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Accueil du site > Enquêtes participatives > Quelle place pour les pauvres en France ? > Pas d’invitation au Sénat pour la chômarde !

Pas d’invitation au Sénat pour la chômarde !

Quand le Sénat se penche sur les politiques de lutte contre l’exclusion et la pauvreté, il auditionne large, mais ne convie pas de pauvres. Qui alors parle au nom des pauvres ?
Cet article est un volet de l’enquête participative : Quelle place pour les pauvres en France ?
 

Les questions
Comment participer ?
Où en est l’enquête ?
Les contributions

Ils font rarement la une, mais les sénateurs travaillent. Discrètement, mais en toute transparence, la mission commune d’Information sur les politiques de lutte contre l’exclusion et la pauvreté lancée en janvier 2008 travaille même sérieusement. Ces sénateurs qui se réunissent toutes les semaines depuis quatre mois ont déjà auditionné de nombreuses personnes-clefs. Leur but : faire un bilan des politiques de lutte contre l’exclusion et la pauvreté, menées depuis 1988 (date de la création du RMI), faire des propositions de réorientation de la législation et des politiques mises en oeuvre, et mener une réflexion d’ensemble sur l’organisation institutionnelle du secteur de l’insertion.

On le voit, les sénateurs se préparent à débattre des conclusions du Grenelle de l’insertion, présentées le 23 mai 2008, mais souhaitent également "élargir le débat à certaines idées actuellement en réflexion, telles que l’individualisation du RMI ou la création d’un revenu minimum d’existence".

Commençons par observer qui les sénateurs ont auditionné. Le panel est large :

  • De nombreuses associations et ONG (on va y revenir)
  • Des personnalités (Jacques Attali ; Franck Riboud, PDG de Danone …)
  • Des observatoires publics (pauvreté et exclusion, emploi) et des organismes consultatifs
  • Des représentants de l’Etat ou d’institutions qui lui sont rattachées
  • Des représentants des collectivités territoriales ou d’institutions qui leur sont rattachées
  • Des syndicats

Les pauvres pas conviés

Les membres de la mission sénatoriale n’en ont pas auditionnés, pas plus qu’ils n’ont été à leur rencontre sur le terrain, dans les squats, dans la rue, dans les ateliers d’insertion... Ce n’est pas encore rentré dans les mœurs. Rencontrer des personnalités qui ont des solutions, oui, écouter ceux ou celles qui ont les problèmes, non ! Quand Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté) a voulu imposer la démarche, il s’est heurté, de la part des travailleurs sociaux comme des élus, à des arguments tels que : "On ne peut pas le faire. Ce sont des gens fragiles. Il faut une longue préparation. Cela va les déstabiliser." (La Chômarde et le haut commissaire, p. 55)

Qui les représente ?

Au total, ce sont 21 personnes représentant 13 associations ou fédérations d’associations qui ont été investies du rôle de parler des pauvres et qui se sont succédées au Sénat :

  • ATD Quart-Monde France
  • Emmaüs France
  • Secours populaire français
  • Solidarités nouvelles face au chômage
  • Médecins du Monde
  • Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE)
  • Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP)
  • Droits d’urgence
  • Restos du cœur (volet insertion)
  • Centre d’action sociale protestant (CASP)
  • Fédération des associations pour la promotion et l’insertion par le logement (FAPIL)
  • Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS)
  • Union nationale interfédérale des oeuvres et organismes sanitaires et sociaux (UNIOPSS)
La lecture des comptes-rendus d’auditions révèle d’abord l’étendue du travail accompli par les associations, la grande diversité de leurs approches et la connaissance qu’elles ont de la pauvreté, connaissance extrêmement directe quand les permanents font la démarche de vivre auprès des gens qu’ils aident.

Ces associations ont en commun de répondre de manière innovante à des besoins non couverts par la collectivité, ou qui n’étaient pas couverts à l’époque de leur création. Elles agissent dans les domaines de l’alimentaire, du logement, de la santé, du travail, de l’éducation …, certaines étant plus spécialisées que d’autres. Toutes font de l’accueil ou de l’accompagnement, certaines ne faisant que cela.

La plupart, et en particulier les fédérations, mènent une réflexion de fond avec la volonté de contribuer à l’élaboration des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Le collectif ALERTE, créé par l’UNIOPSS, a ainsi abouti en décembre 2007 à un accord avec les partenaires sociaux dont l’objectif principal est l’accès de toutes les personnes en situation de précarité à un emploi permettant de vivre dignement. ATD Quart-Monde, qui a une connaissance en profondeur de la pauvreté, a un siège au Conseil économique et social et vient de gagner une bataille auprès du Conseil de l’Europe pour non-respect par l’Etat français de ses engagements européens en matière de logement.

Elles ont également un rôle essentiel de veille, étant aux premières loges pour repérer l’émergence de nouvelles pauvretés ou de nouvelles problématiques et d’en alerter la société. Ainsi, Droits d’urgence, association réunissant 350 avocats et juristes bénévoles ainsi que des salariés à temps plein spécialisés dans l’accès au droit, souligne la vulnérabilité grandissante des personnes âgées à la pauvreté.

Questions

  • Comment faire participer les pauvres aux décisions qui les concernent alors qu’ils ne sont pas ou peu organisés ? Sur quels critères sélectionner leurs représentants ?
  • Les associations auditionnées par le Sénat vous semblent-elles posséder une légitimité pour parler au nom des pauvres ? Sinon, pourquoi ?
  • Quelles autres associations auraient dû être consultées ?
  • Martin Hirsch dit que "l’organisation des associations en groupes de pression a des progrès à faire" (La Chômarde et le haut commissaire, p. 223). Quels progrès doivent être faits ?
  • Les médias relaient-ils suffisamment et correctement la réalité vécue des pauvres ? l’action des associations ?

Comment participer ?

Cette enquête participative n’est pas un forum, au sens habituel du terme. Il ne s’agit pas de débattre entre vous, mais d’apporter des informations précises et documentées ou des témoignages relatifs aux questions posées. Je les étudierai, chercherai à les vérifier, à les recouper et à les confronter à d’autres informations que je pourrai aller recueillir auprès de personnes compétentes, comme cela se fait dans toute enquête journalistique.

Au fur et à mesure de la remontée des informations, je mettrai à jour une présentation synthétique de vos contributions et de mon propre travail d’enquête, vous permettant de suivre la progression de l’enquête et de mieux vous repérer dans la masse des contributions déjà reçues.
Une synthèse sera publiée en fin de course, synthèse qui pourra elle-même être critiquée ou complétée.

