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Accueil du site > Enquêtes participatives > Comment et jusqu’où dire « non » en famille ? > Comment et jusqu’où dire « non » en famille ?
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Comment et jusqu’où dire « non » en famille ?

Peut-on être de gauche quand toute sa famille est à droite ? Ou catholique dans une famille de musulmans ? Sommes-nous contraints depuis notre plus tendre jeunesse à reproduire sans qu’on s’en rende compte le schéma familial ? Comment s’autonomiser, affirmer sa différence en famille ? La désobéissance au modèle parental, la transgression des règles explicites ou non-dites sont-elles nécessaires pour conserver sa liberté en tant qu’individu et citoyen ?

Pour cette nouvelle enquête participative, AgoraVox et Ouvertures ont choisi le thème de la liberté et de l’affirmation de soi face à sa famille. La culture du « non » en famille est-elle ou non une condition pour le développement de l’esprit critique et de l’individualité du futur citoyen ? Ce sujet englobe des domaines extrêmement vastes, comme celui des libertés individuelles, du droit à la différence ou de la dépendance affective. 
 
1. C’est un sujet d’actualité 
 
France 2 a diffusé il y a quelques semaines un documentaire intitulé « Le Jeu de la mort ». Réactualisation de l’expérience de Milgram, l’idée était d’évaluer le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité qu’il juge légitime, et d’analyser le processus de soumission à cette autorité. Cette expérience devait à l’origine expliquer le comportement des soldats nazis pendant la seconde guerre mondiale. Si elle convoque aussi d’autres problématiques, comme le pouvoir de la télévision sur les téléspectateurs, cette expérience pose la question de la désobéissance à une autorité en vertu de préoccupations morales. 
 
Qu’en est-il de la désobéissance au sein de la famille ? Chacun de nous a ressenti un jour ou l’autre des désaccords avec ses parents, ses frères et sœurs. Mais peut-on vraiment dire « non » à ses parents ? 
 
Dans Ouvertures, le magazine en ligne qui est à l’origine de cette enquête, est évoqué le prix Harubuntu qui récompense des initiatives de personnes résidant sur le continent africain. En 2009, Jacqueline Uwimana s’est vue remettre un prix pour son projet : apprendre aux enfants à dire non à leurs parents. « L’adulte, l’autorité administrative, les parents, l’enseignant, les religieux... n’ont pas le monopole de la vérité et n’ont pas toujours raison », estime cette Rwandaise qui a formé plus de 40 000 enfants à une nouvelle façon de penser et de faire face aux sources de conflits. 
 
Alors que la société nous éduque depuis le plus jeune âge à l’obéissance et à la soumission à l’ordre établi et aux autorités, l’idée que désobéir peut s’avérer utile, voire salutaire, émerge comme un moyen d’affirmer son individualité, de laisser parler sa conscience propre et d’aiguiser son esprit critique. Alors désobéir, sûrement, mais comment, dans quelles limites ? 
 
2. C’est un sujet politiquement incorrect pour notre société 
 
En dehors de cas historiques de désobéissance civile, comme les mouvements mis en place en Inde par Mahatma Gandhi au début du XXe siècle, par Martin Luther King en 1955 aux Etats-Unis, (fortement influencés par les théories d’Henry David Thoreau, philosophe américain du début du XIXe siècle et auteur de l’essai très controversé La Désobéissance civile) ou encore la résistance pendant l’occupation allemande, désobéir à l’autorité n’a pas bonne presse dans notre société. 
 
Dès leur plus jeune âge, l’école place les enfants dans des moules, leur inculquant les valeurs de soumission et de discipline comme seuls guides de conscience. On leur apprend à dire oui, mais exceptionnellement à exprimer ce que leur dicte leur conscience. Apprendre aux enfants à utiliser leur ressenti profond pour orienter leurs choix pourrait pourtant permettre un développement de l’esprit critique, dans le sens noble du terme. 
Comment faire pour s’opposer à des valeurs que l’on n’estime pas justes ? Comment faire pour apprendre à un mineur à exercer cette liberté, alors qu’il n’a par définition pas atteint l’âge fixé par la loi pour jouir d’une pleine capacité civile et de la responsabilité pénale ? 
 
