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Accueil du site > RDV de l’Agora > Guéant président ?

Guéant président ?

Les Rdv de l’Agora reçoivent Christian Duplan, co-auteur avec Bernard Pellegrin de "Claude Guéant, l’homme qui murmure à l’oreille de Sarkozy" (éditions du Rocher).

C’est le personnage le plus influent du paysage politique français et la voix la plus écoutée par le président de la République. Pourtant, on ne sait rien sur lui. Homme discret, presque effacé, Claude Guéant est devenu en quelques années l’élément-clé du système Sarkozy.

En devenant conseiller spécial du président de la République, il a acquis une nouvelle dimension. Comment ce haut fonctionnaire (ancien préfet et chef de la Direction générale de la Police nationale), ce pur produit de la méritocratie républicaine, est-il parvenu à s’imposer si vite dans le monde politique dont il n’est pourtant pas issu ? Et pourquoi Nicolas Sarkozy l’a-t-il choisi, alors que tout semble l’opposer, lui, si nerveux, agité et bling-bling, à Claude Guéant, si calme, presque austère ?

Et si Nicolas Sarkozy avait fait le bon choix en nommant Claude Guéant, alias Monsieur "Zéro défaut", au poste de conseiller spécial ? Et si Guéant, dont personne ne conteste la stature de grand serviteur de l’Etat, était la garantie que Sarkozy n’est pas constamment dans la posture et la gesticulation, mais a pour la France un vrai dessein dont il serait le maître d’ouvrage et Guéant le maître d’œuvre ? Et si Claude Guéant était un futur Premier ministre ? Et si, tout simplement, Claude Guéant était le garde-fou idéal ?

C’est à ces questions qu’ont tâché de répondre Christian Duplan, journaliste à Marianne, et Bernard Pellegrin, journaliste à l’AFP. Dans Claude Guéant, l’homme qui murmure à l’oreille de Sarkozy (éditions du Rocher), ils brossent le portrait d’un homme extrêmement habile dans la négociation et dans la médiation et qui réussit à se faire respecter, tout en restant en dehors des manigances politiciennes. Considéré par les auteurs comme le deuxième personnage de l’Etat, largement devant François Fillon, Claude Guéant est passé maître dans l’art d’entretenir le mystère sur sa personnalité. Mais qui est donc celui que certains voient déjà comme le prochain Premier ministre ?

Pour en savoir plus sur cet homme énigmatique, sur le prince des conseillers présidentiels, Les Rdv de l’Agora reçoivent Christian Duplan, co-auteur avec Bernard Pellegrin de Claude Guéant, l’homme qui murmure à l’oreille de Sarkozy (éditions du Rocher). Une interview d’Olivier Bailly et de Daniel Hoffman.

Agoravox : Malgré son rôle central au sein du dispositif présidentiel, Claude Guéant est un personnage très peu connu du grand public. Comment expliquez-vous cela ?
Christian Duplan : Disons que Claude Guéant ne fait rien de particulier pour exister médiatiquement. Néanmoins, il intervient dans le débat public à chaque moment de crise ou de tension. D’une manière générale, son retrait relatif s’explique de deux façons. Il y a d’abord la raison politique : c’est la méfiance qui fait son pouvoir, elle est partie intégrante de sa force. Deuxièmement, cela est lié à sa psychologie : ce n’est pas un homme politique, au départ, et il n’est arrivé dans ce monde que très tard. Il n’est pas non plus en adéquation avec le parisianisme, en vogue dans de nombreux cercles. Lorsqu’il sort de l’ENA, et vu son niveau de qualification, il aurait pu pencher pour les grands corps, mais il a choisi la voie préfectorale. Un comble juste après Mai-68 ! Pourtant, cela correspond à un vrai engagement de sa part. C’est quelqu’un qui aime le concret, qui n’a d’autre perspective du pouvoir que celle de l’action, du « faire ».

A : Est-ce un sarkozyste ?
CD : Nous employons dans le livre le terme de « sarkologue ». Les vrais sarkozystes, ce sont les amis de longue date, qui partagent avec le président des codes, des attitudes : des gens comme Hortefeux ou Lefebvre. Guéant ne peut pas être sarkozyste - il est tout sauf bling-bling -, mais il est sans doute le meilleur des « sarkologues », dans ce sens où il se perçoit lui-même comme le « gardien du temple ». Avec la tribune du Figaro, dans laquelle il s’est déclaré en faveur du candidat UMP, il est entré dans le bain politique, à la manière d’un néo-converti.

