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Les invisibles donnent de la voix

En lançant cette enquête, nous nous sommes interrogés sur la pertinence du sujet que les lecteurs d’Agoravox avaient choisi. Nous nous disions en effet que la chose la plus importante était que les principaux intéressés puissent s’exprimer. Et nous ne savions pas dans quelle mesure les pauvres avaient accès à internet et l’utilisaient. Eh bien, nous avions tort ! Si nous n’avons pas été submergés par les témoignages, ceux que nous avons reçus expriment des choses qu’on a rarement l’occasion d’entendre et permettent d’un peu mieux comprendre ce que c’est d’être pauvre, même si comme le dit Finael, « l’inexistence, l’invisibilité... c’est quelque chose que l’on ne peut décrire qu’à des gens qui la partagent ; les autres - vous - ne peuvent pas comprendre ! »
Les témoignages qui suivent sont pour la plupart extraits de l’enquête Agoravox. Les témoignages de Gwenn sont extraits du livre La Chômarde et le Haut Commissaire (Oh Editions). Nous avons pris le parti de les citer largement. Pour une fois, écoutons-les jusqu’au bout !

La pauvreté, c’est une lutte continuelle pour la survie, où les choix sont dictés par la nécessité. Qu’on l’ait reçue en héritage ou qu’on y soit tombé, c’est l’absence de maîtrise de sa vie. C’est aussi tenter de sauver la face.

« Je n’ai plus de mot pour dire ce que je vis. J’ai perdu le sens de la parole à force de vivre comme un animal avec des obsessions : manger, dormir, pisser, chier et éviter de me faire voler le peu que je possède. Je pourrais jouer de la guitare – du “picking” à la Marcel Dadi, par exemple – mais je n’ai aucun endroit pour la déposer », Jean-Marc.
 
« Être RMIste signifie au minimum 50 % d’énergie à sauver la face, conserver sa dignité d’êtres humains et tenir debout. Le reste est un combat de chaque instant pour trouver des solutions aux cercles vicieux de la précarité. Il faut une grande force morale et beaucoup de résistance. (…)
Toute l’énergie est consacrée à sauver la face, dans les premiers temps, afin de ne pas être stigmatisé. À partir du moment où vous êtes catalogué comme chômeur, pauvre, précaire, en mauvaise santé, instable, la partie est presque perdue. La difficulté est contagieuse, ou perçue comme telle. Le précaire devient un méchant miroir où chacun peut se projeter pour se faire peur. Comme une bête de foire, qui titille les mauvais instincts et apaise les consciences. Il terrorise temporairement, parce qu’on pourrait être à sa place, mais rassure en même temps, car on n’est pas à sa place. Cela dit, ce miroir n’a pas de place dans la société, il est tabou. (…)
Personnellement, mon orgueil et mon obstination m’ont permis de tenir debout. Quand je parle de survie, ce n’est pas un vain mot. Certaines semaines, les ennuis sont si insistants que si un ptérodactyle facétieux vous caguait dessus, vous ne seriez même pas étonné. (Et même pas mal, d’abord !) C’est très usant, épuisant, mortellement décourageant, et dangereux pour la santé mentale », Gwenn.
 
« Je suis intérimaire dans le BTP, c’est dur, faut accepter n’importe quel boulot, des petits contrats d’une semaine par-ci, une semaine par-là », Mr Mimose.
 
« Mais vivre dans la peau d’un intérimaire c’est surtout ne pas savoir quel sera l’avenir.
Les petits contrats d’une semaine commencent le lundi et normalement on pourrait espérer finir le vendredi, c’est-à-dire cinq jours de travail... mais ce n’est pas sûr du tout car il y a ce qu’on appelle "les jours de souplesse", si le travail se termine avant le vendredi, le client de l’agence peut vous demander de ne pas revenir le lendemain et cela à partir du mercredi soir... Vous comptiez avoir cinq jours de travail ? Que nenni... trois jours seulement et les deux derniers jours de la semaine vous n’avez que très peu de chance de retrouver une mission.
Donc, lorsque vous signez un contrat pour une semaine... trois jours de travail... le reste débrouillez-vous.
Et n’oubliez pas ces employeurs qui viennent vous voir vendredi soir pendant le dernier quart d’heure de la semaine alors que vous pensiez revenir lundi "- Votre contrat est fini ce soir..."
Il est trop tard les agences sont fermées ce soir et demain samedi aussi, ce qui veut dire que lundi matin vous avez très peu de chance d’avoir du travail... pas avant mercredi en général.
Pas de possibilité de faire des projets, aujourd’hui vous travaillez, demain pas forcément, c’est une pauvreté au coup par coup, ce mois-ci vous avez pu payer l’électricité, mais depuis trois mois vous n’avez pas pu... Comment faire ? », Krapo.
 