 Les fugues ou la rupture totale des relations avec sa famille sont-elles les seules réponses quand on se heurte à l’incompréhension et à l’imperméabilité de ses proches ? Faut-il au contraire tout faire pour conserver les liens, quitte à nier ses propres valeurs et modes de pensée ? 
 
3. C’est un sujet profondément ancré dans la vie des internautes 
Les internautes sont souvent des apôtres de la désobéissance. Les CD et les DVD sont trop chers ? On télécharge illégalement. On n’est pas d’accord avec un article en ligne sur un site d’information ? On le crie haut et fort sur les forums prévus à cet effet. L’internaute du XXIe siècle est désobéissant par nature. 
 
Cette enquête concerne chacun d’entre vous, adultes (parents ou non) et enfants. Qui n’a jamais remis en question l’autorité de ses parents ? A tort ou à raison, il arrive toujours un moment dans sa vie où l’enfant ne sera pas d’accord avec les décisions ou les principes moraux de ses parents. Religion, sexualité, fréquentations, opinions politiques, pratiques de consommation, mode, codes tribaux, etc. opposent souvent les générations. Réussir à s’affirmer quand on s’estime dans son bon droit n’est pourtant pas chose facile, notamment sur les plans affectif et émotionnel.
C’est pour cela que nous sollicitons vos avis, vos commentaires, vos expériences.
 
 
  1. Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ?
  2. Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?
  3. Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ?
  4. Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?
  5. Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?
  6. Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?
     
>> Facultatif : si vous le voulez, vous pouvez indiquer votre âge en début ou fin de votre commentaire. Cela enrichira la compréhension de votre message et sera utile pour l’exploitation de l’enquête.
 
Elodie Noël et Jean-Luc Martin-Lagardette
 ______________________________
 
>> Un grand merci à tous d’avoir participé à cette première phase de notre 5e enquête participative (EP). Beaucoup de très intéressantes contributions ont été postées que nous allons maintenant analyser. Nous organiserons la substance recueillie en tâchant de regrouper et de classer les idées similaires. Et nous tiendrons bien évidemment compte des remarques de certains sur la pertinence de l’angle qu’Elodie et moi avons choisi.

Cette synthèse fera l’objet d’un deuxième article qui comportera vraisemblablement un nouveau questionnaire destiné à affiner les perceptions mises en valeur à la suite du premier. Nous verrons aussi si des compléments d’enquête de notre part sont nécessaires.

Nous fermons donc les commentaires de ce premier article, en vous donnant rendez-vous courant mai pour le deuxième.




par Elodie Noël, JL ML (son site) lundi 26 avril 2010 - 281 réactions
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  • Par bonsens (---.---.---.26) 26 avril 2010 10:44

    par ailleurs votre titre me semble un peu tendancieux : croyez vous qu’il soit plus facile d’étre seule avec une sensibilité de droite dans une famille de gauche que l’inverse . Et non , croyez moi , la gauche est souvent trés intolérante , trés trés intolérante et donneuse de leçons . Regardez l’article de gruni , par exemple ci dessous . Le plus inquiétant , c’est qu’elle est de bonne foi dans son intolérance ....

  • Par WatchTower (---.---.---.55) 27 avril 2010 04:29
    WatchTower
    1. Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ?
    Il n’est pas irrespectueux de ne pas respecter le modèle parental puisque la hiérarchie de l’âge est illégitime. Je ne dirais pas non plus que désobéir est utile, mais je dirais que nous pouvons désobéir utilement, en insistant sur les erreurs (normes, pensées, comportements,..) propagées par le modèle parental. Si cette désobéissance est pensée (philosophie, logique,...) elle ne peut qu’être bénéfique pour le jeune comme pour le vieux.
    Pour ma part ma première critique d’un modèle imposé m’est venue après avoir analysé une table d’aristocrate, avec 3 couteaux 3 fourchettes 2 verres etc..Pourquoi ? Qui a dit que ça devait être comme ça ? Qui a fixé ça ? Pourquoi faut il que tout soit bien droit ? Est ce vraiment utile ?
     

    2-Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?

