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Accueil du site > RDV de l’Agora > Eric Laurent explore la face cachée des banques

Eric Laurent explore la face cachée des banques

Après La Face cachée du 11 septembre (2004) et La Face cachée du pétrole (2006), Eric Laurent, toujours aux éditions Plon, publie La Face cachée des banques. Sous-titre : scandales et révélations sur les milieux financiers.
 
Ce livre nous emmène dans les coulisses des établissements financiers et nous brosse le portraits des maîtres de l’Amérique, une poignée d’hommes déterminés qui traversent le temps au rythme des crises et des élections et dans les mains desquels mangent les politiques -et notamment les démocrates - avec une aisance déconcertante.

Ce n’est pas un livre sur la crise, mais sur les banques qui ont traité la crise. « Chaque fois qu’il y a une crise, souligne Eric Laurent que j’interviewe ci-dessous pour
Les RDV de l’Agora, des livres qui éclosent et l’on se demande pourquoi la plupart des auteurs n’ont pas publié ces ouvrages avant la crise pour l’annoncer puisqu’ils ont des jugements tellement lucides et péremptoires a posteriori ».
 
Nous avions interviewé il y a quelques mois Jean Montaldo pour sa Lettre ouverte aux bandits de la finance. La face cachée des banques est lui aussi un outil indispensable pour comprendre les mécanismes financiers.

Cette enquête a demandé huit mois de travail à Eric Laurent. Huit mois à rencontrer des financiers et hommes politiques qui souvent, lorsqu’ils veulent bien répondre, exigent l’anonymat le plus complet. Face à ce livre sorti à la fin du mois d’octobre, la presse reste « inerte et passive », selon les propres mots d’Eric Laurent. Il y a plusieurs raisons à cela, m’explique l’auteur que j’interviewe ci-dessous : « D’abord parce que c’est un sujet compliqué à traiter pour les journalistes. Ces derniers fonctionnent dans l’immédiateté absolue, donc on leur a vendu l’idée que la crise était en voie de Résorption, donc il y a moins d’exigence ou d’obligation d’en parler.
 
Et puis je crois que pour beaucoup de journalistes aujourd’hui il y a une totale inculture qui fait que c’est un sujet trop barbare. Enfin il y a une une quatrième raison aujourd’hui c’est que l’information circule de plus en plus mal ».

Les banques ont pourtant provoqué une crise d’une ampleur considérable, comparable au
séisme de 1929. Les citoyens du monde entier en payent encore chaque jour les conséquences. La crise de 2008 a commencé sous l’ère Clinton, lorsque ce président supprime d’un trait de plume le Glass Steagall Act, disposition prise sous le gouvernement Roosevelt et destinée notamment à séparer pour les banques les activités de dépôt et de d’investissement.
 
Aujourd’hui, de rares économistes, comme Frédéric Lordon, demandent qu’on instaure à nouveau cet outil indispensable de régulation.

Depuis, l’influence de la finance sur l’administration américaine est allée grandissante. Le point culminant étant atteint lors de la dernière année du mandat de Georges Bush pendant laquelle la maîtrise de la Maison blanche lui appartenait moins qu’à un certain Henry
Paulson...

Pour
Les RDV de l’Agora, Eric Laurent répond aux questions d’Olivier Bailly
 
Olivier Bailly : Premier et principal scandale dénoncé dans votre livre : la mainmise des financiers sur les principaux dirigeants américains
Eric Laurent : J’en ai été le premier surpris. Profondément. Franchement, j’ai vécu et travaillé aux Etats-Unis, j’y séjourne souvent. J’ignorais la dimensions incestueuse des liens entre Wall street et le parti démocrate. Je savais qu’il y avait des liens traditionnels, mais j’ignorais qu’ils étaient aussi profonds et qu’ils tenaient au fait que les grandes places financières américaines - New York, Boston, Chicago - sont aussi de grandes places démocrates. 

J’ai enquête sur les milieux d’affaires dans le pétrole et j’ai toujours trouvé que ce monde était profondément amoral. Pas immoral, mais amoral. Et même pourvu d’un certain cynisme. Dans le cas de l’univers financier, c’est tout-à-fait différent. J’ai rencontré des gens qui sont au-delà du pensable en terme d’avidité - une avidité sans limite -, de cupidité, d’arrogance et surtout un sentiment incroyable d’impunité. Là on rejoint la question que vous me posez. On a le sentiment que quoi qu’ils fassent ils n’auront jamais de compte à rendre. C’est glaçant. L’un des témoins que j’ai rencontré, qui a travaillé dans une banque de Wall street, m’a dit « de toute façon, nous sommes toujours gagnants ». C’est tout-à-fait vrai.

OB : La finance est un des secteurs économiques qui détient le leadership aux Etats-Unis. On pouvait dire la même chose de l’industrie automobile, auparavant. Quelle différence ?
EL : On pouvait dire que l’automobile était un secteur-phare, mais il n’y avait pas cette domination sans partage qui est aujourd’hui celle du monde financier. C’est vrai qu’à un moment donné l’automobile tirait l’économie américaine. Il y avait cette fameuse phrase d’un président de General Motors : « ce qui est bon pour General Motors est bon pour l’Amérique ». C’est vrai, mais par ailleurs vous aviez d’autres secteurs avec lesquels l’automobile était, sinon en concurrence en terme d’influence, au moins en rivalité. Aujourd’hui, et c’est je crois ce qui explique ce retour d’une oligarchie financière - le mot est de l’ancien chef de l’économie du Fonds Monétaire International -, l’Amérique au fil des décennies s’est totalement complètement désindustrialisée.