« Pour survivre j’ai menti, arnaqué, imposé par la force, dragué des naïves, ou resté dans des endroits à écouter des gens se plaindre de leur emploi en attendant qu’on me propose de rester manger et, pour ne pas devenir fou, j’ai beaucoup lu.
La précarité biaise l’ensemble de vos rapports aux autres, l’amour, l’amitié, plus rien n’existe dans la spontanéité et la sincérité, tout est calcul pour survivre, avec au cœur le souvenir de la spontanéité sincère qui était la vôtre enfant, et cette goutte de désespoir quand vous constatez ce qui attendait l’enfant souriant à la vie que vous avez été. (…)
« Pour survivre j’ai fait la plonge, des "plans" et des petits boulots, légal, illégal, cette notion n’a plus cours lorsque l’estomac vous commande, ni la morale ni rien, votre conscience d’exister et d’être en vie se confronte constamment à la douleur de n’être plus qu’un ou de n’être plus que, de finalement n’en devenir qu’un ou de glisser vers pire, jusqu’à ce que l’idée de la mort vous paraisse l’issue la plus soulageante et la plus enviable. » Barbouse
 
« La pauvreté, on la reçoit en général en héritage et, pour s’en relever, il faut en avoir conscience et avoir une certaine éducation que l’on ne reçoit pas en héritage ; donc c’est avec le progrès social et plusieurs générations que des familles pauvres peuvent s’en sortir, avec beaucoup de travail et de misères.
Ma famille maternelle, ma mère a 80 ans, était très pauvre : onze enfants, mère ne travaillant pas, père maçon, il a 60 ans... Les enfants dormaient à quatre dans le lit, pas de salle de bains et pas d’eau sur l’évier au début.
Les contingences matérielles prenaient tout le temps de l’éducation. Ma mère ne veut pas l’avouer, mais a eu honte de tant d’enfants - un tous les ans - et à l’école, de ses vêtements, manque de nourriture, rejet de certaines familles vis-à-vis d’elle, tant d’enfants ce n’est pas possible et cela peut se perpétuer et la misère cela peut être contagieux ! », Iris.
 
« C’est quoi être pauvre ?
Je rajouterai aussi le manque de culture des personnes qui vivent déjà dans une pauvreté absolue. Elles sont non seulement démunies financièrement, mais n’ont pas la possibilité de faire toutes seules des démarches qui leur sont difficiles à faire. En somme c’est plus la misère qui les touche, car la société leur adresse un méchant regard voire l’exclusion », Orange.
 
La pauvreté exclut, enferme. Terrible : le regard de l’autre…

« La dégringolade a été rapide, les "amis" ont vite disparu, le jour où ma carte d’identité a été périmée je me suis retrouvé "invisible", SDF c’est-à-dire sans droit de vote, sans pouvoir faire changer la plaque d’immatriculation de ma voiture se transformant progressivement en épave.
J’ai fini par retrouver du travail - au Smic : 4 CDD d’un an successifs, je vis dans un mobil-home (je l’ai déjà raconté ailleurs), et puis le dernier CDD s’est terminé en décembre dernier. De nouveau je n’existe plus.
Je doute que beaucoup de contributeurs d’AgoraVox aient fait cette expérience : l’inexistence, l’invisibilité... c’est quelque chose que l’on ne peut décrire qu’à des gens qui la partagent, les autres - vous - ne peuvent pas comprendre ! », Finael.
 
« Ce qui a été le plus difficile c’est d’avoir vécu dans l’indifférence des autres (surtout institution) pour n’avoir pas pu suivre une scolarité normale », Orange.
 
« Surtout exclusion du monde social car comment pouvoir sortir, rencontrer et partager, on se retrouve vraiment à part : je me sens comme en prison », Pinochio55.

« Il a été montré que ce qui vous permet de ne pas sombrer, c’est la famille… Et que, sans famille solide ou avec une famille qui vous tourne le dos par "honte" du chômage – c’est mon cas – vous sombrez plus vite et ne pouvez compter sur PERSONNE. (…)
Vous êtes tombé de cheval, à part une main amie – piston, personne ne vous aidera jamais à vous relever. Les spectateurs compatissent, s’étonnent et restent en selle... c’est si confortable. (…)
[Etre femme], c’est une double triple peine : vous êtes pauvre, seule, sans copains, sans boyfriend, vous ne sortez pas, vous connaissez la TV conne par cœur, vous avez le moral dans les chaussettes et la libido éteinte – "l’appétit vient en mangeant", vous ne mangez plus depuis trop longtemps –, votre père vous cache, les gens s’interrogent : "Pourquoi elle trouve pas, elle est intelligente ?" Si ça suffisait, ça se saurait ! – jolie, on s’en tape", ces réflexions venant invariablement de ceux qui n’ont jamais connu le chômage : GRANDE SOLITUDE »,
Mélanie.
 
« Le regard de ceux qui sont intégrés dans le monde actif est à la limite du supportable quand on sait la difficulté de se réinsérer avec le peu de moyens financiers dont on dispose. Toute démarche coûte de l’argent.
Il reste aussi une impression diffuse d’être le symbole d’une peur collective : le demandeur d’emploi est la projection négative de celui qui en possède un. Ce qui inquiète est automatiquement rejeté.
Quand on passe son temps à trouver des solutions pour survivre au quotidien, on accepte mal les jugements et les a priori.
 », Gwenn
 
Les pauvres subissent la violence économique…
 
« Beaucoup de gens, en tous les cas, la plupart de nos dirigeants ont intégré le fait que la main invisible du marché était la meilleure façon de résoudre un problème économique. Dans cette logique, lorsqu’il existe une pénurie de main-d’œuvre pour occuper certains emplois pénibles, dégradants et mal rémunérés, on s’attendrait à ce que la rétribution de ces emplois augmente jusqu’à atteindre un seuil d’équilibre. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en Angleterre où les professionnels du bâtiment gagnent deux à trois fois plus qu’en France.
Cependant, en France, la loi du marché ne semble pas s’appliquer pour ces emplois. Parce que le patronat veille à maintenir les rémunérations au plus bas en contournant cette loi du marché par des moyens la plupart du temps illégaux », jcbouthemy.
 
