiévaux tout aussi intéressants.

Il est temps de redescendre dans la vallée pour aller, à quelques kilomètres de là, déguster l’un de ces vins alsaciens si fruités et si agréablement longs en bouche. Par exemple un riesling grand cru Kirchberg chez Louis Sipp dans la très attachante cité médiévale de Ribeauvillé, ou un pinot gris grand cru Altenberg chez Gustave Lorentz, au cœur du superbe village de Bergheim.

‘s gilt ! (à votre santé !)

 

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Vue générale du château
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Le château en hiver : famillestorcka.over-blog.com
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Le moulin : franche-comte.com
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Le grand bastion : Fergus
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L’escalier polygonal : Fergus
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Le plafond de la salle d’armes : Fergus

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.71/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

58 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 4 novembre 2013 10:07

    Erratum :

    Dans l’avant-dernier paragraphe, lire : s’est enrichi, au pied du rempart sud, d’un jardin médiéval...


    • jako jako 4 novembre 2013 10:12

      Bonjour Fergus, merci de ce sympathique coup d’oeil sur un de nos plus beau « chateau-fort », ce chateau je l’ai visité plus de 10 fois avec les écoles, les colonies de vacances etc, souvent accompagné d’un passage à la montagne des singes et la tour des aigles tout proches.
      Ne pas oublier qu’un film célèbre y a été tourné, mais je n’ai pas le nom immédiatement.
      Bonne journée.


      • jako jako 4 novembre 2013 10:15

        C’est la grande illusion de Jean Renoir avec le fabuleux Eric von Stronheim.


      • Fergus Fergus 4 novembre 2013 10:24

        Bonjour, Jako.

        Je ne doute pas que ces visites aient enthousiasmé les jeunes visiteurs tant ce château est propre à exciter l’imagination. De surcroît, il est situé dans un site forestier superbe parcouru de sentiers parfaitement entretenus par le Club vosgien.

        A toutes fins utiles, la Montagne des singes et la Volerie des aigles sont situés au pied du Haut-Koenigsbourg, dans le joli village de Kintzheim.

        La Grande illusion est en effet un film formidable d’humanité, superbement réalisé et interprété par des acteurs au sommet de leur art.


      • Dwaabala Dwaabala 4 novembre 2013 11:27

        Ma première rencontre avec le Haut-Kœnigsbourg se fit dans une bande dessinée de Blake et Mortimer je crois.


        • Fergus Fergus 4 novembre 2013 12:20

          Bonjour, Dwaabala.

          Merci pour cette information. Je n’en ai pas le souvenir, mais je connais très mal Blake et Mortimer.


        • ARMINIUS ARMINIUS 4 novembre 2013 11:38

          Merci, je connaissais le château mais pas son histoire, j’ai aussi envie de visiter le potager médiéval donc bonne occasion d’y retourner...un petit rappel historique la première dame de la dynastie Hohenstaufen était...Alsacienne !


          • Fergus Fergus 4 novembre 2013 12:24

            Bonjour, Arminius.

            Ce jardin médiéval vaut d’être visité. De préférence au printemps ou en été pour admirer les plantes au meilleur de leur développement ou de leur floraison.

            J’ignorais ce détail pour les Hohenstaufen. Brieli, « régional de l’étape » doit pouvoir nous en dire plus s’il vient sur ce fil.


          • ETTORE ETTORE 4 novembre 2013 11:47

            Ma première visite à ce château...., à pied, de la gare de Séléstat à son donjon, en compagnie de l’abbé qui nous servait de guide à nous jeunes délurés qui gambadions allègrement par les chemins et raccourcis.

            Souvenir aussi de cette succulente tarte au myrtilles, [ et de cette clôture à vache électrifiée] lol
            Actuellement en réfection de toiture, suite à la dernière grande tempête, nul doute que ce majestueux château continueras longtemps à couronner les contreforts des Vosges.


            • Fergus Fergus 4 novembre 2013 12:27

              Bonjour, Ettore.

