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Accueil du site > Enquêtes participatives > Comment et jusqu’où dire « non » en famille ? > Comment et jusqu’où dire « non » en famille ?

Comment et jusqu’où dire « non » en famille ?

Peut-on être de gauche quand toute sa famille est à droite ? Ou catholique dans une famille de musulmans ? Sommes-nous contraints depuis notre plus tendre jeunesse à reproduire sans qu’on s’en rende compte le schéma familial ? Comment s’autonomiser, affirmer sa différence en famille ? La désobéissance au modèle parental, la transgression des règles explicites ou non-dites sont-elles nécessaires pour conserver sa liberté en tant qu’individu et citoyen ?

Pour cette nouvelle enquête participative, AgoraVox et Ouvertures ont choisi le thème de la liberté et de l’affirmation de soi face à sa famille. La culture du « non » en famille est-elle ou non une condition pour le développement de l’esprit critique et de l’individualité du futur citoyen ? Ce sujet englobe des domaines extrêmement vastes, comme celui des libertés individuelles, du droit à la différence ou de la dépendance affective. 
 
1. C’est un sujet d’actualité 
 
France 2 a diffusé il y a quelques semaines un documentaire intitulé « Le Jeu de la mort ». Réactualisation de l’expérience de Milgram, l’idée était d’évaluer le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité qu’il juge légitime, et d’analyser le processus de soumission à cette autorité. Cette expérience devait à l’origine expliquer le comportement des soldats nazis pendant la seconde guerre mondiale. Si elle convoque aussi d’autres problématiques, comme le pouvoir de la télévision sur les téléspectateurs, cette expérience pose la question de la désobéissance à une autorité en vertu de préoccupations morales. 
 
Qu’en est-il de la désobéissance au sein de la famille ? Chacun de nous a ressenti un jour ou l’autre des désaccords avec ses parents, ses frères et sœurs. Mais peut-on vraiment dire « non » à ses parents ? 
 
Dans Ouvertures, le magazine en ligne qui est à l’origine de cette enquête, est évoqué le prix Harubuntu qui récompense des initiatives de personnes résidant sur le continent africain. En 2009, Jacqueline Uwimana s’est vue remettre un prix pour son projet : apprendre aux enfants à dire non à leurs parents. « L’adulte, l’autorité administrative, les parents, l’enseignant, les religieux... n’ont pas le monopole de la vérité et n’ont pas toujours raison », estime cette Rwandaise qui a formé plus de 40 000 enfants à une nouvelle façon de penser et de faire face aux sources de conflits. 
 
Alors que la société nous éduque depuis le plus jeune âge à l’obéissance et à la soumission à l’ordre établi et aux autorités, l’idée que désobéir peut s’avérer utile, voire salutaire, émerge comme un moyen d’affirmer son individualité, de laisser parler sa conscience propre et d’aiguiser son esprit critique. Alors désobéir, sûrement, mais comment, dans quelles limites ? 
 
2. C’est un sujet politiquement incorrect pour notre société 
 
En dehors de cas historiques de désobéissance civile, comme les mouvements mis en place en Inde par Mahatma Gandhi au début du XXe siècle, par Martin Luther King en 1955 aux Etats-Unis, (fortement influencés par les théories d’Henry David Thoreau, philosophe américain du début du XIXe siècle et auteur de l’essai très controversé La Désobéissance civile) ou encore la résistance pendant l’occupation allemande, désobéir à l’autorité n’a pas bonne presse dans notre société. 
 
Dès leur plus jeune âge, l’école place les enfants dans des moules, leur inculquant les valeurs de soumission et de discipline comme seuls guides de conscience. On leur apprend à dire oui, mais exceptionnellement à exprimer ce que leur dicte leur conscience. Apprendre aux enfants à utiliser leur ressenti profond pour orienter leurs choix pourrait pourtant permettre un développement de l’esprit critique, dans le sens noble du terme. 
Comment faire pour s’opposer à des valeurs que l’on n’estime pas justes ? Comment faire pour apprendre à un mineur à exercer cette liberté, alors qu’il n’a par définition pas atteint l’âge fixé par la loi pour jouir d’une pleine capacité civile et de la responsabilité pénale ? 
 
 Les fugues ou la rupture totale des relations avec sa famille sont-elles les seules réponses quand on se heurte à l’incompréhension et à l’imperméabilité de ses proches ? Faut-il au contraire tout faire pour conserver les liens, quitte à nier ses propres valeurs et modes de pensée ? 
 