« Tous les économistes libéraux – John Stuart Mill, Milton Friedman entre autres – affirment qu’une certaine proportion de chômeurs et de pauvres est nécessaire pour maintenir une pression à la baisse sur les salaires  », Melanie.

«  … et ressentent une certaine violence de la part des institutions. Parfois, ils se sentent exploités par ceux qui leur viennent en aide.  »
 
« Quand j’ai pas de boulot, il faut justifier que je recherche activement du taf, sinon les Assedic peuvent ne plus me verser quoi que ce soit. J’ai l’impression d’être criminalisé, pourtant j’accepte même de bosser pour des salaires inférieurs à ce que je touche aux Assedic, car si je reste sans bosser je me désocialise et tombe vite dans la dépression.
Je suis content quand je trouve des chantiers qui durent plusieurs mois, ça me donne une stabilité et c’est rassurant », Mr Mimose.
 
« Je constate que les personnes comme moi, qui n’ont pas besoin d’assistanat intellectuel, sont abandonnées à leur démarche, comme dans leurs difficultés matérielles. Il faut réclamer de l’aide à plusieurs reprises pour se faire entendre et on peut croire que, lorsque le secours est ainsi réclamé, c’est que la situation est véritablement insoluble. Ici, tout dépend de travailleur social que l’on a en face de soi », Gwenn.
 
« Oui, même les travailleurs sociaux organisent inconsciemment un système de castes, et pensent qu’un RMIste est demeuré du chou et se doit de rester à sa place », Gwenn.
 
« Votre perception du monde des "autres" devient de nous sommes tous égaux à nous sommes tous des ego, les familles, les assos, groupes, communautés, partis politiques, ne deviennent que des concentrations d’intérêts égoïstes qui se concentrent pour s’assouvir. Alors c’est soit tu nous sers, toi le pauvre, le seul, le précaire, soit tu ne nous déranges pas, tu restes docile, soumis, faible, désorganisé, soit tu déranges, alors on te rejette, te criminalise, te culpabilise, t’enferme, t’emprisonne, te désespère, jusqu’à ce que tu comprennes qu’il n’y a qu’une chose à comprendre, la vie est un rapport de forces permanent, que la charité donne le sucre pendant que l’autorité montre le bâton ne change rien au fait que tu restes le chien dans leur regard », Barbouse.
 
« C’est dans le monde du travail à emploi "subventionné", aidé, assisté, que l’on apprend la définition réelle du secteur tertiaire, la société de services, c’est la société où l’on se sert de toi, autrement tu n’es personne.
Horaires impayés, traitement infantilisant, mythomanie et association inefficace dans ses actes, mais douée pour faire remplir des feuilles à des pauvres pour toucher des subventions, la manière dont ceux qui s’occupent de vous ou vous emploie consiste à vous donner une valeur fictive ou potentielle, à condition d’obéir, et de dire merci d’avoir reçu une bouffée d’oxygène entre deux brasses coulées. (…)
Mais jamais au grand jamais on ne va enquêter concrètement sur l’efficacité de ces associations, des services publics et des innombrables abus de faiblesse que connaissent bien les précaires lorsqu’ils parlent entre eux, et qui font que la et ma précarité donne plus d’emploi, justifie plus de salaire, et par là même incite ceux qui s’en occupent à la pérenniser comme fonds de commerce en ces périodes de chômage, qu’à apporter une solution efficace », Barbouse.
 
Ils attendent un changement d’attitude, plus fraternelle, qui tienne compte de leurs fragilités. Ils souffrent d’avoir en permanence à se justifier, à donner des preuves de leur misère et de leur bonne volonté.
 
« Ces personnes-là [les pauvres] doivent avoir une place parmi tous les êtres humains, et non les assister », Orange.
 
« La société donne une image négative pour le coup, les pauvres sont des étiquettes (menteurs, bon à rien, ne savent pas se subvenir à eux-mêmes, et j’en passe).
Ce qui est possible de faire, c’est de les regarder sous un autre angle, mais voilà ceci est une autre histoire. Cela ne sera possible que si chacun y met du sien, pour prendre conscience du mal que l’on fait », Orange.

[Elle s’adresse à Martin Hirsch] « Lorsque vous parlez de vos réunions avec les personnes en difficulté, vos contacts s’effectuent autour d’une table, et donnent des résultats. N’oubliez jamais de rappeler que ça marche parce que vous les intégrez au groupe, vous les humanisez, vous les sortez de l’anonymat. Ce n’est pas de l’espoir que cela : c’est une reconnaissance, une acceptation de l’autre », Gwenn.
 