C’est quelque chose qui a fragilisé bien entendu l’économie américaine, qui a abouti à des pertes d’emplois massives et qui a eu recours à l’endettement. Et donc on a eu une montée en puissance du secteur financier qui s’est emparée de cette dette pour spéculer avec ses emprunts et ses crédits. C’est le premier point. D’autre part, cette disparition du secteur industriel classique a été marqué de façon corollaire par une montée en puissance en terme d’influence politique du secteur financier qui a retrouvé au fond toutes les prérogatives qui étaient les siennes au début du siècle. Le grand tournant ce sont, là aussi cela a été pour moi une surprise, les années Clinton et pas les années Reagan, comme on pourrait l’imaginer.

OB : Reagan développe les nouvelles technologies. Clinton supprime quant à lui le fameux Glass Steagall Act, ce qui lui permet, sur les conseils de Robert Rubbin et de Lawrence Summers (que l’on retrouve aujourd’hui aux côtés d’Obama) de déréguler la finance. Pourquoi cette fascination - tant chez Clinton que chez Obama (dont la campagne a largement bénéficié du soutien des financiers de Wall street) -, pourquoi cette fascination des démocrates pour la finance ?
EL : Il y a un exemple avec l’élection récente des gouverneurs. Vous avez comme gouverneur, dans le New Jersey, c’est-à-dire l’état voisin de New York, un homme qui vient d’être battu et qui s’appelle Corzine, je l’évoque à la fin de mon livre.
 
Corzine était l’ancien patron de Goldman Sachs, la plus grosse banque d’investissement qui a une influence politique considérable. Goldman Sachs a donné des quantités de ministres des finances aux administrations américaines. Paulson, par exemple, le ministre des finances de Bush, était le président de Goldman Sachs. Rubbin, l’homme qui a influencé Clinton pour le faire déréguler la finance était le président de Goldman Sachs. Corzine également. Il a dépensé sur sa fortune personnelle, après son départ de Goldman Sachs, cent millions dollars pour s’acheter un siège de sénateur puis un siège de gouverneur. Il siégeait au sénat aux côtés de Barack Obama et ont voté ensemble un certain nombre de lois. Ils sont très proches l’un de l’autre.
 
Corzine n’a eu de cesse lorsqu’il était gouverneur, et c’est une des raisons de son échec aujourd’hui, de faire venir dans l’état du New Jersey, Goldman Sachs, c’est-à-dire son ancienne firme, pour s’employer à privatiser les infrastructures, notamment routières.

Parce qu’aujourd’hui l’une des grandes sources de profit des grandes banques d’investissement c’est la spéculation, notamment sur les infrastructures automobiles. Goldman Sachs est derrière toutes les entreprises de privatisation aux Etats-Unis commes les autoroutes. Quelque part les gens dans le New Jersey ont été indignés de voir que le gouverneur de leur état faisait rentrer son ancienne firme et était prêt à lui adjuger des infrastructures publiques que les citoyens avaient payé.

OB : Cela signifie-t-il que la politique a encore son mot à dire aux Etats-Unis ?
EL : Non, cela signifie que le citoyen a son mot à dire. C’est tout-à-fait différent. Il y a une formidable exaspération vis-à-vis de cette dérive. Je crois que c’est extrêmement salubre, bien entendu.

OB : Les Etats-Unis sont prêts à mettre de côté leurs industries de pointes (les nouvelles technologies, par exemple) au profit de la seule finance ?
EL : La finance ne va pas tout remplacer, mais elle est montée à un niveau de puissance sans équivalent. Le calcul établit par les Etats-Unis et les responsables américains était d’abandonner les industries qui n’étaient plus compétitives comme l’automobile ou autrefois l’acier, etc., au profit des industries du futur (NTIC).
 
On s’aperçoit aujourd’hui que c’est un calcul erroné dans la mesure ou en terme d’emplois elles en dégagent peu effectivement et que, en terme de profits, ils sont bien moindres qu’on ne pouvait l’imaginer. Mais ça c’est un dogme qui a été élaboré il y a vingt-cinq ans. Il y a autre chose qui est vendu par les dirigeants du secteur financier, c’est l’idée que la finance est la principale arme de puissance, en terme d’influence et en terme de pouvoir à travers le monde. Et à travers ce secteur financier on va pouvoir aussi propager toutes les industries nouvelles qui sont pour la plupart d’origine américaine.
 
Donc il y a cette idée que les financiers sont les missionnaires de la puissance américaine, ce qui est relativement exact, mais en partie erroné car on voit bien que la puissance américaine repose en partie sur la complaisance et la complicités d’autres acteurs, la Chine notamment.

OB : La puissance des Etats-Unis serait sa capacité à s’endetter et à lier ses créditeurs  ?
EL : C’est la capacité à emprunter quotidiennement de quoi assurer le fonctionnement de leur appareil. La Chine avec 800 milliards de dollars a dépassé le Japon en terme de possession de bons du trésor américain. C’est le principal créancier des Etats-Unis et du monde. La Chine et les Etats-Unis ressemblent à des galériens enchaînés sur le même banc. Ils sont condamnés à ramer ensemble encore un bon moment.
 