              Belle randonnée depuis la gare de Sélestat. Félicitations !

              Une partie du château est en effet en cours de restauration ; notamment le donjon qui est par conséquent fermé à la visite actuellement.


            • Kookaburra Kookaburra 4 novembre 2013 11:56

              Bonjour Fergus. Très intéressant votre article. Belles photos. J’ai travaillé quelques années à Bâle et j’aimais passer mes week-ends sur les sentiers des Vosges. Pays magnifique !


              • Fergus Fergus 4 novembre 2013 12:30

                Bonjour Kookaburra.

                Très belle région, en effet. Personnellement, j’aime alterner les journées de balade dans le vignoble, en allant à pieds d’un village à l’autre, avec les journées de crapahut dans les Vosges, notamment sur les crêtes et les « gazons », avec des escapades au bord des lacs.


              • ZEN ZEN 4 novembre 2013 12:16

                Salut Fergus

                J’y étais il y a peu
                C’est toujours un plaisir
                Après un tour à Ribauvillé et une dégustation de Gewürz à Blenschwiller smiley


                • Fergus Fergus 4 novembre 2013 12:32

                  Salut, Zen.

                  C’est toujours un plaisir en effet, tant pour les villages que pour les dégustations. Et j’ai un faible pour Ribeauvillé dans le Haut-Rhin et Obernai dans le Bas-Rhin.

                  Bonne journée.


                • ZEN ZEN 4 novembre 2013 12:42

                  Fergus

                  La prochaine fois, passe par ici, et bois un verre à ma santé
                  Le Gewürz cuvée spéciale est divin...
                  On peut consommer sans modération, car il y a un gîte sur place


                  • Fergus Fergus 4 novembre 2013 13:57

                    @ Zen.

                    Merci pour le renseignement. Il se peut que je me rende dans le coin l’an prochain. Amateur de gewurtz, je pourrais bien aller goûter le leur, et plus si affinités.

                    Personnellement, la dernière fois que j’ai acheté du vin d’Alsace sur place, c’était chez Joseph Freudenreich à Eguisheim. Superbe pinot gris en vendanges tardives !


                  • jef88 jef88 4 novembre 2013 15:11

                    En 1962 je faisais de camping sauvage et je me suis arrêté au Haut Koenigsburg !

                    il y avait des traces du 1er château pas très loin (env 50m)sur la ligne de crêtes....
                    j’y suis retourné assez souvent (j’habite à 40 km) et je pense que la reconstruction a été beaucoup plus importante que ce que nous dit Fergus mais il fallait donner de l’authenticité à ce nouveau monument....
                    le prestige de Guillame !!!!


                    • jef88 jef88 4 novembre 2013 15:12

                      MERCI FERGUS ! !


                    • Fergus Fergus 4 novembre 2013 17:11

                      Bonjour, Jef88.

                      Merci pour votre commentaire.

                      La restauration du château a demandé de très gros travaux, la plupart des parties hautes ayant disparu. Il a donc fallu les reconstruire en grande partie. Cela a notamment été le cas de l’impressionnant donjon. Mais les travaux ont également concerné les remparts, les logis, et le grand bastion, très endommagés. A noter que l’on peut encore voir, dans la cour basse du château, la forge qui a été installée là par les équipes de Bodo Ebhardt pour fournir les pièces de métal et les ouvrages de ferronnerie. 

                      Les ruines qui se situent un peu à l’ouest du château sont celles d’Odenburg. il n’en reste plus grand chose, mais ces pierres sont chargées de romantisme dans leur cadre de verdure.

                      Une idée de balade en circuit : départ de Saint-Hippolyte, traversée du vignoble jusqu’à Orschwiller puis Kintzheim. De là, montée au Haut-Koenigsbourg. Après les ruines d’Odenburg, retour vers Saint-Hippolyte. (temps de marche, hors pauses et visites : environ 4 heures). Petit bistrot sympa avec terrasse juste derrière la mairie, tenu par des producteurs de vin. Jolie vue sur une belle maison ancienne et une fontaine fleurie.