A : On le sent tiraillé entre un sentiment de devoir et de loyauté envers l’Etat et une très forte affection envers Nicolas Sarkozy...

CD : C’est vrai qu’il y a un peu ce regard de fascination envers cet « adolescent pas tout à fait fini » qu’est Nicolas Sarkozy. L’énergie de Sarkozy, son projet, le fait qu’il soit un trublion, parfois à la limite de la vulgarité, font que Guéant trouve en lui une sorte de point d’équilibre. Le fait qu’ils se vouvoient mutuellement est, par exemple, loin d’être anodin. C’est ce mélange de distance et d’attirance qui est au cœur de leur relation. À ce sujet, une anecdote significative : c’est Guéant qui a préparé la cérémonie du mariage avec Carla. Mais il n’était pas là lors de la fête à la Lanterne, comme pour marquer la limite entre son rôle de conseiller et celui d’ami du président.


A : D’ailleurs, Carla Bruni a-t-elle un quelconque lien avec les arcanes du pouvoir, comme l’avait été à une époque Cécilia Sarkozy, alors très proche de Guéant ?

CD : Sur le plan médiatique, Pierre Charon, également conseiller du président de la République, travaille sur son image de femme de gauche. Mais Carla Bruni n’a rien à voir avec le milieu politique et elle n’a ni la même influence ni la même proximité avec les collaborateurs de Sarkozy que Cécilia Sarkozy en son temps.

A : Dans votre livre, on en apprend autant sur Claude Guéant que sur Nicolas Sarkozy...

CD : Nous montrons en effet qu’il s’agit de la seule personne véritablement capable de mettre en garde Sarkozy contre lui-même, de lui suggérer des idées différentes et nouvelles, voire de lui tenir tête et de le contredire.

A : Pensez-vous que le choix de Guéant par Sarkozy correspond à une volonté de rupture de ce dernier avec l’UMP ?
CD : Il ne faut jamais oublier que Sarkozy a une mentalité un peu paranoïaque, renforcée par le fait que sa famille politique n’a jamais eu totalement confiance en lui (et vice versa). Il a choisi Guéant pour se placer au-dessus de tout ça. Il voulait avoir à sa disposition un homme neuf, qui lui amène un certain réseau et lui propose une autre manière de faire les choses.

A : Le personnage de Claude Guéant et le rôle qu’il joue dans l’appareil d’Etat vous paraissent-ils inquiétants ?
CD : Il y a deux lectures possibles. La première consiste à dire qu’il n’est pas élu et que son pouvoir s’exerce sans aucun contrôle démocratique. Mais l’autre approche, à laquelle nous adhérons, tend à montrer que sa place est très symptomatique de la manière dont Sarkozy aborde le pouvoir. Le président de la République a très bien compris que le quinquennat renforçait la présidentialisation du régime. Il s’agit donc pour lui d’avoir à l’Elysée tous les gens auxquels il tient et qui peuvent lui être utiles. C’est pourquoi le vrai pouvoir doit se situer en dehors des codes démocratiques traditionnels.

A : Quelle est sa principale qualité ?
CD : Je dirais que c’est sa capacité à avoir su se faire discret, tout en étant un excellent négociateur. Il reste encore apprécié par une partie de la gauche et, notamment, Jean-Pierre Chevènement qui ne tarit pas d’éloges à son égard. Il est à la fois un pondérateur et un rempart aux accès de colère de Sarkozy.

A : Qui sont ces ennemis au sein de l’UMP ?

CD : Il y a bien sûr le groupe des amis historiques de Sarkozy, qui ont été écartés des principaux postes ministériels et qui reprochent à Guéant son absence de flair politique, sans pour autant avoir réussi à le démontrer jusqu’à présent. Ils ont repris du poil de la bête depuis la déconfiture des municipales (Hortefeux est revenu en grâce, Lefebvre est devenu porte-parole de l’UMP), mais n’ont pas vraiment réussi à déstabiliser Guéant. Cela s’explique sans doute par le côté atypique du personnage, qui ne lance jamais de piques ou de petites phrases sur personne en public comme en privé, étant parfaitement conscient du risque de retour de bâton.

