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Tahar Hamadache

Tahar Hamadache


Auteur du livre :"Nnan Imezwura", Proverbes berbères de Kabylie, Ed. Talantikit, Béjaia, 2003.
Depuis 2002, anime le yahoogroupes "Projets_Algérie" où les mouvements, les événements, l’impensé et les non-dits sont tour à tour abordés dans un esprit de lutte désinvolte et, à la fois, continue.
Gère aussi, depuis janvier 2008, le blog http://satefdz.unblog.fr
Je suis pressé de retrouver mes travaux sur le domaine culturel oral berbère... Et, en fait, je m’y remets déjà, un peu :)

Tableau de bord

  • Premier article le 15/09/2005
  • Modérateur depuis le 01/12/2005
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Ses articles classés par : nombre de réactions













Derniers commentaires



  • Tahar Hamadache Tahar Hamadache 30 mai 2008 21:03

    Bonsoir tout le monde, GRL,

    J’ai beaucoup apprécié que vous vous revendiquiez de qualités qui font de vous un intervenant averti : porteur d’une mémoire filiale directe, intéressé par les rapports masse-individu et réalité-virtualité, porteur d’une expérience de vie appréciable vu l’âge que l’on peut vous supposer, etc.

    En vertu de ces qualités même, je vous prie de nous dire si vous pensez réellement que le fil de la discussion autour de ce texte puisse être un indicateur fort d’une opinion réelle, qu’elle soit celle pouvant être attribuée à des français ("de souche") ou que ce soit dans sa partie que l’on peut supposer émaner d’algériens (...d’origine). Ceci est à la portée du premier observateur, il y a en effet comme une interdiction, un figement dans l’attitude de français (j’écris : de français), du moins quand il s’agit de l’Algérie, qui n’est pas tout à fait naturelle. On peut croire deviner que l’inadéquation entre ce qui est écrit à propos des Algériens pendant la colonisation et ce que ces derniers disent être (pendant et après) a entrainé une inadéquation du discours de français à propos de l’Algérie des temps présents. On peut comprendre surtout que les jeunes, de quelque bord qu’ils soient, cherchent à affuter leurs argumentaires au contact de questions difficiles tout en en jouant à affirmer leurs intégrations et leurs appartenances en vue de mieux mériter au regard des adultes, des audacieux, etc. Ce ne me semble pas être bien suffisant pour conclure que cela peut constituer un point de vue consensuel, lojn s’en faut à mon avis. Ne le pensez-vous pas ?

    Vous me posez la question de savoir si "nos coeurs, à nous , enfants et petits enfants de cette histoire, est ce que nos coeurs sont aujourd’hui prêts à tirer tout le bénéfice d’une ouverture des archives souvent souhaitée et ressentie comme nécessaire ? A mon avis, les coeurs, ici comme là-bas, sont prêts à recevoir ce qui est désiré : la fin de la méconnaissance d’un passé, de l’ignorance des raisons de la sanction du présent par des questions du passé, la fin de silences qui ne sont pas de nature bien éloquentes. Ils palpitent comme tout coeur qui soupire après quelque chose qu’il désire ici comme là-bas et vous devriez le savoir, monsieur, qui êtes à la fois attentif à l’exercice nétique et présumé en contact, en tout cas attentif à plus d’une catégorie mémorielle (appelons-les comme cela pour faire vite) françaises et algériennes.

    Y a-t-il un bénéfice concret à en tirer, par les masses, aussi bien françaises que celles des (ex.)colonies ? Il appartient à ceux dont le regard est assez perpicace, pour savoir le distinguer, de le leur indiquer et de les préparer à en faire bon usage pour le bien de tous. Et il y en a probablement. Le tout est de savoir intégrer ces masses dans la gestion de ce patrimoine mnémique et dans sa projection dans les avenirs, respectifs et communs ; de cesser d’en faire un domaine de distinction, une rente exclusive ; de faire en sorte, surtout, que cela ne nourrisse pas, ne continue pas de nourrir une économie parallèle liée à un contentieux mémoriel ; que cela ne fasse pas l’objet d’une contrebande transnationale d’histoire et d’influence car si cela se produisait, ce ne pourrait être attribué aux anciennes générations, d’autant plus qu’on avait eu à percevoir des volontés d’aller vers l’apaisement des mémoires, comme pendant le second mandat de votre ancien président, M. Chirac (Que cela soit en passant, l’épisode du match amical chahuté ne peut-il être compris comme un obstacle au postulat d’un 3e mandat de ce monsieur de la vie politique française, comme le fut par ailleurs d’autres initiatives, y compris au niveu d’institutions fortement représentatives de la légitimité démocratique mais n’ayant pas fait appel à la volonté populaire ?).