3. C’est un sujet profondément ancré dans la vie des internautes 
Les internautes sont souvent des apôtres de la désobéissance. Les CD et les DVD sont trop chers ? On télécharge illégalement. On n’est pas d’accord avec un article en ligne sur un site d’information ? On le crie haut et fort sur les forums prévus à cet effet. L’internaute du XXIe siècle est désobéissant par nature. 
 
Cette enquête concerne chacun d’entre vous, adultes (parents ou non) et enfants. Qui n’a jamais remis en question l’autorité de ses parents ? A tort ou à raison, il arrive toujours un moment dans sa vie où l’enfant ne sera pas d’accord avec les décisions ou les principes moraux de ses parents. Religion, sexualité, fréquentations, opinions politiques, pratiques de consommation, mode, codes tribaux, etc. opposent souvent les générations. Réussir à s’affirmer quand on s’estime dans son bon droit n’est pourtant pas chose facile, notamment sur les plans affectif et émotionnel.
C’est pour cela que nous sollicitons vos avis, vos commentaires, vos expériences.
 
 
  1. Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ?
  2. Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?
  3. Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ?
  4. Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?
  5. Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?
  6. Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?
     
>> Facultatif : si vous le voulez, vous pouvez indiquer votre âge en début ou fin de votre commentaire. Cela enrichira la compréhension de votre message et sera utile pour l’exploitation de l’enquête.
 
Elodie Noël et Jean-Luc Martin-Lagardette
 ______________________________
 
>> Un grand merci à tous d’avoir participé à cette première phase de notre 5e enquête participative (EP). Beaucoup de très intéressantes contributions ont été postées que nous allons maintenant analyser. Nous organiserons la substance recueillie en tâchant de regrouper et de classer les idées similaires. Et nous tiendrons bien évidemment compte des remarques de certains sur la pertinence de l’angle qu’Elodie et moi avons choisi.

Cette synthèse fera l’objet d’un deuxième article qui comportera vraisemblablement un nouveau questionnaire destiné à affiner les perceptions mises en valeur à la suite du premier. Nous verrons aussi si des compléments d’enquête de notre part sont nécessaires.

Nous fermons donc les commentaires de ce premier article, en vous donnant rendez-vous courant mai pour le deuxième.


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281 réactions à cet article    


  • Lydie Gomas 26 avril 2010 09:54

    Très intéressant,j’ai 16ans & je vis quotidiennemt en désaccords avec mes parents.
     Et quelques fois en effet,on n’as pas même le droit de dire ce que l’on pense,on se tais et fais. Mais ce n’est pas le cas dans toute les familles,certaines autorisent leurs enfants à avoir un avis. En fait,cela dépent de ou & de qui on né ? smiley


    • LE CHAT LE CHAT 26 avril 2010 09:55
      1. Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ?
        C’est un passage obligé , un grand grand classique , c’est l’affirmation de soi , l’ado qui rebelle pas un minimum est un vraie couille molle ! vu par les parents , ça gonfle parfois , mais ça se tasse avec le temps
      2. Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?
        oui tout à fait , supporter de Lens dans les BDR , ça ne me dérange pas de porter haut et fort mes couleurs , le tout dans la bonne humeur ..
      3. Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ?
        naturellement , faut juste pas insister grossièrement sur les points de désaccord , surtout pour des questions d’opinion, inutile de braquer inutilement les gens !
      4. Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?
        en tant que parent , ce que je désapprouve le plus est le manque de respect , ça , ça ne passe pas !
      5. Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?
        être indépendant et pas suivre le troupeau !
      6. Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?

        par le dialogue

        LE CHAT , plus proche maintenant des 50 que des 40 ...... , mais toujours jeune dans sa tête


      • inès 26 avril 2010 14:33

        Auteurs,
        J’ai plus de temps pour vous répondre et je vais suivre votre questionnaire comme le Chat.
        Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ?
        Désobéir, le mot est fort mais je rejoins le Chat dans son propos :
        L’affirmation de soi est nécessaire et utile mais irrespectueuse, non.
        C’est souvent une démarche inconsciente de l’enfant, l’adolescent en face de son environnement.


      • inès 26 avril 2010 14:46

        Auteurs,
        Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?

        Ma réponse est facile : ils ne m’ont jamais appris à être comme eux sauf à respecter les règles communes.
        Mettez en terre deux plants de peupliers et dans leur croissance, ils ne se ressemblent pas. Un air de famille malgré tout.


      • inès 26 avril 2010 14:49

        Auteurs,
        Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches ?

        Je ne connais pas ce type de problème.


      • inès 26 avril 2010 14:57

        Auteurs,
        Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?

