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L’obligation vaccinale est-elle encore justifiée ?

Voici une synthèse de notre enquête, commencée en juin, telle qu’elle résulte de l’analyse des commentaires des internautes sur Agoravox et des vérifications et compléments apportés par mes soins ensuite. L’enquête est téléchargeable au format PDF en fin d’article.

L’enquête a révélé l’extrême complexité du dossier “obligation vaccinale” ainsi qu’une très vive opposition entre les partisans et les opposants, non pas à la vaccination (ceux-là sont rares) mais à la politique vaccinale de la France. Après plus de trois mois d’analyses, de recoupements, de vérifications, d’interviews et de documentation, nous avons pu nous faire notre idée sur la question (voir également les articles qui détaillent notre démarche).

Voici en quoi elle consiste :

Les discours officiels (« seule la vaccination, qui est globalement inoffensive et dont les bénéfices dépassent de beaucoup les éventuels effets indésirables, permet de lutter efficacement contre les maladies infectieuses ; il faut donc vacciner au maximum pour protéger la population et espérer éradiquer ces maladies ») ou, à l’opposé, extrémistes (« les vaccins ne sont que des poisons et n’offrent jamais aucune utilité »), nous paraissent tous les deux simplistes et réducteurs. Ils sont donc faux et contreproductifs.

Celui qui cherche à se faire une idée par lui-même sur la réelle efficacité (tenant compte des ratios bénéfices/risques et coûts/bénéfices) de la vaccination, est bien embarrassé, car dans les discours officiels comme dans la presse, les risques sont généralement tus ou fortement minimisés.

Les témoignages d’effets indésirables (pour lesquels le système de notification est embryonnaire et face auxquels les résistances du milieu médical sont fortes) pullulent en revanche sur les sites internet, dans les forums, dans les livres et quelques revues. Les arguments des “pour” comme ceux des “contre” sont pour la plupart appuyés sur des travaux et des publications scientifiques. Le problème est que ces arguments opposés ne sont JAMAIS confrontés directement et dans une même tribune. Chacun s’exprime de son côté soupçonnant la partie adverse des pires pensées.

N’étant ni médecin ni chercheur, en tant qu’individu qui n’avait pas une opinion tranchée sur la question, je n’ai pas réussi à me faire une idée suffisamment claire de l’intérêt de la vaccination telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée. Essentiellement en raison d’une communication insuffisamment transparente et contradictoire.

Suite à cette enquête, et en tant que journaliste, j’ai acquis une double conviction :

1) Les autorités et les médias prennent généralement les Français pour des enfants immatures et irresponsables à qui on refuse l’information contradictoire au sujet de la vaccination : ils préfèrent « sensibiliser » plutôt qu’informer pour éviter à tous prix les interrogations, les réticences vis-à-vis de la vaccination et, par suite, le rétrécissement de la couverture vaccinale. Pour « protéger la collectivité », il faut obliger ceux qui doutent et punir ceux qui refusent. Or, cette attitude dogmatique, paternaliste et militaire, quasi unique au monde, produit directement, à mon avis, l’effet inverse au but poursuivi : elle déstabilise et radicalise ceux qui souffrent des effets indésirables des vaccins et augmente la méfiance dans la population qui devient dès lors perméable aux propos contestataires répandus hors des circuits officiels.

2) Le discours virulent de quelques opposants à la vaccination (ils sont rares), individuellement ou en associations, rend leur message critique quasi inaudible par la société. Ne voyant dans les vaccins que des poisons, voire un outil conçu par un complot mondial dans un objectif génocidaire, ces contestataires dramatisent le débat, ce qui ne facilite pas la recherche de la vérité par tous ceux qui s’interrogent sincèrement. Précisons que la plupart des contradicteurs ne sont pas des sectes ni des opposants systématiques mais généralement des personnes qui pensent souffrir des effets indésirables des vaccins et qui se positionnent seulement sur le souhait de la liberté de choix.

Conclusions de l’enquête

La vaccination pouvant induire des effets indésirables (et ces effets étant trop peu notifiés cliniquement et épidémiologiquement parlant), l’occurrence des maladies couvertes par les vaccins anciens étant rare et la vaccination n’étant pas le facteur unique de la baisse ou de la disparition de maladies infectieuses, la criminalisation de l’insoumission vaccinale, telle qu’elle est imposée en France, nous semble abusive - et contreproductive.