    Pour le reste, le choix vous est laissé de vous en tenir aux manières et aux moyens dont l’opinion publique peut être soit effrayée soit considérée comme s’exprimant sur quelque chose, ou de nourrir l’espérance de ce qu’un assainissement mémoriel pourrait produire comme effets heureux, comme interactions bénéfiques, comme une transmission tranquille (même si, par moments, elle pourrait être assez vive, les gens ordinaires ne pouvant toutes écouter sagement et dire "merci" à la fin de chaque révélation.

    Je vous remercie d’avoir contribué à aller au delà des échanges habituels et souvent si peu édifiants sur la nature des choses et des intervenants. Je reste attentif à la suite.

    Bien cordialement à vous, à tous,

    Tahar Hamadche.

     



  • Tahar Hamadache Tahar Hamadache 29 mai 2008 21:06

    Bonjour, ami(e)s intervennt(e)s.

    Ce texte propose un exemple concret qui, entre autres intérêts :

    1) illustre les rapports entre mémoires, croisées, et l’archive, disponible en partie : une archive incomplète peut jouer un tout autre rôle qu’une autre complète qui pourrait concourrir à de sains arbitrages puis à l’apaisement des mémoires ;

    2) met en lumière quelques aspects des effets encore très actifs de l’histoire sur l’actualité et quelques unes des façons possibles de parvenir à l’apaisement des mémoires par leur assainissement grâce à la confrontation des mémoires, forcément plurielles et quelquefois autocensurées ou autoglorifiées, avec l’histoire reconstituée, archives à l’appui. Il est un effort à faire en sorte que l’histoire, surtout lorsqu’il y a autant de zones d’ombres maintenues, soit dévoilée dans une optique pédagogique, tirant vers la transcendance et le dépassement des douleurs mémoriales, cathartiques, se dégageant sereinement des impasses émotionnelles, etc. ;

    3) titille l’intelligence sur l’urgence de favoriser cette reconstitution objective des mémoires par l’histoire restituée grâce à l’archive pour l’avenir. Une mémoire défectueuse peut naturellement être conduite à éviter tout contact avec ce qui est perçu comme l’origine de sa défectuosité ; à l’échelle d’un pays cela peut signifier la construction d’autres empathies, tout autres que celles auparavant connues ; à l’échelle d’individus autocensurants, les motifs de l’autocensure peut conduire à l’investissement de nouveaux crénaux juteux, sans rapport avec ce qui pourrait le prendre en défaut d’honnetêté.

     

    L’histoire passée et son corrollaire l’archive (puisqu’elle existe) pourrait constituer un moteur puissant pour l’histoire à venir : disponible, elle peut être continue en explorant d’autres directions ; indisponibles, celle-ci pourrait très bien s’élancer en rupture traumatique avec celle-là...

    Cordialement,

    Tahar Hamadache.



  • Tahar Hamadache Tahar Hamadache 13 décembre 2007 12:35

    Salut Cris. Merci d’avoir réagi à cet article. Bravo pour avoir été le premier à réagir ! Il me semble devoir préciser en rappelant qu’il ne s’agit pas d’un article sur l’histoire du Maghreb mais de la société nord-africaine. L’acte d’ouvrir grands les yeux est meilleur quand il s’accompagne de l’acte de bien voir. Et ainsi de suite. Fortuitement, il se trouve que je suis allé jusque vers le VIIIe siècle dans ce texte, offrant ainsi la possibilité à la lectrice et au lecteur de rebondir à ce sujet si davantage d’éclairage peut y être apporté.

    Cordialement,

    M. Tahar Hamadache.



  • Tahar Hamadache Tahar Hamadache 13 décembre 2007 12:15

    Désolé de devoir dire que je n’ai pas d’éléments récents concernant la Tidjaneyya et je ne sais pas du tout si, parmi mes amis et contacts, je compte des membres de cette confrérie. Peut-être avec la Alaoueyya, et encore... Cependant, vous venez de me donner une idée et je vais l’explorer tout doucement.