                    • kitamissa kitamissa 4 novembre 2013 15:28

                      Ce qui me rend admiratif, c’est bien sûr ce fantastique patrimoine national que nous possédons et qu’il faut sauvegarder ..


                      Mais c’est la somme de travail que ça devait représenter à l’époque, construire une forteresse sur un éperon rocheux , le tout imposant, harmonieux,et s’intégrant parfaitement dans ce paysage grandiose !!

                      De bons architectes, de bons compagnons de tous les corps de métiers, du courage, de la sueur, des larmes aussi !!! 

                      Nous avons cette chance , que la France est belle !! 

                      Bravo pour cet article passionnant !! 

                      • Fergus Fergus 4 novembre 2013 16:48

                        Bonjour, Kitamissa.

                        Merci pour ce commentaire. La France est effectivement dotée d’un patrimoine exceptionnel, et bien des forteresses médiévales ont nécessité des efforts énormes à tous les hommes mobilisés pour permettre d’ériger ces monuments grandioses. A noter toutefois que le Haut-Koenigsbourg a été bâti sur un socle rocheux assez facilement accessible, contrairement à d’autres châteaux d’Alsace ou aux « nids d’aigle » du pays cathare, sans compter les impressionnants châteaux bâtis sur les falaises du Périgord. Cela dit, tu as raison de rappeler le rôle essentiel des compagnons dans ce type d’ouvrages. Une tradition qui se perpétue pour notre plus grand plaisir.


                      • Fergus Fergus 4 novembre 2013 17:24

                        @ Kitamissa.

                        En matière d’exploit de construction dans la région, à voir également les 10 km du Mur païen du Mont Sainte Odile, un ouvrage cyclopéen (on a dénombré 300 000 blocs de pierre) très impressionnant par endroits. Age estimé : environ 2500 ans.

                        Le Mur païen en vidéo : partie nord ; partie sud.

                         


                      • soi même 4 novembre 2013 16:42

                        La loi Evin stipule bien, interdiction de faire de la publicité sur l’alcool.

                        Donc la visite du château et des alentours à l’eau, s’il vous plais !


                        • Fergus Fergus 4 novembre 2013 16:52

                          Bonjour, Soi même.

                          Me voilà pris par la patrouille ! Tant pis, j’assume car malgré tout le respect que je porte aux productions d’eau des Vosges (des sortes de grands crus de la flotte), je préfère toutefois une bon petit pichet de riesling ou de pinot noir. A consommer évidemment avec modération !


                        • Ruut Ruut 4 novembre 2013 16:54

                          A l’époque l’art était beau et raffiné.


                          • Fergus Fergus 4 novembre 2013 17:36

                            Bonjour, Ruut.

                            Il existe encore de l’art beau et raffiné. Du moins lorsque les spéculateurs ne dévoient pas le marché en faisant artificiellement grimper la cote d’artistes qui ne sont pas toujours les meilleurs de leur temps.

                            A toutes fins utiles, voici un lien sur le site d’un sculpteur de ma ville de Dinan, Jean-Luc Brandily. Et un autre lien sur les toiles de l’un de mes peintres contemporains préférés, Daron Mouradian.


                          • soi même 4 novembre 2013 21:43

                            Le styles Guillaume II c’est du lourd dans le néo ancien.

                            http://a400.idata.over-blog.com/0/55/45/48/palais_du_rhin.jpg

                             


                          • Fergus Fergus 5 novembre 2013 09:48

                            @ Soi même.

                            Guillaume II n’était en effet pas le plus progressiste en matière d’art.

                            Bonne journée.


                          • Donald Mitsiky Donald Mitsiky 4 novembre 2013 17:45

                            Parmi la cinquantaine de grands crus produits par le vignoble alsacien, je conseillerais tout particulièrement le Kaefferkopf produit uniquement sur la commune d’Ammerschwihr à côté de Kayersberg. J’ai eu souvent l’occasion de me rendre dans la région et c’est à mon goût le meilleur nectar. 


                            • Fergus Fergus 4 novembre 2013 17:57

                              Bonjour, Donald.

                              Entièrement d’accord avec vous : je suis un fan du kaefferkopf !


                            • Fergus Fergus 4 novembre 2013 22:57

                              Bonsoir, Joyeusetés.

                              Merci également pour cet intéressant lien sur l’Alsace, assez largement illustré par des photos d’Eguisheim. L’Alsace est, à bien des égards, une région attachante.

                              Cordialement.


                            • Bruce Baron Bruce Baron 4 novembre 2013 21:55

                              Bonjour Fergus ! Merci pour cet article sympa sur le Haut-Koenigsbourg. Je ne l’ai pas visité, mais j’avoue que ça donne envie.
                              Ça me fait penser au château de Vianden, au Luxembourg (que j’ai bel et bien visité). Je vous le conseille s’il vous arrive de vous rendre dans ce coin là.


                              • Fergus Fergus 4 novembre 2013 23:01

                                Bonsoir, Bruce.

                                Merci à vous pour le commentaire. Je ne suis jamais allé au Luxembourg et je ne connais par conséquent pas Vianden autrement qu’en photo. Mais le fait est que ce château est spectaculaire et donne envie, là aussi, de faire un détour pour aller le visiter.


                              • jack mandon jack mandon 5 novembre 2013 09:12

                                Bonjour Fergus,

                                Article qui fédère les vieux amis, hier éruptifs et guerriers.
                                Symbole du lion couronné allongé et sécularisé sur la crête par ses protecteurs.
                                L’aigle impérial veille aussi sur les monts boisés, la ligne bleue des Vosges inoubliable,
                                et la vallée ouverte pourtant soumise mais protégée par ce bestiaire allégorique.
                                Les protagonistes ont fait le choix de l’esthétique souveraine à la stratégie médiévale.
                                Puissance, élégance soulignées dans un écrin de grès tirant du vieux rose au lie de vin.
                                La paix souligne et repose les formes et les perspectives jadis hérissées et vives.
                                Si l’on poussait joyeusement la symbolique, nous pourrions croire qu’autrefois,
                                à l’époque de la chevalerie, le pourcentage d’oxyde de fer dans le grès
                                assombrissait la forteresse.
                                La paix donne maintenant au rose des accents vénitien pour l’accueil et le partage.
                                Fergus et votre sens de la convivialité légendaire, saluez bien notre ami Guillaume.

                                Merci pour le voyage.


                                • Fergus Fergus 5 novembre 2013 09:31

                                  Bonjour, Jack.

                                  Merci également pour cette belle envolée aux accents lyriques qui nous change du ton trop souvent empreint d’agressivité qui caractérise la plupart du temps les échanges sur les forums du web.

                                  Vous avez souligné l’importance de l’oxyde de fer dans la coloration du grès et cette remarque judicieuse m’a remis en mémoire mes expériences de minéralogie du temps où, vers 17 ou 18 ans, je parcourais l’Auvergne avec mon marteau en acier cadmié pour extraire des échantillons de roche. Souvenirs... A propos de grès rose, il y en a également près de chez moi, à Erquy. Un grès rose que les touristes ont tendance à confondre avec le granite rose des chaos rocheux de Trébeurden ou Perros-Guirec. 

                                  Kenavo.


                                • rocla+ rocla+ 5 novembre 2013 09:26

                                  Ma qué des Hauts Koenigsbourgois décallés  ? 


                                  Super article Fergus .

                                  La  photo de l’escalier poligolinal ( smiley  ) est superbe . 

                                  Enfin je connais un peu l’ historique de ce château . 

                                  Quand on passait par là dans les années 60  ( pas trop éloignées des années de guerre )
                                  mon vieux faisait la moue . On ne devait pas regarder et aimer cet édifice que des 
                                  pas beaux  avaient offert à l’ énémmii    putain comment on écrit etnemy héréditaire .

