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Accueil du site > RDV de l’Agora > La police du chiffre : cannabis, prostitution, sans papiers...

La police du chiffre : cannabis, prostitution, sans papiers...

Les RDV de l’Agora reçoivent la journaliste Patricia Tourancheau à propos de son documentaire Cannabis, prostitution, sans papiers : la politique du chiffre, diffusé sur Canal + Vendredi 20 février à 22H25 et Mercredi 25 février à 4h25.

Patricia Tourancheau est une journaliste aguerrie. Selon les termes consacrés elle est fait-diversière et rubricarde police à Libération depuis les années 1990. Auteur d’un livre sur le Gang des postiches (Fayard, 2004), elle connaît son sujet sur le bout des doigts.

Dans
Cannabis, prostitution, sans papiers : la politique du chiffre, documentaire diffusé sur Canal+,  elle remonte aux sources de la politique mise en place en 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur. Celui-ci décrète la tolérance zéro pour les délinquants et met en place la culture du résultat et la prime au mérite pour les agents de la police nationale.

Ce documentaire a été tourné en 2008, au sein du commissariat central du 12ème arrondissement : 500 policiers pour 136.000 habitants dans un coin de Paris à la fois tranquille, bobo et branché.

C’est là que pendant une quinzaine de jours Patricia Tourancheau est allée sur le terrain afin de partager le quotidien de ces hommes et de ces femmes dont le métier est de faire respecter la loi. Comment, sept ans après le passage de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur et deux ans après la création du Ministère de l’identité nationale, les policiers envisagent-ils leur mission ?

Dans cette enquête on voit des agents arrêter des gens de peu, souvent pour rien : un SDF ; une prostituée roumaine qui fait des passes au bois de Vincennes ; un type attrapé avec moins d’un gramme de shit ( !) ; des étrangers sans-papiers qui travaillent... Bref, du menu fretin.

Pas très glorieuse, cette « racaille ». D’autant que dans le lot il y a des individus qui n’ont rien à se reprocher et qu’on relâche après quelques heures de garde à vue car on n’a rien contre eux.

Mais ça n’a pas d’importance, car avec la politique menée par Nicolas Sarkozy, un individu en garde à vue c’est un suspect arrêté et dans le cas de la pute qui racole, du fumeur de shit ou de l’étranger sans-papier, c’est une affaire élucidée. Ainsi pour les Français la Police nationale fait son travail et la délinquance baisse.

Comme il est dit dans ce documentaire : « c’est les chiffres qui commandent les patrouilles ». Au passage on découvre que la police travaille en cheville avec les services de l’Urssaf ou avec des groupements de police de la ville de Paris chargés de surveiller les logements sociaux. On voit aussi que les policiers, loin d’être des fonctionnaires zélés, sont parfois réticents à appliquer des textes dont ils se demandent eux-mêmes à quoi ils servent.

La caméra de Patricia Tourancheau sait aussi attrapper quelques moments troublants comme ce passage où un brigadier, chargé de "faire du chiffre" en arrêtant des étrangers à la gare de Bercy, lance à ses collègue qu’il faudrait arrêter un Blanc pour ne pas avoir l’air de faire du contrôle au faciès.

Mais la police ce n’est pas que ça et Patricia Tourancheau esquisse aussi le portrait de flics dont la mission est d’aider la population. Ceux-là, curieusement, ne touchent jamais de prime au mérite.

Comment cette politique du chiffre, de la prime au mérite et de la tolérance zéro est-elle perçue par ceux qui sont chargés de l’appliquer, c’est le sujet de
Cannabis, prostitution, sans papiers : la politique du chiffre, un film simple, clair et pédagogique. Un film citoyen.

Pour les Rdv de l’Agora, Patricia Tourancheau répond aux questions d’Olivier Bailly

Olivier Bailly : Avez-vous rencontré des difficultés pour suivre les policiers de ce commissariat parisien ?

Patricia Tourancheau : J’ai obtenu facilement les autorisations de la préfecture. J’ai volontairement choisi un commissariat lambda et pas une unité d’élite genre brigade anti-gang, anti-criminalité, commissariat chaud de banlieue, etc. J’avais demandé un commissariat parisien qui ne soit pas dans le 18è ou le 19ème arrondissement ni dans un quartier trop bourgeois, genre 8ème ou 16ème. Je voulais vraiment un commissariat ordinaire avec une population ordinaire, mélangée, dans Paris, pour voir les missions quotidiennes des gardiens de la paix et, à partir de là, vérifier s’il y avait un malaise et comment faisaient-ils par rapport à la culture du résultat, pour obtenir des chiffres, contenter leur préfet, leur ministre et leur président de la république.

OB : Vous expliquez bien dans le documentaire pourquoi vous avez choisi le 12ème arrondissement : il y a deux gares Sncf (Lyon et Bercy), un bois (Vincennes), et deux places très fréquentées (Bastille et Nation). Bref, un arrondissement emblématique.

PT : Oui, c’est vrai. Mais je n’ai pas choisi vraiment. J’ai demandé un commissariat ordinaire et j’avais plusieurs choix. Le 12ème, c’est la préfecture de police qui me l’a imposé. Mais je m’en fichais. Je voulais juste voir, au plus près, comment ça se passait tous les jours, comment ces consignes dégringolaient et comment ça s’appliquait sur le terrain. Parce qu’on parle toujours de statistiques policières qui sont truquées, on entend toujours Sarkozy ou MAM nous dire « la délinquance recule, a baissé, le taux d’élucidation des affaires a monté », et quand on va sur le terrain on s’aperçoit qu’il y a des tours de passe-passe. Les policiers font réellement leur boulot de Police-secours sur l’assistance aux gens, la police judiciaire démantèle de vrais réseaux, mais là, dans un commissariat comme ça, on voit bien que pour faire bouger les chiffres, pour appliquer les consignes, on va arrêter deux ou trois fois par semaine les étrangers à la sortie des trains à la gare de Bercy. Et ça c’était très choquant. Et la hiérarchie du commissariat qui a été plutôt ouverte avec nous et qui a joué le jeu ne nous avait pas parlé ni des descentes de police chaque jeudi dans les restaurants avec l’Urssaf ni des contrôles en gare de Bercy régulièrement le matin.