A : Quid de ses rapports avec Henri Guaino, l’autre conseiller spécial du président, qu’on décrit souvent comme exécrables...
CD : Guaino nourrit un véritable mépris envers Guéant. Il l’appelle « ce préfet », pour marquer que, contrairement à lui, il n’est pas un tribun ni un brillant orateur. Mais Claude Guéant n’entre pas dans la logique de confrontation que voudrait lui imposer Guaino. C’est d’ailleurs une de ses forces : de la sorte, il a toujours été sous-estimé par ses adversaires qui n’ont pas vu en lui un personnage qui pourrait compter aux yeux de Nicolas Sarkozy. Lorsqu’il est arrivé à Bercy en tant que directeur de cabinet de Sarkozy, personne n’a compris ce que venait faire un homme issu de la police à un poste traditionnellement tenu par des gens issus de l’inspection des Finances ! Quand Sarkozy a nommé Guéant comme directeur de campagne, les proches du futur président de la République ont commencé à comprendre que le patron de l’UMP le testait de façon décisive. Mais, même à ce moment, on s’intéressait encore peu à lui. Si vous prenez les livres écrits pendant la campagne présidentielle, il n’y a que très peu de passages le concernant. Alors que c’est lui qui a mené la bataille et qui, en fin de compte, l’a gagnée !

A : Pensez-vous que Claude Guéant pourrait devenir le prochain Premier ministre ?
CD : En tout cas, cela irait dans le sens de la déclinaison institutionnelle actuelle. Quel intérêt en effet d’avoir un Premier ministre politique alors que le quinquennat met à l’abri de l’alternance ? Pourquoi, au contraire ne pas nommer un chef du gouvernement qui soit, comme nous l’écrivons, un « préfet de France », chargé d’appliquer la volonté présidentielle. L’époque du Premier ministre rival du président est probablement révolue.

A : Quelle a été la réaction du principal intéressé quand il a appris le projet d’une biographie le concernant ?
CD : Quand on lui a soumis le projet, il nous a dit qu’il ne tenait pas vraiment à ce livre, mais que, s’il devait exister, autant nous recevoir ! Nous l’avons donc rencontré environ une fois par mois, entre janvier et juin de cette année.

A : Avez-vous été surpris que Claude Guéant accepte ?

CD : C’est clair que ça aurait été beaucoup moins intéressant s’il avait refusé. Même s’il ne nous a pas fait de révélations, nous avons réussi à faire ressortir les grandes lignes de force qui se dégagent.

A : Quel genre de livre avez-vous voulu écrire : un portrait à charge ou un panégyrique ?
CD : Ni l’un ni l’autre. Ce qui nous a intéressé c’est de montrer le rôle d’un personnage au cœur même du pouvoir et ce que cela révèle sur le pouvoir. Nous avons voulu enquêter sur celui que nous considérons comme le deuxième personnage de l’Etat. Pour cela nous ne nous sommes pas sentis tenus ni de l’attaquer ni de le défendre.

A : Avez-vous été séduit par le personnage ?
CD : D’une certaine manière, nous avons été séduits par son côté peu séduisant, paradoxalement, et par le fait qu’il ne s’inscrit pas dans les normes classiques des hommes politiques. Certes, c’est un homme profondément de droite, mais il n’est pas de droite profonde. Son parcours - il est issu d’un milieu modeste et est un pur produit de la méritocratie républicaine - l’a convaincu que la gauche avait tué les valeurs qui lui ont permis d’arriver là où il est aujourd’hui, de par son culte irraisonné de l’égalitarisme.

A : Vous ne l’avez jamais vu débordé ou en colère ?
CD : Le plus incroyable, c’est qu’à chacune de nos rencontres, il nous a reçus sans même une seconde de retard et qu’il ne se consacrait à aucune autre activité pendant que nous le questionnions (à part répondre aux appels du président de la République de temps à autre). Il fait preuve d’un calme et d’un sang-froid impressionnants, qu’il avait déjà démontré lorsqu’il était Directeur général de la Police nationale, en 1995, au moment des attentats. Il avait alors réussi à faire travailler tous les services de police ensemble, ce que personne avant lui n’avait su faire.

A : Quel rôle joue-t-il dans la gestion actuelle de la crise financière ?

CD : Sur ce sujet, il n’y a que deux hommes que le président écoute et qui ont une vraie influence : François Pérol, secrétaire général-adjoint de l’Elysée, et Claude Guéant. Ils sont tous deux dans la voie de l’orthodoxie financière prônée par Sarkozy.

A : Vous revenez dans votre livre sur la question de son appartenance à la franc-maçonnerie. Qu’en est-il exactement ?
CD : Il a affirmé par écrit qu’il n’était pas franc-maçon, donc nous avons toutes les raisons de croire qu’il dit la vérité sur ce point.

A : Celui que vous nommez « Monsieur Zéro Défaut » n’a-t-il commis aucun impair, aucune gaffe depuis l’élection de Nicolas Sarkozy ?