     Cela dépend de quelles différences. Si ce sont des avis politiques, même si ceux là se répercutent dans des situations de tout les jours (la politique est la base de nos vies), il faut essayer d’en parler le moins possible. Les débats sont sans fins si ce n’est celle de la violence. Des repas de famille peuvent être gâchés à cause de cela. D’autant plus que tout le monde n’a pas le savoir et l’intelligence nécessaire pour parler réellement de politique.
    Pour ma part, la famille de sang n’a que peu d’importance contrairement à la famille d’entente, dont peuvent être également membre des personnes issues de la famille de sang. Cette famille d’entente partage globalement les mêmes valeurs, occupations, manière de pensée etc, même si avec le temps et l’évolution des êtres les divergences naissent et s’affirment, ce qui a pour effet de désouder la famille d’entente. 
    Ainsi, il y a un processus naturel qui crée et renforce des liens entre personnalités similaires ou complémentaires, et il ne faut pas avoir peu de se détacher de sa famille de sang si celle ci ne nous est plus liée que par le sang.

    3- Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ?

    Lé débat (sexe, drogue, politique, orientation scolaire,...). Si l’adulte veut être digne de son statut hierarchique, il doit faire preuve de maturité et accepter la logique de l’enfant, si il y en a véritablement une. Pour ma part j’ai fait accepter beaucoup de thèses.

    4-Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?

    Celles qui ressortent de la réflexion et du débat, grâce à notre esprit logique, à notre raison, à la philosophie, au bon sens.

    5-Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?

    Cela sera de plus en plus dur puisque c’est le but de l’empire de nous soumettre au conditionnement du Divin Marché. Paradoxalement, je dirais que c’est l’éducation fournie par la tutelle familiale qui permettra ou non à l’individu de ne pas tomber dans le piège de ces prescripteurs de pensées. Mais puisque tout les parents ne sont pas éduqués, j’ai peur que les charognards s’emparent des jeunes bambins. Nous sommes déjà engagé dans ce cycle infernal. Il faut savoir que détruire la famille est un objectif avoué des capitalistes mondialistes (lire les mémoires de rockfeller), car ils préfèrent le modèle unique du marché à ceux, multiples, des structures familiales. Et ils osent nous parler de diversité !

    6-Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?

    Je ne vois pas d’enfant roi. Je ne vois que des individus rois.
    La rupture de la relation hiérarchisée parent/enfant est du à un conflit générationnel, la nouvelle civilisation s’étant installée très rapidement (télévision + ultra capitalisme neoliberal). La volonté du politique est en total contradiction avec la volonté d’un parent éducateur.
    Par ce fait, la destruction de la famille, objectif capitaliste, est orchestré, et inéluctable. La nouvelle loi de punition des parents en cas de mauvais comportement (absentéisme scolaire) de l’enfant en est une facette.
    « L’entente familiale »sera restaurée quand les parents seront comme les enfants (le cycle infernal).
    Comme vous l’avez lu, je ne nie pas malgré tout l’illégitimité de la hiérarchie basée sur l’âge, pur critère mathématique, et sur l’expérience, qui ne veut en soit rien dire si l’individu n’a jamais appris à tirer quelque chose de positif de son vécu.
    Si vous voulez restaurer l’autorité parental « à l’ancienne » vous serez traité de fou par vos voisins, vos enfants seront rejetés par leurs camarades, et si vous osez lui mettre une fessée, vous devrez payer une amende à l’Etat.
    Dites aux parents qu’en virant DeGaulle, tout ça, ils l’ont choisis.
    Game Over.

    J’ai 19ans.