Elle serait peut-être acceptable si une totale transparence était apportée sur les ratios bénéfices/risques, si une communication authentique était menée sur les effets indésirables, si les autorités recherchaient systématiquement à recenser ces effets contraires et si elles acceptaient d’indemniser les victimes sur présomption raisonnable de lien (et non en présence de preuve) entre maladie et vaccin, du moins lorsque la vaccination est obligatoire (DTP et HB pour les professionnels de santé).

Il faudrait en effet inverser la charge de la preuve de l’innocuité de chaque acte vaccinal, charge qui devrait incomber totalement à celui qui l’impose. Le doute doit bénéficier à celui qui subit, non à celui qui impose comme c’est le cas aujourd’hui.

L’autorité, parce qu’elle ordonne le vaccin, ne doit pas se contenter de déclarer une absence de preuve entre la maladie d’une victime et un vaccin pour se dédouaner de sa responsabilité. Elle ne doit pas demander au malade de prouver le lien entre sa maladie et le vaccin pour prendre son cas en considération.

Ainsi, toute déclaration étayée de maladie associée à un vaccin devrait être présumée recevable. A charge pour le médecin et le laboratoire, s’ils le peuvent, de trouver l’autre cause de la maladie, seul moyen rationnel d’innocenter le vaccin.

Le bénéfice pour la collectivité (des vaccins obligatoires) n’est pas si certain. Un nouveau bilan comparé des risques et des bénéfices nous paraît donc indispensable à établir, avec des scientifiques indépendants et intégrant (pour les infirmer ou les confirmer) les arguments de tous y compris des contestataires.

Un débat démocratique approfondi (commission d’enquête parlementaire, conférences citoyennes, etc.) sur le bien-fondé et les modalités de la politique vaccinale telle qu’elle est actuellement menée devrait être organisé. Les arguments d’autorité (« Les scientifiques savent ce qu’ils font ») et de foi (« S’il y avait vraiment des risques, les autorités ne laisseraient pas faire ») sont désormais largement inopérants.

Pour enrayer l’actuel recul de la confiance en la politique française de prévention sanitaire, celle-ci ne devrait être imposée que si et quand elle est vraiment nécessaire, et en toute connaissance de cause, ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui, les données diffusées dans le grand public laissant peu de place aux doutes ou aux critiques.

Si l’on veut que cette contrainte soit socialement acceptée, les autorités devraient prendre plus sérieusement en compte les propos des victimes (réelles ou supposées) de la vaccination ainsi que les arguments des sceptiques et des opposants. Elles devraient leur répondre point par point sans les diaboliser et accepter les échanges contradictoires et publics.

La liberté de vaccination devrait être laissée aux parents, dans des conditions de lucidité et de responsabilité à définir. De plus en plus de voix, y compris dans le monde médical et administratif (voir nos interviews), soit questionnent, soit souhaitent la levée de l’obligation vaccinale.

De même, la perspective d’un dialogue loyal, rigoureux, transparent, contradictoire et arbitré de façon impartiale, basé sur une grande enquête scientifique indépendante, détendrait certainement les acteurs de cette controverse et nous permettrait, à nous citoyens, d’y voir plus clair. Cela donnerait par la suite plus de légitimité et de force aux décisions des autorités. Et rassurerait nombre de parents soucieux de la santé de leurs enfants et qui ne veulent pas les engager malgré eux dans des voies qui pourraient leur être dommageables, parfois à vie.

Enfin, les autorités devraient faire preuve de plus de transparence dans le jeu des différents acteurs (séparation entre les rôles informatifs et les rôles commerciaux au sujet des vaccins ; composition et éthique des instances sanitaires concernées, communication plus transparente sur les effets indésirables, etc.) et mieux expliquer leurs raisons.

Cette enquête est l’aboutissement de plusieurs mois de recherche notamment suite à la publication de trois articles sur AgoraVox qui ont généré plus de 500 commentaires cet été. Le sujet étant en plus très sensible, avant de réagir à cet article, nous vous invitons à lire les résultats de notre enquête en téléchargeant le document PDF.