    Cordialement à vous :)



  • Tahar Hamadache Tahar Hamadache 23 août 2005 16:31

    Terrible, l’image que le président Bouteflika réussit à donner de lui, si on se fie à ce seul article ! Il faut, pour la percevoir, concevoir que « l’individu qui préside l’Algérie » ne donne pas entière satisfaction au commun des individus que préside l’individu qui préside l’Algérie. Il faut aussi se rendre compte que le sens de la dynamique du 23 février rendue publique à cette même date et officielle avec la nomination de l’un de ses initiateurs n’échappe pas à cette foule d’individus dont l’un préside les autres :)

    Ce qui est certain, c’est que l’individu président se gourerait vraiment s’il lui arrivait de croire qu’il suffirait de se ranger du côté de l’exécuteur testamentaire du colonialisme bienfaiteur (l’individu qui a initié l’erreur colossale - la loi du 23 février-) et qui en a été félicité par le prestige de chef de la diplomatie. Il se gourerait s’il lui arrivait de croire qu’une simple « commission », avec ce qui connote ce mot en Algérie, « mixte » en plus et, françalgérienne donc pour tout couronner, pourrait suffire à faire sortir les individus qui l’ont mandaté président dans les rues et crier « Tahya la loi du 23 » :))

    Ce n’est pas que les individus dont l’un préside les autres sont tellement en colère au point que les soldes (ou les enchères) pourraient ne concerner que l’erreur colossale et la manière de la rendre moins colossale -avec probablement l’idée de n’avoir pas à travailler sur le fond du texte ni sur la trajectoire de son initiateur. Le colonialisme a depuis bien longtemps fini de susciter des colères aveugles.

    Ce texte, on l’aura remarqué, n’a pas spécialement attiré l’attention des individus dont l’un est présidé par les autres. Ceux parmi eux qui ont eu à s’exprimer dessus l’ont fait très tardivement ! Ils n’ont fait qu’intervenir dans un débat initialement franco-français !

    Le commun des individus dont l’un préside les autres apprécie autrement la situation. Il pense que l’erreur colossale ne l’est que dans la tête de ceux qui se prennent à tomber dans le piège consistant à focaliser le débat sur elle. C’est le problème des françaises et des français s’ils ont l’intention de pousser leur Etat à être plus franc, question impérialisme et colonisation, que la perfide Albion et l’Etat yankee ; c’est leur problème s’ils veulent assumer, en tant que peuple, nation et société, le caractère colonialiste de leur pays et le lui consacrer en tant qu’attribut officiel et civilisationnel. Le problème des individus dont l’un préside les autres est de ramer encore plus fort, plus vite et de manière toujours plus efficace pour sortir des séquelles du colonialisme. Leur problème concerne seulement la bonne identification de l’ami, des amis, du pays ami avec lequel ils auraient l’intention de pactiser une amitié sans que le passé colonial ne vienne s’immiscer dans ses attributs de souveraineté sur les mouvements politiques, sociaux continuent de travailler. C’est tellement plus difficile de faire un pacte avec un ami qui fut un ancien colonisateur que beaucoup d’individus qui sont présidés par l’un d’entre eux flairent déjà, à la recherche d’amis avec qui pactiser sans que le projet de pacte ne soit alourdi par un volumineux reliquat historique.

    Les individus dont l’un préside les autres pensent qu’il n’y a pas lieu de se fourrer la tête d’obsessions au sujet du colonialisme, des colons, des nostalgiques. Et que la terre est ronde qui porte de moins en moins de murs et de plus en plus de pactes d’amitiés potentiels à travers le monde.

    Et les individus ne cessent d’exprimer par tous les moyens dont ils peuvent disposer, à l’attention de celui parmi eux qui les préside, qu’ils entendent bien ne se laisser aller à être l’ami de personne avant de percevoir que le vis-à-vis est fier de cette amitié ni avant d’être sûr qu’il en est digne aussi. Tout cela, dans la réciprocité généreuse et détendue mais extrêmement vigilante et attentive.

    Il n’est pas inutile de relever que les individus dont l’un préside les autres ont les oreilles qui bourdonnent encore de malveillances et de propos recueillis de manière directe et indirecte auprès des colons et des colonialistes d’hier. Il ne leur échappe pas que le langage peut évoluer au contact des réalités et qu’un statu-quo mental peut conduire au bégaiement.

    Et , sans nul doute pour des raisons médicales, économiques et de communication politique, le bégaiement n’est pas une fine qualité chez de bons négociateurs...


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