Le principe des enquêtes participatives a été présenté en juillet 2007 par Carlo Revelli. Il ne change pas, mais les méthodes évoluent, en tenant compte de l’expérience de la première enquête sur les vaccinations et de celle acquise sur hyperdebat.net.

Pour contribuer à l’enquête, cliquez sur "Ecrire un commentaire". Si vous n’êtes pas encore enregistré sur Agoravox, il vous sera demandé de le faire.

Quelques règles rédactionnelles :
  • Faites des messages courts. Plus vous êtes concis, plus vous avez de chance d’être lus !
  • Un seul sujet par message
  • Remplacez le titre par défaut par un titre qui résume en quelques mots la teneur de votre message

Où en est l’enquête ?

Cette section est une tentative de présentation synthétique de vos contributions et de mon propre travail d’enquête. Je la compléterai au fur et à mesure de la progression de l’enquête.

Comment faire participer les pauvres aux décisions qui les concernent alors qu’ils ne sont pas ou peu organisés ? Sur quels critères sélectionner leurs représentants ?

  • "Il n’y a pas de pauvres pour ne pas gêner le débat" foufouille 12/06
  • "il faudrait un syndicat de chômeurs géré et représenté par des chômeurs et des pauvres" Frabri 15/06
  • Difficile, parce que les pauvres sont "invisibles" et trop préoccupés par leur lutte quotidienne Finael 12/06
  • Les pauvres qui ont évolué devraient avoir une place aux décisions Orange 12/06
  • Par le canal des associations Alberto 12/06

Les associations auditionnées par le Sénat vous semblent-elles posséder une légitimité pour parler au nom des pauvres ? Sinon, pourquoi ?

Quelles autres associations auraient dû être consultées ?

Martin Hirsch dit que "L’organisation des associations en groupes de pression a des progrès à faire" ("La chômarde et le haut-commissaire" p223). Quels progrès doivent être faits ?

Les médias relaient-ils suffisamment et correctement la réalité vécue des pauvres ? l’action des associations ?




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41 réactions à cet article    


  • orange orange 12 juin 2008 10:31

    Par ce que le pauvre n’évolue pas dans sa vie quotidienne, ou par ce que le pauvre n’est pas à la hauteur pour dire se qu’il se passe dans la vie des plus en difficulté que lui mêm. Je pense qu’il faut changer de regard pour arrivé à changer les tabous.

     


    • tvargentine.com lerma 12 juin 2008 10:40

      JOSPIN voulait réformer le SENAT

      DE GAULLE en son temps avait aussi voulu réformer le Sénat

      Cette institution a besoin d’une réforme afin d’être véritablement représentatif du peuple et non des notables qui défendent leurs interets particuliers et leurs conservatismes.

      Comment parler d’une institution qui ne correspond plus à rien et dont les débats ne servent à rien en France.

      Il faut abolir cette assemblée et la fusionner avec des listes élus par le peuple et qui auraient pour objectif d’être à l’écoute de la société et de faire des propositions et contre proposition au gouvernement

       


      • Zalka Zalka 12 juin 2008 13:12

        Encore une fois, vous n’avez pas lu l’article... C’est affolant...


      • ET SI ON REDUISAIT LE MILLE FEUILLES POLITIQUE A QUELQUES COUCHES...COMMUNAUTE DE COMMUNES ...REGIONS ET ASSEMBl2E NATIONALE DE 101 DEPUTES quelles economies pour aider les gens qui ont des fins de mois difficiles...les mères seules qui font des chèques dits alimentaires( payés a concurrence de 100 franc...moins de BANKSTERS a cette époque...ou moins d’actionnaires rapaces...ahommes d’affaires...avocats politiques...)


        tous ensemble


      • orange orange 12 juin 2008 10:58

        Mais ceux qui ont évoluer sont organisé, et devraient avoir une place aux décisions.


        • Yvance77 12 juin 2008 11:25

          Salut,

           

          Normalement les pauvres ne devraient pas sauter de repas, les riches oui ... en realite c’est tout le contraire et depuis tojours. Peu importe, l’institution, le pays ... il continuera d’en etre ainsi.

          Regarder un pauvre en face, c’est genant et ; admettre que s’il en est la, c’est peu etre a cause de soi, !

          Aucun homme politque n’aura ce courage, ou peu ...

          Et si un De Gaulle ou un Jospin et les autres avaient reellement la volonte de changement ca se serait traduit dans les faits, car ils sont maitres du destion national. Je ne peux plus leur faire confinace, j’attends le messie mais la aussi rien ne me dit que cela arrivera enfin un jour ...

          Et puis pour ces grabateres, le siege paye les cigares, le cognac et les putes ... aucune raison de lacher le morceaux ...

           

          ... hormis les vonir je ne vois pas ce que je peux faire d’autre ceci etant !

           

          A peluche

           


          • Christophe Christophe 12 juin 2008 12:50

            @L’auteur,

            Lorsque nous abordons la formation permettant un retour à l’emploi, même si il faut convenir qu’il existe un nombre important de structures de formation hors cursus scolaire, reste à se poser la question sur l’adéquation entre le niveau des formations proposées et les capacités intrinsèques des potentiels participants. Bien entendu, de façon plus pragmatique, il faut d’abord se poser la question de savoir quels sont les niveaux requis pour obtenir actuellement un emploi.

            Nous pouvons nous poser la question à savoir si la suppression des métiers à faible valeur ajoutée ; principalement les métiers manuels ; peut permettre à tous de suivre une formation leur permettant un accès à l’emploi. Les exemples foisonnent ; si dans notre histoire proche, un opérateur sur machine outil pouvait avoir un emploi avec un CAP ou un BEP, aujourd’hui, il leur est demandé un BTS ou un niveau BTS. L’écart est important, non sur la pratique, mais principalement sur les aspects théoriques qui permettent une meilleure adaptation aux nouvelles technologies.

            Posons des questions simples : Dès lors que la majorité des emplois nécessitent un niveau BAC + 2 au minimum, pouvons-nous poser l’hypothèse préalable qu’une majorité de citoyen a les capacités d’atteindre, au minimum, ce niveau d’études ? A quoi sert-il de former des citoyens dont le niveau acquis n’est pas en corrélation avec le besoin de main d’oeuvre ?

            Attention, j’aborde là uniquement le besoin de formation hors cursus scolaire ; l’objectif de l’enseignement dans le cadre du cursus classique n’ayant pas pour objectif exclusif l’employabilité.