Mais en même temps c’est vrai qu’il n’y a pas de la part des Chinois une interrogation croissante quant à la viabilité à long terme du système américain. On le voit très bien à travers les achats massifs d’entreprises étrangères effectués par les entreprises chinoises. Curieusement les Chinois achètent énormément à travers le monde, pas seulement dans le domaine énergétique, ce qui leur assure la sécurité de leurs approvisionnements, mais dans d’autres secteurs. Mais elles achètent très peu, quasiment pas aux Etats-Unis. Comme s’il y avait une espèce de défiance vis-à-vis des industries américaines. Pourtant les prix sont intéressants en ce moment !

OB : Vous écrivez qu’aux Etats-Unis le monde financier est de tous les secteurs d’activité le plus opaque. On peut dire ça de l’armement ou du nucléaire, non ?

EL : Premier point : de toute façon le monde financier ne fonctionne que sur l’opacité. Les industries de l’armement sont traduits devant des commissions du Congrès, obligés de rendre des compte, parce que très souvent les problèmes qu’elles élaborent sont des programmes qui fonctionnent avec de l’argent public. Donc même si c’est opaque il y a quand même des informations qui circulent.
 
Dans le cas du financier, la crise le démontre, non seulement il a reçu des sommes gigantesques, sans contrepartie, de la part du gouvernement fédéral, c’est-à-dire de l’argent du contribuable, mais il n’a eu aucun compte à rendre. A cet égard il y a quand même une différence de traitement incroyable entre le secteur de l’automobile et le secteur de la finance. Obama a injecté un peu plus de cinquante milliards dans le secteur automobile, mais il a exigé le renvoi du patron de la General Motors, imposé un plan drastique de restructuration.
 
Dans le cas des finances il a injecté 700 milliards de dollars plus deux mille milliards de dollars qui ont fait l’objet de prêts spéciaux de la réserve fédérale. On ne sait toujours pas à quelles banques profite cette manne. La Fed refuse de communiquer les noms. Et tout ça a été effectué sans aucune contrepartie, ce qui est quand même extraordinaire.

OB : Certes, mais le fait d’avoir pris des mesures drastiques envers l’industrie automobile ne ressort-il pas du bon sens ?
EL : C’est certes une industrie finissante, sauf en terme d’emplois. D’autre part c’est une industrie peut-être en déclin, mais parce qu’aux Etats-Unis en effet les modèles sont inadaptés... Mais après tout on peut très bien imaginer qu’un gouvernement veuille restructurer ce secteur pour le rendre à nouveau plus compétitif dans les années à venir. Mais peu importe. Il y a tout de même eu une intervention de la part du pouvoir politique qui s’est révélée effectivement déterminante.
 
Dans le cas du secteur financier les sommes injectées ont été sans sans commune mesure et il n’y a aucune contrepartie. Non seulement ça, mais surtout, en effet, toutes les mesures qui avaient été annoncées à grand renfort médiatique comme la limitation des bonus ou des revenus aux dirigeants qui auraient bénéficié de cet argent public, là-dessus Obama a battu en retraite, il faut le dire clairement.

OB : Vous citez dans votre livre deux cas qui illustrent la forte intrication entre les milieux financiers et l’administration. Il s’agit de Peter Peterson et d’Harry Paulson. Le premier à été ministre du commerce de Nixon puis dirigeant de la banque Lehman Brothers. Il a joué « un rôle-clé, écrivez-vous, dans la coopération financière et commerciale accrue avec Moscou » et dans la coordination du blocus du Chili. Il est aujourd’hui conseiller d’Obama. Paulson quant à lui a carrément pris la place de Bush pendant un an. C’est ce que vous révélez dans votre livre
EL : Oui, c’est fascinant. Paulson était une espèce de vice-roi. A ce moment-là la crise est tellement forte que tout ce qui concerne la politique étrangère notamment, comme le dossier iranien ou irakien, est relégué à l’arrière-plan. Seule compte la gestion de la crise et la gouvernance. Et là Paulson prend les commandes, en effet. Bush les lui abandonne avec un grand soulagement. Peterson a également proposé Geithner comme ministre des finances puisqu’il siège aussi à la Federal Reserve de New York.
 
Ce qui fait la force du monde de la finance et du monde des affaires de manière générale c’est sa formidable stabilité, sa longévité par rapport au politique. Les politiques passent, restent peu de temps, donc ne peuvent pas, ou ne souhaitent pas prendre de décisions à long terme. Un politique est formé pour réagir ou agir à court terme. Ce qui est formidable dans le monde de la finance, en terme d’efficacité, c’est qu’il existe des gens comme Peterson qui sont capable d’assumer une formidable stabilité et qui ont une vision à long terme de ce que doit être effectivement la stratégie des grands établissements financiers et les mutations qu’ils doivent opérer. Je crois que c’est la grande différence et c’est ce qui rend ce pouvoir si puissant et tellement incontrôlable par les politiques.

OB : Ce type de personnage tire-t-il les ficelles ou au contraire sont-ils instrumentalisés par les politiques ?
EL : Je pense que de toute façon les politiques ne peuvent pas faire l’économie de ce genre de personnages. Peterson se plaît à raconter une rencontre qu’il avait eu avec Bush, juste avant qu’il soit président, où il l’avait un peu admonesté sur son programme économique en expliquant ce qu’il devait faire. C’était sur un ton extrêmement badin et amusé du genre « j’ai vu tellement de présidents passer, vous n’en ferez qu’un de plus ». Il y avait une liberté de ton et même une certaine impertinence vis-à-vis du président, je crois que Bush venait d’être élu et qu’il n’était pas encore rentré en fonction. C’est là où Peterson a déclaré être un « gros matou de Wall street ».
 