        Les limites sont celles sont de l’autorité apprise et bien comprise, ceci ne veut pas dire que j’accepte un raisonnement qui ne correspond plus à l’évolution.


      • inès 26 avril 2010 15:06

        Auteurs,
        Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?

        Votre question me parait tordue car ma tutelle familiale (leur mode de vie) a ignoré modes, etc..


      • inès 26 avril 2010 15:27

        Auteurs,
        Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?

        Est-ce une question où l’on
        doit apporter une réponse individuelle ou collective ?

        Individuellement, oui. Collectivement, notre société occidentale est en crise, je l’espère en questionnement et assez de ce formatage imposé. D’ailleurs, tout le monde en a marre mais comment, je ne sais pas.

        Mon CV,
        Fille de viticulteurs mariée à 18 ans avec un viticulteur (c’est moi et pas d’autres, pour la décision) avec deux ravissantes jumelles chiantes de 8 ans. En suis-je propriétaire ou locataire de ces dernières ?

        Vous m’excuserez pour le gras, il y a un problème.


      • eric 26 avril 2010 09:58

        Trés vaste sujet !, mais votre problématique me semble entachée de préjugés. Est ce que vous ne partez pas de l’idée que la rupture est souhaitable en soi ? Ne négligez vous pas le fait qu’apprendre à dire non, peut notamment s’apprendre en famille ? Je pourrai vous en dire des kyrielle sur ce sujet qui est je crois au cœur de l’actualité, de la société et, entre autre, de la différence gauche droite. Il concerne la transmission, le passage entre générations, la conception de la liberté etc...Il me semble qu’il y a une grande différence entre un modèle judéo chrétien quelque chose... qui trouve la liberté dans le fait d’assumer consciemment, de s’approprier des déterminismes, quitte à les réévaluer et un modèle de soit disant rupture qui peut laisser en pratique dans l’ignorance de ses propres déterminismes.
        Il me semble qu’il y a des grandeurs complémentaire entre le combat plus tôt de gauche d’une sorte de refus à tous prix de l’hétéronomie et la tradition plus tôt de droite sans doute de recherche de liberté dans une hétéronomie assumée et libératrice. Il y a un effort prométhéen dans le premier, mais qui à mon avis peut facilement déboucher sur une impasse notamment par renoncement à une part de soi mais également en laissant l’individu assez désarmés face à des hétéronomies de remplacement.

        Quoi qu’il en soit, il y a quelque part une étude sur internet qui donne un aperçut des résultats. Je crois que cela concernait les enseignants au niveau universitaire. Les enfants de famille de droite ont une très légère tendance à être à droite qui se manifeste par le fait qu’ils sont globalement un peu moins à gauche que l’ensemble de la profession. En revanche, les enseignants issus de famille de gauche se trouvent choisir très massivement la gauche.

        Dan mon esprit, cela s’interprète comme le fait qu’une éducation de droite en principe soucieuse de transmettre une tradition prédisposerait à une certaine liberté de choix, là ou une éducation de gauche, en principe supposé conduire à refuser certaines formes d’autorité conduirait à un certain conformisme....

        Pour caricaturer encore plus, je dirai qu’une éducation chrétienne, en plaçant la source d’e l’autorité au delà de toute manipulation humaine, conduit à relativiser les autorités de ce monde, là ou une éducation de gauche de type gnostique conduit à chercher qui a « raison » et alors à risquer de pouvoir se soumettre assez aveuglément à des soit disant vérités humaines avec d’autant plus de dévotion qu’on à le sentiment de les avoirs librement choisies et l’immense difficulté que l’on a à en sortir dés lors qu’objet d’un choix existentiel, elles sont constitutive d’une personnalité un peu désincarnée.


        • jiempe 27 avril 2010 10:39

          Bravo et merci pour votre analyse à laquelle j’adhère totalement.
          N’oublions pas que dans la doctrine chrétienne, l’Homme est libre de ses choix, peut se tromper, puis se racheter..ou pas. Il n’en reste pas moins membre de la famille humaine.

          Bonne journée
          JM

          P.S J’ai découvert le mot « hétéronomie » aujourd’hui !


        • inès 26 avril 2010 10:20

          Shawford

          Vous êtes allé aux provisions, la baraque à frites de l’enfoiré était ouverte.

          Attention au régime alimentaire.


        • Le chien qui danse 26 avril 2010 11:52

          Du pur Gélone dans le texte....