OB : Ce qui entame d’ailleurs pas mal le moral des gardiens de la paix...
 PT : Oui, certains trouvent ça vraiment odieux. Les premiers qui nous ont parlé de ces contrôles à la sortie des trains ce sont les officiers de police judiciaire du bureau de ramassage. Et ils disaient combien c’est insupportable. C’est du travail à la chaîne. Ces pauvres types avec leur sac en plastique qu’on repère à la sortie du train, qu’on ramène en masse dans le bureau pour faire des procédures pour infraction à la législation sur les étrangers et ils nous disaient : "c’est réglé comme du papier à musique : les îlotiers du service de police de quartier y vont deux à trois fois par semaine et nous ramènent une floppée d’étrangers". Mais ces officiers n’ont pas voulu parler devant la caméra.


OB : Et c’est une arrestation et une affaire résolue. C’est ainsi que l’on fait du chiffre !

PT : C’est un fait de délinquance constaté - ils viennent de constater que le type est un usager de cannabis. Le délit ça peut-être par exemple un racolage qu’ils constatent. Et tout de suite c’est élucidé puisqu’au moment où ils constatent l’infraction elle est résolue immédiatement puisqu’ils attrapent le type ! Ce n’est pas comme un cambriolage. Un cambriolage, c’est un fait constaté. Le problème c’est que c’est très difficile, il faut enquêter, il faut planquer pour débusquer les cambrioleurs et pour avoir un fait élucidé dans la colonne des faits élucidés. Je ne dis pas qu’ils font que ça, il ne faut pas non plus caricaturer, car ils secourent aussi des gens, ils arrêtent aussi des auteurs de violence...

OB : Oui, mais enfin, comme vous l’expliquez dans le documentaire, les policiers qui secourent les gens sont bien moins considérés que les autres...
PT : Exactement. Et c’est ce que dit le lieutenant Motel qui est donc chef des brigades de voies publiques. Il dit que ses collègues sont frustrés parce que leur travail social, finalement, n’est pas reconnu. 

OB : Ça rejoint les propos de Nicolas Sarkozy qui ne voulait plus de police de proximité

PT : Voilà, c’est ça. Il ne voulait plus de police de proximité, mais une police répressive. Tolérance zéro. Mais ce qui est cocasse au sein de ce commissariat (et d’autres) on appelle aujourd’hui îlotiers des policiers comme Amaury - le petit jeune qui contrôle des étrangers à la gare de Bercy. Ce sont des îlotiers du service de police de quartier alors qu’avant l’îlotier était l’incarnation de la prévention, du flic de proximité. Notre personnage, le lieutenant Stéphane Motel, qui est le plus vindicatif, le plus incisif, a commencé dans la police en 1991, il était îlotier. Mais à l’époque ça voulait dire faire de la prévention, connaître les gens, faire un travail social plus que répressif. Aujourd’hui Sarkozy a sabordé la police de proximité mise en place par la gauche, mais en même temps il a réinstallé des trucs où, eh bien voilà, son flic répressif il s’appelle îlotier aussi. Il a récupéré le mot.

OB : On voit ici que la police est instrumentalisée par le politique

PT : Bien sûr, mais elle l’a toujours été. La police a changé à partir de 2002 et de l’arrivée de Sarkozy au Ministère de l’intérieur. Cette histoire de la culture du résultat, de récompenser les flics jugés les plus performants, efficaces, il nous fait croire que c’est la chasse aux dealers et aux trafiquants, oui bien sûr, mais c’est surtout la chasse au menu fretin.

OB : Du coup, on a le sentiment que la police est davantage présente dans l’espace public, que c’est une manière de nous fliquer encore plus...
PT : Oui, ils le sont parce qu’il y a plus de patrouilles qu’à une époque. Et le grand truc, mais c’est vrai de tous les ministres de l’intérieur ,de gauche comme de droite, leur problème c’est de remettre les policiers sur le terrain parce qu’il y en a beaucoup qui sont coincés dans les bureaux, qui sont de garde statique devant les ambassades, devant les monuments, etc. Mais là il est certain que ces services de police de quartier sont beaucoup sur le terrain pour ce qu’ils appellent des « opérations de sécurisation ». C’est-à-dire qu’avec une autorisation du procureur ils vont, par exemple, tel jour, entre 17h et 20h, contrôler tout ce qui bouge place de la Nation et dans le quartier tout autour.
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OB : Autre chose m’a frappé c’est la « collaboration » entre la police et le Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance (GPIS), une police mise en place par les bailleurs sociaux de la Ville de Paris.
PT : C’est récent et nous avons été très étonnés que cela marche comme ça. Je n’ai pas encore tiré ça au clair. Le GPIS agit tout seul de son côté dans les cités, mais de temps en temps il demande l’appui de la police et pour cette dernière c’est tout bénef parce que pour peu qu’ils disposent d’un chien renifleur de drogue - ce qui n’était pas le cas le soir où on y est allé -, ils ramènent des fumeurs et peut-être des dealers.