On peut dresser un parallèle un peu iconoclaste si l’on revient à la période est-ouest, avec cette supposée opposition entre l’Union soviétique et les Etats-Unis. Je crois qu’au fond les élites financières des deux pays s’entendaient très bien parce que tous deux avaient les mêmes visions du monde, c’est-à-dire une vision hiérarchique, autoritaire, pyramidale et ils avaient l’un et l’autre le même sens de la durée. Ils savaient qu’ils étaient là pour une longue période et ils se défiaient les uns et les autres, au fond, des hommes politiques occidentaux qui étaient là pour peu de temps.
 
J’avais rencontré Giovanni Agnelli, le président et propriétaire de la Fiat qui m’avait raconté qu’il était allé à Moscou en 1964, juste avant l’éviction de Kroutchev . Il y était allé avec une délégation d’hommes d’affaires et de ministres italiens et à un moment donné Kroutchev a traversé la salle et m’a dit à haute voix, ce sont les propres propos d’Agnelli, « c’est avec vous que je veux discuter car je sais que dans quelques années vous serez encore là alors qu’eux [il désignait les hommes politiques présents] auront disparu depuis longtemps ».

OB : Vous expliquez d’ailleurs que l’URSS a raté sa mutation à cause de la lourdeur du système et pas du tout pour des raisons idéologiques anti-capitalistes

EL : Totalement. Au fond les élites financières avaient le désir de faire avec l’Union Soviétique ce qu’ils ont réussi plus tard avec la Chine. Et on voit très bien, ce qui m’a surpris, le niveau d’interdépendance et de connivence entre les élites chinoises et les élites financières américaines. Un homme comme Paulson est très proche des dirigeants chinois. Toutes les grandes banques d’investissement américaines sont allées en Chine afin de proposer des investissements et des crédits, y compris des crédits toxiques qui ont été en grande partie récupérés par la Chine qui en est très furieuse.

OB : Vous révélez dans votre livre que ce ne sont pas des centaines de milliards de dollars qui ont été prêtés aux banques, mais des milliers de milliards de dollars.

EL : Quand vous regardez les comptes de la Federal Reserve vous découvrez qu’il y a onze prêts d’un total de deux mille milliards de dollars en plus des sept cents milliards, donc, qui ont été accordés à un certain nombre d’établissements financiers, dans le cadre du plan de sauvetage.
 
Bloomberg news, l’agence de presse économique, a voulu obtenir de la Federal Reserve les noms de ces établissements financiers bénéficiaires. Elle a fait jouer le Freedom of information Act et la Federal Reserve a refusé catégoriquement de communiquer le moindre élément en arguant que ces documents étaient considérés comme secrets. Et c’est une opposition totale.

OB : Pensez-vous que cette collusion entre la finance et le politique est aussi prononcée en Europe et notamment en France ?

EL : Il est clair qu’en Grande-Bretagne des liens entre plusieurs grandes banques et les milieux politiques, et curieusement chez les travaillistes (c’est un peu le même phénomène qu’avec les démocrates), sont étroits. Dans le cas de la France l’influence ou plutôt la capacité d’action des milieux financiers est très grande et la capacité des politiques à peser sur eux extrêmement réduite, malgré les déclarations martiales du président français de vouloir mettre les banques au pas.
 
Je crois que les banques sourient largement quand elles entendent ces propos. Quand on regarde le sommet de Pittsburgh dont on avait dit qu’il représentait l’ébauche d’un nouvel ordre économique mondial, Levitte, le conseiller économique de Sarkozy dit lui-même que ce G20 a rassemblé à un véritable hall de gare, que tout partait dans tous les sens et que n’est certainement pas là qu’on pouvait imaginer l’ébauche d’une gouvernance mondiale.
 
Mais comment voulez-vous même que ces gens puissent ébaucher une stratégie de contrôle des milieux financiers à l’échelle planétaire alors qu’ils se sont révélés incapables, la crise le démontre, de contrôler, au niveau national, leur propre système financier. Donc c’est une aberration totale.
 
 
 
Crédit image : anniceris.blogspot.com

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66 réactions à cet article    


  • Francky la Hache Francky la Hache 13 novembre 2009 09:44

    C’est un euphémisme de dire que le travail journalistique a été bridé, vous dites « sujet trop barbare », ou « circule de plus en plus mal ».
    On ne peux pas se permettre d’être aussi complaisant envers ces journalistes fonctionnaires de la Sarkosie.
    Bravo pour cet article, et aussi surtout à É Laurent.


    • ZEN ZEN 13 novembre 2009 09:59

      Bonjour Olivier
      Je suis en train de lire le livre de E.Laurent
      Du bon travail d’investigation, comme d’habitude
      Ceux qui cherchent des analyses économiques pointues seront un peu déçus
      L’objectif est de mettre en évidence des pratiques financières anciennes
      Ce qu’il révèle sur les pratiques prédatrices de AIG et de Goldman Sachs est hallucinant


      • Antoine Diederick 13 novembre 2009 16:31

        des pratiques anciennes, en effet , Zen, mais tant que cela fonctionnait bien, personne n’avait envie de zigouiller la poule aux oeufs d’or. Donc personne, n’y voyait a mal. Une euphorie collective en somme....


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 novembre 2009 23:21

        Les gens comme Laurent sont ceux dont, dans 100 ans, on dira qu’il ont assuré la survie de la pensée honnête pendant les années où toute l’économie n’était qu’exploitation et où toute la politique n’était que mensonge.