        • nexus 27 avril 2010 20:26

          Donc Mr Gelone, selon votre raisonnement, du fait de répondre à ce fil, vous êtes de fait un internaute, donc un voleur ?

          Je vous rejoins cela dit sur le côté maladroit de ce passage. Ce qui est regretable dans la phrase énoncée par l’auteur, c’est le superbe amalgame entre internaute et téléchargement illégal. Chaque personne peut être internaute à partir du moment ou il est devant un ordinateur, pc, ou smartphone connecté au world wide web.
          Ne confondons pas tout ! (Les médias mainstream nous servent déjà cette soupe matin midi et soir).

          Réduire l’immensité et la portée culturelle du partage global de la musique, culture, ... à l’unique dimension commerciale est la seconde erreur de cette phrase. Mais c’est à l’image de notre société de consommation. Tout étant vu comme marchandise ayant un coût intrinsèque associé.


        • JL JL 26 avril 2010 10:23

          Je crois que la question de l’obéissance ne se pose que dans un contexte d’autoritarisme.

          Si la famille fonctionne correctement, la question de pouvoir dire non ne se pose pas. C’est pourquoi, vouloir « former les enfants à pouvoir dire non » me paraît être une très mauvaise voie.


          • Le chien qui danse 26 avril 2010 10:38

            Bonjour,
            Né dans un milieu culturel et dans une région donnée comme tout un chacun, j’ai décidé, pas très consciemment, de m’en éloigner vers l’âge de 17/18 ans. Cela à débuté par un petit éloignement géographique, càd que je ne rentrais plus chez mes parents quitte à coucher dehors. Puis un jour j’ai fait le grand saut, partir loin (800 kms) et démarrer une vie personnelle sans influences ni de culture ni de personnes. Cela à induit une distanciation des rapports familiaux. J’ai longtemps vécu une forme de petite culpabilité de « faire ça » à mes parents et notamment forcément à ma mère.

            Je n’ai que des rapports très épisodiques avec « les membres de ma famille » et, je dois l’avouer, plus pour leur faire plaisir que par nécessité pour moi. Je n’est aucun mépris à leur égard, mais simplement je n’ai pas pu considérer que les « liens culturels et familiaux » soient incontournables et priment sur mes choix, qui étaient assez pulsionnels à l’époque. Nourri certainement d’une forte individualité j’ai voulu faire ma vie selon ma perception des choses, ce qui ne fût et n’est toujours pas simple, J’ai du donc créer cette rupture que j’ai faite d’une manière assez brusque pour échapper à une vie pré-conditionnée. Je le comprend mieux aujourd’hui d’autant plus que j’ai frère et soeur, un peu plus agés, qui ne l’ont pas fait. Ah oui étant petit dernier, né donc très entouré, couvé, dirigé, il a fallu que je me récupère...

            J’ai eu des enfants à mon tour, je n’ai pas vécu en famille, la séparation est venue vers les huit ans du premier enfant, je suis resté néanmoins très proches et présent, mais plus permanent.
            Enfants autonomes aujourd’hui bien qu’assez jeunes, je me suis efforcé d’être le moins influent possible, tant dans les points de vues que les façons d’être, tout en conservant l’idée première que le dialogue et le développement d’une vision objective était la base qui leur permettraient de faire des choix conscients et personnels dans leurs vies respectives dans le respect de soi et des autres, j’ai donc concentré mon attitude éducative sur cette façon de voir. Leur mère, personne en définitive très indépendante aussi, à biensur contribué fortement à ce contexte éducatif.
            D’ailleurs du coté de leur mère la famille est assez inexistante aussi, ce qui fait que ce sont des enfants qui n’ont pas trop « d’origines », bon ça à pas l’air de les troubler plus que ça, bien que ça les interroges quand même, surtout que l’une d’elle fait des études de socio...
            Cette histoire met bien un coup à la notion de « racines » dont beaucoup disent être indispensables pour pouvoir exister en être complet et libre, je ne saurais que répondre.
            Tout cette histoire n’est certainement « que » la mienne, mais souvent je vois des personnes engluées, enfin c’est comme cela que je l’interprète, dans des situations de familles ou de culture locale qui sont dans l’envie de tout virer mais qui ne le font pas parce que pour eux ce n’est pas possible.
            Alors être radical, faut-il ou pas s’éloigner des parents, je pense, comme dirait Deleuze sur un autre problème, que c’est d’abord une question de parents.
            Bon c’est un peu court, évidemment il y aurait plein d’autres choses à dire, de plus on est sur un média public c’est pas évident, enfin si ça peut faire avancer le débat...