Il s’agit essentiellement un affichage politique puisque, dans les faits, les sanctions prononcées par des tribunaux sont quasi inexistantes. L’on a seulement assisté à quelques descentes de gendarmerie. Mais le principe existe comme une menace permanente au-dessus de tous ceux qui ont un regard critique vis-à-vis de l’obligation vaccinale.

NDLR : Notre enquête sur les vaccins, publiée également sur NaturaVox, reçoit en ce moment un échos important de la part des médias :

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par JL ML (son site) mercredi 26 septembre 2007 - 132 réactions
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  • Par Antidote Europe (---.---.---.16) 26 septembre 2007 12:42

    L’enquête journalistique de Jean-Claude Jaillette, publiée dans L’hebdomadaire Marianne N°542 paru le 08 septembre dernier intitulée ’’La santé maladade du lobby pharmaceutique’’ met a jour des liens tendancieux entre pouvoirs publics, indutries pharmaceutiques et médecins consultants. Voilà une enquête de qualité complémentaire à la synthèse de l’enquête menée par agoravox. C’est du grand journalisme en toute indépendance.

    En voici un petit extrait :

    ’’ Une bonne panique à la grippe aviaire : un pactole’’

    ’’Pour les laboratoires Roche, l’avenir doré sur tranche du médicament est dans l’occupation de niches. De ce point de vue, la success story de son antiviral Tamiflu, stocké par les Etats à plusieurs centaines de millions d’unités en prévision d’une pandémie de grippe aviaire, est un modèle du genre. « Subissons-nous les effets d’un marketing de la peur utilisé avec doigté par l’industrie pharmaceutique ? », écrivions-nous en octobre 2005. Vérification. Juin 2005. Le laboratoire Gilead Sciences met Roche en demeure. Il lui a confié le développement du Tamiflu, or les ventes stagnent. Août 2005. Roche offre 30 millions de doses de Tamiflu à l’OMS (organisation mondiale de la santé). Quelques jours plus tard, l’organisation lance une alerte mondiale. Une pandémie menace, est-il affirmé, le virus animal pourrait muter et se transmettre à l’homme, les Etats doivent stocker des antiviraux pour protéger leur population. Quelques éminents professeurs, par ailleurs consultants occasionnels de Roche, participent à la psychose. Problème, les vétérinaires estiment qu’il vaudrait mieux aider les Etats à éradiquer les troupeaux malades. Personne ne les entend. Les Etats-Unis et la France commandent de quoi traiter 25% de la population, près d’un milliard et demi de doses ! Le cours boursier Roche s’envole. Hiver 2006. Des publications font état des piètres résultats de l’antiviral et, surtout d’effets secondaires neuropsychiatriques. L’évidence apparaît : malgré les contacts de millions d’oiseaux porteurs du virus avec des milliers d’humains, le virus ne mute pas. « Faiblement mutagène », conclut Bernard Vallat, directeur général de l’OIE (office international des épizooties). Les commandes de Tamiflu stagnent à la moitié des espérances de Roche. Le 27 juin 2007, Libération titre : « Le risque de pandémie couvre ? ». C’est reparti pour un tour. ’’

    http://www.marianne2.fr/

  • Par Jean-Luc Martin-Lagardette (---.---.---.30) 27 septembre 2007 15:10
    JL ML

    Quelques réflexions suite à certains commentaires

     Je suis étonné par l’amertume et le procès d’intention de quelques réactions particulièrement négatives suite à mon travail. Alors que, suite à mon enquête, tout le monde a concrètement de quoi se réjouir. Je pense que ces détracteurs font une confusion et sont contrariés parce que mes conclusions ne concordent pas avec ce qu’ils pensent.

     Les pro-vaccins, d’abord. En effet, j’aurais très bien pu, comme cela est le cas dans de nombreuses revues, me positionner “contre” les vaccins en général. Cela n’a pas été le cas. Je n’ai pas contesté l’utilité des vaccins mais la politique de la France à leur égard, notamment en ce qui concerne les vaccins obligatoires, cœur de l’article (à ce propos, si j’ai aussi parlé parfois d’autres vaccins, c’est que certains aspects concernent tous les vaccins, comme par exemple la problématique de leurs composants). Donc, premier point positif : une position non pas négative mais neutre vis-à-vis des vaccins.

     Ensuite, les arguments des pro-vaccins sont développés en long et en large, les références sont nombreuses et chacun peut se construire lui-même son opinion à partir de mes informations (2e point positif).