OB : Vous évoquez aussi la question de la prostitution qui permet au policiers de faire facilement du chiffre. Que deviennent les filles qui auparavant tapinaient au vu et au su de tous ?
PT : Ces filles-là se sont exilées sur des routes nationales dans la grande banlieue parisienne. Elles sont parties, comme dit la prostituée qui elle a réussi à rester en camionnette, dans la galère. Elles ont été chassées à coup de PV qu’elles n’arrivaient plus à payer. C’est pire qu’avant pour elles. Sarkozy avait dit qu’il créait ce délit de racolage pour lutter contre les réseaux et à partir de ces pauvres filles remonter jusqu’aux proxénètes. Pas du tout. Ce que l’on voit c’est que c’est retombé avant tout sur les pauvres filles et on ne les voit plus. Elle se planquent et elles sont encore plus vulnérables. Ils ont gardé quelques françaises, dans le bois, installées dans les camionnettes. Elles sont considérées parmi les prostituées comme des privilégiées, finalement. Il y a aussi les piétonnes qui tapinent à pied comme la petite roumaine qu’on voit dans le film et qui n’a pas encore compris qu’il ne faut pas trop se montrer car sinon ça va lui retomber dessus à chaque fois. Elle a été déférée à la justice et ensuite j’ignore ce qu’elle est devenue. Elle risque une grosse amende, éventuellement de la prison avec sursis, mais pas ferme.


OB : Est-ce que selon vous la BAC est le bras armé de cette fameuse politique du chiffre mise en place par Nicolas Sarkozy ?

PT : Les policiers de la BAC sont considérés comme les cow boys de Sarkozy. Eux-mêmes - ça c’est quelque chose que je ne l’ai pas placé dans le documentaire - eux-mêmes sont traités de « bonhommes du président » sur des interventions. « Vous êtes les mecs du président, vous êtes les mecs de Sarkozy, vous êtes à sa botte  ». Ce sont les habitants, les riverains, les interpellés qui les appellent comme ça. Mais il y a des BAC en tenue et des BAC en civil. Les BAC en civil dans les arrondissements comme on voit dans le film bon, ça va encore. Mais il y a les services de police de quartier, les fameux îlotiers qui avant faisaient de la prévention, c’est ceux-là, avec les BAC, qui font du chiffre.


OB : En filigrane votre documentaire montre aussi une série de portraits humains de policiers.
PT : J’aurais aimé creuser davantage ce côté-là. Je l’ai fait à travers Emilie, une des policières présentes dans le film, car je trouve franchement que c’est une fille qui a une vraie fibre humaine. Alors évidemment elle ne se gêne pas pour arrêter des gens. S’il y a des types en train de se bagarrer elle y va, elle est costaud. Elle ne se plaint jamais. Un soir il y avait une pauvre fille, SDF, qui aurait dû se retrouver à l’hôpital, qui était blessée. C’est Emilie qui l’a accueillie au commissariat. Emilie est un exemple de policière.

OB : A la fin il y a une remise de diplôme assez consternante et pathétique et l’on se dit qu’il y a un abîme entre les flics de terrain et leurs chefs.
PT : Oui, avec ce commissaire divisionnaire. Il supervise plusieurs arrondissements dont cet arrondissement. De temps en temps, assez régulièrement on fait des gratifications aux policiers pour les encourager. Et ce commissaire par rapport aux types de terrain, il est au-dessus de la mêlée. Je ne crois pas qu’il se rende compte de ce qui se passe. On est allé à une réunion avec lui et ses sept commissaires d’arrondissement et on a tout jeté. C’était hyper langue de bois et du fait qu’on était là ils se sont mis à parler que de prévention et de crottes de chiens ! Quand on voit l’état de la prévention on se dit qu’il se foutent de nous. Je ne suis pas sûre que ça soit la teneur habituelle de ces réunions, mais c’était déconnecté de ce que nous voyions avec les gardiens de la paix.

OB : Pensez-vous qu’un jour en France police et société soient en phase ?

PT : Je pense qu’en France c’est difficile. Je trouve que d’un côté, malgré cette politique du chiffre, cet abattage pour les statistiques, il y a des choses qui se sont améliorées. Par exemple, sûrement parce qu’on était là avec une caméra, mais tout de même, on a entendu peu d’insultes, ils essayent de se tenir mieux.

OB : Cela dit un article récent du Canard enchaîné expliquait que les chiffres des gardes à vue explosaient littéralement et souvent pour des broutilles.
PT : Les policiers de base se comportent mieux dans l’ensemble avec la population, les gens et même avec les petits jeunes. Après il y a toujours les cow boys, les arrestations musclées, des coins de banlieue chauds où les insultes fusent de tous les côtés. Mais dans l’ensemble il y a un mieux de ce côté-là et du côté de l’accueil des gens qui viennent déposer plaintes dans les commissariats et dans l’écoute psychologique pour les femmes victimes de violences conjugales. Ils prennent des précautions. Mais cela ne veut pas dire que le nombre de gardes à vue baisse. Et effectivement, le nombre de gens qui sont placés en garde à vue pour des broutilles est hallucinant. Dans le documentaire, notre petite prostituée roumaine elle est menottée et placée en garde à vue. Le pauvre mexicain aussi, qui apparaît dans le film, on voit bien depuis le début qu’il est déséquilibré, il passe sept ou huit heures menotté en garde à vue avec de vrais délinquants, dans la cage. Il y a eu la prise d’empreintes, l’alcootest, alors qu’il n’a rien à se reprocher. Ce genre de mesures coercitives très dures se multiplie

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Crédit photo : sarkozynews



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57 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 20 février 2009 09:58

    Récemment, il était fait état sur AgoraVox des ennuis du Cdt PICHON liés à la divulgation à la presse d’extraits du fichier STIC destinés à démontrer les erreurs dont ce fichier est émaillé. A cette occasion, j’avais ressorti un commentaire que j’avais écrit sur un autre blog durant la campagne présidentielle.
    Ce commentaire étant en lien direct avec le sujet du jour, je le remets en ligne :