            • bonsens 26 avril 2010 10:41

              mais pourquoi systématiquement dire non ? une attitude adulte consiste à se positionner de façon responsable et nuancée sujet par sujet , et pas à priori « pour » ou « contre » ; si les béni oui oui sont effectivement une réalité qui existent , les râleurs qui disent non à tout et bloquent tout et son contrairte , croyez moi , cela existe aussi ( et particuliérement en france semble t’il ) ....


              • bonsens 26 avril 2010 10:44

                par ailleurs votre titre me semble un peu tendancieux : croyez vous qu’il soit plus facile d’étre seule avec une sensibilité de droite dans une famille de gauche que l’inverse . Et non , croyez moi , la gauche est souvent trés intolérante , trés trés intolérante et donneuse de leçons . Regardez l’article de gruni , par exemple ci dessous . Le plus inquiétant , c’est qu’elle est de bonne foi dans son intolérance ....


                • Elodie Noël Elodie Noël 26 avril 2010 11:22

                  Bonsens,

                  Nous n’avons pas donné tous les cas de figure, mais évidemment la question se pose tout autant quand on est de droite dans une famille de gauche que l’inverse, quand on se convertit à l’islam dans une famille catholique ou au catholicisme dans une famille musulmane... Nous avons juste donné quelques exemples, sans prétendre à l’exhaustivité.


                • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 27 avril 2010 07:25

                  Il y a de quoi, bonsens : regardez l’histoire ! La droite était pour la peine de mort, pour la colonisation, contre l’avortement, contre le repos dominical, contre les congés payés... En somme, la droite s’oppose constamment à tout progrès social. La « démocratie apaisée » que l’on nous sert constamment ces temps-ci (venant de gens de droite ou assimilés comme Valls) est une faribole. Non, toutes les opinions ne se valent pas. Il y a d’un côté des privilégiés, une petite minorité, qui profite de façon éhontée du système en emmagasinant toujours plus de richesses et en exploitant les travailleurs, et c’est la droite qui la défend. Puis il y a un idéal pour plus de justice sociale, et c’est la (vraie) gauche qui le porte. Alors pourquoi être « tolérant » envers qui s’oppose systématiquement à tout progrès et défend les privilèges de castes et les inégalités de plus en plus criantes ? Expliquez-moi en quoi cette vision de la société humaine comme une jungle où règne la loi du plus fort, véhiculant des valeurs de réussite matérielle et d’égoïsme est-elle respectable ? Et je ne caricature pas, ouvrez les yeux si vous ne vous en êtes pas aperçu, et reprenez les manuels d’histoire pour voir les positions successives des droites françaises. Aujourd’hui, c’est la droite au pouvoir qui a instauré les franchises médicales, scandaleux impôt contre la maladie, qui dérembourse les médicaments, augmente le forfait hospitalier, si bien qu’aujourd’hui certains n’ont plus (dans le 5 ou 6ème pays le plus riche du monde !) les moyens de se soigner, et qui entend faire travailler plus longtemps - mais en fait, comme on est au chômage avant, toucher une retraite de plus en plus réduite - en nous expliquant qu’on ne peut faire autrement. Alors que si : au lieu d’être assise sur les revenus du travail, la protection sociale doit aussi être financée par les revenus financiers, les dividendes, stock-options, rentes et autres golden tout ce que vous voulez.

                  Avec leur chanson « on ne peut pas faire autrement » ou Tina (there is no alternative), les libéraux (= la droite) mentent. Extrait du dossier de Fakir sur les retraites : "Ce sont donc les financiers eux-mêmes qui dressent ce constat, avec étonnement : jamais les bénéfices n’ont été aussi hauts, jamais les salaires n’ont été aussi bas, un déséquilibre inédit depuis au moins un demi-siècle, et vrai pour l’ensemble des pays industrialisés. Et cette analyse ne souffre d’aucune contestation : d’après le Fonds Monétaire International, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le Produit Intérieur Brut a baissé de 5,8% entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, la part des salaires a chuté de 8,6%. Et en France, de 9,3%. Dans le même temps, la part des dividendes dans la valeur ajoutée passait de 3,2% à 8,5%. Un quasi-triplement. (...) Le PIB de la France s’élève, aujourd’hui, à près de 2 000 milliards d’euros. «  Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital, calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l’IRES Institut de Recherche Economique et Social. «  120 à 170 milliards par an, alors ? » «  Pour aller très vite, c’est ça.  » Même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé. Soit plus de dix fois le « trou » de la Sécurité sociale en 2007 (dix milliards, l’année d’avant la crise), cinq fois celui de 2009 (22 milliards d’euros, crise oblige). Une vingtaine de fois celui des retraites (7,7 milliards d’euros). Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés…"