     Cette enquête (je le reprécise encore une fois) n’avait pas pour but le “principe vaccinal” mais la “légitimité du durcissement des sanctions” contre les refus de vaccination. Je suis désolé pour ceux à qui ma conclusion déplaît, mais je pense avoir apporté de nombreux arguments factuels, pris aux sources les plus officielles (Invs, Afssaps, CTV, OMS, Assemblée nationale, etc.), pour montrer que cette sévérisation, à mon avis, n’est pas légitime.

     L’enquête montre (lisez les débats à l’Assemblée nationale) que le durcissement des sanctions s’est décidé (contre l’avis du gouvernement !) non à partir d’arguments sanitaires (que j’aurais compris et accepté comme tout le monde) mais à partir d’une peur des dérives sectaires liées aux vaccins, dérives qui concernent, selon les chiffres mêmes du ministère de l’intérieur, 0,0006 % des Français. Menacer tous les parents français de 6 mois de prison et de fortes amendes pour parer à ce risque me paraît irrationnel et incompréhensible. Il y a là une décision qui aurait mérité au moins un débat plus ouvert...

     L’enquête a été menée dans les règles de l’art (journalistiques). Je ne me suis pas contenté d’être à charge, de reprendre les seuls arguments des opposants à la politique vaccinale, mais j’ai consulté aussi les rapports des plus grandes autorités dans ce domaine. En outre, je suis allé interviewer LA sommité, le président du Comité technique des vaccinations, c’est-à-dire de l’instance suprême qui définit la stratégie vaccinale du pays. On ne peut aller plus haut ! Qui aurais-je dû aller voir pour satisfaire la soif d’objectivité de certains de mes contradicteurs ? Et que dit ce monsieur : « A titre personnel, je suis favorable à la levée de l’obligation ». C’est cette affirmation qui m’a convaincu que mon intuition de départ était bonne. Alors que ce responsable scientifique lui-même se dit pour la levée de l’obligation, je ne vois pas en quoi je serais partial en partageant son avis. Seriez-vous, vous qui ne pouvez accepter même la discussion autour de cette levée, plus royalistes que le roi ?

     Mon intuition de départ était que cette sévérisation n’était pas justifiée. C’est la partie “subjective” de l’enquête que je revendique parce que cette subjectivité est inhérente à toute enquête, fût-elle policière voire scientifique. Lisez (ou relisez) « La Médecine expérimentale » de Claude Bernard, lui qui disait : « Il faut nécessairement expérimenter avec une idée préconçue. (...) Il n’est pas possible d’instituer une expérience sans une idée préconçue ; instituer une expérience, c’est poser une question ; on ne conçoit jamais question sans l’idée qui sollicité la réponse, etc. ». C’est en cela que l’objectivité (l’abstraction du sujet) est impossible. C’est le « résultat » qu’il faut regarder sans idée préconçue. Et, dans le cas présent, le résultat, c’est que je livre à la sagacité de tous.

     L’enquête avait pour but de vérifier mon intuition (je rappelle que je ne connaissais rien à ce domaine et n’avais pas d’opinion toute faite à ce sujet ; seulement, je voyais qu’il y avait un sérieux problème de communication entre pour et contre et je voulus savoir pourquoi). Le deuxième argument fort qui m’a convaincu dans mon hypothèse est ce que m’a dit un spécialiste éminent de l’Institut de veille sanitaire : la balance bénéfices/risques (qui est capitale pour connaître le plus scientifiquement possible l’intérêt d’un vaccin) n’a pas été calculée (pour les vaccins obligatoires) depuis le lancement de l’obligation vaccinale il y a plus de 50 ans ! Si ceci n’est pas - pour vous - un argument pour dire que cette balance doit être faite aujourd’hui avant de justifier non seulement la sévérisation des sanctions mais aussi la seule obligation de vacciner, je ne sais pas ce qu’il vous faut ! Ou alors, quittons le terrain rationnel. Les conditions d’aujourd’hui ne sont plus celles d’il y a cinquante ans, époque à laquelle sévissaient d’horribles maladies que les vaccins ont certainement contribué à faire régresser. Aujourd’hui, beaucoup de gens se plaignent des effets secondaires, ceux-ci sont massivement sous-notifiés, des procès sont en cours, des associations se sont crées, des médecins hésitent à se faire vacciner, etc. Ce sont des signes qu’il ne faut pas ignorer et qui plaident pour la nécessité de recalculer le ratio bénéfices/risques.

