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Accueil du site > RDV de l’Agora > Des drones à la SNCF ?

Des drones à la SNCF ?

Les drones, ces avions télécommandés destinés à des tâches bien précises, en particulier la surveillance, survolerons apparemment nos voies de chemins de fer d’ici quelques années. 

Les drones imitaient déjà les animaux, à l’image des abeilles drones développées par le laboratoire de robotique d’Harvard. La plupart sont créés pour un usage militaire. Des chercheurs sont même allés plus loin et ont conçu de vrais avions de chasse sans pilote !

Mais jusqu’à présent, les drones civils n’étaient pas vraiment d’actualité. Or, en peu de temps de nouvelles utilisations ont été proposées pour occuper ces petites machines. Par exemple, le président de la Communauté urbaine de Marseille a émis l’idée de faire surveiller la ville par des drones pour lutter contre la délinquance !

Dans un autre registre, la SNCF a lancé la mission drone. L’objectif : faire détecter à ces appareils les éventuelles fissures dans les ouvrages d’art et les infrastructures ferroviaires, voire… pister les personnes mal intentionnées qui souhaiteraient voler des câbles et cheminer sur les voies. Un premier essai a eu lieu dans le sud de la France, sous le viaduc de Roquemaure. Toutefois, cette idée n’en est pour le moment qu’au stade de l’expérimentation puisque d’une part, les drones ne sont pas encore au niveau (faible autonomie de la batterie, faible résistance au vent et impossibilité de détecter les défauts sur les rails), et d’autre part, la loi n’autorise pas, à l’heure actuelle, le vol de drones la nuit ni au-dessus des ponts. Difficile donc d’interpeller les voleurs potentiels qui agissent évidemment rarement en plein jour !

Dans le même état d’esprit, des drones sont déjà utilisés sur certains grands chantiers, afin de vérifier, entre autres, l’avancée des travaux.

On peut toutefois se demander si l’invasion à venir de ces engins volants est souhaitable. Certes, il s’agit dans le cas de la SNCF de trouver un moyen de sécuriser les infrastructures et de limiter les vols. Cependant, l’usage militaire est déjà controversé. Une enquête de l’Organisation des Nations unies est en cours pour établir le nombre de victimes civiles touchées par des drones armés. Quant à un usage civil, il peut paraître attentatoire à nos libertés. Reste à poser des limites à cette invasion future pour ne pas se voir surveiller 24 heures sur 24…

Pour en savoir plus sur les mises en garde de l'ONU sur l'utilisation des drones, cliquez sur le lien suivant : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=31387&Cr=drones&Cr1=#.UnzozByVyL8


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5 réactions à cet article    


  • philippe913 14 novembre 2013 14:26

    Je n’arrive pas à comprendre ces discussions autour des drones.
    Militaires : en quoi prendre dans la gueule un missile lancé à 20 km par un F16 est différent de prendre un missile lancé par un drone à 2 km ?
    la question qui se pose n’est pas celle du vecteur utilisé, mais de l’intensité et de la légitimité de son utilisation.

    quand aux drones civils, de la même manière, on est déjà surveillé 24/24 par la vidéosurveillance, enfin, surveillés, des caméras nous regardent, ce qui ne veut absolument pas dire qu’on soit surveillés car 95% du temps, il n’y a personne derrière pour regarder ce qu’elles voient, ou alors, c’est l’ensemble qui est regardé, pas réellement les individus, qui, en plus sont anonymes.
     Il en ira de même avec les drones.

    Et enfin, comment pourrait on dire à la SNCF ou toute autre entreprise qui souhaiterait surveiller ses installations : « non, vous ne pouvez pas le faire avec des drones, mais avec des hélicos ou des voitures oui ». ridicule.