    "Concernant le climat qui règne dans la police et les pressions qui se multiplient pour dissuader les plaintes en vue de publier des statistiques présentables, j’ai mentionné dans deux messages récents des bouquins écrits par des officiers de police. Ces livres, écrits avec beaucoup d’acuité et de courage, respectivement par le Cdt Philippe PICHON et le Lt Bénédicte DESFORGES, sont accablants pour les années Sarkozy. Dans leurs bouquins intitulés « Journal d’un flic » et « Flic : chronique de la police ordinaire », ils démontrent les dérives d’une police de terrain à qui l’on demande désormais sans cesse de
    faire du chiffre au détriment des enquêtes approfondies et qui, sur ordre, multiplie, souvent jusqu’à l’écoeurement des fonctionnaires, les contrôles injustifiés et les vexations envers les jeunes et les immigrés. Ces deux officiers souffrent au quotidien d’une situation fortement dégradée ainsi que du fossé qui s’est établi puis creusé par les directives officielles entre la population et eux. Leurs livres sont terriblement édifiants et analysent, en dehors de toute considération politique, les causes de la fracture qui s’est créée ces dernières années avec les habitants des classes populaires. Je vous invite à vous les procurer, soit en librairie, soit en bibliothèque, vous comprendrez mieux dans quel contexte de pression et parfois de chantage travaillent nos policiers de terrain... Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir !"

    Les choses n’ont à l’évidence pas changé depuis deux ans comme le montre l’interview de Patricia Tourancheau et comme l’illustre l’explosion du nombre des gardes à vue dans le pays, au mépris des droits élémentaires des citoyens et en contradiction formelle avec la parole d’un président dont le message humaniste masque en réalité une inquiétante dérive sécuritaire et répressive. 


    • LE CHAT LE CHAT 20 février 2009 10:21

      trop de« Pinot simple flic » pour faire chier les gens et pas assez de monde pour traquer les plus grands voleurs , ceux de la haute finance !


      • mcm 20 février 2009 10:30

        Excellent article qui rappelle à juste titre la pitoyable politique de ce président dont la devise est de brasser du vent pour faire croire à une action positive.

        Un peu comme un médecin qui soignerait les symptômes d’une maladie plutôt que la maladie elle-même, le comédien qui gouverne la France prouve son incapacité totale à appliquer le traitement de fond dont notre pays aurait grand besoin.

        J’ai été consterné lors de son élection, la suite m’a prouvé que j’avais sous estimé le cynisme consternant de ce clown, qui réussit l’exploit de faire pire encore que son charlot de prédécesseur. 

        Pauvre France !


        • Bois-Guisbert 20 février 2009 10:32

          Ainsi pour les français la Police nationale fait son travail et les chiffres de la délinquance baissent.

          L’erreur, la grossière erreur, consiste à croire que le sentiment d’insécurité repose sur des statistiques à la hausse ou à la baisse.

          Il y a qu’à voir avec quelle stupide gourmandise un journal comme Libération annonce les régressions de la délinquance brandies par la place Beauvau.

          Ces gens, les ministériques comme les médiateux, sont trop stupides pour comprendre que le sentiment d’insécurité vient de ce que nous connaissons tous, dans notre entourage, une personne qui s’est faite agresser, détrousser, cambrioler, molester, au cours des quatre dernières semaines.

          Et ce n’est pas en annonçant que les vols de caves ont régressé de 12 % et les hold-ups de 0,03 % qu’on rétablit la sérénité dans l’esprit des gens, en particulier des petites gens qui ne sont pas au bénéfice des mesures de protection des huiles.


          • LE CHAT LE CHAT 20 février 2009 10:51

            @bois guibert

            idem pour les prix , c’est pas parce que l’Insee affirme que les prix ont baissé de 0,4% en janvier que les français sont convaincus que leur pouvoir d’achat augmente ! 
            Les chiffres ne sont que des chiffres , surtout quand ils sont manipulés....


          • Louisiane 20 février 2009 10:51

            Le problème réside dans la différence de traitement.
            D’un côté, une volonté de dépénaliser les affaires, c’est-à-dire de ne pas poursuivre trop longtemps les délinquants financiers (politiques ou pas) au prétexte que cela relève de l’acharnement judiciaire et surtout que ça prend du temps.
            De l’autre, des contrôles toujours plus nombreux et l’explosion du nombre de gardes à vue et d’outrages aux forces de l’ordre, mais avec des résultats rapides que l’on peut afficher pour montrer la réussite de la politique engagée.
            Résultat : une police dont tout le monde se méfie, et pas seulement les délinquants.
            Si on donne une prime à une personne chaque fois qu’elle vend une assurance, elle va se rabattre sur une cible facile à convaincre (les petits vieux par exemple). Cette personne aura fait son chiffre rapidement et le résultat sera une bonne prime.
            On applique le même système de rendement à la police et on en voit le résultat. Les petits délits sont poursuivis pour faire du chiffre, parce que c’est facile et ça paye vite et pendant que nos bons flics sont occupés à ça, d’autres choses autrement plus graves peuvent prospérer en toute tranquilité, parce que résoudre une véritable affaire de banditisme suppose du temps, du monde pour un résultat qui "ne paye pas" immédiatement et ne met pas en évidence la politique sécuritaire déterminée par le gouvernement.
            C’est un choix de politique que beaucoup de gens remettent aujourd’hui en question.
            D’autant plus que, comme il est souligné plus haut, les "bons" chiffres n’ont que peu de rapport avec la réalité telle qu’elle est ressentie par la population.