        On savait pour Goldman Sachs et on en prévoyait les conséquences. Laurent le dit mieux que tout le monde. La situation est sans espoir de retour en arrière... et qui, de toute façon, voudrait que l’on revive les « 30 Honteuses » qui ont suivi les 30 Glorieuses ?

        Les choses bougent. Eliminons donc la première des trois (3) hypothèses que j’avais énoncées dans le premier des deux article en lien. Ça ne peut pas continuer. Il reste un Chef ou la Rue.



         
        PIerre JC Allard










      • Yannick Harrel Yannick Harrel 13 novembre 2009 10:07

        Bonjour,

        J’ai par le passé écouté Frédéric Lordon tout en l’appréciant particulièrement pour son analyse caustique de la situation financière internationale. Je ne pense pas qu’il soit le seul économiste à ne pas être dupe justement du marché de dupes des instituts bancaires, seulement les autres tous aussi conscients du désastre provoqué par elles n’osent affronter un mastodonte faisant et défaisant les rois.

        Je rends aussi grâce au travail d’Eric Laurent dont je prendrai connaissance de ses recherches sous peu en allant me procurer le résultat de son opinâtreté.

        Une citation d’un éminement dirigeant Américain que je tiens en haute estime :

        « je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contôlent leur monnaie, 
        les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ». Thomas Jefferson, 1802.


        • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE 21 février 2011 18:18

          212 MILLIARDS VERsés POUR UN SOI-DISANT SAUVETAGE INTERNATIONAL DU SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL..217 MILLIARDS VERSéS AUX ACTIONNAIRES FIN 2010....ert aux dirigeants..D ’OU dsk= sarkozy..

          on nous prend vraiment pour « des pov...cons » TOUSENSEMBLE


        • fouadraiden fouadraiden 13 novembre 2009 10:08

          Goldman Sachs, oula, je sens que ça va très vite partir en vrille....



          • saint_sebastien saint_sebastien 13 novembre 2009 10:15

            Il raconte n’importe quoi ( cf vidéo dailymotion ). Le grand tournant des USA c’est l’époque Reagan ou , pas Clinton , Clinton a bien sur continuer l’oeuvre de Reagan , mais vu la légèreté des propos de l’intéressé , je n’achèterai pas son bouquin ...


            • ZEN ZEN 13 novembre 2009 11:08

              @s sébastien

              Reagan a initié, Clinton a achevé...

              Clinton, sous la pression des financiers,le 12 nov 99,ayant conscience d’un véritable acte de capitulation , signe l’amendement Glass Steagall, une survivance du New Deal de Roosevelt .Cette nouvelle loi autorise la concurrence entre banques de dépots, banques d’investissement et compagnies d’assurances, ainsi que la fusion entre établissements différents, qui favorisent tous les excès à l’origine de la crise actuelle(Financial Services Modernization Act
              Rubin , de Goldman Sachs, en est un des initiateurs les plus actif

              Où l’on voit les liens de consanguinité entre le monde de la finance et celui de la politique...
              E.Laurent le montre bien


            • Leviathan Leviathan 13 novembre 2009 10:21

              Pour en savoir plus,

              Regardez les documentaires :
              - « The Obama Deception » d’Alex Jones.
              - « Fall Of The Republic » d’Alex Jones.
              - « Le jeu de l’argent » des Archives Oubliées.

              Et lisez :
              - « La véritable histoire des Bilderbergers » de Daniel Estulin.
              - « Rencontres au sommet » de Michael Gama.


              • Leviathan Leviathan 16 novembre 2009 08:46

                Van Rompuy serait-il l’homme de paille choisi par le Groupe Bilderberg pour diriger l’Europe ?

                - « Van Rompuy favorable à un impôt « vert » européen »
                http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2009-11-14/van-rompuy-se-devoile-sur-l-europe-737965.shtml

                - « H. Van Rompuy se dévoile devant le groupe de Bilderberg »
                http://www.rtbf.be/info/economie/m-van-rompuy-se-devoile-devant-le-groupe-de-bilderberg-lecho-de-tijd-160590

                ----------------------------------------------------------------------------

                11/11/2009 - Parlement Européen de Bruxelles.

                Mario Borghezio MEP (Lega Nord) dénonce le fait qu’il est anormale que les 3 prétendants à la présidence de l’Europe soient tous des membres de la Commission Trilatérale ou du Groupe Bilderberg, de Rockefeller.

                http://www.dailymotion.com/video/xb5801_3-pretendants-rockefeller-a-la-pres_news


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 novembre 2009 10:22

                Bonjour OB,

                " Quelque part les gens dans le New Jersey ont été indignés de voir que le gouverneur de leur état faisait rentrer son ancienne firme et était prêt à lui adjuger des infrastructures publiques que les citoyens avaient payé. « Un peu comme nos autoroutes qui auraient pu être gratuites l’entretien payé par l’impôt et que désormais nous payons plein pot aux actionnaires, victimes de leur avidité et leur cruelle gourmandise. Les premiers gps intégrés ont contribué pleinement à raccoler tous les automobilistes vers ces autoroutes payantes...

                 » Premier point : de toute façon le monde financier ne fonctionne que sur l’opacité. Les industries de l’armement sont traduits devant des commissions du Congrès, obligés de rendre des compte, parce que très souvent les problèmes qu’elles élaborent sont des programmes qui fonctionnent avec de l’argent public. « D’où l’intérêt des blackwaters qui échappent ainsi à la surveillance du Congrès et privatisent la grande muette avec aucun moyen de contrôle étatique...