            Il faut se méfier des grandes théories. Sur le papier, elles fonctionnent mais ne pas passent pas l’épreuve des faits. Existe-t-il des informations relatives au prérequis demandés pour obtenir un emploi, avec classement par niveau d’étude ?


            • spartacus1 spartacus1 12 juin 2008 15:20

              Christophe dit : "Posons des questions simples : Dès lors que la majorité des emplois nécessitent un niveau BAC + 2 au minimum, pouvons-nous poser l’hypothèse préalable qu’une majorité de citoyen a les capacités d’atteindre, au minimum, ce niveau d’études ? A quoi sert-il de former des citoyens dont le niveau acquis n’est pas en corrélation avec le besoin de main d’oeuvre ?"

              Je suis relativement d’accord, le contrat social actuel (que l’on soit d’accord ou non avec ce contrat n’est pas la question ici) impose une main-d’oeuvre plus qualifiée.

              Mais les personnes qui n’ont pas eut la chance de naitre avec suffisament d’intelligence ou qui n’ont pas pu poursuivre une formation normale (pour des raisons psychologiques, culturelles ou d’environnement) n’ont-elles pas le droit de vivre décemment ?

              Je peux comprendre que dans une société de grave pénurie, par exemple les inouits, les non productifs soient voués à disparaitre rapidement, et encore, chez les inouit, c’était fait avec beaucoup de ménagement. Mais dans une société d’abondance (au moins pour certains) ? L’être humain veut absolument être différent de l’animal, mais la seule chose que le libéralisme (qu’il soit néo ou archéo) propose, c’est la loi de la jungle, c’est à dire le retour à l’animalité.


            • Dolores 5 septembre 2008 17:34

              J’ai connu un temps où certains métiers se transmettaient de père en fils : on apprenait sur "le tas".

              C’était notamment le cas dans l’agriculture où n’importe quel paysan savait s’occuper du bétail, choisir les cultures à faire dans telle parcelle et pas dans telle autre, fumer un champ ou soigner la vigne.
              Tout cela sans diplôme, sauf le certificat d’étude puisque c’était le niveau obligatoire de fréquentation scolaire.
              Ce n’est pas si ancien (30 ou 40 ans) et les gens s’en tiraient honorablement pour la plupart.

              Quelque années plus tard, pour gardes les vaches le certificat d’étude devenait obligatoire.
              Puis on a demandé un CAP, puis un BEPC, puis un BEP pour le même emploi tenu auparavant sans diplôme. Je le voyais écrit noir sur blanc dans les petites annonces dans les journaux !
              Maintenant pour exercer le même métier il faut au minimun un BAC agricole. Bientôt il sera nécessaire
              d’être ingénieur agronome !
              Les résultat sont-ils meilleurs ? Non, car la seul chose véritablement apprise scolairement est la meilleure manière d’empoisonner la terre.
              Le seul résultat est l’exode des paysans incapables, malgré leur savoir, d’obtenir ce niveau d’études théoriques.
              Ils sont allés grossir le lot des ouvriers sans qualifications et voués à la pauvreté des villes.

              Aujourd’hui, sans une qualification élevée, le droit de vivre dignement vous est retiré : il ne reste plus que le droit d’occuper un emploi sous-payé.

              Le problème est que la valeur humaine que la société accorde est proportionnelle non pas à votre valeur propre mais au montant de votre salaire.

              De plus, (et depuis la nuit des temps semble-t-il) le peuple, donc les pauvres, est considéré de façon
              extrêmement péjorative. Il est vu comme inférieur, abject, vil, paresseux, bas et plein de vices.
              Il n’y a pas lieu de sans préoccuper vraiment (voir le gouvernement).

              Mais ceux qui s’en soucient peuvent lui faire la CHARITE. Et ceux qui y ont recours sont contraints de mettre leur dignité dans leur poche pour ne pas crever de faim.
               Les pauvres sont trop occupés à se demander s’ils mangeront le lendemain pour se révolter. La charité
              maintient une PAIX PUBLIQUE trompeuse en leur donnant un minimum et débarrasse le gouvernement d’un souci grave : imaginez 6 ou 7 millons de personnes pauvres revendiquant dans la rue.

              Ce n’est pas tant la pauvreté qui est préoccupante, c’est la société qui l’engendre qu’il faut réformer : ne plus accepter que des gens qui travaillent ne puisent pas se loger, se chauffer, se nourrir convenablement.

              C’est cela qui serait un PROGRES remarquable de la CIVILISATION.
              La question des diplômes, de la formation, etc... ne sont qu’une façon de compliquer ce qui pourrait être simple.
              Si on continue dans cette voie, on va bientôt exiger que pour garder les vaches il soit nécessaire d’avoir
              écrit une thèse pour obtenir un doctorat !
              Et plus personne ne sera capable de "garder les vaches" (trop compliqué !!!) !










            • foufouille foufouille 12 juin 2008 13:43

              il n’y a pas de pauvres pour ne pas gener le debat

              ce "debat" doit etre politiquement correct. le gateau se doit d’etre partage avec les memes, ceux qui sont responsables de la situation actuelle


              • alberto alberto 12 juin 2008 13:52

                Bonjour,

                Question 1 : Des pauvres « témoins » ne pourraient-ils pas être présentés par les associations qui les  connaissent ?

                Question 2 : Je ne sais pas,

                Question 3 : Je ne sais pas,

                Question 4 : Création d’une fédération nationale des organisations caritatives, par exemple ? Ceci afin d’avoir plus de poids auprès des instances étatiques,

                Question 5 : Les médias sont très diversifiés, mais disons que je constate que pour la plupart des « grands » médias généralistes, la pauvreté est un titre à côté de la météo…

                Mais il existe une presse spécialisée…pour ceux que ça intéresse !

                Proposition peso : agir pour que chaque commune (taille de la commune à définir) généralise le fait qu’un employé municipal soit désigné pour servir de point focal pour accueillir les demandes d’aides, les orienter vers les associations recueillir les dons en nature (meubles, vêtements, nourriture…), et les dons en espèces pour les répartir aux diverses associations présentes sur la commune en fonction de leur spécificité…

                Nota : Il y a une antenne Emmaüs près de chez moi à Longjumeau qui effectue ce travail de recueil et de répartition des dons et qui me semble être la plus efficace dans ma région en matière de lutte contre la pauvreté et il y a aussi dans ma commune des actions ponctuelles de la part d’associations type Secours populaire et catholique mais cela montre que tout cela devrait être mieux coordonné au sein d’une fédération nationale.