            • La Taverne des Poètes 20 février 2009 11:02

              Le petit flic de Neuilly espérait choper beaucoup de noirs en les laissant manifester sans intervenir. Mais c’est raté, il n’aura pas le quota escompté de racailles pris sur le fait de "grand banditisme international" ! C’est l’extrême-droite qui va encore pas être contente : allez Nicolas encore un effort !


              • La Taverne des Poètes 20 février 2009 11:06

                Si encore il assurait la sécurité des Français, mais ce n’est pas le cas. Il assure sa propre sécurité et celle de ses riches amis. Pour tous les autres, il ajoute de l’insécurité, de la peur de l’avenir, de la surveillance, de l’intimidation, voire du harcèlement.


              • LE CHAT LE CHAT 20 février 2009 11:12

                voilà un complément à l’article fort interessant ! http://www.syti.net/Criminalisation.html


                • boris boris 20 février 2009 11:18

                  Excellent article, l’autre jour je suis tombé en rade en pleine ville avec mon véhicule, impossible de démarrer, je bloquais toute la circulation du centre ville, des flics sont arrivés et gracieusement m’ont prété main forte pour pousser le Land sur une place libre pendant qu’il faisait la circulation, de plus ils ont prévenus le central pour que je soit pas emmerdé, because ils m’avaient poussés sur une place de livraison, bien sympa ces keufs.

                  Imaginons deux secondes, que je soit basané, dents de traviolles, puant de la geule comme un "pollack" et en prime une 4L bien pourrave type "écolo de base" .

                  Auraient ils été aussi sympa ? , je me demande...


                  • Fergus fergus 20 février 2009 11:36

                    Un jour que nous allions sur un stade de banlieue parisienne à quatre dans une voiture, nous sommes tombés sur un contrôle de police.
                    Des quatre que nous étions, seul celui qui était assis à l’arrière gauche s’est vu réclamer sa pièce d’identité : un copain séfarade au faciès méditerranéen marqué !


                  • R.L. 20 février 2009 13:32

                    Il est arrivé le même type d’histoire à un voisin.
                    Un bon français blanc, père de famillle tranquille...
                    Il s’est retrouvé en garde après insultes, menaces, violences de la part des policiers.

                    Ah oui, un détail : c’était le 29 janvier. Tout près de la grande manifestion dans la ville...


                  • Polemikvictor Polemikvictor 20 février 2009 11:18

                    Quand on veut savoir si des personnes ou un groupe de personnes travaillent correctement, il est necessaire de décrire leur activité par des chiffres. Stigmatiser la " logique comptable" est ridicule : la contrepartie de l’activité se caractérise par des chiffres en bas d’une fiche de paye et dans ce cas on ne critique pas la logique comptable !

                    Il est classique qu’au démarrage d’un tel mode d’évaluation il ya un jeu de gendarme et voleur entre évalueurs et évalués, meme si dans ce cas le role des "voleurs" est tenus par des policiers.

                    Normalement ces problemes sont réglés au bout de 2 ou 3 ans par la discussion et l’amélioration des indicateurs, que par ailleurs il est normal d’affiner en permanence.

                    L’impression que j’ai dans ce cas et dans d’autres( enseignants chercheurs par exemple) c’est que le gouvernement est crispé sur ses indicateurs et ne veut pas les bouger et que les fonctionnaires en refusent le principe et se complaisent à les pervertir.

                    Pour avancer il faut que toute la structure soit capable de se parler en confiance et de façon factuelle, manisfestement il y a encore du chemin à parcourir...

                    Quand je regarde ce qui se passe j’ai l’impression que l’administration n’est composée que de petits chefs obtus et de subordonnés paranoyaques cela ne grandit personne.


                    • Louisiane 20 février 2009 11:27

                      Il ne faudrait pas oublier que cette culture du chiffre policier date de 2002. Ca fait dont presque 7 ans (7 ans de réflexion !)
                      En principe, au bout d’un tel laps de temps, on est à même de juger de l’efficacité ou non d’une politique, quelque soit l’immobilisme des fonctionnaires.
                      D’autant plus qu’en ce qui concerne la police, on ne peut pas parler majoritairement de réticence dans l’application des principes élaborés par le ministre de l’intérieur de l’époque et sur lesquels, effectivement, il y a crispation.


                    • chmoll chmoll 20 février 2009 11:44

                      comme koi chmoll c pas trompé, quand j’appelle un "commisariat" l’casino, et les "filcks" des machines à sous

                      perso ça n’est plus un metier qu’ils font c à la portée de tous d’mettre des autographes sur des pares brises

                      des ils nous les brisent aussi !!


                      • foufouille foufouille 20 février 2009 12:16

                        calmos le bobo de droite qui vit dans sa zone securisee et fait des "dons" aux flics pour qu’ils le defendent


                      • Louisiane 20 février 2009 12:39

                        Une collégienne de 13 ans fouillée jusque dans ses sous-vêtements devant deux gendarmes, ça rassure !
                        Un journaliste sorti de chez lui à 6 h 00 du mat et embarqué, puis fouillé à deux reprises "intimement", ça rassure !
                        100 gamins alignés et reniflés par un chien à la recherche de drogue, ça rassure !
                        Au fait, aucune de ces personnes n’était délinquant, ça rassure ?
                        Les délinquants, eux, doivent bien se marrer.


                      • JahRaph JahRaph 20 février 2009 12:45

                        ? ?? smiley

                        "La police fait son boulot, et ça dérange les voyoux et leurs soutients" (ça me rappelle la déclaration de guerre de W Bush contre "les terroristes et ceux qui les soutiennent"...)

                        Excuses-moi, tu penses sincèrement que la police a fait des progrès ces dernières années dans la lutte contre le trafique de drogue ? Contre les réseaux de prostitution ?

                        Discutes-en avec les policiers ou les gendarmes de chez toi, à mon avis de tombera de haut.

                        Là où la police a fait du progrès, c’est dans la communication !! Je suis un peu mauvaise langue, car l’insécurité routière a tout de même beaucoup baissé (même si la méthode est contestable).

                        Ahalala, Sarkozy pourra compter jusqu’à la fin de son mandat sur des partisans zélés, des blogueurs qui n’ont pas honte de montrer autant de solidarité et de compassion qu’un homme de néandertal...


                      • foufouille foufouille 20 février 2009 13:31

                        si je me trompe calmos, le jour ou tu auras besoin d’eux, tu peut attendre


                      • R.L. 20 février 2009 14:00

                        Mais avec Confucius ou Heidegger ausi tu te sentirais moins con !

                        Avec ton sophisme à la con ( tu l’as cherché !), j’espère que tu auras l’occasion de tomber sur un os de flic.
                        Car de deux choses l’une, ou tu ne quittes jamais ton quartier privillégie (dis-tu) et tu ne connais donc rien de la vie actuelle, ou tu bouges un tant soit peu, et alors tu n’es pas à l’abri du moindre incident involontaire.
                        Et même blanc avec un bide de propriétaire satisfait, tu n’es pas à l’abri Coco !


                      • jakback jakback 20 février 2009 11:50

                        Article manichéen, propagandiste, nous sommes au coeur de la désinformation, ou comment rendre sympathique des hors la loi.
                        Mais qu’attendre d’autres de l’attelage Bonnet + Libération, sinon un relais bien veillant du groupe Canal +.


                        http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-police-espagnole-fixe-des-quotas-d-arrestation-de-clandestins_741425.html

                        http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=107885

                        http://www.bluewin.ch/fr/index.php/106,124654/Immigration___Le_retour_du_ba ton_/


                        • R.L. 20 février 2009 13:16

                          Le propagandiste c’est vous !

                          Avec ma femme, française depuis plus de 15 ans, nous nous battons pour inviter 8 jours mon beau-père, de la Russie, pas venu en France depuis pas mal de temps.
                          Je dis que nous nous battons car les conditions débiles et injustes ne cessent d’empirer chaque année.
                          A tel point, qu’en ce moment même, c’est quelqu’un de proche qui demande l’invitation afin qu’elle puisse être acceptée pour une période relativement approchée...

                          Le propagandiste-qui-ne-sait-pas-de-quoi-il-parle (à moins que vous ne trolliez depuis les services de l’Intérieur, de l’Émigration ou carrément de l’Élysée !...), c’est vous !
                          Et le mot est faible !


                        • jakback jakback 20 février 2009 13:37

                          Nous parlons de la police, qui fait son travail en arrêtant des hors la loi, sans papiers, stupéfiants ,prostitution. Que viens faire l’obtemption du visa touristique de votre beau père, en contre argument sur la propagande mondialiste de libération ?


                        • jakback jakback 20 février 2009 13:39

                          Oups, lire obtention smiley


                        • R.L. 20 février 2009 14:12

                          Parce que l’auteur et le responsable de ces procédures est le même méprisable individu ! Et ce n’est qu’un simple extension du fonctionnement vichyste de l’État aujourd’hui. Mais c’est sûrement un peu compliqué pour certains...

                          Parce que pour savoir si un individu dans la rue est sans papier, il faut l’arrêter avec comme critère sa gueule de métèque !! Il y a donc délit de sale gueule.

                          Parce qu’heureusement que Sarkosy n’était pas les locaux de la communauté d’Emmaüs -il y a 2 jours- au moment où ses sbires demandaient la liste de tous les noms à consonnance étrangère !

                          Il n’y a rien de pire que celui qui ne veut pas voir...


                        • jakback jakback 20 février 2009 14:25

                          Prenez la peine de lire les liens, vous constaterez que l’espagne socialiste est bien plus répréssive que la France.


                        • boris boris 20 février 2009 12:02

                          Calmos sur le moinssage Calmos

                          Déguise toi en santon de provence où en banania et tu vas voir que tu feras plus un pas dans la rue sans être contrôlé par les "casse noisettes mans".


                          • Gasty Gasty 20 février 2009 12:09

                            Entre les flics de terrain et leurs chefs. C’est partout le même problème. les flics de terrain ou les salariés publics ou privés sont la maîtrise, ils sont devenus la maîtrise et les chefs l’executif.

                            L’execution des directives du pouvoir de l’argent. Ils ne savent diriger le pays ou l’entreprise que par la récompense, la carotte, le carrièrisme, le parachute.
                             
                            Vidé de toutes substances constructives, les discours ne peuvent etre que de langue de bois.

                            Ils maîtriseront à nouveau le jour ou ils retrouveront l’honneur de servir les forces commune de la population.


                            • foufouille foufouille 20 février 2009 12:19

                              toute l’administration est passe aux chiffres
                              caf, secu, pole emploi font la chasse aux pauvres
                              il suffit de demander un papier qui existe pas ou de poster une demande de paperrasse apres la date limite de renvoi


                              • srobyl srobyl 20 février 2009 12:23

                                La sanction qui s’appuie sur les résulats, le prince devarit se l’appliquer à lui-même...Accessoiriste, faites péter un sabre de samouraï !! Un peu de panache, que diable !