                 » C’est certes une industrie finissante, sauf en terme d’emplois. D’autre part c’est une industrie peut-être en déclin, mais parce qu’aux Etats-Unis en effet les modèles sont inadaptés. « http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/les-malheurs-de-mac-laren-et-64853 La priorité aux plus lourds ne s’applique pas à la mondialisation et les US n’exportent plus leurs concepts encombrants.

                 » La Fed refuse de communiquer les noms. " La face cachée l’est donc toujours...

                La face cachée des banques effective est qu’un logiciel arrive désormais à faire le travail de dizaines de traders et de façon encore plus vive et réactive. Résultat, ce ne sont plus que les automates qui travaillent et nourrissent des milliers d’inutiles humains encore inconscients qu’une machine infernale est devenue...leur avenir !

                Cordialement.


                • sisyphe sisyphe 13 novembre 2009 10:24

                  Jusqu’où, jusqu’à quand, le monde devra-t-il subir la loi de ces racailles qui le dépècent, et le tiennent à la gorge, avec la complicité servile des politiques et des médias ?

                  Que faudra-t-il pour qu’enfin cette mafia soit mise hors d’état de nuire ?

                  A quand et par qui sera portée l’exigence, par les citoyens, l"’imposition, par la force, de l’indispensable REFORME MONETAIRE ?

                  Comment déclencher cette guerre, inévitable, pour que les citoyens du monde retrouvent enfin leurs droits ?

                  Franchement dégouté...


                  • Ropi 13 novembre 2009 15:29

                    "Jusqu’où, jusqu’à quand, le monde devra-t-il subir la loi de ces racailles qui le dépècent, et le tiennent à la gorge, avec la complicité servile des politiques et des médias ?"

                    Tant que nous - le peuple - les laisserons faire, et ce avec notre large assentiment - voir notre aide direct ou indirect - (avec notre bénédiction, pourrait-on dire !), il en sera ainsi.


                  • nortydal 14 novembre 2009 11:11

                    La réforme monétaire est en cours, la Chine d’ici peu laissera sa monnaie flotter et donc s’apprécier ce qui veut dire qu’elle financera de moins en moins la fameuse dette des pays « riche ».
                    Quoi qu’il en soit, j’ai du mal a imaginer les gens se battre à mort pour une politique monétaire.


                  • astus astus 13 novembre 2009 10:42

                    Malgré l’analyse très pertinente d’Eric Laurent qui apporte indiscutablement des éléments précis de compréhension sur certains évènements actuels je suis cependant un peu surpris que le monde journalistique, effectivement souvent inculte, semble aujourd’hui (re) découvrir la liaison incestueuse de dépendance du pouvoir politique à l’égard de la finance.
                    Rappelons seulement que l’avènement de la haute finance au sens moderne date probablement de la création du florin en 1252 à Florence par la corporation des changeurs et banquiers (Arte del Cambio). Celle-ci réunissait les cambistes, commerçants de pierres et de métaux précieux et tous ceux qui pratiquaient le dépôt ou le crédit local et étranger.
                    Dès cette époque, qui nous paraît lointaine, des banquiers célèbres comme les Bardi, Frescobaldi et Peruzzi ont fait la pluie et le beau temps sur toute l’Europe, qui était alors le centre du monde, notamment en France et en Angleterre.
                    A partir de 1309, ce phénomène s’institutionnalise avec la création de la première bourse mondiale à Bruges et l’on peut dire que depuis cette date les banquiers n’ont jamais cessé les vrais maîtres du monde.


                    • sisyphe sisyphe 13 novembre 2009 11:54

                      C’est sûr.

                      Je ne suis certainement un spécialiste de la finance, mais, quand même, entretemps, il y eut le système d’étalon or, puis, après la crise de 29, les accords de Bretton Woods, qui, bien qu’imparfaits introduisait une régulation de fait.
                      Le problème était, évidemment, que cette régulation reposait entièrement sur le dollar ; qui, lui ....... n’était pas contrôlé.
                      D’où les désordres qui ont suivi..

                      C’est la fin de la convertibilité du dollar en or, en 1971, puis, surtout, les Accords de Jamaique, en 1976, qui portent le coup fatal à toute régulation, et ouvrent la boite de Pandorre, en créant la monnaie fictive, confiée aux banques et organismes financiers, permettent le développement exponentiel de la spéculation, et livrent définitivement le monde au système monétaire imposé par les banques, et leur création d’argent ex-nihilo, avec les conséquences que l’on voit, de crises en crises, d’éclatements de bulles en actifs de plus en plus pourris, et que payent les citoyens du monde entier, pour renflouer leur jeu de casino aux dépens de toute l’économie réelle.

                      Il n’y aura pas, malgré les rodomontades et tours de jambes des politiques asservis, de régulation de ce système monétaire là : les états seront obligés de remettre au pot de plus en plus d’argent, à chaque crise de plus en plus grave, jusqu’à l’explosion finale dont les banquiers, comme toujours, se sortiront très bien (merci pour eux), mais qui sera mortelle pour l’économie mondiale ; donc, les salaires, l’emploi, les protections sociales, les démocraties (ou ce qu’il en reste), la survie...

                      La seule solution d’une véritable régulation est la véritable REFORME MONETAIRE, qui mette la création monétaire sous contrôle des états, empêche l’utilisation de toute monnaie fictive, sépare les banques de dépot des banques d’affaires, et les empêche ainsi de jouer la survie de l’humanité sur des coups de dés sont ils sortent, quoiqu’il se passe, nécessairement gagnants.

                      L’urgence est plus que vitale ; et cette réforme ne se fera, bien entendu, pas par les banques (pas folles, les guèpes), ni par les états actuellement totalement asservis au système financier.
                      Elle ne pourra qu’être imposée par les citoyens ; sous quelle forme, de quelle façon ; hélas, actuellement, aucune ne se dessine réellement, ce qui ouvre la porte aux voies du pire...


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 4 décembre 2009 01:28

                      @ Sis.


                       Bien sûr. Cela dit, vous proposez quoi ? Vous savez comment extraire a froid une dent à un tigre du Bengale ? Vous êtes armé ?




                      Pierre JC Allard

                    • ZEN ZEN 13 novembre 2009 11:25

                      Chantecler
                      Salut !
                      J’ai répondu plus haut à S.Sébastien , mal informé,à partir de ce que j’ai lu du livre
                      « La politique devrait compenser » ou réguler ?
                      « Devrait », oui, mais on n’en prend pas le chemin !
                      Il faut lire l’article de Céri hier sur le lobbying de la finance internationale à Bruxelles pour éviter les régulations, en contradiction avec le bla-bla du G20

                      Pour le renseignement que tu demandes, c’est ici
                      Mais n’en parle pas à Léon, Eric Laurent lui donne des boutons... smiley


                    • ZEN ZEN 13 novembre 2009 11:32

                      Voilà le lien
                      Cet article est vraiment important à mon avis
                      On est en droit de se faire du souci
                      Lagarde=menteuse
                      Trichet= tricheur


                      • Pyrathome pyralene 13 novembre 2009 12:20

                        Lagarde=menteuse
                        Trichet= tricheur

                        et s’il n’y avait qu’eux......


                      • Monica Monica 13 novembre 2009 11:37

                        Merci, Olivier Bailly, de cette interview fort intéressante d’Eric Laurent, dont l’ouvrage sur les soubassements de la guerre en Irak m’avait vivement intéressée.


                        Il souligne ici à quel point si l’univers du pétrole est amoral, celui de la finance dépasse toutes les bornes du cynisme.

                        Or n’oublions pas que si « crise » et accroissement colossal de « la dette » il y a, la mainmise des banques au plan international, et en France le pouvoir donné aux banques du temps de Pompidou, y sont pour quelque chose. 

                        Et au lieu de vouloir réduire les déficits publics de l’état en rognant le nombre de postes de fonctionnaires, compromettant ainsi le fonctionnement de l’école, de la santé, etc... c’est à ce pouvoir-là qu’il faudrait en priorité s’attaquer. Malheureusement, on n’en prend pas les chemin.

                        • ZEN ZEN 13 novembre 2009 11:38

                          La « trahison des élites » continue...

                          -« L’Europe ne dit pas ce qu’elle fait ; elle ne fait pas ce qu’elle dit. Elle dit ce qu’elle ne fait pas ; elle fait ce qu’elle ne dit pas. Cette Europe qu’on nous construit, c’est une Europe en trompe l’oeil »(P.Bourdieu)

                          -"Les accords conclus aujourd’hui entre 27 grands pays sont essentiels, car ils établissent de nouvelles règles de régulation bancaire et de surveillance, à l’échelle globale"( le président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet)
                          Vraiment ?

                          ___Réguler les régulateurs ?


                          • Pyrathome pyralene 13 novembre 2009 12:18

                            Eric Laurent est un très grand journaliste ,c’est tellement rare de nos jours qu’il est important de le signaler....
                            merci de cet article et de la présentation de ce livre qui commence à dater ,mais qui est toujours d’actualité et que je vais commander.....


                            • fred 13 novembre 2009 12:19

                              La conclusion de cet article est totalement incohérente et tient plus probablement du discours d’Eric Laurent que de l’auteur : "Mais comment voulez-vous même que ces gens puissent ébaucher une stratégie de contrôle des milieux financiers à l’échelle planétaire alors qu’ils se sont révélés incapables, la crise le démontre, de contrôler, au niveau national, leur propre système financier. Donc c’est une aberration totale.« 

                              C’est n’importe quoi : pour mettre en place le NWO, il faut que les Etats Nations s’écroulent. Par conséquent, tout se passe comme prévu ils ont même reçu de quoi encore enfoncer le Titanic.

                              Pourquoi faut-il toujours éviter la question »y a-t-il une volonté derrière ces actes« , »à qui profite le crime" et mettre en avant le cafouillage et l’incompétence alors même que l’évidence est sou les yeux ? Pourquoi nous prendre pour des cons à ce point ? Pourquoi vous laissez-vous berner de la sorte, vous qui prétendez vous rebeller. AVez-vous bien les yeuc en face des trous ?


                              • A. Nonyme A. Nonyme 13 novembre 2009 12:24

                                Il fut un temps où les banques étaient les partenaires de l’économie et des particuliers. Aujourd’hui elles préfèrent emmagasiner les profits maxi, les richesses, notamment du côté de l’art... Mais c’est toujours avec notre pognon !


                                • L'enfoiré L’enfoiré 13 novembre 2009 12:27

                                  Bonjour,
                                   J’ai lu beaucoup de livres d’Eric Laurent. Journaliste qui a quitté le domaine journalistique pour devenir indépendant. C’est un baroudeur de l’information. Un touche à tout.
                                   Cela fait une différence énorme.
                                   
