• samedi 26 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Environnement > Du Plutonium dans la nature (suite)
34%
D'accord avec l'article ?
 
66%
(18 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Du Plutonium dans la nature (suite)

La suite fait froid dans le dos.

Récemment, un communiqué de presse nous a appris qu’une enquête était lancée sur ce plutonium caché.

Mais il y a plus grave.

En effet, par une dépêche parue le 23 octobre 2009 nous avons appris que les possibilités d’une catastrophe ne sont pas totalement écartées.

Une éventuelle évacuation de la Provence serait même envisagée. lien

C’est dire l’importance et la gravité de la situation.

Mais revenons à l’enquête et à la procédure lancée.

L’autorité de sureté nucléaire a été auditionnée le mercredi 21 octobre par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’assemblée nationale.

Le 5 octobre, le CEA (commissariat à l’énergie atomique) et AREVA ont informé l’ASN (autorité de sureté nucléaire) que les quantités de poudre de plutonium découvertes étaient 5 fois plus importantes que celles initialement calculées par les ingénieurs, avant le démantèlement.

Il y a en 39 kilos.

Il faut savoir qu’il suffit de 11kg pour ce qu’on appelle un accident de criticité puisse se produire.

Or dans l’une des boites à gant découverte, il y avait 10 kg de plutonium.

Beaucoup de questions restent posées :

Comment le CEA a-t-il pu sous estimer les dépôts de plutonium dans de telles proportions ?

Pourquoi n’a-t-il pas immédiatement prévenu l’ASN.

Rappelons que la découverte a été faite au mois de juin 2009.

Mais aujourd’hui les inquiétudes sont encore plus grandes.

Pour les responsables du réseau SDN (sortir du nucléaire) une question est posée :

La Provence doit-elle être évacuée avant la reprise des opérations de démantèlement ?

Au sens de IV de l’article 29 de la loi du 13 juin 2006, cette situation constitue un risque grave et imminent.

Rappelons que par le passé des accidents dits de criticité se sont produits.

En 1957, la catastrophe nucléaire de Kychtym, en Russie, a contaminé plus de 1000 km2.

Le 29 septembre 1957, par un beau dimanche d’automne, Vassili Chevtchenko a entendu une explosion et vu un nuage.

Une cuve ouverte à ciel ouvert contenant 160 m3 de déchets nucléaires très toxiques a explosé.

Elle a relâché 20 millions de curies, dont 2 millions ont été projeté sur 1000 km2.

Ce n’est qu’en 1976 que cet accident a été connu, grâce au réfugié biologiste Zhorès Medvedev, mais ce n’est qu’un juin 89 qu’un rapport officiel en a livré les détails. lien

23 villages ont été rasés et 10 000 personnes avaient été évacuées.

la pollution rejetée correspond à près de la moitié de la radioactivité lors de la catastrophe de Tchernobyl.

le 30 septembre 1999 à Tokaïmura, au Japon, des milliers de personnes ont été irradiées suite à un accident de criticité mettant en jeu 16 kg d’uranium. lien

« Des ouvriers mélangeaient de la poussière d’uranium avec de l’acide nitrique pour faire une solution d’uranium, mais ils ont déversé une trop grande quantité d’uranium, provoquant ainsi une réaction nucléaire » dit la déclaration officielle de la société JCO, responsable de l’accident.

Le hasard est parfois cruel, puisque ces deux accidents se sont produits pratiquement le même jour (29 septembre 1957/ 30 septembre 1999).

Dans le cas du Japon, la question reste posée du nombre de personnes irradiées suite à cette catastrophe, car cela s’est passé à une centaine de kilomètres de Tokyo.

Le 14 octobre, l’ASN a suspendu les opérations de démantèlement à Cadarache.

http://www.asn.fr/index.php/content/download/22382/132471/file/Decision-2009-DC-160.pdf 

Le 19 octobre, l’ASN a posé les bases d’une reprise des activités de démantèlement par le CEA. http://www.asn.fr/index.php/content/download/22385/132486/file/Decision-2009-DC-161.pdf 

Et maintenant, que faut-il faire ? chantait le chanteur aux 100 000 volts.