CD : Évidemment, la présentation d’un personnage qui ne se trompe jamais relève de la mise en scène. Quant à parler de gaffes, on pourrait peut-être évoquer la question de la très grande place des conseillers dans les médias. Il a effectivement été critiqué pour cela. Après les municipales, le dispositif a été modifié, mais Guéant, contrairement à Guaino notamment, continue d’être très présent dans l’arène médiatique. Et force est de constater qu’il est difficile de lui reprocher quoi que ce soit en matière de communication.

A : Selon vous, quelle est sa principale faiblesse qui pourrait lui nuire à l’avenir ?
Même s’il connaît bien le terrain, ce n’est pas un élu. C’est son talon d’Achille, surtout par rapport à la vulgate sarkozyste de la légitimité par l’élection. Il a également assez peu de réseau à l’Assemblée, où l’on ne recense aucun courant « guéantiste ».

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Crédit photo : Afp (N.Sarkozy, C.Guéant et F.Fillon le 11 mai 2007)


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14 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 octobre 2008 11:20

    Bonjour,

    Article très intéressant. Je suis juste surpris qu’il n’y ait pas une allusion au parralélisme avec un autre tandem, celui Chirac-Villepin. C’est tellement évident. A une différence près, je ne vois pas Guéant suggérer à Sarkozy de dissoudre l’Assemblée



    • Pascalou 16 octobre 2008 12:04

       Il ne faudrait pas perdre de vue que Claude Guéant est l’ancien "bras droit" de Charles Pasqua - et à ce titre a une longue expérience des manoeuvres et secrets d’état depuis l’époque gaulliste : à ce titre il peut être perçu comme une "éminence grise" - et donc un personnage de l’ombre dans le théatre politique français.
       Donc la différence entre le tandem Chirac-Villepin paraît peu judicieuse !


      • bernard29 bernard29 16 octobre 2008 12:31

        Impressions télévisuelles. !!

        Totalement allergique à ce personnage. Sa préciosité, et ses manières montrent, à mon avis, un fort complexe de supériorité qu’il essaye de dissimuler sur un faux air de détachement et de condescendance maniérée. ça lui va trés bien d’avoir été le bras droit de Pasqua, et l’éminence grise de Sarko. C’est excatement le genre de type que je vois bien traîner dans les couloirs et galeries des résidences présidentielles de notre monarchie pas éclairée du tout.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 16 octobre 2008 12:51

          Cet homme ressemble à Crozemarie. Il a bien l’allure d’un sage fonctionnaire et son poste le confirme intelligent, mais s’il a été le bras droit de Pasqua, il va être très bientôt rattrapé par la justice voire lâché par ses anciens amis...quand la crise de confiance bancaire atteindra le pouvoir politique. il est probable qu’il module un peu la fougue de N.S, sauf s’il est responsable de certains couacs retentissants. Cet usage de conseiller spéciaux du président est une curieuse façon de procéder, en effet, n’aurait-il pas été judicieux qu’il préside à sa place ? Et un bon président n’est il pas celui qui s’est entouré de bons conseillers... ? Au risque du contraire...


          • Serge Serge 16 octobre 2008 13:14

            Voilà un homme,non élu donc sans mandat des électeurs,n’ayant de compte à rendre qu’à lui même et à son chef et qui détient la réalité du pouvoir ! C’est le retour des "éminences noires" de l’ancien régime !

            Peut-on encore parler de régime démocratique ? La question vaut d’être posée !

            Comment ne pas qualifier les députés UMP de "godillots" puisqu’ils acceptent d’être des marionettes sans pouvoir autre que celui de dire " Oui chef ,à vos ordres !"


            • Gilles Gilles 16 octobre 2008 14:41

              Au sujet des éminences noires il ya vait voici deux semaines un trés bon dossier dans Marianne sur les conseillers spéciaux de Sarkozy, chacun ayant son champ d’action et qui supervisent même les vrais ministres, du moins ceux qui ne font pas parti du G7 (cad presque tous) Notamment en ce qui concerne Lagarde et Dati, réduites au rôle portes paroles des décisions prisent entre conseillers et Sarko et chargées de la com du gouvernement auprés du peuple illuminé par leurs belles robes

              Personne ne les connait, ne les voit, mis à part deux ou trois .... et c’est pas jojo. Des gainos réacs, des ex facho, des catho intégristes.........

              On est rentré dans un régime quasi monarchique. Le Roi décide seul avec ses conseillers dont le peuple n’entend pas parler. Le reste c’est la Cour, courtisans et larbins. Le parlement obéït ou se fait tancer.