                  Et non contente de demander toujours aux mêmes des sacrifices, au profit de toujours les mêmes, pendant ce temps-là, la droite maintient le bouclier fiscal pour protéger ces pauvres riches des mains avides des crève-la-faim... Être de droite, ne vous déplaise, c’est défendre tout cela. Et ce n’est pas respectable, en se plaçant sur le simple terrain de l’humanisme, de l’équité, de la solidarité et de la morale. Bref, de tout ce qui devrait gouverner le coeur des hommes !


                • jiempe 27 avril 2010 10:47

                  @ O.Bonnet.

                  Ce que vous décrivez n’est, à mon sens, ni de droite ni de gauche. C’est tout simplement l’Humanisme contre la Barbarie (financière, en l’occurence).


                • SALOMON2345 27 avril 2010 17:23

                  Entre :
                  - « touche pas à la casserole car tu vas te brûler » dont l’obéissance immédiate à qui sait ne peut - pour le propre salut du petit - être contestée,
                  - et l’ordre « ne discute pas, aujourd’hui c’est le jour du cathé, d’aider ton père à vendre l’huma
                   »

                  - ou « va au stade : »le foot ça forme les hommes !«  
                  ...existe une gamme de gris dans l’autorité (du noir au blanc) et je crains que vouloir simplifier ce qui est compliqué me semble vain !
                  Quel rapport entre la prudence apprise et retransmise par l’adulte et ce même qui s’autoriserait à être »la conscience « du petit ? Bien sûr aucune !
                  Apprendre à être »social« comporte effectivement des choix donc des risques d’erreur mais où est la vérité ?
                  L’ancien transmet ce qu’il croit savoir - traverser lorsque le feu est au rouge (image) et le jeune apprécie et pour conforter ce point de vue je rappelle le philosophe :  »si jeunesse savait...si vieillesse pouvait«  lequel insiste et prétend  »que le pessimiste est un optimiste qui a de l’expérience !" d’ou une autorité parfois lourde mais c’est l’amour parental qui veut ça !
                  Hors de tout ça, il y a des cas, des exceptions, mais ces échantillons ne font pas la règle et il est évident qu’il faut que Gavroche dise merde à son père Thénardier mais aussi que chez les Brasseurs, Claude remercie Pierre !
                  Salutations


                • inès 26 avril 2010 10:44

                  Elodie

                  Votre texte va dans tous les sens, Je vous offre ma réflexion.

                  Les enseignants reçoivent de plus en plus dans leurs classes des élèves irrespectueux, incorrects. La fonction d’un professeur est d’offrir une méthode de compréhension et le goût au savoir et non hélas, de faire la discipline.

                  Je n’ai pas été élevée comme une enfant roi par mes parents et je les en remercie.
                  Il m’est arrivée d’avoir chahuté les enseignants mais jamais à les injurier.
                  Je ne suis pas allée à l’école pour dire oui ou non mais apprendre comment savoir pourquoi je peux dire oui on non.


                  • Elodie Noël Elodie Noël 26 avril 2010 11:03

                    Inès,
                    Je pense que vous avez mal interprété notre question. Le sujet de l’article est plutôt orienté vers l’apprentissage de la liberté individuelle, et comment faire cet apprentissage dans une société basée sur le respect des règles communes.
                    Le rôle principal de l’école est bien évidemment d’inculquer des connaissances aux enfants, mais aussi je pense de leur apprendre à être des citoyens honnêtes et des personnes ayant un sens critique, et notamment la capacité de dire non.


                  • inès 26 avril 2010 11:13

                    Elodie

                    Vous pensez comme vous l’entendez.
                    Vous parlez d’apprentissage de la liberté, merci. Mes parents et les enseignants m’ont donné satisfaction.

                    je ne conçois pas de liberté individuelle sans libertés communes et je n’ai pas reproduit le même schéma de mes parents. J’ai à 18 ans, désirer un enfant, j’en ai deux en même temps et un mari avec.
                    Mes parents ont compris mon choix qui est le mien.


                  • eric 26 avril 2010 12:09

                    Vous me semblez confirmer mon impression de départ, un biais dan la pensée. Dans la pratique éducative, il me semble plus difficile d’apprendre à ses enfants à dire oui, à s’engager, qu’à dire non ce qui en général porte moins à conséquence...