    • Pingouin094 Pingouin094 15 novembre 2013 12:00

      Les drônes militaires posent deux problèmes d’ordres moraux - du moins pour ceux qui pensent que la guerre conventionelle peut être morale et équitable, ce qui est largement à débattre :
      1°) Dès aujourd’hui se pose la question de la distanciation. Si ce n’est pas différent pour la victime, c’est sans doute légèrement différent pour le tueur d’appuyer sur un bouton depuis un bureau climatisé en Californie, d’en voir les effets sur un écran vidéo et de rentrer tous les soirs à la maison, et d’appuyer sur un bouton en vol à bord de son avion de chasse et de voir physiquement le missile partir voir exploser sur sa cible, et d’attérir sur un aéroport militaire à l’autre bout du monde. Le tueur à bord de son F16 a peut-être un peu plus conscience de l’acte de tuer que l’opérateur de drône dans son bureau climatisé aux USA.
      2°) Demain se posera la question de drônes autonomes, capable en théorie d’identifier seuls une cible et de déclencher le feu sans autorisation humaine. Peut-on accepter que des machines tuent sans qu’un être humain en est directement donné l’ordre et vérifié la légitimité. Qui sera alors responsable en cas de « bavure », qui aura à rendre des comptes d’une machine laché sur le champ de bataille et tirant à vue sans discernement ?

      Voilà les questions actuellement posés par les drônes militaires.


    • Marc Marc 15 novembre 2013 12:04

      J’ai peut-être trop lu de SF, mais l’avancée qu’a fait ces dernières années, la recherche sur les logiciels de reconnaissance faciale et autre, combinés à un drone, mobile et plus ou moins autonome, ça me défrise.


      Alors oui, d’aucun diront : ceux qui n’ont rien à se reprocher blabla etc. ou encore on est déjà bien filmé de partout et ça ne mène pas à grand chose etc.

      Ceci étant, ces technologies étant très prisées d’un point de vue militaire pour « repérer des cibles », ça ouvre des champs de perspectives infinies en matière de sécurité.
      De sécurité, et de contrôle.

      Imaginez ce monde où volette des petits drones un peu partout, qui grâce à votre Carte d’Identité numérique vous identifie à la vue, des lendemains chantant, plus de criminalité et plus de... contestation.

      Il y a déjà des logiciels, installés dans les gares pour repérer via les caméras les « comportement suspect », issu de théories psycho-sociales et de la biométrie faciale. Problème : c’est souvent peu fiable. Qu’est-ce qu’un comportement suspect ? Quelqu’un qui va à contre-courant quand une foule se déplace ? Quelqu’un d’isolé de la masse des personnes agglutinées ? 

      C’est pour pallier à la défaillance de l’humain qu’on utilise la machine à qui on applique des théories qui relèvent de sciences sociales(/humaines), et ne sont donc pas infaillibles. L’homme fera la distinction (ou pas), la machine fera ce qui est programmé.

    • ETTORE ETTORE 18 novembre 2013 14:17

      Nous avons un excellent drone à la tête de notre état !

      le pilotage se fait très bien depuis certains pays éloignés
      et nous pouvons admirer le résultat.

      Sans faire de SF, si un jour nous sommes tous « pucés » il va de soi que ce ne seras pas que pour nous faire parvenir les promos des dernières techniques du Botox.
      On vous géolocalisera dans la foule telle une ampoule allumée en pleine nuit.
      vous aurez peut être même la chance d’avoir votre drone personnel [ à voir comment certains drones se stabilisent d’eux même sur une localisation GPS ou retour automatique go home]
      Il y aura peut être une nouvelle économie de services qui naîtra, restera aussi à définir ce qui restera du domaine « privé » car si je mets une clôture autour de ma propriété pour éviter les regards curieux, je n’accepterais pas un survol aérien du drone de mon voisin avec sa caméra GoPro.
      Comme tout produit se démocratisant il faudra trouver les règles, et si il n’y en à pas....
      soit on devient tous snipper ou alors un bon boîtier de brouillage de fréquences.



      • philippe913 18 novembre 2013 15:42

        1- le pilote dans son avion n’a pas plus de marge de manœuvre que le pilote de drone, il est commandé par un chef qui n’est pas sur place non plus et donne l’ordre de tir. Que le gars qui appuye sur le bouton soit à 5000 ou à 20 km ne change absolument rien ni pour la victime, ni pour le tireur, qui, par ailleurs, est également sujet à un stress important même s’il ne risque pas sa vie, il y a eu un reportage à se sujet qui dénonçait justement ce stress non pris en compte par les autorités américaines.

        2- le drone intelligent et autonome, ici n’est pas la question.

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