La région Provence-Alpes-Côte d’azur compte tout de même près de 5 millions d’habitants, et le secteur de Cadarache est très urbanisé. lien

Et puis c’est la que se trouvent 19 installations nucléaires de Base, avec 35 000 m3 de déchets radioactifs stockés et que l’on tente de construire ITER, en pleine zone sismique : il y a un siècle exactement, s’est passé le plus grave séisme que la France n’ait jamais connu. (Trevaresse)

Alors comme disait mon vieil ami africain :

« Rien n’est tard, si la vie se prolonge ».

par olivier cabanel (son site) samedi 24 octobre 2009 - 275 réactions
34%
D'accord avec l'article ?
 
66%
(18 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Eloi (xxx.xxx.xxx.186) 24 octobre 2009 16:08
    Eloi

    Une éventuelle évacuation de la Provence serait même envisagée. lien

    Votre lien Paris-Match faisant un lien sur le site de Sortir le Nucléaire ne vaut rien

    "Or dans l’une des boites à gant découverte, il y avait 10 kg de plutonium."

    Là, votre information est intéressante, et apporte un peu de finesse. Veuillez s’il vous plaît sourcer cette information ? (et s’il vous plaît pas de lien de sortir du nucléaire)

    Pourquoi n’a-t-il pas immédiatement prévenu l’ASN. Rappelons que la découverte a été faite au mois de juin 2009.

    C’est une très bonne question.

    Pour les responsables du réseau SDN (sortir du nucléaire) une question est posée :La Provence doit-elle être évacuée avant la reprise des opérations de démantèlement ?"

    Pour quelle raison le ferait-on ?

    Il n’y a aucun moyen pour que ce dioxyde de plutonium usagé et chargé en isotopes pairs (qui capturent les neutrons sans faire de fission, ce sont des poisons pour la réaction en chaîne) et dispersé sous forme de poussières dans 450 boîtes à gants puisse entraîner une quelconque explosion nucléaire.

    L’affirmation de Greenpeace et de la CRIIRAD est fausse. S’il suffisait de mettre des poussières de dioxyde de plutonium et d’uranium provenant de combustible usé dans 450 boîtes à gants, pourquoi l’Iran galère-t-il autant à faire une bombe ?

    Pour faire une bombe, il faut que la quantité de plutonium 239 pur et sous forme métallique soit d’une densité parfaite (pas de porosités). Ce n’est pas le cas pour du plutonium usagé (et chargé en plutonium 240, poison neutronique) sous forme d’oxyde mixte (mélangé à de l’uranium 238, non fissile, et à de l’oxygène) et dispersé sous forme de poussières.

    De plus, si on cite l’ASN : " Toutefois, la sous-estimation de la quantité de plutonium a conduit à réduire fortement les marges de sécurité prévues à la conception pour prévenir un accident de criticité dont les conséquences potentielles pour les travailleurs peuvent être importantes."

    Cela prouve qu’une telle erreur a été envisagée, et calculée, avec des marges suffisantes, pour que, même l’erreur réalisée, on reste en dehors du risque. Cela prouve que l’erreur des calculs a été prise en compte, et calculée, et que le raisonnement tient debout. Finalement, c’est positif, non ?

    Rappelons qu’un accident de criticité n’est pas une explosion nucléaire, loin de là : c’est un flash de neutrons et de rayons gamma, mortels pour les gens à proximité. Et si cet accident doit être évité à tous prix, c’est pour la protection du personnel. Et comme un tel accident est inacceptables les marges de sécurité sont énormes : vous le voyez : la quantité est 5 fois supérieure, et on a "réduit fortement" les marges. Cela signifie que la marche doit être à x6 ? x8 ? x10 ?

    La question est donc : cette marge serait-elle finalement trop faible ? Dans ce cas, la loi doit agir et la repousser. Et là, le débat citoyen doit permettre de le faire.

    Le 14 octobre, l’ASN a suspendu les opérations de démantèlement à Cadarache.

    http://www.asn.fr/index.php/content/download/22382/132471/file/Decision-2009-DC-160.pdf 

    Le 19 octobre, l’ASN a posé les bases d’une reprise des activités de démantèlement par le CEA. http://www.asn.fr/index.php/content/download/22385/132486/file/Decision-2009-DC-161.pdf 

    C’est une bonne nouvelle pour les salariés, que, avec un risque augmenté, on arrête les travaux. Finalement, ca ne se passe pas si mal pour eux, non ? Le reproche à faire est le fait que l’information délivrée par l’ASN ou le CEA est tardive, ce qui montre qu’il y a encore des efforts à faire.