                  • L'enfoiré L’enfoiré 26 avril 2010 16:11

                    Ines,
                     Questions :
                    1. Avez-vous appris quelque part à être parent ?
                    2. Donc, vous étiez voulue. Je me trompe ?

                    Cela fait des différences énormes. smiley


                  • inès 26 avril 2010 17:40

                    L’enfoiré
                    Ines,
                     Questions :
                    1. Avez-vous appris quelque part à être parent ?
                    2. Donc, vous étiez voulue. Je me trompe ?

                    Vous êtes curieux, pourquoi pas ?

                    1/ A être parent.
                    Non, et vous pour faire l’enfant ?

                    2/ Donc, vous étiez voulue. Je me trompe ?
                    Je connaissais mon mari depuis l’âge de 10 ans et ne venez pas me poser la question : et les autres ?


                  • L'enfoiré L’enfoiré 26 avril 2010 17:56

                    Ines,
                     Vous vous rendez compte que mes questions n’étaient pas innocentes.

                    1. Avez-vous appris quelque part à être parent ? « Non, et vous pour faire l’enfant ? »

                    Pour faire l’enfant, cela peut être normal, c’est ce qu’on appelle l’éducation (et pas l’enseignement) des parents.
                    A être parent, à mon avis, cela ne s’apprend que sur le tas, dans la pratique avec l’espérance que cela marche. Qui se pose la question : serais-je un bon père, une bonne mère ? Aurais-je les moyens d’assumer la tâche ? 

                    2/ Donc, vous étiez voulue. Je me trompe ?Je connaissais mon mari depuis l’âge de 10 ans et ne venez pas me poser la question : et les autres ?

                    Je ne parlais pas de votre mari. Quand le gosse est un « accident de parcours », cela change tout.
                    Je peux vous dire que j’en connais certains (des)avantages.

                     smiley


                  • inès 26 avril 2010 18:04

                    l’Enfoiré
                    Je ne parlais pas de votre mari. Quand le gosse est un "accident de parcours", cela change tout.
                    Je peux vous dire que j’en connais certains (des)avantages.

                    Amant voulu, mari voulu, enfant voulu (mes fillettes sont venues par deux en jumelles. C’était une promotion de Dieu ou le hasard).

                    La Belgique n’est pas jumelle ?


                  • L'enfoiré L’enfoiré 26 avril 2010 18:50

                    Inès,

                    « Amant voulu, mari voulu, enfant voulu »

                    Alors, aucun problème. Blue sky.

                    « La Belgique n’est pas jumelle ? »

                    Je ne connais pas la raison de cette question. Quoique mon dernier article sur la question était justement une allégorie avec une question de couple.

                    Comme quoi, tout se tient, en définitive. Seule l’échelle de grandeur est différente.  smiley


                  • inès 26 avril 2010 19:31

                    l’Enfoiré
                    La Belgique n’est pas jumelle !

                    Tout va bien, vous avez retrouvé votre soeur et Papa le ROI.

                    On a eu peur vous.


                  • bonsens 26 avril 2010 10:51

                    ines ,votre post est l’émanation du bon sens même


                    • saint_sebastien saint_sebastien 26 avril 2010 11:11

                      à partir du moment ou l’on a une indépendance financière , on fait ce qu’on veut , pas avant.
                      si on vit sous le même toit que ses parents , on leur doit un respect total, après , je vois pas en quoi ils auraient quelque chose à redire sur notre mode de vie.
                      J’ai fermé ma gueule jusqu’à vingt ans , et une fois dehors , j’ai fait ce que j’ai voulu devant eux , chez moi parce qu’ils n’ont plus aucun mot à dire sur n’importe quel aspect de ma vie.
                      Cela ne veut pas dire pour autant ne pas les respecter, juste qu’ils n’ont plus aucun levier à faire jouer en cas de désaccord.


                      • LE CHAT LE CHAT 26 avril 2010 11:31

                        @saint sebastien

                        oui , le «  j’ai 18ans , je fais ce que je veux » est balayé d’un revers de main et l’ado vite remis en face de la vraie réalité !  smiley


                      • Le chien qui danse 26 avril 2010 16:27

                        Ah et donc vous avez attendu de longues années pour vivre comme vous l’entendiez en sachant que vos parents ne partagerez pas votre avis, donc que vos parents vivaient avec un fils qu’ils ne connaissaient pas, est-cela que vous appelez respect ?


                      • Le chien qui danse 26 avril 2010 16:29

                        Et le chat sait, lui, lire la vraie réalité de la vie...