« Les petits détails peuvent avoir des conséquences mortelles si on ne communique pas, ou mal. Et lorsque les gens souffrent, il n’y a pas d’actes mineurs, car les choses prennent des proportions effarantes. (…)
L’année dernière, ils m’ont réclamé plus de 1 400 € sur un ton péremptoire, et m’ont annoncé la suppression de toute allocation. Je devais partir en formation funéraire, j’avais une heure de route matin et soir là aussi. J’en ai pleuré pendant deux jours. Déjà que je ne mangeais presque rien ! Après trois bureaux, j’ai fini par dégotter une petite dame toute marrante qui partait en retraite. Elle m’a expliqué que ces abrutis s’étaient encore plantés, elle a tout photocopié, tout régularisé, et m’a souhaité bonne chance pour la suite. Elle était contente d’avoir évité à quelqu’un des problèmes injustifiés. Elle a dû être regrettée des allocataires, cette femme. La CAF à des missives assassines lorsqu’il s’agit de réclamer, mais croyez-vous qu’elle s’excuse quand elle commet l’erreur ? », Gwenn.
 
« La notion de dignité et d’amour-propre est un luxe pour le pauvre tant on lui demande de raconter ses malheurs jusqu’à l’indécence pour avoir une miette d’aide sociale, tant tu dois justifier et exprimer ta misère, et si possible en rajouter pour toucher un "petit bonus", de quoi survivre la dernière semaine du mois », Barbouse.
 
« Il serait bon de créer des suivis réguliers autres que le dépistage systématique réclamant des comptes et justifications, qui laisse supposer que l’on n’en fait pas encore assez et qui démotive complètement », Gwenn.
 
« Quant aux travailleurs irrécupérables ou, plutôt, considérés comme tels, il faut à tout prix expliquer aux entreprises ou aux artisans que les salariés qui ne restent pas sont des fracturés de la vie, et qu’ils ne se réadaptent pas, car ils n’en ont plus la force. (…) On a les anciennes urgences qui font encore boulet, et la nouveauté de la normalité à assumer. Ce n’est pas toujours facile, car si les fonctionnements sociaux ont été cassés auparavant, ils n’effectuent plus leur rôle de régulateur. On avance sans réelle notion de limites acceptables, de ce qui est possible, bien, mal, etc. Et on est tenaillé par la peur de ne pas réussir, d’être nul, inapte ou mauvais. Voire, on se contrefout de tout, parce que plus rien ne motive réellement : l’essentiel a été perdu en route.
On est dans un no man’s land flouteux, avec de nouveaux repères à se fabriquer, et d’anciens réflexes à évacuer. C’est souvent à ce moment-là que les gens pètent un câble, car rien n’est plus insupportable que l’incertitude, et l’ignorance de ce que l’on doit faire devient un malaise permanent. C’est une phase transitoire, très pénible, nerveusement parlant, plus ou moins longue, plus ou moins insupportable », Gwenn.
 

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56 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 septembre 2008 10:33

    Bonjour,
    Sujet bien dans l’actualité, surtout qu’on annonce quelques 40 000 chômeurs supplémentaire en août. Le problème est donc loin d’être résolu et risque de s’aggraver


    • yoda yoda 26 septembre 2008 11:11

      Temoignages poignants. 

      On a l’impression que le detresse de la grande pauvrete est davantage due a l’isolement, la devalorisation et le regard de l’autre, que du manque materiel en lui-meme et les sacrifices a consentir. Je me trompe ?

      J’imagine donc que l’on peut etre relativement pauvre et relativement heureux si l’on a une activite et une vie sociale... C’est d’ailleurs ce que j’ai pu ou cru voir dans des pays "tres" pauvres telles que la Bolivie ou la mongolie...





      • alberto alberto 26 septembre 2008 11:32

        En lisant ces témoignages, la rage me submergeait au fur et à mesure que j’avançais dans la lecture des citations !

        Permettez moi d’essayer de vous en montrer l’origine :

        Il y eut la chute du mur de Berlin et l’implosion de la sphère soviétique : la système capitaliste gagne par abandon. Conséquence : « les gars vous allez voir ce que vous allez voir, on va enfin pouvoir faire marcher le système sans contrainte »…

        Il y eut parallèlement ce qu’on a pudiquement appelé les « dérégulations » pour accompagner le système du « faites n’importe quoi pourvu que ça gagne du pognon ».

        De guerres du golfe en guerres préventives, les Etats-Unis se sont retrouvés seule en tant que puissance dominante a réguler le Monde tant sur les plans législatif qu’exécutif.

        « Enrichissez-vous » qu’il disait, déjà notre huguenot de ministre : la formule a depuis fait florès sur le terreau de la « libéralisation » Pourquoi en effet se casser la tête à faire de la recherche, de la philosophie, écrire des livres ou aider ses semblables, si ça ne rapporte pas ?

        Sous la baguette du chef d’orchestre étasunien, les voraces de tous pays s’y sont mis à vouloir s’enrichir, les chinois itou : les fauves étaient lâchés dans le grand poulailler planétaire !

        Et alors, plus vite grandissait les richesses des uns plus grande devenait la misère des autres, comme si chaque milliard gagné par un seul signifiait la pauvreté pour des milliers d’autres. Des gens doublement victimes, car souvent appauvri par ceux-là même qu’ils contribuent à enrichir !

        Mais à force de tondre les brebis, voila-t’y pas qu’on entaille le cuir, puis la viande, panique à bords : y a pu grand-chose à tondre, les pauvres ne peuvent pu rembourser leurs logements !