    Vous ne montrez là que le fait que finalement, les instances de contrôle (ASN, INSTN) ne font pas si mal leur travail, et que, malgré l’opacité du CEA (si cela est avéré, l’ASN ne dit pas du tout quand est-ce que le CEA l’a informé), le CEA a informé de l’erreur.

    La région Provence-Alpes-Côte d’azur compte tout de même près de 5 millions d’habitants, et le secteur de Cadarache est très urbanisé. lien

    Et puis c’est la que se trouvent 19 installations nucléaires de Base, avec 35 000 m3 de déchets radioactifs stockés et que l’on tente de construire ITER, en pleine zone sismique : il y a un siècle exactement, s’est passé le plus grave séisme que la France n’ait jamais connu. (Trevaresse)

    Tout cela c’est de la dialectique de la peur, dont le maître actuel est Sarkozy. Les "écolos" sont champions dans ce domaine de la peur, du rejet irrationnel. Vous la maniez bien. Quand j’entends que le risque avec les centrales nucléaires, c’est la chute d’avion, j’entend aussi Bush ou Sarkozy en parler, pour justifier des guerres iniques, ou des mesures sécuritaires détestables.
    Vous parlez la même lanque.

  • Par Eloi (xxx.xxx.xxx.186) 24 octobre 2009 17:46
    Eloi

    au nom de quoi pouvez vous vous permettre de me qualifier de malhonnête ?

    Pourquoi je dis que vous êtes malhonnête : c’est parce que vous me faites dire tout le contraire de ce que je dis.
    Je dis : regardez cet accident avec précision, il est cité en exemple comme raison pour évacuer la provence, alors qu’il n’y aurait aucun intérêt à le faire.
    vous dites (que je dis) : circulez, y’a rien à voir

    Je suis persuadé que vous êtes quelqu’un d’intelligent. Donc vous faites semblant de ne pas comprendre mes posts. Vous n’êtes donc pas honnête. Vous êtes malhonnête.

  • Par Eloi (xxx.xxx.xxx.186) 24 octobre 2009 17:43
    Eloi

    la colère est mauvaise conseillère,
    au nom de quoi pouvez vous vous permettre de me qualifier de malhonnête ?

    Lisez mes réponses s’il vous plaît, je pointe toutes ces inexactitudes, manque de précision, de recul, de transparence, dans vos posts, et comme je me doute que vous êtes très loin d’être un ignare ou idiot, je pense que vous écrivez ces inexactitudes à dessein. Ce qui est malhonnête.

    Répondez un peu à mes arguments, s’il vous plaît.

  • Par Eloi (xxx.xxx.xxx.186) 24 octobre 2009 17:20
    Eloi

    votre commentaire est amusant,
    il est du genre "circulez, y a rien à voir"

    Mon commentaire est tout le contraire : regardez les conséquences de l’accident cité par l’auteur, mettez-le en concordance avec son catastophisme, et jugez de vous même. Vous êtes malhonnête, cet accident est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire dans l’industrie nucléaire, tout comme Tchernobyl, ou TMI, et il faut au contraire le regarder en détail. Mes maigres recherches m’ont montré rapidement plus de choses sur cet accident que vous ne semblez en avoir regardé...
    Ce genre d’accident doit être évité, l’industrie nucléaire, et l’industrie en général, doivent être surveillés, contrôlées, et doivent être astreintes à des normes qui doivent éviter ce genre d’accident.
    Et au contraire, j’invite toute personne ayant plus d’éléments que moi sur l’accident japonais à partager ces éléments.

    c’est le genre de propos qu’on connait bien dans la propagande pro-nucléaire,

    La propagande... Ecoutez, celui qui ne donne pas d’argument, qui fait des généralités vaseuses, qui refuse de décortiquer l’argumentation de l’autre, de prouver ses scoops, ce n’est pas moi.

    aujourd’hui, il y a encore des gens, parmi eux, qui prétendent qu’il ne s’est rien passé de grave àTchernobyl,

    ah bon ?

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox