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Accueil du site > Enquêtes participatives > Quelle place pour les pauvres en France ? > Pas d’invitation au Sénat pour la chômarde !
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Pas d’invitation au Sénat pour la chômarde !

Quand le Sénat se penche sur les politiques de lutte contre l’exclusion et la pauvreté, il auditionne large, mais ne convie pas de pauvres. Qui alors parle au nom des pauvres ?
Cet article est un volet de l’enquête participative : Quelle place pour les pauvres en France ?
 

Les questions
Comment participer ?
Où en est l’enquête ?
Les contributions

Ils font rarement la une, mais les sénateurs travaillent. Discrètement, mais en toute transparence, la mission commune d’Information sur les politiques de lutte contre l’exclusion et la pauvreté lancée en janvier 2008 travaille même sérieusement. Ces sénateurs qui se réunissent toutes les semaines depuis quatre mois ont déjà auditionné de nombreuses personnes-clefs. Leur but : faire un bilan des politiques de lutte contre l’exclusion et la pauvreté, menées depuis 1988 (date de la création du RMI), faire des propositions de réorientation de la législation et des politiques mises en oeuvre, et mener une réflexion d’ensemble sur l’organisation institutionnelle du secteur de l’insertion.

On le voit, les sénateurs se préparent à débattre des conclusions du Grenelle de l’insertion, présentées le 23 mai 2008, mais souhaitent également "élargir le débat à certaines idées actuellement en réflexion, telles que l’individualisation du RMI ou la création d’un revenu minimum d’existence".

Commençons par observer qui les sénateurs ont auditionné. Le panel est large :

  • De nombreuses associations et ONG (on va y revenir)
  • Des personnalités (Jacques Attali ; Franck Riboud, PDG de Danone …)
  • Des observatoires publics (pauvreté et exclusion, emploi) et des organismes consultatifs
  • Des représentants de l’Etat ou d’institutions qui lui sont rattachées
  • Des représentants des collectivités territoriales ou d’institutions qui leur sont rattachées
  • Des syndicats

Les pauvres pas conviés

Les membres de la mission sénatoriale n’en ont pas auditionnés, pas plus qu’ils n’ont été à leur rencontre sur le terrain, dans les squats, dans la rue, dans les ateliers d’insertion... Ce n’est pas encore rentré dans les mœurs. Rencontrer des personnalités qui ont des solutions, oui, écouter ceux ou celles qui ont les problèmes, non ! Quand Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté) a voulu imposer la démarche, il s’est heurté, de la part des travailleurs sociaux comme des élus, à des arguments tels que : "On ne peut pas le faire. Ce sont des gens fragiles. Il faut une longue préparation. Cela va les déstabiliser." (La Chômarde et le haut commissaire, p. 55)

Qui les représente ?

Au total, ce sont 21 personnes représentant 13 associations ou fédérations d’associations qui ont été investies du rôle de parler des pauvres et qui se sont succédées au Sénat :

  • ATD Quart-Monde France
  • Emmaüs France
  • Secours populaire français
  • Solidarités nouvelles face au chômage
  • Médecins du Monde
  • Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE)
  • Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP)
  • Droits d’urgence
  • Restos du cœur (volet insertion)
  • Centre d’action sociale protestant (CASP)
  • Fédération des associations pour la promotion et l’insertion par le logement (FAPIL)
  • Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS)
  • Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes sanitaires et sociaux (UNIOPSS)
La lecture des comptes-rendus d’auditions révèle d’abord l’étendue du travail accompli par les associations, la grande diversité de leurs approches et la connaissance qu’elles ont de la pauvreté, connaissance extrêmement directe quand les permanents font la démarche de vivre auprès des gens qu’ils aident.

Ces associations ont en commun de répondre de manière innovante à des besoins non couverts par la collectivité, ou qui n’étaient pas couverts à l’époque de leur création. Elles agissent dans les domaines de l’alimentaire, du logement, de la santé, du travail, de l’éducation …, certaines étant plus spécialisées que d’autres. Toutes font de l’accueil ou de l’accompagnement, certaines ne faisant que cela.