                                • cpt.kirk cpt.kirk 20 février 2009 12:46

                                  La police n’a jamais fais son boulot mais là ça atteint des sommets.
                                  J’ai la chance d’être français et blanc, mais avoir les cheveux longs m’a permis depuis de nombreuses années de voir le comportement de nos pandores en plein excès de zèle.
                                  Tutoiement quasi systématique, arrogance, mépris, contrôle injustifié ....
                                  Et les rares fois ou j’ai eut besoin de leurs services, là plus personne et si par hasard vous vous hasardez à émettre une critique on vous rappel qu’ils sont assermentés et que l’on leur doit le respect.
                                  Bref de parfais connards que les directives de ce qui nous sert de président n’ont fait confirmer dans leurs comportements inutiles et méprisables.
                                   bref comme le dit le poète ;
                                  « Police, machine matrice d’écervelés mandatée par une justice sur laquelle je pisse »


                                  • foufouille foufouille 20 février 2009 13:33

                                    on est deux dans ce cas la
                                    mettre un costard ca peut aider ?


                                  • finael finael 20 février 2009 23:20

                                    Trois !!


                                  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 20 février 2009 13:20

                                    bonjour,

                                    Pierre bourdieu disait que le problème avec les révoltes ratés c’est qu’elles font peur comme des vrais, et l’état de la Police dépeind dans ce bonne article est la conséquence direct, via une politique, des émeutes de banlieu parisienne. 

                                    De fadela amara/ rachida dati en vitrines et une politique du chiffre en interne pour casser l’illusion d’impunité du crime organisé dans les banlieues, a bien y regarder, on a simplement changer l’angle de vue de la caméra pour changer le sujet de conversation, on ne parle plus de zone de non droit, on parle de sans papier raflés. Plus de trafic de femmes, mais des prostituée isolée exilée sur les routes, etc...

                                    Tout ça sent l’amateurisme d’une bande de communicants politisés, sans conscience de ce qu’est l’esprit de la maison police, où il y a une gloire a lutter contre la criminalité et une lacheté a s’en prendre a plusieurs sur une personne faible et isolée, même pour faire du chiffre et avoir de l’avancement.

                                     L’ordre public ne peut se faire sans la dignité d’être flic, pas celle d’une promotion et d’une tape de félicitation sur l’épaule pour avoir bradé du sdf, mais de celle qu’on a le soir en se regardant dans la glace. 

                                    Cassé la logique du Cannabis qui tue les possibilités scolaire des enfants de banlieues ne peut venir que des habitants de banlieues eux même, conscient et instruit des réelles conséquences de ce produit sur le cerveau, pas d’une logique laxiste de gauche, pas d’une répression de droite, mais de la volonté des familles de voir leur enfants avoir une meilleur vie et instruction que la leur. 

                                    Cassé le business de la prostitution s’appel ouverture de maison closes, et syndiqué les prostitués déclarée pour que de leur cotisations naisse un ensemble de service qui professionnalise les petites assoss qui essayent de les aider, de les faire sortir de l’aliénation que représente le fait d’utiliser son corps comme outils de travail. Les non syndiqués encourerons les amendes. 

                                    Cassé l’immigration illégale s’appel amélioré l’avalisation des contrats de travail légaux, ou l’employeur comme l’employé doivent faire la preuve de leur identités pour faire valider le contrat qui les lie devant une structure d’état, ce qui permet d’Amender sévèrement les employeurs de clandestins qui ne remplissent pas cette obligation. Sortir du regroupement familiale et de la demande d’asile politique pensé a une époque non mondialisée, de la ghettoïsation des esprits ( analphabétisme, rejet d’une scolarité française, de blanc descendant de colon raciste, etc..),

                                    et ouverture de la possibilité de garder sa nationalité, la transmettre a ses enfants même né sur le sol français, de vivre décemment avec ses papiers de son pays d’origine, son identité, pour travailler de façon légale pendant une durée a déterminer avec son/ ses employeurs, avec un ensemble de service permettant au travailleur étranger l’établissement d’un pécul lui permettant a son retour de se relancer professionnellement dans son pays. 


                                    En attendant, avec la crise, on va plutôt avoir un lachage de shit dans les banlieues pour les calmer, façon mitterrand, des pédagogistes qui vont continuer a leur plomber la tête, des aides sociales pour sous exister, et des médias pour leur montrer que " tout est possible pour quelques élus qui leurs ressemble, mais rien pour eux ni leur enfants, ni leur petits enfants, etc..."

                                    amicalement, barbouse. 



                                    • alcodu 20 février 2009 15:01
                                      • L’ordre public ne peut se faire sans la dignité d’être flic

                                      "L’ordre public", ça va très bien avec la pensée bourdivine. Ca permet de s’affranchir du Droit pour faire régner un Ordre Collectif à la botte du pouvoir.

                                      L’Ordre Public c’est la négation de la souveraineté de l’individu. Il est donc normal que ça soit encensé par toute la classe politique ultra-étatiste, de Sarko à l’extrême gauche.

                                      .

                                    • LaEr LaEr 20 février 2009 15:19

                                      Lorsqu’elle sentira le chaos la talonner, l’autorité ourdira les plus viles intrigues pour préserver un semblant d’ordre... Mais un ordre sans justice, sans amour et sans liberté, ce qui ne pourra ralentir longtemps la descente de leur monde aux enfers.


                                    • Emmanuel Aguéra LeManu 20 février 2009 18:30

                                      Salut le Barbouze, je relève :

                                      "...Tout ça sent l’amateurisme d’une bande de communicants politisés..."

                                       - Des noms ! Des noms ! 
                                      (Pas d’accord sur cette odeur d’amateurisme, collègue !)

                                      Au delà, la dignité du policier est présente dans l’article. Elle est évoquée à mes yeux par ce flic conscient de la noirceur de sa tâches : Il y en a, donc... Mais quant à parler de la dignité de la police, elle restera une utopie tant que ce genre d’attitude retera minoritaire dans la Maison.
                                      La réserve de ce policier , dont si j’ai bien compris la plupart des réflexions ont été laissées hors-champs : est-elle motivée par l’esprit de corps (solidarité "professionnelle"), par devoir de réserve pur et simple, ou par crainte de la hiérarchie, (options superposables) ?