                      • LE CHAT LE CHAT 27 avril 2010 08:38

                        @chien qui danse

                        oui , étant grand père , j’ai quand même du vécu , et quand après avoir montré des véléités d’indépendance le gamin vient tendre la main pour de l’argent de poche , qu’est ce qu’on se marre !  smiley


                      • Le chien qui danse 26 avril 2010 11:49

                        Je sens qu’il va sortir de ce fil un espèce de relent de vieille france poussiereuse et presque malodorante qui fleurera la misère intellectuelle dont font souvent preuve bon nombre d’intervenants.
                        Enquête risquée et certainement prématurée, mais bon... faut bien essuyer les plâtres, bon courage aux auteurs.


                        • finael finael 26 avril 2010 13:56

                          Je ne peux que parler de mon expérience et celle de mes proches évidemment ;
                          Mon expérience personnelle est toutefois plutôt « hors normes ».

                          Pensez-vous que désobéir au modèle parental est nécessaire ? Utile ? Irrespectueux ?

                          Il manque la distinction entre le modèle parental et les injonctions parentales. Dans mon cas les injonctions ne correspondaient pas au modèle.

                          Ensuite, de quel « modèle » parle-t-on  ? Il est beaucoup plus facile de suivre un modèle ayant mené à une réussite sociale qu’un modèle ayant mené à la déchéance.

                          Jeune enfant, on n’a guère de points de comparaison et l’on suit inévitablement le modèle parental, de même qu’on ne peut que respecter ses parents qu’on le veuille ou non.

                           On sait, depuis très longtemps, que ce n’est que vers l’âge de 7 - 8 ans (« l’âge de raison » de nos ancêtres) que l’enfant commence à faire des comparaisons et à l’adolescence que les révoltes contre le modèle parental sont le plus fréquentes. Suite à la période de respect, elles peuvent être très utiles même si elles sont souvent irrespectueuses.

                          Comment peut-on affirmer sa différence, sa liberté de ne pas penser ou vivre comme on l’a appris, et conserver des bonnes relations avec ses proches ?

                          Dans mon cas cela n’a pas été possible. Les conflits ont revêtu une violence extrême suivis d’une rupture quasi-totale à la majorité (21 ans). Et même aujourd’hui, 40 ans plus tard la famille « n’existe plus ». J’ai bien réussi, après une psychothérapie assez longue, et n’en déplaise à ses détracteurs, à me rapprocher de ma mère, mais elle est morte peu après.

                          Comment avez-vous affronté le désaccord avec vos proches  ?

                          En apprenant à supporter les coups et la violence, puis en m’éloignant d’eux dès que j’ai pu.

                          Quelles sont les limites à la transgression des règles établies par les parents, et à plus forte raison par les autorités ?

                          Pour moi ce sont les propres règles de mes parents et de ma famille qui ont formé un cadre moral dans lequel j’ai évolué. en général on transgresse les règles et fonction d’autres règles que l’on place plus haut. Pour ma part, je le répète, les injonctions parentales étaient en contradiction avec leurs propres règles, leurs actes ne correspondaient pas aux idées qu’ils professaient et ce sont ces idées (du moins en partie) qui ont guidé mes actions et en ont établi les limites.

                          Comment s’affranchir de la tutelle familiale sans se soumettre à d’autres conditionnements (modes, médias, publicités, web, etc.) ?

                          Pour moi cela a été assez facile, vivant le plus possible à l’écart de ces modes, médias et publicités. Et la psychothérapie que j’ai entrepris jeune, comme mon premier métier, m’ont appris à analyser en profondeur discours et image. Ceci étant, je pense qu’on ne peut y échapper totalement.

                          Dans une société de l’enfant roi, faut-il au contraire restaurer le respect de l’autorité familiale ? Comment ?

                          Oui ! Bien que dans mon cas c’est allé à un extrême que je ne souhaite à personne, nos sociétés sont allées beaucoup trop loin dans l’autre sens.

                          Mais attention ! le respect, ça ne se décrète pas, ça se mérite !

                          J’ai 58 ans, mon père en a 83 et je suis l’ainé d’une famille de 4 enfants. Je n’ai de relations plus ou moins régulière qu’avec une de mes soeurs et mes voisins et amis forment depuis des dizaines d’années « mes proches ».

                          Je dirais aussi que ce questionnaire me paraît un peu trop simpliste, les relations humaines étant extraordinairement complexes : Même si les conflits avec ma famille ont été extrêmes et extrêmement violents, j’ai toujours gardé pour eux un respect mérité ... paradoxal non ?







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