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Sexe : sport roi des stars du foot ?

Sexe et football font-ils bon ménage ? A la lecture de Sexus footballisticus (éditions Danger public), ouvrage du journaliste Jérôme Jessel, on n’en doute pas. Le sexe fait partie de la vie. Il fait même partie de la vie quotidienne des stars du ballon rond. Y a-t-il un avant et un après Coupe du monde 1998 ? Oui répond Jérôme Jessel qui brosse le portrait de sportifs devenus de véritables stars : Zidane, Ronaldo, Beckham, Makélélé, Thierry Henry, sans oublier les anciens, Platini et Larrios. Dans ces histoires il faut chercher la femme, d’hier et d’aujourd’hui : Linda Evangelista, Nereida Gallardo, Alena Seredova, Eva Gonzalez, Sarah Brandner, Mélissa Satta, sans oublier celles qui font scandale (ou qui organisent le scandale selon un plan média bien étudié) : Victoria « Posh » Beckham ou Alexandra Paressant, « la mythomane, selon Jessel, qui fait trembler les stars du foot ». Souvent il s’agit de relations entre adultes consentants. Parfois, également, disons-le tout net, il s’agit de viols. Les joueurs profitant de leur aura de demi-dieux pour tout se permettre. Des demi-dieux qui préfèrent les femmes ? Pas sûr. C’est l’autre tabou que dévoile Jérôme Jessel. Celui de l’homosexualité. Et il y en a d’autres…

Dans le cadre des Rendez-vous de l’Agora nous avons interviewé Jérôme Jessel
Vidéo exclusive de Jérôme Jessel interviewé par Olivier Bailly


Extrait de Sexus footballisticus, de Jérôme Jessel

"Objet de pouvoir, instrument de promotion ou de destruction sociale, le sexe, dans le milieu du ballon rond, est également un formidable outil de corruption. Dans leur interminable course à l’occultisme lors des opérations de transferts – sujet principal de l’auteur dans son précédent ouvrage146 –, de nombreux clubs ont pu se constituer de solides trésors de guerre.

Des caisses noires qui, outre des enrichissements personnels, permettent de s’offrir clandestinement des produits dopants ou de délicates prostituées chargées de « fluidifier les relations sociales » avec les arbitres. Des « extras » fournis, la plupart du temps, par les mêmes réseaux mafieux. Des péripatéticiennes dans le lit des arbitres afin d’influer sur le résultat du match ? Dans le monde du football, la méthode est vieille comme le monde.

En 1990, le truculent Claude Bez, président légendaire des Girondins de Bordeaux et ennemi intime de Bernard Tapie, dévoile fièrement ses bonnes vieilles recettes : « La Coupe d’Europe, c’est une fête. Par tradition, il faut accueillir les gens correctement. Mettre des voitures à leur disposition, offrir des repas et des cadeaux […] et surtout ne pas oublier les prostituées pour les arbitres147. »

Quelques jours plus tard, sur le plateau de Téléfoot, il va encore plus loin quand les journalistes le questionnent sur la présence dans un hôtel de trois jeunes femmes manifestement très proches des arbitres du match face au PSV Eindhoven du 2 mars 1988 : « C’étaient des prostituées que Barin, mon intermédiaire yougoslave avait fait venir de Paris. En Coupe d’Europe, cela nous est déjà arrivé cinq ou six fois d’agir de la sorte. Mais vous ne pouvez pas dire pour autant que les arbitres ont été achetés. »

Ces déclarations tonitruantes mettent en émoi le football français, drapé dans son honneur et bousculé dans sa pudeur.
En osant décrire l’arrière-cuisine guère ragoûtante du milieu, Claude Bez, habité soudainement par un vertige suicidaire, se met hors-jeu. Définitivement. Il persiste sur le mode de la provocation : « La nuit, je dors, mes armes au pied du lit.

Je suis chasseur et guide de chasse en Afrique. Combattant d’élite, je tire assez vite et bien. Il ne sera pas facile d’éliminer Claude Bez. […] Tant que je penserai être utile aux Girondins, je serai là. Même si j’allais en prison ! J’ai lu qu’un proxénète dirigeait ses affaires depuis sa cellule. C’est plus facile de s’occuper d’un club que de prostituées. »

Mais les garants de la morale auront tôt fait de lui déterrer quelques casseroles, jusque-là enfouies dans les limbes de l’éthique. Claude Bez vient de creuser sa tombe. Trois ans plus tard, la moustache la plus célèbre du foot français passe par la case prison1."
1. Le 22 mars 1994, le tribunal correctionnel de Bordeaux condamne Claude Bez à deux ans de prison, dont un an avec sursis, et à 2 millions de francs d’amende dans l’affaire du Haillan pour « escroquerie, faux par instruction et recel d’usage de faux ». Claude Bez avait obtenu des collectivités locales une enveloppe de 54 millions de francs pour la rénovation du centre d’entraînement du Haillan. Mais l’enquête du fisc a révélé un coût réel estimé aux alentours de 44 millions de francs. Il meurt dans l’indifférence générale, en 1999, des suites d’une crise cardiaque.  »

© Danger public


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4 réactions à cet article    


  • roOl roOl 27 juin 2008 14:43

    MAIS !!!

    c’est passionnant !!!

     

    Voudriez vous dire qu’en plus de taper dans la baballe, il ont aussi une vie sexuelle ?

     

    Mais c’est prodigieux...

    la nullité de cette article.


    • elric 27 juin 2008 18:53

       vue les quelques commentaires,je crois que la vidéo a plutot soulevé un tabou 


      • Christoff_M Christoff_M 28 juin 2008 06:43

         il ne fait pas bon taper sur les mythes des franchouillards...

        il me semble que quelque chose a changé les ancètres sportifs étaient plus modestes, plus travailleurs et passaient plus de temps dans les stades ou à l’entrainement que dans les soirées à draguer les people ou à exhiber leur dernière conquète !! mais la il n’y a pas que le football... il y a des petots malins qui ont vu bien vite qu’il était plus juteux de brandir une marque ou d’etre au bras d’une people pour négocier des contrats aussi mirobolants qu’éphémères... les carrières sont plus courtes, on grille la vie par les deux bouts, résultat il y a très peu de gens qui gèrent leur carrière, qui durent, puisque leur intérèt est plus dans la phase people, sexe, réussite, contrats faciles que dans une carrière réfléchie....

        on peut chercher un Platini dans les nouvelles génération comme au tennis on peut chercher un mec qui reste chez les français plus de deux ans dans les vingt premiers.... dans le foot comme dans le vélo, on peut chercher les vedettes qui durent, meme un Zidane, meme si je n’ai pas aimé son comportement en fin de carrière sera difficile à égaler..........


      • Fergus fergus 29 juin 2008 19:34

        Le sexe dans le sport n’est pas un scoop, et si les footballeurs sont accros, rien de bien surprenant : la plupart placent la virilité nettement au-dessus de l’intelligence dans l’échelle des valeurs masculines !

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