                Bien à vous.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 12 juin 2008 16:11

                  Bonjour,

                  Ici, dans nos campagnes profondes, il n’y a pas de pauvres. Il y a des sortes d’indiens déstructurés qui ont plus ou moins l’envie de travailler. Ils sont souvent logés dans des dépendances et font du jardin chez des vieux, ils ont tous un vélo et un bar pas loin qui les ramène le soir. Allez donc leur poser la question pour votre enquète... vous n’en trouverez pas.

                  C’est la ville qui aspire, appâte, aguiche et aimante les anciens propriétaires en campagne pour un exode vers la ville qui génère de la compétition inhumaine et fabrique ces pauvres à coup d’injustice et d’inégalité toujours plus larges. D’ailleurs, quand ils apprennent que l’on préfère embaucher des africains sans papiers pour les faire travailler non déclarés dans les cuisines des brasseries de la Grande Armée et de tout les quartiers chics... Imaginez leurs déconvenue.

                  Vous avez besoin de conseil, donnez leur une prime au retour comme aux Portugais sous Giscard, ( dix mille francs, à l’époque ) qu’ils returnent dans leur campagne qui les attend. Messieurs les Sénateurs, quand vous avez envie de faire une enquète sur le terrain, profitez en pour prendre de bonnes leçons, vous en avez besoin...

                   


                  • foufouille foufouille 12 juin 2008 16:51

                    dans ma campagne a moi, il y a des pauvres comme partout

                    c’etait ironique ?

                    en plus par chez moi, les vieilles tombent en ruine. la plupart ne sont pas en vente. et quand elle le sont c’est a un prix........


                  • faxtronic faxtronic 16 juin 2008 09:55

                    Ta campagne, quelle campagne ? Pas la campagne francaise en tous cas.


                  • finael finael 12 juin 2008 16:59

                    Opinions personnelles provenant d’un vécu ayant eu ses hauts (relatifs) et ses bas (faire les poubelles pour manger, par exemple).

                    Question 1 : Très difficile, comme sur bien d’autres sujets il faudrait ne faire intervenir que des gens ayant connu et vécu la pauvreté. Ce qui exclut les participants de la commission sénatoriale.

                    Pire, les pauvres sont "invisibles", encore plus "anonymes" que ce que je décris dans mon propre article, vous ne voyez même pas en sortant de chez vous alors qu’ils sont bien là.

                    Enfin, pour rendre les choses encore plus difficiles, ils sont bien plus préoccupés par leur quotidien : trouver à manger, un refuge, ... que par de grandes réflexions, même si certains en sont tout à fait capables.

                    Question 2 : Aucune, car ces personnes n’ont pas ce vécu.

                    Question 3  : Aucune encore, car des "associations de pauvres" n’existent pas.

                    Question 4 : Déjà regarder autour de soi. Parler avec ces gens.

                    Question 5 : Evidemment non ! Il n’existe à ma connaissance qu’une seule journaliste (américaine) ayant tenté l’expérience : Barbara Ehrenreich ("l’Amérique pauvre" - traduction française aux éditions 10/18).


                    • chmoll chmoll 12 juin 2008 19:24

                      pkoi faire aller au sénat, sont tous atteint d’pauvreté cérébral là n’dans


                      • orange orange 12 juin 2008 21:19

                        Depuis longtemps je sais que le pauvre est mal vu, je dis le vrai pauvre, celui qui vit à la rue , ou que sa façon de se comporter avec les autres est mal vu, Ils ne peuvent pas avoir un comportement exemplaire, si, dans leur enfance personne était la pour leur apprendre à bien se tenir

                         ici je parle des familles du quart monde. Qui un jour à croisé leur regard sur ces personnes sans se donner un mauvais jujement ?

                         


                        • Leila Leila 12 juin 2008 21:48

                          Oui, les associations auditionnées par le Sénat me semblent légitimes pour représenter les pauvres, car elles ont avec eux un contact direct.


                          • finael finael 12 juin 2008 22:51

                            Le seul contact direct avec la pauvreté c’est de la vivre ou de l’avoir vécu.

                            Car, comme nombre d’expériences extrêmes, ceux ou celles qui ne les ont pas vécu n’ont pas partagé les ressentis de ceux qui y sont passés.

                            Quand on n’a pas souffert de la faim, par exemple, on ne peut pas comprendre vraiment ce que cela signifie ni les traces indélébiles qui en découlent.

                            Les pauvres sont pudiques, quand ils ne sont pas honteux, et eux savent qu’ils ne peuvent transmettre cette expérience qu’à leurs semblables.


                          • Bof 13 juin 2008 08:03

                            Aucune organisation ne peut représenter un être Humain et encore moins expliquer !

                            Sinon, comment expliquer que depuis les années 1975, ce phénomème de pauvreté augmente ? Je me souviens qu’en 1978 environ, les enfants allaient être nourris jusque UN AN avec des produits qui leur conviennent.

                             Par contre, bravo pour votre article qui devrait être généralisé aux autres grands domaines politiques. Depuis que des grands cerveaux s’occupent de diriger notre pays, tout va de mal en pis. Il faudra bien un jour expliquer que les meilleures solutions trouvées et appliquées par nos technocrates et énarques n’ont provoquées que des catastrophes et ceci depuis 1975. Nous en sommes à 30% d’illétrés et 22 millions d’enfermés dans des zup sans aucune possibilité de pouvoir participer à son propre sort ...un peu comme un troupeau de vaches promis à l’abattoir. Le prix de l’essence vient mettre un double tour à la serrure . Donc, pauvres et gérés voilà actuellement la situation. Je précise ’gérés’ pas pour le bien des pauvres MAIS pour le bien unique et cinique de ceux qui gérent.

                             Il faudra donc un jour comprendre que seuls des dirigeants capables de voir ’ " loin " ’ devront reprendre le pouvoir de notre pays.

                             


                            • orange orange 13 juin 2008 10:15

                              "aucune organisation ne peu représenté un être humain"

                              effectivement seule l’être humain peu parler de se qu’il vit. Personne ne pourra faire à la place de l’autre humain.

                              Les médias relaient-ils correctement le vécu des pauvre ?

                              La question est plutôt de dire quels sont les médias suceptible d’écrire la pauvreté, à moins que ceux ci aient connu lui même la pauvreté. Car écrire, ou parler de la misère et pauvreté sans l’avoir connu soit même n’est pas la même chose que de l’écouter ou de la lire. A moins de’écrire mot pour mot ce qu’il entend.

                               


                              • foufouille foufouille 13 juin 2008 11:23

                                reponse les medias non officiel ou les rares journalistes serieux et engages

                                evidement, il faut chercher du cote coco....

                                le pire sont les responsables sur les pays etrangers : on a rien a manger avec des dents bien brillante et droite....

                                la france c’est pareil. tu as une tele tu es riche. une voiture ? horreur ! pour les bobos, le pauvre est le sdf. sauf que quand ils en voient il les font fuir

                                les dirigeant, eux sont des petits fils de haut fonctionnaire.........

                                ils ont 55a en moyennne. et lorsqu’ils sont nes, si pour les citoyens francais, une salle de bains etait un luxe, pour eux c’etait normal depuis 1900 voire plus

                                les organisations qu’ils ont choisis, sont elle rempli de gens vereux, moralisateur et d’enarque genre hirsch

                                et meme s’ils etaient honnetes, on ne peut rien faire sans les vrais chiffres. ils n’ont acces qu’a des statistiques truques comme le chomage


                              • Eric Lombard Eric Lombard 14 juin 2008 10:10

                                @ orange

                                Vous suivez cette enquête participative depuis le début et avez plusieurs fois apporté votre contribution fondée sur votre expérience de la pauvreté.

                                Le récit autobiographique que vous venez de publier sur Agoravox, La lutte contre la misère vue par une militante du refus de la misère vient utilement illustrer votre légitimité à parler au nom de vos compagnons de misère.

                                Vous dites avoir déjà été interviewée plusieurs fois par des quotidiens. Avez-vous le sentiment que les journalistes ont bien relayé ce que vous leur avez dit ?

                                 


                              • Eric Lombard Eric Lombard 14 juin 2008 10:22

                                @ foufouille

                                Vous dites "les organisations qu’ils ont choisis, sont elle rempli de gens vereux,
                                moralisateur et d’enarque genre hirsch".

                                Cette enquête sera d’autant plus crédible si elle est basée sur des faits, non sur des opinions. Avez -vous des exemples précis ? Que reprochez-vous à Martin Hirsch ?

                                 


                              • Eric Lombard Eric Lombard 13 juin 2008 18:30

                                Je vous conseille d’aller voir cette video postée aujourd’hui sur Agoravox TV, qui montre comment des associations peuvent faire pression sur le gouvernement, ici en faveur de l’application du droit au logement.

                                Mal-logement : l’Europe fait progresser le droit

                                Un exemple qui donne tort à Martin Hirsch, quand il dit que "l’organisation des associations en groupes de pression a des progrès à faire".

                                 


                                • orange orange 14 juin 2008 10:50

                                  Les médias relaient-ils sufisament le vécu des pauvres

                                  Pour Eric Lombard

                                  Oui je m’intéresse à l’enquète que vous menez, sur la pauvreté. Pour répondre à votre demande concernant les interview que j’ai eu avec des journalistes, je n’ai pas eu de problème, ils ont dans l’enssemble bien écrit leur articles sur l’interview. De plus je me suis trouver bien à l’aise pendant la rencontre.

                                  Pour moi avant tout, ce qui compte s’est que j’ai été respecter et surment mieux que certains professionnels du domaine social.


                                  • orange orange 14 juin 2008 11:20

                                    Pour ceux qui peuvent aller dans des archives.

                                    Un article à lire, sur les Echos en date du 15 16 octobre 1999 " La misère au quotidien"

                                    Sur le journal de Saône et Loire 15 novembre 1989 " Plus forte que la violence" 


                                    • Frabri 15 juin 2008 19:24

                                       Question 1. La premiére association de chômeurs créée en 1982 s’appelait syndicat de chômeurs , il n’ a jamais été reconnu par le pouvor, la majorité des pauvres étant dans le monde du chômage, pour que les pauvres participent aux décisions qui les concernent il faudrait un syndicat de chômeurs géré et représenté par des chômeurs et des pauvres.

                                      Q 2. Si ces associations n’existaient pas ce serait pire, mais elles ne font que freiner, l’augmentation du nombre de pauvres. Les travailleur-ses qui gérent et représentent ces associations sont représentatifs du monde du travail, pas du monde des pauvres.

                                      Q 4.Le pouvoir auquel participe Martin Hirsch veut plus de flexibilité dans le monde du travail, cela va entrainer plus de précarité donc plus de travailleurs pauvres comme aux Etat-unis qui sont le modèle de Sarkosy. Pourquoi Hirsch soutient ce pouvoir qui augmente la précarité et la pauvreté ????????????


                                      • barbouse, KECK Mickaël barbouse 9 juillet 2008 12:04

                                        bonjour, j’ai voulu faire court mais c’est difficile, et puis j’ai le sentiment d’écrire pour tous ceux qui n’ont plus la force, de ces visages croisées sur mon parcours dans la précarité.

                                        enfant adopté de parent divorcé, j’ai gouter à la faim, la rue, la quete d’un toit, l’entrainement a la survie en milieu urbain qu’était l’objection de conscience, 1790 francs par mois, et enfin le luxe, le rmi.

                                        pour survivre j’ai menti, arnaqué, imposer par la force, draguer des naïves, où rester dans des endroits a écouter des gens se plaindre de leur emploi en attendant qu’on me propose de rester manger, et pour ne pas devenir fou, j’ai beaucoup lu.

                                        La précarité biaise l’ensemble de vos rapports aux autres, l’amour, l’amitié, plus rien n’existe dans la spontanéité et la sincérité, tout est calcul pour survivre, avec au coeur, le souvenir de la spontanéité sincère qui était la votre enfant, et cette goutte de désespoir quand vous constater ce qui attendais l’enfant souriant à la vie que vous avez été.

                                        Votre percéption du monde des "autres" deviens de nous sommes tous égaux à nous somme tous des égos, les familles, les assoss, groupes, communauté, partie politiques, ne deviennent que des concentration d’intérets égoistes qui se concentrent pour s’assouvir. Alors c’est soi tu nous sert, toi le pauvre, le seul, le précaire, soi tu ne nous dérange pas, tu reste docile, soumis, faible, désorganisé, soi tu déranges, alors on te rejette, te criminalise, te culpabilise, t’enferme, t’emprisonne, te désespère,

                                        jusqu’a ce que tu comprennes qu’il n’y a qu’une chose a comprendre, la vie est un rapport de force permanent, que la charité donne le sucre pendant que l’autorité montre le baton ne change rien au faite que tu restes le chien dans leur regard. 

                                        Pour survivre j’ai fais la plonge, des "plans" et des petits boulots, légal, illégal, cette notion n’as plus court lorsque l’estomac vous commande, ni la morale, ni rien, votre conscience d’exister et d’être en vie se confronte constamment a la douleur de n’être plus qu’un ou de n’être plus que, de finalement n’en devenir qu’un ou de glisser vers pire, jusqu’a ce que l’idée de la mort vous paraisse l’issue la plus soulageante et la plus enviable.

                                        C’est dans le monde du travail a emploi "subventionnée", aidée, assisté, que l’on apprend la définition réelle du secteur tertiaire, la société de services, c’est la société où l’on se sert de toi autrement tu n’es personne.

                                        horaire impayées, traitement infantilisant, mythomanie et association inefficace dans ses actes, mais douée pour faire remplir des feuilles a des pauvres pour toucher des subventions, la manière dont ceux qui s’occupent de vous ou vous emploi consiste a vous donner une valeure fictive ou potentielle, a condition d’obéir, et de dire merci d’avoir reçu une bouffée d’oxygène entre 2 brasses coulées.

                                        de toute les conséquences sur ma psychologie, celle dont je me suis le plus rendu compte lorsque ma situation c’est un peu stabilisée, c’est l’écrasement de ma perception et de ma capacité a me projeter dans l’avenir. lorsqu’on se lève le matin sans savoir comment manger, et oui ça arrive en france, ni trop ou dormir le soir, on deviens incapable de focaliser sur le mois d’aprés, alors des projets d’avenir, n’en parlons pas.

                                        je me souviens avoir rempli un dossier de projet emploi jeune, ou finalement on me demandais un bilan prévisionnel, et avoir littéralement bloquée en me rendant compte que non seulement j’avais a faire a des personnes dont l’essentiel du pouvoir de décision se limitait a me donner une aide d’avant 25 ans, que l’aide au projet consistait a payée des honoraires à des intermédiaires, et que ne sachant déja pas comment j’allais payé mon loyer le mois prochain, avec quoi j’allais remplir mon frigo la semaine prochaine, mais on me demandais de faire un prévisionnel sur 5 ans...

                                        j’ai finalement pri la thune hypocritement, mais là aussi j’ai compris a quel point m’inciter a me focaliser sur un projet dans ma précarité ne servais qu’a faire circuler de l’argent au sein de l’ordre établi, pas d’y créer quelque chose de nouveau, comme par exemple, un avenir concret et effectivement motivant pour le précaire.

                                        sans transition, pour l’expression publique de la parole des précaires, cela n’existe pas pas dans la société de spectacle si elle ne se scénarise pas. sitting, manif, pancartes, bruler des voitures, etc...

                                        En se scénarisant elle se dénature, perd de sa force, et finalement deviens un spectacle comme un autre. Au final quelque assoss se font connaitre, crée quelque emploi en donnant le sentiment au plus grand nombre que " des gens s’en occupent, on va pouvoir regarder le match ou le dernier télé réality show tranquille"

                                        mais jamais au grand jamais on ne vas enquéter concrétement sur l’efficacité de ces associations, des services publics, et des innombrables abus de faiblesses que connaissent bien les précaires lorsqu’ils parlent entre eux,

                                        et qui font que la et ma précarité donne plus d’emploi, justifie plus de salaire, et par la même incite ceux qui s’en occupe a la péréniser comme fond de commerce en ces périodes de chomage, qu’a apporter une solution efficace.

                                        la gestion de la précarité en france ressemble a du charlatanisme organisée, le but non avoué est de garder le faible captif, malade social, apeurée, dépendant et votant a gauche, parcer que la droite attention ils vont t’enlever le peu que tu as, en lui apportant des placebos, sans aucune éthique d’efficacité propre au médecin dont le but est de guérir réellement.

                                        Ces structures mettent méditatiquement en avant les encore plus faibles, les plus dociles, c’est a dire les brisées qui ont appri a lécher la main quand on leur tend un sucre, en espérant qu’on leur mette une chaine autour du cou parce qu’on " s’intéresse a eux".

                                        L’espoir qui brille dans leur yeux quand on y met le projecteur d’une caméra est l’expression la plus tristement pathétique de l’illusion que la télé change la vie lorsqu’elle accorde la bénédiction de son regard. La cas par cas, le type sous la tente au canal st martin qui trouve un emploi, n’est en rien comparable a une logistique et une politique efficace pour le plus grand nombre. Placebo, encore une fois.

                                        La parole du pauvre en france est clientèlisée, étiquettée, modèlisée, autorisée ou non a s’exprimer médiatiquement de manière à la rendre supportable aux brave gens. Je n’ai jamais, depuis le temps que je suis pauvre, entendu publiquement quelqu’un dire a voix haute et intelligible la vérité tel que je la perçois et la partage dans mon entourage de pauvre, mais je ne compte pas le nombre de personnes qui en prétendant parler a ma place, n’ont dit que ce que les non pauvres veulent entendre, c’est a dire de quoi vivre tranquille avec l’impression que leur travail et leur impot servent la société et le monde dans lequel ils vivent.

                                        La notion de dignité et d’amour propre est un luxe pour le pauvre tant on lui demande de raconté ses malheurs jusqu’a l’indécence pour avoir une miette d’aide social, tant tu dois justifier et exprimer ta misère, et si possible en rajouter pour toucher un "petit bonus", de quoi survivre la dernière semaine du mois.

                                        tous les 3 mois à la caf, je signe pour affirmer que je suis encore pauvre, tous les rendez vous "sociaux", tout le temps finalement, les mêmes vérités enrobé de mensonge, alors, vous etes fainéant, monsieur le précaire ? escroc a l’aide social ? pourquoi vous n’allez pas LA, le là est subventionnée en ce moment, j’ai mon beau frère qui y travaille, ils ont besoin de client pour toucher l’argent de l’état. Vous êtes réticent, vous savez que vous risquez... vous avez pas bien rempli le formulaire là et il me manque ce justificatif, je peu arranger ça mais.. vous y allez alors, LA, remplissez y au moins les papiers ça suffira pour prouver l’utilité de cette politique. Ais je besoin, en plus du fardeau de ma précarité, de participer a une telle mascarade ?

                                        la véritable expression publique de la précarité, des enfermés dans la pauvreté, c’est la violence en hausse dans le pays, parce que nous savons tous que grâce a ça, les laches payent plus pour s’acheter de la paix civile tout en votant pour plus " d’autorité sécuritaire",

                                        dont l’illusion est d’autant plus patente dans les faits que la police au quotidien n’a rien a voir avec ces " démonstration de force médiatique", qu’elle n’est pas exempte de corruption et de tendance a laisser faire, tiens petit, je ferme les yeux sur le shit que tu fumes, comme ça tu restes dans ta merde, cour moins vite et parle plus vite si je dois t’arréter.