              Quelle daube.......


            • Serge Serge 16 octobre 2008 15:28

              Bien d’accord...Notre "démocratie" est une "jolie bouteille,Liberté,Egalité,Fraternité" mais dont le contenu a été vidé.Même nos élus ( s’en rendent-ils compte ?font-ils semblant ?pensent-ils "après moi le déluge ?" ) n’ont aucun pouvoir sur les problèmes fondamentaux sinon "à la marge" ! "On" leur fait débattre "du sexe des anges" et ils foncent !!!


            • Thierry LEITZ 16 octobre 2008 13:31

              Premier ministre bis, avec plus d’influence réelle, bien !

              Déjà que la fonction de premier ministre est grignotée par le président lui-même !

              A quoi sert Mr Fillon ?

              Avec 3 premiers ministres la France est surgouvernée ! Et surponctionnée de salaires, frais et retraites afférents !

              Evidemment, la crise financière mondiale est bien plus préoccupante, mais cette malgestion des finances publiques avec les contre-exemples venant d’en haut, ce sont les générations futures qui apprécieront. Et les moyens de réformer disparaîtront toujours plus dans l’immense budget du "service de la dette" ou devrait-on dire "service rendu aux épargnants aisés pour les remercier de mettre à disposition des finances plublique leurs durables excédents de trésorerie" !


              • morice morice 16 octobre 2008 14:24

                 Pas confondre SVP discrétion et âme damnée. Karl Rove aussi est quelqu’un de discret... alors ça en est où cette déclaration de Guéant sur les "étrangers " qui auraient attaqué nos troupes ? TOUS ETRANGERS ???


                • Plum’ 16 octobre 2008 14:26

                  « le vrai pouvoir doit se situer en dehors des codes démocratiques traditionnels » : notre démocratie est tombée bien bas...

                  C’est ainsi que les Français ont voté Non à la Constitution européenne alors que l’antidémocratique Sarkoguéant a accepté son double, le traité de Lisbonne, sans aucun vote populaire sur ce sujet.


                  • Jihem Jihem 16 octobre 2008 15:20

                    L’auteur,

                    Pourquoi oubliez-vous de mentionner que Guéant est avant tout le secrétaire général de l’Elysée (qui n’est pas un poste soumis à l’élection) et c’est à ce titre qu’il travaille quotidiennement avec le Président et le conseille.
                    Il est tout à fait dans son rôle, comme l’ont été Balladur (avec Pompidou), Bérégovoy (avec Mitterand) et Villepin (avec Chirac) .....et qui sont tous devenus premiers ministres . Etonnant Non ?





                    • impots-utiles.com 16 octobre 2008 17:27

                      "Pôle emploi" sera le nom de l’ organisme né de la fusion de l’ ANPE et des ASSEDIC.
                      Le nom aura coûté 500 000 euros ! Le logo est-il compris dans ces 20 ans de petit salaire ?

                      http://www.impots-utiles.com/pole-emploi-cout-d-un-nom-et-cout-dun-logo.php


                      • deejay 16 octobre 2008 17:58

                        Premier ministre ? Pour quoi faire ?

                        Finir essoré comme Fillon ?

                        Etre SG de l’élysée c’est le paradis, vous savez quasiment tout sur tout, la seule chose qui doit vous échapper doit être le mot de passe de reconnaissance nucléaire et autre ’machin’ technico militaire. Le reste vous-en êtes : barbouzeries, escroquerie, chantage, négociations, opérations spéciales, magouilles économiques, traffics, nouvelles lois, stratégie etc.

                        Guéant est un de ces hommes de l’ombre, c’est son truc. Le prestige il s’en fout selon moi. Il est suffisemment puissant et il le sait. A sa place, être PMinistre, c’est régresser.

                        Fillon vendrait le pays pour être à la place de Guéant.

                        Etre PM c’est être noyé dans les dossiers. Vous êtes carbonisé à vie ensuite.

                        Le PM ne donne pas le tempo, surtout pas avec un président ultra présent sur les dossiers. Au contraire, vous subissez...

                        la fonction de PM a perdu en crédibilité aujourd’hui en France

                        Je ne le voit pas du tout à matignon même si son côté mystérieux et adorateur du secret ferait de lui une autorité naturelle auprès des ministres.

                        D’ailleurs, on comprend que le charisme compte beaucoup pour l’autorité et la crédibilité.
                        Fillon est risible niveau présence et charisme.


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