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Agoravox : les clochers parlent aux clochers ... (ou plutôt « Clochemerle parle à Clochemerle » ...)

La bac à sable

Par Boronali.

Qui se voudrait cynique au Xième degré dirait, en parlant des nouvelles technologies :" Internet, ça n’est jamais qu’un nouveau vecteur d’échanges d’information, ni plus ni moins ...". En un mot, Internet ne fait que reproduire des schémas préexistants sur un nouveau support dématérialisé.

Un des schémas prévalant en France depuis des temps immémoriaux est la querelle de clocher, bien stérile, couplée à son inévitable catalyseur : "C’est c’ui qui dit qui y est". Concrètement, il suffit - dans un aréopage de personnes pouvant individuellement passer pour sensées - qu’un des protagonistes fasse part de son point de vue sur ce que nous pourrions appeler un quelconque fait de société, "quelconque" parce que n’importe lequel aboutira au même résultat, non parce qu’il n’est pas digne d’intérêt, pour qu’aussitôt l’ensemble de ses interlocuteurs fassent bruyamment part de leurs désapprobations quant à l’analyse personnelle sus-mentionnée. Tout un chacun est en droit de ne pas être d’accord avec son voisin et d’exprimer ce désaccord. C’est un des fondements de la démocratie.

Le particularisme français, cependant, veut que cette critique soit totalement improductive, le plus souvent inappropriée parce que fondée sur un élément séparé tiré mal à propos de l’information initiale et contre-argumenté de façon tout aussi déplacée. L’ensemble tournant rapidement au dialogue de sourds. Le propos initial est démonté à grands coups d’arguments spécieux, infondés, quand ils ne sont pas carrément des dénigrements de style ou l’enluminure de coquilles, fautes de syntaxe ...

AgoraVox n’échappe pas à la règle. Les articles mis en ligne, que l’on partage le point de vue développé par leurs auteurs ou non, sont pour la plupart foncièrement intéressants. S’ils ne permettent pas de comprendre mieux et impartialement une problématique de société, ils ont au moins le mérite de mettre en avant une information peu ou pas relayée par les médias traditionnels. C’est l’intérêt premier de ce dispositif de "journal citoyen" au même titre que Ohmynews qui n’a pas d’édition française (le regrettera-t-on un jour ?). Passé la lecture de l’article, les commentaires qui le suivent devraient apporter une consolidation de l’information première, en la critiquant de manière illustrée, en l’infirmant le cas échéant avec une correction dûment justifiée... Cela pourrait être ainsi. Mais l’esprit français reste inchangé, qu’importe le support !

Prenez un article, par exemple comme celui-ci :"CPE : ni pour, ni contre, bien au contraire !" où l’auteur, dirigeant d’un cabinet en recrutement (gage d’une maîtrise potentielle du sujet) développe son idée selon laquelle la mobilisation estudiantine contre le nouveau contrat de travail est vaine pour deux raisons :

- le fait que les étudiants n’arrivent pas à se déterminer comme une force de proposition
et
- le fait que ce n’est en rien la forme du contrat qui détermine l’acte d’embauche, mais le contexte économique.

ou encore Après le P2P, le journalisme citoyen dans le collimateur du ministre ?

Post dans lequel l’auteur relaie son inquiétude quant au propos ouvertement tenu par le ministre de la culture sur sa potentielle volonté de régenter le flux d’informations sur le web.

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