  • Par Olivier Bonnet (---.---.---.93) 27 avril 2010 07:25
    Olivier Bonnet

    Il y a de quoi, bonsens : regardez l’histoire ! La droite était pour la peine de mort, pour la colonisation, contre l’avortement, contre le repos dominical, contre les congés payés... En somme, la droite s’oppose constamment à tout progrès social. La « démocratie apaisée » que l’on nous sert constamment ces temps-ci (venant de gens de droite ou assimilés comme Valls) est une faribole. Non, toutes les opinions ne se valent pas. Il y a d’un côté des privilégiés, une petite minorité, qui profite de façon éhontée du système en emmagasinant toujours plus de richesses et en exploitant les travailleurs, et c’est la droite qui la défend. Puis il y a un idéal pour plus de justice sociale, et c’est la (vraie) gauche qui le porte. Alors pourquoi être « tolérant » envers qui s’oppose systématiquement à tout progrès et défend les privilèges de castes et les inégalités de plus en plus criantes ? Expliquez-moi en quoi cette vision de la société humaine comme une jungle où règne la loi du plus fort, véhiculant des valeurs de réussite matérielle et d’égoïsme est-elle respectable ? Et je ne caricature pas, ouvrez les yeux si vous ne vous en êtes pas aperçu, et reprenez les manuels d’histoire pour voir les positions successives des droites françaises. Aujourd’hui, c’est la droite au pouvoir qui a instauré les franchises médicales, scandaleux impôt contre la maladie, qui dérembourse les médicaments, augmente le forfait hospitalier, si bien qu’aujourd’hui certains n’ont plus (dans le 5 ou 6ème pays le plus riche du monde !) les moyens de se soigner, et qui entend faire travailler plus longtemps - mais en fait, comme on est au chômage avant, toucher une retraite de plus en plus réduite - en nous expliquant qu’on ne peut faire autrement. Alors que si : au lieu d’être assise sur les revenus du travail, la protection sociale doit aussi être financée par les revenus financiers, les dividendes, stock-options, rentes et autres golden tout ce que vous voulez.

    Avec leur chanson « on ne peut pas faire autrement » ou Tina (there is no alternative), les libéraux (= la droite) mentent. Extrait du dossier de Fakir sur les retraites : "Ce sont donc les financiers eux-mêmes qui dressent ce constat, avec étonnement : jamais les bénéfices n’ont été aussi hauts, jamais les salaires n’ont été aussi bas, un déséquilibre inédit depuis au moins un demi-siècle, et vrai pour l’ensemble des pays industrialisés. Et cette analyse ne souffre d’aucune contestation : d’après le Fonds Monétaire International, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le Produit Intérieur Brut a baissé de 5,8% entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, la part des salaires a chuté de 8,6%. Et en France, de 9,3%. Dans le même temps, la part des dividendes dans la valeur ajoutée passait de 3,2% à 8,5%. Un quasi-triplement. (...) Le PIB de la France s’élève, aujourd’hui, à près de 2 000 milliards d’euros. «  Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital, calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l’IRES Institut de Recherche Economique et Social. «  120 à 170 milliards par an, alors ? » «  Pour aller très vite, c’est ça.  » Même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé. Soit plus de dix fois le « trou » de la Sécurité sociale en 2007 (dix milliards, l’année d’avant la crise), cinq fois celui de 2009 (22 milliards d’euros, crise oblige). Une vingtaine de fois celui des retraites (7,7 milliards d’euros). Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés…"

    Et non contente de demander toujours aux mêmes des sacrifices, au profit de toujours les mêmes, pendant ce temps-là, la droite maintient le bouclier fiscal pour protéger ces pauvres riches des mains avides des crève-la-faim... Être de droite, ne vous déplaise, c’est défendre tout cela. Et ce n’est pas respectable, en se plaçant sur le simple terrain de l’humanisme, de l’équité, de la solidarité et de la morale. Bref, de tout ce qui devrait gouverner le coeur des hommes !

  • Par JL (---.---.---.152) 26 avril 2010 10:23
    JL

    Je crois que la question de l’obéissance ne se pose que dans un contexte d’autoritarisme.

    Si la famille fonctionne correctement, la question de pouvoir dire non ne se pose pas. C’est pourquoi, vouloir « former les enfants à pouvoir dire non » me paraît être une très mauvaise voie.

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    par ailleurs votre titre me semble un peu tendancieux : croyez vous qu’il soit plus facile d’étre seule avec une sensibilité de droite dans une famille de gauche que l’inverse . Et non , croyez moi , la gauche est souvent trés intolérante , trés trés intolérante et donneuse de leçons . Regardez l’article de gruni , par exemple ci dessous . Le plus inquiétant , c’est qu’elle est de bonne foi dans son intolérance ....