                                      Cela pose, je pense, une vraie question sur le devoir de réserve des fonctionnaires en général, et qui doit leur tarauder la vie... qu’on pourrait formuler comma ça :
                                      A partir de quel point cette réserve devient-elle coupable ?

                                      Je ne sais pas définir et je ne sais même pas si c’est à la fois possible et interessant le(s) processus débouchant sur l’atermoiement d’une société entre démocratie
                                      libre républicaine et état policier totalitaire et autoritaire. Je sais simplement à peu près à quoi m’attendre respectivement de la part de ces deux régimes, et je sais que ce passage passe forcement à un momment par une question intime sur le registre de la réserve due au rang de la fonction publique, privilège dévirtualisé de l’administant sur l’administré.

                                      Combien, des flics du Veld’hiv, ou ceux du 17 octobre, à ceux de la gare de Bercy, ne se sont pas ou ont refusé de se poser la question de la
                                      progressive ou brutale dérive autoritaire ? Il y a pourtant, on le sait, et les exemples extrèmes que je viens de citer le montrent, un point de non-retour. On n’en vient pas là d’un coup.

                                      Pourant la réponse est dans la question, sije puis me permettre : C’est quand le flic se demande à quel point il faudra s’arrêter pour ne pas réeéllement exagérer qu’il peut être certain d’être déjà salement impliqué.
                                      Double dose de courage nécessaire... c’est mal barré.


                                    • barbouse, KECK Mickaël barbouse 22 février 2009 16:47

                                      @ alcodu,

                                      je ne sais pas ce que veux dire "pensée bourdivine", surtout qu’en l’occurance on retrouve le même raisonnement sur les révoltes ratés dans des textes plus anciens, même chez gustave le Bon, et qu’il y a dans la manière de gérer en démocratie la possibilité d’une révolte permanente par l’essouflement des revendications qui sont stimulés et orientés vers des fausses révoltes stériles, des fausses oppositons, pour canalyser les frustrations.

                                      @LeManu,

                                      la finesse de votre remarque est bien agréable a lire, ceci étant dit, lorsque je parle de communicants politisés, je ne parle pas de la réalité de terrain, mais de la manière dont on en façonne l’image public, aussi les noms sont les joyeux gamins de la pubs qui se cachent derrière henri guénau en vitrine, et qui depuis sarkozy au pouvoir ont changé la manière de traiter de la réalité autant criminelle que policière dans les médias,

                                      il suffit de se poser la question " depuis combien de temps je n’entend plus parler de zones de nons droits" pour sa rappelé que ça date du passage de sarkozy au ministère de l’intérieur, malraux disait " faute de changer la réalité, on change les mots", aujourdh’ui on change l’angle des caméras et les discours des indignés professionnels télévisés qui surtout ne doivent plus mettre la pression sur les "jeunes de banlieues". 

                                      Essayez de parler de la fumée de cannabis dans les narines de certains bébés et vous verrez que jamais ça ne dépassera l’omerta du moment. "l’intéret général" des adultes "responsables" qui surtout ne veulent pas "stigmatiser" prime sur l’intérêt sanitaire de ces enfants là, sans compter leur droit à avoir un cerveau non modifié par le THC et leur plein potentiel mental pour apprendre a lire et écrire pour vivre en citoyen libre et égaux en droit d’accès au savoir. bienvenue dans une vie Française géré par des hypocrites plus soucieux de leur image que de l’intéret des Français.

                                      amicalement, barbouse. 


                                    • LE CHAT LE CHAT 20 février 2009 13:37

                                      Peux être en catogan ça passe mieux , comme dans les trois frères ! smiley


                                      • alcodu 20 février 2009 14:21

                                        Je n’arrive pas à comprendre le raisonnement de l’auteur et de certains posteurs.

                                        En quoi une politique du chiffre est-elle nuisible ou criticable en soi ?

                                        Si des lois sont édictées, il faut les faire respecter. Le fait demander aux policiers de réaliser plus d’interventions n’est pas criticable.

                                        Ce sont les lois et le dirigisme actuel qui sont criticables, pas leur application.

                                        Ce sont les aides en tout genre qui attirent des étrangers. C’est l’Etat qui établi des barrières et qui parque les populations à l’intérieur de frontières comme du bétail. Les insupportables contrôles au faciès sont donc la conséquence directe de l’assistanat prôné par la gauche et la droite étatistes.

                                        La déclaration des Droits de l’Homme stipule que tous les individus sont propriétaires de leur corps et de leur travail. L’Etat n’a donc absolument aucun droit d’interdire la consommation du Cannabis ni d’ailleurs d’aucune autre drogue ou substance. L’interdiction du cannabis est anticonstitutionnelle.

                                        Pour les même raisons les maisons closes devraient être réouvertes. On peut (à la rigueur) comprendre l’interdiction de racolage sur la voie publique, mais dans ce cas il faudrait laisser cette activité s’établir normalement. Chacun est propriétaire de son corps et toute atteinte à ce principe a un nom cela s’appelle l’esclavage.
                                        Bien entendu, la prostitution forcée et les proxénètes doivent être fermement punis.

                                        En ce qui concerne les lois Sarkozy sur les peines plancher, elles sont parfaitement scandaleuses. Elles aboutissent à ce que de simples consommateurs de cannabis soient jetés en prison après récidive sans possibilité de clémence du tribunal. Leur auteur devrait d’aileurs être puni comme le prévoit également la DDH, qui sert de préambule à notre constitution et qui a force de loi.
                                        .

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