                                  Alors au su des précédents dires on le visitait avec dédain . 

                                  Mais bon , comme au Mont Saint Odile pas loin , il y règne une ambiance tellurique 
                                  soudain on a l’ impression de sortir d’ une scéance  de yoga  zen .

                                  J’ ai vu , dans une maison de vignerons à Gueberschwihr un escalier en pierre 
                                  de toute beauté . 

                                  Imaginer la vie dans cet édifice dans les années 1500  qu’ ils avaient même
                                  pas de smartphones ni tablettes  devant se nourrir de quelques contes et chansons 
                                  en même temps qu’ un bouillon de poule . 

                                  Si ça se trouve c ’était  plus bien que maintenant . 

                                  Pas d’ Hollande , tout le monde content .





                                  • Fergus Fergus 5 novembre 2013 09:46

                                    Bonjour, Capitaine.

                                    « Quand on passait par là dans les années 60 ( pas trop éloignées des années de guerre )
                                    mon vieux faisait la moue . On ne devait pas regarder et aimer cet édifice que des 
                                    pas beaux avaient offert à l’ennemi ».
                                     
                                    Voilà qui ne m’étonne pas. Dans ces années-là, on rencontrait encore en Alsace des gens qui avaient du mal à supporter la présence des Allemands, même comme touristes. Je me souviens notamment d’une vieille dame de Riquewihr qui tenait sur eux des propos incendiaires. Aujourd’hui, tout cela est largement oublié et les Allemands sont parfaitement accueillis. Ils viennent d’ailleurs en grand nombre en Alsace Au point qu’il y a quelques semaines, dans un restaurant de Ribeauvillé, mon épouse et moi étions les seuls Français dans une salle colonisée par des Teutons en mal de chansons. Je me suis pris moi-même à entonner avec eux le Kufsteiner Lied, un classique autrichien. La faute au riesling de M. Sipp ! 
                                     
                                    Au Mont Sainte-Odile, ce qui me séduit le plus, c’est le Mur païen que j’ai évoqué plus haut. Superbe !
                                     
                                    Doit-on envier le vie du 15e siècle ? Pas de douche, passe encore, mais pas de dentiste, ça devait craindre, non ?
                                     
                                    « Pas de Hollande, tout le monde content ». Pas sûr. L’idéal serait : pas de Hollande, pas de Sarkozy, pas de Le Pen, mais un chef couillu, avisé et réellement président de tous les Français. Question : cela existe-il dans notre pays ?

                                  • rocla+ rocla+ 5 novembre 2013 13:32

                                    Vouille , 


                                    Edgar faure .

                                    • Fergus Fergus 5 novembre 2013 15:14

                                      @ Rocla.

                                      Alias « La girouette », l’homme qui savait mieux que personne se laisser porter par le vent di moment. On peut en dire ce que l’on veut, au moins s’agissait-il d’une personne remarquablement cultivée et dotée d’une belle intelligence.

                                      Bonne journée.


                                    • rocla+ rocla+ 5 novembre 2013 13:39

                                      Bien sûr que quelques années plus tard De Gaule invitant Adenauer à 

                                      la Boisserie   a donné le signal d’ enterrer la hache de guerre .

                                      Alors on a construit l’ Europe  avec plein de rêves pour les uns utopiques 
                                      pour les autres réalistes . 

                                      A l’ instar des usines à gaz on a un peu le résultat . 

                                      Mais ne plus faire la guerre est immense . 

                                      C ’est gentil à vous d’ avoir écrit ennemi çacomme ,l’ air de rien . 

                                      L’ exacte pédagogie . 


                                      Sinon notre Alsace est très belle  , ses vallons et ses creux . 

                                      Très riche en histoire (s) . 

                                      Dont le Haut Koenigsbourg . 

                                      Que l’ après -midi soit joli .

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