        La première boulette de neige qui sera à l’origine de l’avalanche qui suivra…

        « Y faut sauver le système ! » D’où ces mains tendues vers « les pas encore trop pauvres » pour récolter des milliers de milliards destinés à le perfuser.

        C’est là, que je me les bouffe : depuis plus de trente ans que le monde va mal, que les appels à l’aide ne suscitent au mieux que compassion, on n’a pas su trouver les quelques centaines de milliards nécessaires et dans le même temps autoriser les états (merci l’OMC) a s’organiser pour donner du travail à tout le monde.

        Et là, miracle, pour des banquiers véreux qui ont vérolé leur propre système, qui ont imposés leurs sales règles à tondre les pauvres, pour ces banquiers victimes en fait de leur rapacité : on trouve multiplié par dix, par cent, le pognon qu’on a pas su alors dépenser pour organiser un monde ou les richesses serai plus réparties, avec des riches certainement moins riches, mais surtout beaucoup moins de pauvres moins pauvres !

        Ce qui se passe en ce moment est une démonstration par l’absurde que la solidarité entre les hommes est une nécessité incontournable !

        Ces témoignages objets de cet article sont une honte pour ceux qui ont organisé une société ayant produit cela : c’est mon opinion et je ne suis pas le seul à la partager.

        Bien à vous.


        • HELIOS HELIOS 26 septembre 2008 12:22

          Arretez, SVP, d’accuser les états unis de tout et n’importe quoi. !

          En France, les dirigeants des grandes entreprises, mais aussi le petits patrons, quoi qu’on en dise, sont tout a fait capables de jouer les predateurs sur les systeme social. Les contrats CDD, par exemple, dont on vous donne le montant et qui "incluent" la prime de precarité sont déja sacandaleux et ça, tous le pratiquent.

          Au dela de cet exemple, il y a deux categorie, les loups et les moutons. c’est a l’état de reglementer pour tenter d’equilibrer les forces. Nous le voyons tous les jours, l’état est du coté des loups.
          Nous sommes dans une spirale, helas pas vertueuse du tout, oyu les entreprises vendent moins, elles cherchent a diminuer les coûts en reduisants les salaire, ce qui ote du pouvoir d’achat aux gens,, qui n’achetent plus ! la boucle est bouclée.

          La loi du marché ne s’applique pas aux salaires et c’est bien dommage, encore une anomalie a la sacro sainte "concurrence libre et non faussée" que vante Nicolas Sarkozy en oubliant un peu rapidement que lui même il fausse le marché en voulant contenir une soi-disant inflation destructrice. la destructuion nous la voyons au quotidien, et puis, personnellement un peu d’inflation ne ferait pas de mal en obligeant les rentiers a être un peu plus productifs et investir dans des secteurs non speculatifs.

          Les pauvres qui ont pris internet pour s’exprimer sont encore des privilegiés, car ils ont encore acces au reseau, soit par la famille soit par les amis. pensez a tous ceux pour qui le téléphone portable ne peut plus que recevoir, le telephone fixe et l’ordinateur sont des souvenirs quand ils ont eu la chance d’en avoir avant.
           


        • orange orange 26 septembre 2008 12:41

          les pauvres qui ont utilisés internet pour s’exprimer sont des privilègié. Vous avez raison mais sachez que se servir d’un ordinateur qui ne lui appartient pas, ce n’est pas la même chose que de possèder son propre matériel.
          J’ai vécue durement dans mon enfance, et une partie de vie d’adultes ses épreuves m’ont beaucoup fait réfléchir.
          Maitenant la vie quotidienne est différent, mais seulement parce que je ne veux plus baisser les bras, mais jusqu’à quant cela va durer.

           


        • Jean-paul 26 septembre 2008 18:46

          Bel article avec des temoignages reels

          @ alberto

          Blablablablablablablablabla ..................


        • dom y loulou dom 27 septembre 2008 11:32

          que viennent faire les huguenots dans votre rage ? Les huguenots étaient persécutés, alors les lier aux esclavagistes capitalistes... c’est un non-sens.


        • Parpaillot Parpaillot 28 septembre 2008 00:03

          @ Alberto :

          " Ces témoignages objets de cet article sont une honte pour ceux qui ont organisé une société ayant produit cela : c’est mon opinion et je ne suis pas le seul à la partager. "

          Mais de cette société, vous en êtes le complice ! Car nous vivons en démocratie que je sache et toute démocratie se donne les dirigeants qu’elle a élus... Il est trop facile de défausser et il vous incombe à vous aussi, en tant que citoyen, de prendre vos responsabilités dans cette société qui est aussi la vôtre !

          Ecrire ensuite :

          " « Enrichissez-vous » qu’il disait, déjà notre huguenot de ministre "

          ... est d’une très grande stupidité, car ainsi qu’un autre intervenant l’a exprimé plus haut, en quoi sa qualité de "huguenot" est-elle représentative de sa fonction ? Qu’a donc à faire la religion dans ce débat, sinon susciter la haine ?

          Le reste de votre analyse n’est guère convaincant ...

          Cordialement !


        • Parpaillot Parpaillot 28 septembre 2008 00:10

          Merci à l’auteur de nous avoir remis dans la réalité !