  • Par WatchTower (---.---.---.55) 27 avril 2010 04:29
    WatchTower
    1. Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ?
    Il n’est pas irrespectueux de ne pas respecter le modèle parental puisque la hiérarchie de l’âge est illégitime. Je ne dirais pas non plus que désobéir est utile, mais je dirais que nous pouvons désobéir utilement, en insistant sur les erreurs (normes, pensées, comportements,..) propagées par le modèle parental. Si cette désobéissance est pensée (philosophie, logique,...) elle ne peut qu’être bénéfique pour le jeune comme pour le vieux.
    Pour ma part ma première critique d’un modèle imposé m’est venue après avoir analysé une table d’aristocrate, avec 3 couteaux 3 fourchettes 2 verres etc..Pourquoi ? Qui a dit que ça devait être comme ça ? Qui a fixé ça ? Pourquoi faut il que tout soit bien droit ? Est ce vraiment utile ?
     

    2-Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?

     Cela dépend de quelles différences. Si ce sont des avis politiques, même si ceux là se répercutent dans des situations de tout les jours (la politique est la base de nos vies), il faut essayer d’en parler le moins possible. Les débats sont sans fins si ce n’est celle de la violence. Des repas de famille peuvent être gâchés à cause de cela. D’autant plus que tout le monde n’a pas le savoir et l’intelligence nécessaire pour parler réellement de politique.
    Pour ma part, la famille de sang n’a que peu d’importance contrairement à la famille d’entente, dont peuvent être également membre des personnes issues de la famille de sang. Cette famille d’entente partage globalement les mêmes valeurs, occupations, manière de pensée etc, même si avec le temps et l’évolution des êtres les divergences naissent et s’affirment, ce qui a pour effet de désouder la famille d’entente. 
    Ainsi, il y a un processus naturel qui crée et renforce des liens entre personnalités similaires ou complémentaires, et il ne faut pas avoir peu de se détacher de sa famille de sang si celle ci ne nous est plus liée que par le sang.

    3- Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ?

    Lé débat (sexe, drogue, politique, orientation scolaire,...). Si l’adulte veut être digne de son statut hierarchique, il doit faire preuve de maturité et accepter la logique de l’enfant, si il y en a véritablement une. Pour ma part j’ai fait accepter beaucoup de thèses.

    4-Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?

    Celles qui ressortent de la réflexion et du débat, grâce à notre esprit logique, à notre raison, à la philosophie, au bon sens.

    5-Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?

    Cela sera de plus en plus dur puisque c’est le but de l’empire de nous soumettre au conditionnement du Divin Marché. Paradoxalement, je dirais que c’est l’éducation fournie par la tutelle familiale qui permettra ou non à l’individu de ne pas tomber dans le piège de ces prescripteurs de pensées. Mais puisque tout les parents ne sont pas éduqués, j’ai peur que les charognards s’emparent des jeunes bambins. Nous sommes déjà engagé dans ce cycle infernal. Il faut savoir que détruire la famille est un objectif avoué des capitalistes mondialistes (lire les mémoires de rockfeller), car ils préfèrent le modèle unique du marché à ceux, multiples, des structures familiales. Et ils osent nous parler de diversité !

    6-Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?

    Je ne vois pas d’enfant roi. Je ne vois que des individus rois.
    La rupture de la relation hiérarchisée parent/enfant est du à un conflit générationnel, la nouvelle civilisation s’étant installée très rapidement (télévision + ultra capitalisme neoliberal). La volonté du politique est en total contradiction avec la volonté d’un parent éducateur.
    Par ce fait, la destruction de la famille, objectif capitaliste, est orchestré, et inéluctable. La nouvelle loi de punition des parents en cas de mauvais comportement (absentéisme scolaire) de l’enfant en est une facette.
    « L’entente familiale »sera restaurée quand les parents seront comme les enfants (le cycle infernal).
    Comme vous l’avez lu, je ne nie pas malgré tout l’illégitimité de la hiérarchie basée sur l’âge, pur critère mathématique, et sur l’expérience, qui ne veut en soit rien dire si l’individu n’a jamais appris à tirer quelque chose de positif de son vécu.
    Si vous voulez restaurer l’autorité parental « à l’ancienne » vous serez traité de fou par vos voisins, vos enfants seront rejetés par leurs camarades, et si vous osez lui mettre une fessée, vous devrez payer une amende à l’Etat.
    Dites aux parents qu’en virant DeGaulle, tout ça, ils l’ont choisis.
    Game Over.

    J’ai 19ans.

  • Par Olivier Bonnet (---.---.---.93) 27 avril 2010 07:25
    Olivier Bonnet

    Il y a de quoi, bonsens : regardez l’histoire ! La droite était pour la peine de mort, pour la colonisation, contre l’avortement, contre le repos dominical, contre les congés payés... En somme, la droite s’oppose constamment à tout progrès social. La « démocratie apaisée » que l’on nous sert constamment ces temps-ci (venant de gens de droite ou assimilés comme Valls) est une faribole. Non, toutes les opinions ne se valent pas. Il y a d’un côté des privilégiés, une petite minorité, qui profite de façon éhontée du système en emmagasinant toujours plus de richesses et en exploitant les travailleurs, et c’est la droite qui la défend. Puis il y a un idéal pour plus de justice sociale, et c’est la (vraie) gauche qui le porte. Alors pourquoi être « tolérant » envers qui s’oppose systématiquement à tout progrès et défend les privilèges de castes et les inégalités de plus en plus criantes ? Expliquez-moi en quoi cette vision de la société humaine comme une jungle où règne la loi du plus fort, véhiculant des valeurs de réussite matérielle et d’égoïsme est-elle respectable ? Et je ne caricature pas, ouvrez les yeux si vous ne vous en êtes pas aperçu, et reprenez les manuels d’histoire pour voir les positions successives des droites françaises. Aujourd’hui, c’est la droite au pouvoir qui a instauré les franchises médicales, scandaleux impôt contre la maladie, qui dérembourse les médicaments, augmente le forfait hospitalier, si bien qu’aujourd’hui certains n’ont plus (dans le 5 ou 6ème pays le plus riche du monde !) les moyens de se soigner, et qui entend faire travailler plus longtemps - mais en fait, comme on est au chômage avant, toucher une retraite de plus en plus réduite - en nous expliquant qu’on ne peut faire autrement. Alors que si : au lieu d’être assise sur les revenus du travail, la protection sociale doit aussi être financée par les revenus financiers, les dividendes, stock-options, rentes et autres golden tout ce que vous voulez.

    Avec leur chanson « on ne peut pas faire autrement » ou Tina (there is no alternative), les libéraux (= la droite) mentent. Extrait du dossier de Fakir sur les retraites : "Ce sont donc les financiers eux-mêmes qui dressent ce constat, avec étonnement : jamais les bénéfices n’ont été aussi hauts, jamais les salaires n’ont été aussi bas, un déséquilibre inédit depuis au moins un demi-siècle, et vrai pour l’ensemble des pays industrialisés. Et cette analyse ne souffre d’aucune contestation : d’après le Fonds Monétaire International, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le Produit Intérieur Brut a baissé de 5,8% entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, la part des salaires a chuté de 8,6%. Et en France, de 9,3%. Dans le même temps, la part des dividendes dans la valeur ajoutée passait de 3,2% à 8,5%. Un quasi-triplement. (...) Le PIB de la France s’élève, aujourd’hui, à près de 2 000 milliards d’euros. «  Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital, calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l’IRES Institut de Recherche Economique et Social. «  120 à 170 milliards par an, alors ? » «  Pour aller très vite, c’est ça.  » Même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé. Soit plus de dix fois le « trou » de la Sécurité sociale en 2007 (dix milliards, l’année d’avant la crise), cinq fois celui de 2009 (22 milliards d’euros, crise oblige). Une vingtaine de fois celui des retraites (7,7 milliards d’euros). Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés…"

    Et non contente de demander toujours aux mêmes des sacrifices, au profit de toujours les mêmes, pendant ce temps-là, la droite maintient le bouclier fiscal pour protéger ces pauvres riches des mains avides des crève-la-faim... Être de droite, ne vous déplaise, c’est défendre tout cela. Et ce n’est pas respectable, en se plaçant sur le simple terrain de l’humanisme, de l’équité, de la solidarité et de la morale. Bref, de tout ce qui devrait gouverner le coeur des hommes !

  • Par JL (---.---.---.152) 26 avril 2010 10:23
    JL

    Je crois que la question de l’obéissance ne se pose que dans un contexte d’autoritarisme.

    Si la famille fonctionne correctement, la question de pouvoir dire non ne se pose pas. C’est pourquoi, vouloir « former les enfants à pouvoir dire non » me paraît être une très mauvaise voie.

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