La plupart, et en particulier les fédérations, mènent une réflexion de fond avec la volonté de contribuer à l’élaboration des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Le collectif ALERTE, créé par l’UNIOPSS, a ainsi abouti en décembre 2007 à un accord avec les partenaires sociaux dont l’objectif principal est l’accès de toutes les personnes en situation de précarité à un emploi permettant de vivre dignement. ATD Quart-Monde, qui a une connaissance en profondeur de la pauvreté, a un siège au Conseil économique et social et vient de gagner une bataille auprès du Conseil de l’Europe pour non-respect par l’Etat français de ses engagements européens en matière de logement.


Elles ont également un rôle essentiel de veille, étant aux premières loges pour repérer l’émergence de nouvelles pauvretés ou de nouvelles problématiques et d’en alerter la société. Ainsi, Droits d’urgence, association réunissant 350 avocats et juristes bénévoles ainsi que des salariés à temps plein spécialisés dans l’accès au droit, souligne la vulnérabilité grandissante des personnes âgées à la pauvreté.

Questions

  • Comment faire participer les pauvres aux décisions qui les concernent alors qu’ils ne sont pas ou peu organisés ? Sur quels critères sélectionner leurs représentants ?
  • Les associations auditionnées par le Sénat vous semblent-elles posséder une légitimité pour parler au nom des pauvres ? Sinon, pourquoi ?
  • Quelles autres associations auraient dû être consultées ?
  • Martin Hirsch dit que "l’organisation des associations en groupes de pression a des progrès à faire" (La Chômarde et le haut commissaire, p. 223). Quels progrès doivent être faits ?
  • Les médias relaient-ils suffisamment et correctement la réalité vécue des pauvres ? l’action des associations ?

Comment participer ?

Cette enquête participative n’est pas un forum, au sens habituel du terme. Il ne s’agit pas de débattre entre vous, mais d’apporter des informations précises et documentées ou des témoignages relatifs aux questions posées. Je les étudierai, chercherai à les vérifier, à les recouper et à les confronter à d’autres informations que je pourrai aller recueillir auprès de personnes compétentes, comme cela se fait dans toute enquête journalistique.

Au fur et à mesure de la remontée des informations, je mettrai à jour une présentation synthétique de vos contributions et de mon propre travail d’enquête, vous permettant de suivre la progression de l’enquête et de mieux vous repérer dans la masse des contributions déjà reçues.
Une synthèse sera publiée en fin de course, synthèse qui pourra elle-même être critiquée ou complétée.

Le principe des enquêtes participatives a été présenté en juillet 2007 par Carlo Revelli. Il ne change pas, mais les méthodes évoluent, en tenant compte de l’expérience de la première enquête sur les vaccinations et de celle acquise sur hyperdebat.net.

Pour contribuer à l’enquête, cliquez sur "Ecrire un commentaire". Si vous n’êtes pas encore enregistré sur Agoravox, il vous sera demandé de le faire.

Quelques règles rédactionnelles :
  • Faites des messages courts. Plus vous êtes concis, plus vous avez de chance d’être lus !
  • Un seul sujet par message
  • Remplacez le titre par défaut par un titre qui résume en quelques mots la teneur de votre message

Où en est l’enquête ?

Cette section est une tentative de présentation synthétique de vos contributions et de mon propre travail d’enquête. Je la compléterai au fur et à mesure de la progression de l’enquête.

Comment faire participer les pauvres aux décisions qui les concernent alors qu’ils ne sont pas ou peu organisés ? Sur quels critères sélectionner leurs représentants ?

  • "Il n’y a pas de pauvres pour ne pas gêner le débat" foufouille 12/06
  • "il faudrait un syndicat de chômeurs géré et représenté par des chômeurs et des pauvres" Frabri 15/06
  • Difficile, parce que les pauvres sont "invisibles" et trop préoccupés par leur lutte quotidienne Finael 12/06
  • Les pauvres qui ont évolué devraient avoir une place aux décisions Orange 12/06
  • Par le canal des associations Alberto 12/06

Les associations auditionnées par le Sénat vous semblent-elles posséder une légitimité pour parler au nom des pauvres ? Sinon, pourquoi ?

Quelles autres associations auraient dû être consultées ?

Martin Hirsch dit que "L’organisation des associations en groupes de pression a des progrès à faire" ("La chômarde et le haut-commissaire" p223). Quels progrès doivent être faits ?

Les médias relaient-ils suffisamment et correctement la réalité vécue des pauvres ? l’action des associations ?






par Eric Lombard jeudi 12 juin 2008 - 43 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Zalka (---.---.---.7) 12 juin 2008 13:12
    Zalka

    Encore une fois, vous n’avez pas lu l’article... C’est affolant...

  • Par Yvance77 (---.---.---.88) 12 juin 2008 11:25
    Yvance77

    Salut,

     

    Normalement les pauvres ne devraient pas sauter de repas, les riches oui ... en realite c’est tout le contraire et depuis tojours. Peu importe, l’institution, le pays ... il continuera d’en etre ainsi.

    Regarder un pauvre en face, c’est genant et ; admettre que s’il en est la, c’est peu etre a cause de soi, !

    Aucun homme politque n’aura ce courage, ou peu ...

    Et si un De Gaulle ou un Jospin et les autres avaient reellement la volonte de changement ca se serait traduit dans les faits, car ils sont maitres du destion national. Je ne peux plus leur faire confinace, j’attends le messie mais la aussi rien ne me dit que cela arrivera enfin un jour ...

    Et puis pour ces grabateres, le siege paye les cigares, le cognac et les putes ... aucune raison de lacher le morceaux ...

     

    ... hormis les vonir je ne vois pas ce que je peux faire d’autre ceci etant !

     

    A peluche

     

  • Par finael (---.---.---.210) 12 juin 2008 22:51
    finael

    Le seul contact direct avec la pauvreté c’est de la vivre ou de l’avoir vécu.

    Car, comme nombre d’expériences extrêmes, ceux ou celles qui ne les ont pas vécu n’ont pas partagé les ressentis de ceux qui y sont passés.

    Quand on n’a pas souffert de la faim, par exemple, on ne peut pas comprendre vraiment ce que cela signifie ni les traces indélébiles qui en découlent.

    Les pauvres sont pudiques, quand ils ne sont pas honteux, et eux savent qu’ils ne peuvent transmettre cette expérience qu’à leurs semblables.

  • Par barbouse (---.---.---.240) 9 juillet 2008 12:04
    barbouse, KECK Mickaël

    bonjour, j’ai voulu faire court mais c’est difficile, et puis j’ai le sentiment d’écrire pour tous ceux qui n’ont plus la force, de ces visages croisées sur mon parcours dans la précarité.

    enfant adopté de parent divorcé, j’ai gouter à la faim, la rue, la quete d’un toit, l’entrainement a la survie en milieu urbain qu’était l’objection de conscience, 1790 francs par mois, et enfin le luxe, le rmi.

    pour survivre j’ai menti, arnaqué, imposer par la force, draguer des naïves, où rester dans des endroits a écouter des gens se plaindre de leur emploi en attendant qu’on me propose de rester manger, et pour ne pas devenir fou, j’ai beaucoup lu.

    La précarité biaise l’ensemble de vos rapports aux autres, l’amour, l’amitié, plus rien n’existe dans la spontanéité et la sincérité, tout est calcul pour survivre, avec au coeur, le souvenir de la spontanéité sincère qui était la votre enfant, et cette goutte de désespoir quand vous constater ce qui attendais l’enfant souriant à la vie que vous avez été.