        • alberto alberto 28 septembre 2008 15:50

          Parpaillot : dans mon commentaire, "huguenot" n’était qu’une référence à l’Histoire...
          Pas plus qu’il n’y en aurait à préciser que Toussaint Louverture était noir, et Deyfus juif !
          De vous à moi, ça ne me gêne aucunement d’être (probablement) issu des trois à la fois ...
          Bien à vous.


        • alberto alberto 28 septembre 2008 15:55

          Jean Paul : je n’ai pas bien saisi votre contre-argumentaire !


        • eugène wermelinger eugène wermelinger 26 septembre 2008 11:43

          Heureusement (sic) la suppression des pauvres est programmée, et voyez comment et par qui ici :


          • foufouille foufouille 26 septembre 2008 12:07

            j’ai lu pire.
            certains parlent de tuer 95% des gens


          • Olga Olga 26 septembre 2008 12:21

            @foufouille
            Vous me direz si je fais partie des 95% ?
            Juste histoire de ne pas être trop surprise le moment venu...
            Moi, j’ai lu que la mort touchait 100% des vivants.
            Il va falloir s’accorder sur nos chiffres...


          • alberto alberto 26 septembre 2008 12:33

            Merci, Eugène, pour la vidéo : comme quoi, avec le cynisme les choses deviennent plus simples


          • foufouille foufouille 26 septembre 2008 12:49

            il s’agissait d’une conference d’un extremiste americain
            il trouvait que seul 5% des gens devaient survivre pour avoir un certain niveau de vie
            il a ete applaudi
            il a juste dit qu’un super virus permettrait de faire de la place
            eux serait bien sur a l’abri ds des abris et aurait le vaccin

            non, je pense pas que tu fasse parti des elus
             
            d’ailleurs il y a quelque temps un labo a envoye des echantillons de la grippe espagnol a la place de la grippe aviaire
            juste 6000 par erreur...........


          • Soleil2B Soleil2B 26 septembre 2008 13:21

            Il faut méditer à ce que dit Foufouille Olga..................

            Sauf si vous pensez que la planète peut nourir 100 milliards d’habitants.................


          • Olga Olga 26 septembre 2008 13:42

            Soleil
            Non seulement je médite, mais je suis encore plus pessimiste que foufouille...
            J’ai bien l’impression que c’est déjà en cours et pas à l’initiative d’un extrémiste farfelu, mais de personnes bien en place dans le système, si vous voyez ce que je veux dire...


          • Soleil2B Soleil2B 26 septembre 2008 13:59

            Nous sommes d’accord.

            Le repli sur Mars et l’élimination du plus grand nombre......................


          • Lartiste Lartiste 26 septembre 2008 16:23

            ""mais de personnes bien en place dans le système, si vous voyez ce que je veux dire...""

            Je vois tout à fait ce que tu veux dire. Ce sont les vieux qui ont commencé à dépérir, qui ont mis en place ce système, et le protège, pour que les jeunes vieillissent et meurent prématuremenent !!!


          • Lartiste Lartiste 26 septembre 2008 16:27

            Nous avons été Codexé et Internetisé ! Quel dommage !


          • foufouille foufouille 26 septembre 2008 18:53

            l’histoire du virus egare est tres serieuse
            pour le reste il suffit de lire tous les trucs NWO ou complotiste
            ils ont pas besoin d’aller sur mars
            il leur suffit de se planquer ds les bases militaires souterraines. voire ds ds villes souterraines .............


          • dom y loulou dom 27 septembre 2008 11:57

            @soleil 2B

            bien sûr que la planète peut nourrir tout le monde.

            Un rapport de jean Ziegler aux nations unies disait qu’on pourrait nourrir trois fois la population humaine ... le problème est où donc alors selon vous ? Je vous le donne pour mille : l’avidité et la cupidité bien sûr, mais concrètement pour nous ça veut dire quoi ? Qu’est-ce qui permet la manifestation constante de ces deux compères-là ? 

            La cruauté dans laquelle aiment se délecter beaucoup en croyant qu’en suivant leurs sinistres maîtres ils s’en tireront. La lâcheté donc. 

            Serait-ce différent s’ils conscientisaient que cette merde mécanique, le codex alimentarius donc, entre autres, dont la nécessité de cette guerre aberrante est organisée même contre leurs enfants ? et que du coup leurs plans d’avenir sont tous caducs ?


          • foufouille foufouille 27 septembre 2008 13:54

            pas contre leurs enfants
            ils ne mangent pas la meme chose que nous
            en plus tu peut eviter en partie le codex, il suffit de lire les etiquettes. je prends rarement ceux avec pdes Exxx. ni ceux qui contiennent des noms chimiques. si tu peut fait un potager


          • kniaseffa 26 septembre 2008 12:44

            Ces 2 articles sont un espoir, celui qu’enfin tous les poncifs sur la pauvreté et les pauvres, soient extirpés des mentalités... Car il faut entendre de quelle manière certains "inclus" nous réduisent par des paroles pleines de suffisance, dissimulant à peine leur haine d’ une situation sociale qui leur fout le trouillomètre à zéro...
            Etre pauvre c’est avaler son chapeau en permanence et ça use. Fatigue, blessures morales, physiques et psychologiques, humilations, isolement et même pas d’arme pour en finir assurément une fois pour toute. Allez je vais aller compter mes pièces jaunes pour tenter de me payer un paquet de clopes ; ah bah oui, ces salauds de pauvres, en plus, ils fument !