                                        et n’est il pas normal, lorsque tant de personnes en sont réduite a ne pas pouvoir se projeter dans l’avenir, mentalement et concrétement emprisonnée où a zone d’usage de leur liberté trés limité, se devant de remplir un devoir de mémoire quand leur quotidien et le restant de leur jour sera certe moins violemment mortel, mais plus long dans la lente et morne agonie qu’est la non vie dans le ghetto de la misère française, et sans GIs ni armée russe pour venir vous libèrer, mais on vous parle de conccurence victimaire, pas de l’indigence a inciter des souffrants aux présent de tourner leur attention sur les souffrances passé faute de leur offrir une vision d’avenir.

                                        mais dans nos ghettos on a quand même ces gentils capo de gauche, des commes vous, qui vous comprenne, des sincère mais qui peuvent pas grand chose, dont le but c’est surtout pas d’émeute, on va troubler l’ordre du camp. Ah, les subventions baissent, bon les gars, faut casser un peu, que le maire réagisse. Ce sont des Capo dans le sens où ils servent une autorité indigne tant elle pratique l’abus de faiblesse vers une direction sans issue. Et la droite, monsieur hirsch, le travail rend libre, n’est ce pas ce qui est écrit au fronton d’un camp de concentration célèbre ?

                                        La vertue de se sentir utile a la société passe exclusivement pour le pauvre a exprimer sa servilité ? son employabilité ? son crime c’est d’être mal formée pour servir le pouvoir ? merci monsieur avant j’étais pauvre maintenant grâce à vous je vais devenir endetté...

                                        être utile c’est péréniser sa précarité pour que d’autres en profitent puisqu’ils y puisent la raison de leur salaire ?

                                        parfois on sent qu’il est juste de penser que servir la société tel qu’on la voit d’en bas, c’est surtout ne pas payer d’impot, le salaire de ces incompétent, de ces professeurs, de ces flics, de ces juges, de ses politiques, et autre intervenant dans votre vie pour en faire ça, de votre vie.

                                        surtout ne pas y participer autrement que pour saper l’effort des naifs qui y croient encore, saboter en faisant du " oui monsieur, je suis désolé, je suis stupide, mais je suis pauvre et malheureux vous comprenez ?", et garder le meilleur de soi même pour soi. Devenir une force d’immobilisme tranquille qui regarde la france s’écrouler sans réagir, parce que c’est la meilleur chose qui puisse lui arriver pour l’obliger a évoluer.

                                        Vous me direz, c’est pire ailleurs, dans d’autre pays, je vous répondrai que j’en ai rien a foutre, c’est ici que je vis, la manière dont un met des chaines aux pauvre est plus psychologique, moins ostensible, mais ça reste des chaines, et j’ai pas les moyens d’aller voir ailleurs pour comparer, ailleurs le pauvre a le droit de devenir papa sans craindre d’être plus rentable pour sa femme et ses gosses en ne reconnaissant pas ses enfants ( aide a la mère isolée), voir de ne pas les éléver et les protéger lui même, caf.

                                        même l’expression la plus naturelle du besoin humain de se reproduire et d’aimer ses enfants est dénaturée par le système de gestion de la précarité, parce que pour survivre vous ne devez pas être officiellement normal.

                                        la peur, celle du pauvre de perdre le peu qu’il a, celle du travailleur pauvre d’etre en concurrence avec d’autres alors qu’il payent si chèrement en heure de sa vie le sentiment d’etre digne et utile,

                                        la peur du moins pauvre de payer plus pour les autres, celle du j’ai mon emploi sur concour et des "possédant", de voir des pauvres intelligents prendre la place qu’il réserve à ses enfants,

                                        celle du riche, de voir les pauvres tout casser, celle du blanc, de voir des groupes barbares le frapper, des ghettos, de voir l’armée arrivée et tout nettoyer, voilà ce qui dirige la france, la peur, et la peur aliène l’humain aussi surement que l’espoir le mobilise lorsqu’il peut enfin la combattre.

                                        amicalement, barbouse. KECK Mickael, 34 ans, rmiste, nancy 54, parce que j’assume et je signe ce que je viens d’écrire, qui a défaut d’etre juste, n’est pas moins au minimum des sentiments,

                                        de ceux qui mobilisent ou non vos actes, et par la même agissent sur le concret, qui par la suite deviens mesurable, quantifiable, rationalisable.



                                        • julialix 11 octobre 2008 23:18

                                          C ’est très beau ce que tu écris.
                                          Parfois ce n’est pas bien construit et donc je n’ai pas tout compris.
                                          Et puisque tu es RMIste, donc que tu as un peu plus de temps qu’un travailleur pauvre qui arrive vidé le soir chez lui, profite de ce temps magique pour trouver un "professeur" amoureux des tournures de phrases et connaissant sa grammaire.
                                          C’est tout ce qu’il te manque car tu as une bonne analyse sur la façon qu’ont les travailleurs pauvres de se faire mettre par les jongleurs de capitaux que sont les nouveaux patrons de nos usines.
                                          Et tu sais jongler avec les mots.
                                          Alors pourquoi pas, à propos d’avenir, un petit mi-temps de journaleux et plus si affinités.......


                                          Pour apporter une pierre à ce débat voici une expérience que j’ai vécu.

                                          Il faut savoir que j’ai vécu souvent avec un revenu inférieur au smic et que j’ai élevé seule ma fille pendant 5 ans. Puis j’ai recomposé une famille. Malheureusement l’homme avec qui j’ai vécu était violent.
                                          Quand j’ai trouvé le courage de le quitter j’ai fait une demande à une office d’HLM . Quand on remplis le formulaire il faut donner 3 choix. Et c’est la commission qui statue sur votre demande.
                                          Je savais où je voulais aller et je savais qu’il y avait bcp de logement libre dans l’immeuble du Corbusier de Firminy. Et j’adorais ce genre de logement. Alors j’ai mis le Corbusier sur mes 3 choix.

                                          Est-ce pour se venger de ce crime de "lèse-majesté " où pour remplir l’immeuble "La Corniche" dont personne ne veut car il s’étire dans une rue peu fréquentée et l’appartement que je suis aller visiter sentais plutôt mauvais (genre problème de canalisation) que l’on m’a imposé ce logement que je n’avais pas demandé.

                                          Le logement étant le nid où l’on peut se retrouver, se reposer, être bien, j’ai donc refusé.
                                          Et donc j’ai du attendre 3 mois avant de refaire un dossier. Punition où abhération administrative ????