    Votre percéption du monde des "autres" deviens de nous sommes tous égaux à nous somme tous des égos, les familles, les assoss, groupes, communauté, partie politiques, ne deviennent que des concentration d’intérets égoistes qui se concentrent pour s’assouvir. Alors c’est soi tu nous sert, toi le pauvre, le seul, le précaire, soi tu ne nous dérange pas, tu reste docile, soumis, faible, désorganisé, soi tu déranges, alors on te rejette, te criminalise, te culpabilise, t’enferme, t’emprisonne, te désespère,

    jusqu’a ce que tu comprennes qu’il n’y a qu’une chose a comprendre, la vie est un rapport de force permanent, que la charité donne le sucre pendant que l’autorité montre le baton ne change rien au faite que tu restes le chien dans leur regard. 

    Pour survivre j’ai fais la plonge, des "plans" et des petits boulots, légal, illégal, cette notion n’as plus court lorsque l’estomac vous commande, ni la morale, ni rien, votre conscience d’exister et d’être en vie se confronte constamment a la douleur de n’être plus qu’un ou de n’être plus que, de finalement n’en devenir qu’un ou de glisser vers pire, jusqu’a ce que l’idée de la mort vous paraisse l’issue la plus soulageante et la plus enviable.

    C’est dans le monde du travail a emploi "subventionnée", aidée, assisté, que l’on apprend la définition réelle du secteur tertiaire, la société de services, c’est la société où l’on se sert de toi autrement tu n’es personne.

    horaire impayées, traitement infantilisant, mythomanie et association inefficace dans ses actes, mais douée pour faire remplir des feuilles a des pauvres pour toucher des subventions, la manière dont ceux qui s’occupent de vous ou vous emploi consiste a vous donner une valeure fictive ou potentielle, a condition d’obéir, et de dire merci d’avoir reçu une bouffée d’oxygène entre 2 brasses coulées.

    de toute les conséquences sur ma psychologie, celle dont je me suis le plus rendu compte lorsque ma situation c’est un peu stabilisée, c’est l’écrasement de ma perception et de ma capacité a me projeter dans l’avenir. lorsqu’on se lève le matin sans savoir comment manger, et oui ça arrive en france, ni trop ou dormir le soir, on deviens incapable de focaliser sur le mois d’aprés, alors des projets d’avenir, n’en parlons pas.

    je me souviens avoir rempli un dossier de projet emploi jeune, ou finalement on me demandais un bilan prévisionnel, et avoir littéralement bloquée en me rendant compte que non seulement j’avais a faire a des personnes dont l’essentiel du pouvoir de décision se limitait a me donner une aide d’avant 25 ans, que l’aide au projet consistait a payée des honoraires à des intermédiaires, et que ne sachant déja pas comment j’allais payé mon loyer le mois prochain, avec quoi j’allais remplir mon frigo la semaine prochaine, mais on me demandais de faire un prévisionnel sur 5 ans...

    j’ai finalement pri la thune hypocritement, mais là aussi j’ai compris a quel point m’inciter a me focaliser sur un projet dans ma précarité ne servais qu’a faire circuler de l’argent au sein de l’ordre établi, pas d’y créer quelque chose de nouveau, comme par exemple, un avenir concret et effectivement motivant pour le précaire.

    sans transition, pour l’expression publique de la parole des précaires, cela n’existe pas pas dans la société de spectacle si elle ne se scénarise pas. sitting, manif, pancartes, bruler des voitures, etc...

    En se scénarisant elle se dénature, perd de sa force, et finalement deviens un spectacle comme un autre. Au final quelque assoss se font connaitre, crée quelque emploi en donnant le sentiment au plus grand nombre que " des gens s’en occupent, on va pouvoir regarder le match ou le dernier télé réality show tranquille"

    mais jamais au grand jamais on ne vas enquéter concrétement sur l’efficacité de ces associations, des services publics, et des innombrables abus de faiblesses que connaissent bien les précaires lorsqu’ils parlent entre eux,

    et qui font que la et ma précarité donne plus d’emploi, justifie plus de salaire, et par la même incite ceux qui s’en occupe a la péréniser comme fond de commerce en ces périodes de chomage, qu’a apporter une solution efficace.

    la gestion de la précarité en france ressemble a du charlatanisme organisée, le but non avoué est de garder le faible captif, malade social, apeurée, dépendant et votant a gauche, parcer que la droite attention ils vont t’enlever le peu que tu as, en lui apportant des placebos, sans aucune éthique d’efficacité propre au médecin dont le but est de guérir réellement.

    Ces structures mettent méditatiquement en avant les encore plus faibles, les plus dociles, c’est a dire les brisées qui ont appri a lécher la main quand on leur tend un sucre, en espérant qu’on leur mette une chaine autour du cou parce qu’on " s’intéresse a eux".

    L’espoir qui brille dans leur yeux quand on y met le projecteur d’une caméra est l’expression la plus tristement pathétique de l’illusion que la télé change la vie lorsqu’elle accorde la bénédiction de son regard. La cas par cas, le type sous la tente au canal st martin qui trouve un emploi, n’est en rien comparable a une logistique et une politique efficace pour le plus grand nombre. Placebo, encore une fois.

    La parole du pauvre en france est clientèlisée, étiquettée, modèlisée, autorisée ou non a s’exprimer médiatiquement de manière à la rendre supportable aux brave gens. Je n’ai jamais, depuis le temps que je suis pauvre, entendu publiquement quelqu’un dire a voix haute et intelligible la vérité tel que je la perçois et la partage dans mon entourage de pauvre, mais je ne compte pas le nombre de personnes qui en prétendant parler a ma place, n’ont dit que ce que les non pauvres veulent entendre, c’est a dire de quoi vivre tranquille avec l’impression que leur travail et leur impot servent la société et le monde dans lequel ils vivent.

    La notion de dignité et d’amour propre est un luxe pour le pauvre tant on lui demande de raconté ses malheurs jusqu’a l’indécence pour avoir une miette d’aide social, tant tu dois justifier et exprimer ta misère, et si possible en rajouter pour toucher un "petit bonus", de quoi survivre la dernière semaine du mois.

    tous les 3 mois à la caf, je signe pour affirmer que je suis encore pauvre, tous les rendez vous "sociaux", tout le temps finalement, les mêmes vérités enrobé de mensonge, alors, vous etes fainéant, monsieur le précaire ? escroc a l’aide social ? pourquoi vous n’allez pas LA, le là est subventionnée en ce moment, j’ai mon beau frère qui y travaille, ils ont besoin de client pour toucher l’argent de l’état. Vous êtes réticent, vous savez que vous risquez... vous avez pas bien rempli le formulaire là et il me manque ce justificatif, je peu arranger ça mais.. vous y allez alors, LA, remplissez y au moins les papiers ça suffira pour prouver l’utilité de cette politique. Ais je besoin, en plus du fardeau de ma précarité, de participer a une telle mascarade ?

    la véritable expression publique de la précarité, des enfermés dans la pauvreté, c’est la violence en hausse dans le pays, parce que nous savons tous que grâce a ça, les laches payent plus pour s’acheter de la paix civile tout en votant pour plus " d’autorité sécuritaire",

    dont l’illusion est d’autant plus patente dans les faits que la police au quotidien n’a rien a voir avec ces " démonstration de force médiatique", qu’elle n’est pas exempte de corruption et de tendance a laisser faire, tiens petit, je ferme les yeux sur le shit que tu fumes, comme ça tu restes dans ta merde, cour moins vite et parle plus vite si je dois t’arréter.

    et n’est il pas normal, lorsque tant de personnes en sont réduite a ne pas pouvoir se projeter dans l’avenir, mentalement et concrétement emprisonnée où a zone d’usage de leur liberté trés limité, se devant de remplir un devoir de mémoire quand leur quotidien et le restant de leur jour sera certe moins violemment mortel, mais plus long dans la lente et morne agonie qu’est la non vie dans le ghetto de la misère française, et sans GIs ni armée russe pour venir vous libèrer, mais on vous parle de conccurence victimaire, pas de l’indigence a inciter des souffrants aux présent de tourner leur attention sur les souffrances passé faute de leur offrir une vision d’avenir.

    mais dans nos ghettos on a quand même ces gentils capo de gauche, des commes vous, qui vous comprenne, des sincère mais qui peuvent pas grand chose, dont le but c’est surtout pas d’émeute, on va troubler l’ordre du camp. Ah, les subventions baissent, bon les gars, faut casser un peu, que le maire réagisse. Ce sont des Capo dans le sens où ils servent une autorité indigne tant elle pratique l’abus de faiblesse vers une direction sans issue. Et la droite, monsieur hirsch, le travail rend libre, n’est ce pas ce qui est écrit au fronton d’un camp de concentration célèbre ?

    La vertue de se sentir utile a la société passe exclusivement pour le pauvre a exprimer sa servilité ? son employabilité ? son crime c’est d’être mal formée pour servir le pouvoir ? merci monsieur avant j’étais pauvre maintenant grâce à vous je vais devenir endetté...

    être utile c’est péréniser sa précarité pour que d’autres en profitent puisqu’ils y puisent la raison de leur salaire ?

    parfois on sent qu’il est juste de penser que servir la société tel qu’on la voit d’en bas, c’est surtout ne pas payer d’impot, le salaire de ces incompétent, de ces professeurs, de ces flics, de ces juges, de ses politiques, et autre intervenant dans votre vie pour en faire ça, de votre vie.

    surtout ne pas y participer autrement que pour saper l’effort des naifs qui y croient encore, saboter en faisant du " oui monsieur, je suis désolé, je suis stupide, mais je suis pauvre et malheureux vous comprenez ?", et garder le meilleur de soi même pour soi. Devenir une force d’immobilisme tranquille qui regarde la france s’écrouler sans réagir, parce que c’est la meilleur chose qui puisse lui arriver pour l’obliger a évoluer.

    Vous me direz, c’est pire ailleurs, dans d’autre pays, je vous répondrai que j’en ai rien a foutre, c’est ici que je vis, la manière dont un met des chaines aux pauvre est plus psychologique, moins ostensible, mais ça reste des chaines, et j’ai pas les moyens d’aller voir ailleurs pour comparer, ailleurs le pauvre a le droit de devenir papa sans craindre d’être plus rentable pour sa femme et ses gosses en ne reconnaissant pas ses enfants ( aide a la mère isolée), voir de ne pas les éléver et les protéger lui même, caf.

    même l’expression la plus naturelle du besoin humain de se reproduire et d’aimer ses enfants est dénaturée par le système de gestion de la précarité, parce que pour survivre vous ne devez pas être officiellement normal.

    la peur, celle du pauvre de perdre le peu qu’il a, celle du travailleur pauvre d’etre en concurrence avec d’autres alors qu’il payent si chèrement en heure de sa vie le sentiment d’etre digne et utile,

    la peur du moins pauvre de payer plus pour les autres, celle du j’ai mon emploi sur concour et des "possédant", de voir des pauvres intelligents prendre la place qu’il réserve à ses enfants,

    celle du riche, de voir les pauvres tout casser, celle du blanc, de voir des groupes barbares le frapper, des ghettos, de voir l’armée arrivée et tout nettoyer, voilà ce qui dirige la france, la peur, et la peur aliène l’humain aussi surement que l’espoir le mobilise lorsqu’il peut enfin la combattre.

    amicalement, barbouse. KECK Mickael, 34 ans, rmiste, nancy 54, parce que j’assume et je signe ce que je viens d’écrire, qui a défaut d’etre juste, n’est pas moins au minimum des sentiments,

    de ceux qui mobilisent ou non vos actes, et par la même agissent sur le concret, qui par la suite deviens mesurable, quantifiable, rationalisable.


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