            • foufouille foufouille 26 septembre 2008 12:54

              le tabac a rouler est moins cher
              pour faire riche, il suffit d’acheter des tubes


            • Soleil2B Soleil2B 26 septembre 2008 13:26

              Probablement encore des pessimistes...............ou des gauchistes......

              tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe


              • Stéphane 26 septembre 2008 15:11

                Rmi (200)+ Alloc (220) + Salaire (200) - Loyer (455)= reste environ 165€
                Voilà qu’elle était ma situation il y a encore quelques semaines. J’étais donc considéré comme "pauvre" (je le suis toujours, mais devenu un peu plus riche), tout en étant "patron", ou plutôt, travailleur indépendant.

                Ce qui m’a poussé à poster ce commentaire, c’est la réflexion de Yoda :
                "On a l’impression que le detresse de la grande pauvrete est davantage due a l’isolement, la devalorisation et le regard de l’autre, que du manque materiel en lui-meme et les sacrifices a consentir. Je me trompe ?"

                Effectivement je n’ai jamais ressenti de dévalorisation dû au regard des autres puisque créer sa société est perçu comme une valeur "élevée".
                Il a fallu que je me sers la ceinture pendant plus de 3 ans, a tous les niveaux. Je ne sais pas vraiment comment j’ai fait pour m’en sortir financièrement, mais je l’ai fait.

                Le fait d’avoir une activité aide beaucoup à supporter le manque de moyen, et puis, comme je ne pouvais pas faire d’extra type concert/restau/ciné/etc.., et bien je travaillais encore plus pour ne pas trop y penser.
                Mais tout cela a une limite : Dernièrement j’étais arrivé à saturation, j’étais fatigué de galérer tout en bossant pendant plus de 60 heures par semaines.

                A lire les différents témoignages, en pensant à ma situation, j’ai l’impression que la pauvreté est riche de diversité smiley



                • orange orange 26 septembre 2008 15:48

                  La pauvreté et la misère, sont deux aspect différents.
                  L’on peu être pauvre s’est à dire n’avoir que peu de revenu pour faire vivre le corps humain et en même temps possèder une bonne culture générale.
                  La misère est le résulta de tout un manque ( argent, culture, santé, force pour combatre ce manque).


                  • décurion 26 septembre 2008 17:27

                    On peut être pauvre à partie du 4,5,6,7 jusqu’au 20 environ, et dans la misère du 20 jusqu’au 4,5,6,7, du mois suivant, et puis recommencer, ad rmi eternam....


                  • décurion 26 septembre 2008 18:21

                    Ce que la pauvreté a de particulier, est finalement trés simple : Elle n’est plus ce qu’elle était.
                    Pami ceux qu’elle touche, le nombre de ceux qui y tombent sans "préparation" augmente. Il s’ensuit qu’ils tiennent un discours, qui n’est pas vraiment celui d’un exclus, mais d’un ancien quelque chose d’autre.
                    Depuis que nos sociétés éxistent, il y a toujours eut des gens de "biens", et des gens de "peu". chacun vivant selon des règles élaborées par des années d’expériences.
                    Il n’y pas trés longtemps, encore, les pauvres disposaient d’un système démerde, qui avait fait trés largement ses preuves, et qui au fil du temps, tend à disparaitre.
                    Autrefois, en faisant les poubelles, on trouvait de quoi vivre.
                    Des bouteilles à déconsigner, pour un paquet de gauloise, un peu de cu, ou de al, pour le sel et le poivre, etc....
                    Aujourdh’ui la pauvreté a été incluse, dans le système économique qu’elle nourrit. Elle fait travailler et salarier beaucoup de personnes, qui sans celà les rejoindraient, au risque de faire sauter le couvercle.
                    Ceux qui tombent et culpabilisent, n’ont qu’une hâte, retourner caresser la botte qu’ils ont pris dans le cul, et ce n’est , semble t il ,pas la bonne solution.
                    Pour s’en sortir, s’ils le veulent, les "pauvres", n’ont besoin que de leur nombre, parents et alliés, et la méthode, c’est de passer outre ceux qui les ont chassés.


                  • Mauvaisens 26 septembre 2008 17:32

                    Bonjour, effectivement chaque experience de galère est unique car nous sommes subjectifs.
                    En toute innocence je croyais,qu’il n’y avait pas de sous métier. Eh bien si, le jour où vous vous retrouver à faire des "petits boulots" les gens que vous connaissez ne vous dîsent plus bonjour, pas assez bien. Effarent, perturbant, la seule solution, se dirent que les cons c’est eux. J’ai repris des études en candidate libre, car j"en avais marre de la télé.Parcours réussi, devenu enseignante en LEP, je me suis aperçu que la carnage commence là.Aucun respect pour les élèves de la part des enseignant s( l’élite de la nation), évidement il y a toujours des exceptions mais trop rare. J’ai entendu certains profs dirent à des élèves qu’ils ne pouvaient pas être coiffeuses où caissière !!! Un monde de dingue, car où est l’espoir si on est bon à rien ?
                    J’aimerai une chose , une seule, c’est que tous les agents des Assedics et de l’Anpe soit des anciens chômeurs, des anciens salariés du privé, peut -être seraients-ils plus efficaces ? Mais cela deviendrait un travail qui demanderait beaucoup d’investissement personnel et bien loin des 35 heures.

                    Bon courage à ceux qui sont dans le creux.


                    • foufouille foufouille 26 septembre 2008 18:57

                      ceux qui sont des anciens sont les pires
                      la plupart des formateurs sont des cdd


                    • zarathoustra zarathoustra 26 septembre 2008 17:54

                      Merci pour votre article qui met bien en lumiere cette face plus ou moins cachée du systheme économico-capitaliste .Oui la misere éxiste oui la précarité fais des ravages oui baucoup de gens soufrent en silence ,meurent en silence dans des détresses insuportable ignomignieuse honteuse pendant que d’autres banquette au Fouquets et prechent l’esclavage docile du bon peuple ,sinon gard au chomage et a l’exclusion ! Ce systheme pouris mille fois trouve de l’argent pour sauver des banquiers parasites et mille fois crimineles tandis pour amélioré le pouvoir d’achats et augmenté un peu les salaires la les caisses sont vident ,enfin pas pour tout le monde il y en a pour qui un petit 150 pour cent d’aumentation na rien de difficile ;pas folle la guèpe !


                      • hans lefebvre hans lefebvre 26 septembre 2008 19:04

                        Même remarque :

                        					Sur la pauvreté et l’exclusion, afin d’avoir une approche profonde et pertinente, lire les travaux et les ouvrages de Serge Paugam. Ce dernier s’est attaché, des années durant à dépeindre une réalité que chacun d’entre-nous mesure au quotidien :
                        http://serge.paugam.sp.free.fr...
                        				
                        				

                        • Rapaces Rapaces 26 septembre 2008 22:54

                          " A lire les différents témoignages, en pensant à ma situation, j’ai l’impression que la pauvreté est riche de diversité " (Stéphane)

                          Pour certains, la pauvreté n’est qu’un passage, un mauvais concours de circonstances, qui laissera place à un retour à "la normale".
                          Pour d’autres c’est une réelle difficulté à trouver leur place. Une sorte d’inadéquation avec la société qui les entoure.
                          Mais tout le monde peut trouver sa place. Il n’y a pas de fatalité. Il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’une rencontre, d’une main tendue... Le drame de la pauvreté, c’est le repliement sur soi. L’isolement, la perte de confiance, voire la honte, enferment la personne dans un carcan qui sera de plus en plus difficile à briser. C’est un cercle vicieux, puisque le manque d’argent est à lui seul un facteur d’isolement, dans une société où l’argent ouvre toutes les portes...
                          Je suis persuadée que des milliers de personnes en difficulté n’auraient besoin que d’un peu d’attention, un peu d’écoute, qui déboucheraient sur une aide (une entraide) adaptée à leurs problèmes. Une société qui engendre de la pauvreté a besoin de dialogues, de mixité, d’entraide, de générosité.
                          Le modéle sociétal dominant ne promeut que l’individualisme, la compétition et la séparation entre les différentes catégories sociales. Ce modèle est antisocial et invivable à moyen terme. Encourageons les initiatives qui oeuvrent pour l’édification d’une société juste, solidaire et durable. Il n’est pas trop tard pour aller dans ce sens. Je pense même que le moment est venu, pour chacun, sans attendre que ça vienne des autres. C’est en soi que tout se joue. Si chaque individu prend conscience qu’un changement global, doit d’abord passer par un changement individuel, le premier pas, le plus important, est fait. Ensuite, la mise en commun de toute cette somme de générosité, de créativité, d’intelligence et de bonté, se fera naturellement, humainement... 

                          Camilla


                          • Pourquoi ??? 27 septembre 2008 07:38

                            @ Stéphane et @ Sampiero :

                            Le pire employeur jamais rencontré : embauches uniquement au noir, salaires inférieurs au smic y compris le W-E, pas de primes de précarité ni de congés payés, heures sups jamais payées etc.. ;

                            Mais c’était un mec bien , malgré tout : il votait extrème gauche à toutes les élections...

                            Ce que je veux dire, c’est que dès qu’il s’agit de gagner un peu plus de fric, quitte à exploiter les autres un max, il n’y a plus d’idéologie, il n’y a plus qu’un compte en banque.

                            Je ne sais pas si Stéphane se souviendra de son passé de pauvre ailleurs que dans l’isoloir... Pas grave : ses employés seront riches...
                            de diversité !


                            • décurion 27 septembre 2008 15:07

                              Gagner de l’argent, en employant des salariés au black, cela demande une organisation assez compliquée à mettre en place, et beaucoup n’ont pas la logistique nécessaire.
                              Dans nombre de cas, le travail au noir, permet de reculer des échéances, mais elle n’enrichit pas, et tout au contraire, elle appauvrit celui qui en use.


                            • foufouille foufouille 27 septembre 2008 16:21

                              il suffit de sous traiter
                              le lycee paye A qui empoche 20000. A paye B 4000€ qui embauche des turcs pour une renovation
                              autre solution : aller chercher 20 roumains entrepeneurs "independant". la ca devient legal car ils sont pas salaries


                            • décurion 27 septembre 2008 21:09

                              à foufouille,

                              C’est plus compliqué que ça.
                              Pour payer sans fiche de paye, il faut encaisser sans facture.
                              Autrement, on perds des sous, dans tout les cas de figure.

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