     L’angle de mon article est politique et non scientifique. Si j’ai aussi abordé des questions médicales, c’est que cela était nécessaire pour la compréhension. Je rappelle au passage aux farouches partisans de la démarche scientifique que celle-ci a pour principale critère le doute et la capacité à se remettre en question ; ensuite que la médecine n’est pas une science exacte et que donc les paramètres sociaux, politiques et psychologiques sont à prendre en compte (domaines tout à fait de la compétence d’un journaliste).

     Enfin, les pro-liberté vaccinale peuvent être satisfaits de constater qu’un journaliste sans a priori sur l’utilité des vaccins (même si, au départ il avait une idée sur la politique vaccinale française, idée indispensable à toute enquête), qu’un journaliste, donc, reconnaît publiquement qu’il y a un problème et propose soit un débat collectif sur ces questions, soit la levée de l’obligation. Rien donc, à mon avis, que de très normal, rationnel, démocratique et positif pour tout le monde.

  • Par Jean-Luc Martin-Lagardette (---.---.---.43) 26 septembre 2007 14:02
    JL ML

    D’entrée de jeu, j’avais averti que cette enquête avait pour objet l’interrogation sur la justification du durcissement des sanctions contre le refus vaccinal - et non une analyse scientifique « pour ou contre la vaccination ». Il est donc normal que « si cet article avait été soumis à une revue scientifique, il n’aurait pas été accepté » ! Ce n’était pas son but.

    De même, j’avais averti que, pour les aspects positifs des vaccins, je laissais le soin aux internautes de consulter leurs médias habituels et la communication des autorités qui, eux, font totalement l’impasse totale sur les effets négatifs des vaccins. En ce moment, voyez ce qui se passe sur la grippe qui s’annonce : avez-vous entendu une seule information disant que le vaccin pouvait avoir des effets secondaires ? Je trouve même que j’ai voulu être trop « équilibré » et « gentil ». S’il avait fallu que je contrebalance la communication des « pro-vaccins » déversée rien que sur une année, il m’aurait fallu une enquête contenant des dizaines de milliers de pages !

    Enfin, vous mettez en avant, comme beaucoup de ceux qui tentent de culpabiliser les critiques, que la vaccination est un acte altruiste et qu’il faut regarder la balance « bénéfices/risques ». Peut-être avez-vous lu l’enquête trop rapidement : vous ne réagissez pas au fait que cette balance n’est plus calculée en France depuis 50 ans pour les vaccins obligatoires ! Et que donc le bénéfice collectif n’est pas mesuré depuis la fin de la deuxième guerre par les autorités.

    Vous n’expliquez pas non plus pourquoi les médecins se vaccinent moins que les infirmières.

    Bref, vous ne répondez pas aux arguments et vous contentez d’une critique générale.

  • Par alberto (---.---.---.23) 28 septembre 2007 11:00
    alberto

    Oui, M. Lagardette, je trouve que vous avez réalisé un bon travail d’enquêteur sur un sujet difficile.

    Votre document recèle de nombreux liens eux- mêmes souvent très interessants contenant une mine d’informations pour qui cherche à se documenter.

    Quant au débat de fond, il reste évidemment ouvert...

    Mon commentaire sur l’environnement de votre travail : comme trop souvent en France, dès que citoyens ou journalistes indépendants tentent d’aborder les problèmes de santé, on assiste à une mise en ordre de bataille sous les ordres des Gardiens du Temple. Médias, Conseil de l’Ordre, Académie de médecine, Agences gouvernementale de veille ou de sécurité sont à la manoeuvre ! La parole est confisquée, les études évacuées, les contre-arguments décrédibilisés, les éventuels médecins contestataires diabolisés, traités de renégats, trainés devant les tribunaux, etc...

    Dans ce contexte, il était évident que votre travail devait faire l’objet de si nombreuses critiques de la part des représentants du discours officiel car selon eux, nul autre qu’eux n’a droit de s’exprimer sur ce sujet si ce n’est que pour les approuver.

    C’est mon opinion, et je la partage : bien à vous.

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