                                   Une remarque. S’il dit que les politiques tournent dans le temporaires, les sociétés privées aussi, prisent à la gorge trimestriellement devant Wall Street.
                                   Pas de politique à long terme non plus. On ne fait que passer à la tête de ses multinationales aussi.
                                   Il n’y a que les idéologies qui subsistent plus longtemps. Celles-ci montent, arrivent à leur apogée, et puis s’écrasent aussi.
                                   La finance, elle, le fera si l’homme prend une jour le temps de s’expliquer à lui même du but à atteindre. 


                                  • ZEN ZEN 13 novembre 2009 13:31

                                    L’enfoiré
                                    Tiens, un nouveau pict ?
                                    Eric Laurent, Denis Robert...
                                    Les vrais journalistes d’investigation sont effectivement devenu rares


                                  • Pyrathome pyralene 13 novembre 2009 13:42

                                    Les vrais journalistes d’investigation sont effectivement devenu rares...

                                    Disons que les courageux sont devenus rares.....mais , c’est aussi un excellent révélateur !! et c’est en ces temps difficiles , que l’on voit les vrais hommes.....et les laches....


                                  • L'enfoiré L’enfoiré 13 novembre 2009 17:27

                                    ’La face cachée du pétrole", un autre interview de mémoire.
                                    Je l’ai immédiatement acheté. Je ne l’ai pas regretté.


                                  • Philou017 Philou017 13 novembre 2009 13:09

                                    Ca fait longtemps que le monde financier contrôle le monde politique.
                                    Mme Lacroix-Riz l’avait montré dans son livre sur l’entre-deux guerres. Même le front populaire était sous contrôle.

                                    Ce sont les banquiers qui gouvernent le monde depuis trop longtemps. Et qui le pressurent pour se remplir les poches.



                                      • Pyrathome pyralene 13 novembre 2009 13:25

                                        et un autre pour les politiques complices...


                                      • jacquotraphy 13 novembre 2009 13:37

                                        Une citation d’un éminement dirigeant Américain que je tiens en haute estime :

                                        « je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contôlent leur monnaie, 
                                        les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ». Thomas Jefferson, 1802.

                                        ça vient beaucoup des films :

                                        Zeitgeist, Addendum, Deception of Obama, etc...

                                        Mais je préfère le film clair qui vous explique : The Money Masters.

                                        L’argent à partir de rien, au point final.


                                        • sheeldon 13 novembre 2009 13:52

                                          bonjour

                                          bon artcile , je passerais tout ça a la guillotine .

                                          cette élite financière ne mérite que ça !

                                          cordialement


                                          • Pyrathome pyralene 13 novembre 2009 13:56

                                            A la broyeuse à billet de banque... smiley..même les porcs n’en mangeraient pas.....
                                             


                                          • ZEN ZEN 13 novembre 2009 14:01

                                            A la guillotine ?
                                            Oui, mais Place de la Concorde
                                            En présence de Sarkozy
                                            ça risque d’être long...


                                          • Pyrathome pyralene 13 novembre 2009 14:05

                                            Il serait vraiment présent aussi , mais en qualité d’acteur avec ses amis......Zen , pour moi , c’est une métaphore caricaturale , je suis contre la peine de mort , quoique pour tous les responsables d’il y a 8 ans , j’y ferais une exception....


                                          • Pyrathome pyralene 13 novembre 2009 14:02

                                            Article intéressant ,pour une fois sur rue 89......depuis leurs manips et léche-cuchage à propos de « on sait quoi » ....je n’y vais plus ! je n’ai pas confiance dans les laches.....


                                          • Antoine Diederick 13 novembre 2009 15:56

                                            Ce qui sera le dernier coup de ’pas de bol’ dans ce contexte, c’est ceci....

                                            Les réserves mondiales de pétrole surestimées Le monde est beaucoup plus près d’un épuisement des réserves de pétrole que ce que les estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) affirment mais celle-ci minimise le danger d’une pénurie pour ne pas créer un mouvement de panique, a affirmé The Guardian lundi.

                                            (afp) - Les Etats-Unis ont joué un rôle important pour encourager l’AIE à minimiser le déclin des champs de pétrole existants et à surévaluer les chances de trouver de nouvelles réserves, ajoute sur son site internet le quotidien britannique qui cite un membre haut placé de l’agence non identifié.

                                            L’AIE doit publier cette semaine son rapport annuel sur l’énergie dans le monde (World Energy Outlook) utilisé par de nombreux gouvernements pour décider de leur politique dans le domaine de l’énergie et du changement climatique.

                                            Ce rapport affirme que la production de brut peut être portée des 83 millions de barils/jours actuels à 105 millions.

                                            "Beaucoup au sein de l’organisation estiment que même parvenir à un niveau de production de 90 ou 95 millions de barils/jour serait impossible mais on craint des mouvements de panique sur les marchés financiers si les chiffres sont baissés", a affirmé le responsable de l’AIE cité par le site du Guardian.

                                            "Et les Américains craignent la fin de la suprématie du pétrole parce que cela menacerait leur pouvoir fondé sur l’accès aux ressources pétrolières", a-t-il ajouté.

                                            Une seconde source non identifiée au sein de l’AIE a indiqué qu’une de ses règles fondamentales est de « ne pas irriter les Américains » mais qu’en fait il n’y a pas autant de pétrole dans le monde que ce que l’Agence affirme.

                                            "Nous avons atteint le point le plus haut en ce qui concerne le pétrole. Je pense que la situation est vraiment mauvaise", a-t-il affirmé.

                                            L’AIE compte 28 pays développés, membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

                                            dépêche afp d’il y a une semaine...

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