                                          J’aurais bien voulu rencontrer les membres de la commission qui ont statué sur mon cas pour en discuter avec eux car j’étais quand même une femme battue avec une gamine de 10 ans.

                                          Où se trouve l’humanité dans tout ça ???


                                        • sdf alsace 1er août 2008 19:10

                                          Aucune des associations citées n’invitent leurs "usagers" ou "familles à les accompagner !
                                          Dans ces réunions, les associations viennent parfois avec des "témoignages"... Comment ont-ils été réalisés ? dans quel contexte ?
                                          Au final la parole de l’usager est une "belle idée" qui noircie du papier. Dans ses rapports la Fnars écrit "la parole de l’usager est primordiale"... Mais aucune de ces associations ne prendront le risque de laisser "le pauvre s’exprimer" devant ses "partenaires".
                                          Rappel : le mouvement des don quichotte, les caméras, les micros, et toutes ces paroles, ces colères, ces envolées extraordinaires ; quand reste t-il aujourd’hui ?. Ha oui, il y à un film...
                                          La parole du sans-abri, du mal-logés, du pauvre est toujours filtrée par ces associations, par des porte parole qui viennent tous de la société "normale".
                                          Il existe des collectif de sdf, de sansrien, partout en france... Voilà des gens qui ont la légitimité, car ils ne sont composés que de gens directement, vraiment concernés.


                                          • orange orange 11 août 2008 15:52

                                            collectif de sdf de sansrien se faire reconnaire même de sansrien est une des priorité.


                                            • Arafel Arafel 28 août 2008 00:48

                                              Tant que le peuple n’aura pas compris que ces "messieurs" se foute pas mal du bien public, et que la seule raison de leurs mandats poilitiques, c’est le bien être et le pouvoir que cela leur apporte à eux et aux leurs, tant que l’on se contentera de bla bla, ca ne changera rien.
                                              Je vous conseille de regarder une cieille serie française : " Les Hordes "
                                              Là vous comprendrez ce qu’il faut faire pour changer les choses, et vous les changerez......Au moins pour un certain temps.


                                              • Eric Lombard Eric Lombard 5 septembre 2008 09:05

                                                Le rapport publié le 2 juillet 2008 est disponible sur le site du sénat :

                                                http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-445-1-notice.html (Rapport)
                                                http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-445-2-notice.html (Annexes)


                                                • enzoM enzoM 6 septembre 2008 13:16

                                                  TB pour cet article. Mais faut bien se rendre compte qu’à travers notre "nouveau pouvoir" d’achat", il y a deux fossés qui se creusent. La classe dite "moyenne", c’est-à-dire celle qui parvenait à s’"en sortir avec leur(s) salaire(s). (ce qui ne veut pas dire "riche(s)". Cette classe qui me permet de payer mon abonnement internet, et donc mon suivi sur Agora Vox ! Demain je ne sais ce qu’il sera ! ? Pourrais-je me tenir informer d’infrormations importantes parce que je ne pourrai plus payer mon abonnement internet ? 

                                                  Non, et si, nous arrivons dans une société de droits "payants", et pour les autres, ben basta. (ce qui n’est pas nouveau), mais qui prend de plus en plus d’ampleur. Donc vous passerez de l’état d’ignare à celui d’informé.

                                                  Parce que le(s) premier(s) besoin(s) dont je me passerai cera mon gsm ; s’en suivra ma connection internet ; et de suite ma connection "abonnée" gsm, etc, etc, ... (Je dois quand même payer gaz et électricité - dans mon immeuble y’a pas le choix, car "immeuble social" conçu comme cela.

                                                  Et après, c’est le temps qui me dira quoi, avec ou sans aide, pourrais-je survivre à toutes ces factures très souvent éxagérées des télécoms, etc,...

                                                  Je me retrouve dans un monde vraiment très étrange, même à traverzs AgoraVox.






                                                  • posteriori 16 septembre 2008 13:17

                                                    Si on n ’interroge pas les pauvres c’est sans doute parcequ’ils sont cons, d’où l’expression "casse toi pauvre con"
                                                    Un pauvre n’en a rien a cirer du droit opposable au logement, pas parcequ’il n’existe pas encore, mais plutot parcequ’il veut un toit ce soir, un repas ce soir, et peut etre pourra t’il se passer de pinar pour ne pas devoir oublier une nuit de merde en plus.
                                                    Et puis un pauvre ca vote deja pour "casse toi pov con" abreuvé d’un discours neo-réaliste débile, preuve qu’il n’est pas intelligent.. ou l inverse ?

                                                    Moi, je suis pauvre et j’attend encore le bouclier fiscal, celui du GIR, un crs bouclier et un fisc-man pour compter les roues de ma voiture, c’est dire comment on est cons les pauvres.


                                                    • orange orange 20 septembre 2008 16:29

                                                      non les pauvres ne sont pas con ils dérange. Mais il faudra qu’un jour il y est un vrai con pour ne plus déranger


                                                    • pour les pauvres 12 janvier 2009 16:01

                                                      A croire que personne au gouvernement ne sait pas à quoi ressemble un pauvre. De quelle façon, ils essaient de survivre dignement. Je crois que les pauvres dérangent...on cache les sans abris, ils ne faut surtout pas que cela se voit. Notre cher président avait pourtant dit "" je ne laisserai personne sur le bas côté de la rue""  ah les promesses !!!


                                                    • Blé 24 septembre 2008 07:20

                                                      Quand on parle des pauvres, cela dispense de parler de la pauvreté mais aussi de la misère et de ses causes.
                                                      Etre pauvre,il n’y a pas si longtemps n’empêchait pas les gens de vivre, de penser, de tenter de s’organiser, de se cultiver. Il ne faut plus parler de pauvreté aujourd’hui mais de misère, c’est un cran en dessous, le cran où l’individu n’est plus en situation de "vie" mais de "survie" dans un monde d’abondance, et de gaspillage.

                                                      Pour maintenir ce monde d’abondance et de gaspillage, (choix éminamment politique), il est nécessaire que le nombre d’individus qui passent de la classe moyenne à la classe modeste augmente ainsi que les pauvres grossissent les rangs de la misère.

                                                      Quand monsieur Hirsch pensera d’abord à l’émancipation des individus avant de penser au maintien de l’ordre établi, il sera un tout petit peu plus crédible.


                                                      • pour les pauvres 12 janvier 2009 15:57

                                                        A quand un droit opposable à la pauvreté !!
                                                        Dans un pays riche comme le nôtre et au 21 ème siècle, c’est insupportable de voir toutes ces personnes dans ces situations.

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