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kev46 kev46 28 octobre 2011 11:05

Je suis d’accord avec vous, il n’est pas sérieux de comparer l’effacement de la dette du Togo avec celle de la Grèce. Effectivement, c’est principalement l’épargne des citoyens nationaux ou étrangers (assurance vie, fonds de pensions, regime de retraites ...) que les institutions financières utilisent pour prêter aux états.

Vous en conviendrait que cela représente autant d’argent en moins que ces établissements peuvent prêter aux ménages, PME ou multinationales. Pour compenser cela, elle recourt à la création monétaire (c’est aussi pour compenser le remboursement des crédits précédents et ainsi maintenir la masse monétaire) en empruntant de la monnaie centrale à la BCE (reserves obligatoire + un minimum de monnaie nécessaire pour faire face aux retraits des clients) qui va leur permettre de créer de la monnaie scripturale (2 à 6 fois plus selon le contexte).

Il va de soi que prêter à un état représente un gros risque en cas de défaut de celui ci vis à vis des sommes en jeu. Tandis que prêter au ménages ou aux entreprises représente un risque moindre étant donnée qu’il est peu probable que tous ces agents fassent défaut en même temps (Hormis en cas d’irresponsabilités des banquiers qui propose des crédits à long terme à taux variable grâce à une succession de crédits à la banque centrale à court terme qui impose donc un taux variable, cf les subprimes). Lorsque la banque est sérieuse, notre épargne est utilisé à bon escient dans l’economie et sans trop de risque, cf la caisse des dépôt et des consignation avec les livrets A, LDD.

Ne serait t-il déjà pas préférable d’échanger les rôles ? c.à.d notre épargne uniquement pour les ménages/PME et la création monétaire pour les états (et bien évidemment toujours une partie pour les PME/ménages étant donnée que l’épargne ne suffit bien évidemment pas et que l’état ne peut assumer seul le recours aux crédit pour maintenir la masse monétaire)

Dans ce cas là, cela voudrait dire que les banques empruntent à la BCE pour prêter aux états en prenant au passage des intérêts. Cela reste de la planche à billet (idem lorsque les banques créé de l"argent pour les ménage ou les PME).

Du coup rien ne nous empêche d’autoriser les états à emprunter directement à la BCE. Pour eviter l’inflation, il suffirait de confirmer dans la constitution l’indépendance de la banque centrale tout en lui interdisant de prêter aux trésors publics de l’argent pour couvrir les frais de fonctionnement (qui doivent être couvert par les recettes de l’état) et en lui autorisant de leur prêter un montant limité pour leurs investissements (par exemple déficit maximum 3% du PIB chaque année et dettes maximal 30 ou 40%).

De plus, les épargnants n’auraient plus le risque de voir leur épargne dilapidée par le défaut d’un état étrangers au sien !

Nous pourrions donc arrêter de payer les intérêt de notre dette actuelle (on ne peut pas léser les épargnants qui au final peuvent être chacun de nous), l’on peut également amputer au principal de chaque créancier les intérêts qu’on leur à déjà versé et par le même coup on résoud quasiment voir totalement le déficit (50 milliards environ d’intérêt cette année), en finissant avec les plans d’austérités, la dégradation des services publics et de la protection sociale et les privatisations.

N’est ce pas là une solution réaliste et viable ?

NB : Je vous ferais remarquer également, que le fait de prêter à intérêt aux état est très inflationniste car l’état doit toujours emprunter plus pour rembourser les intérêt, donc c’est encore plus d’argent en moins pour les ménages/PME qui doivent donc recourir encore plus à la création monétaire. Si l’état avait continuer à emprunter sans intérêt à la banque de france depuis 1973, a dette nationale serait de 9% (bien entendu en empêchant l’atat d’abuser de se pouvoir cf plus haut) et non de 87% ! La masse monétaire augmente toujours de 10% par an. Et oui la planche à billet est toujours là. On comprends ainsi mieux l’érosion de notre pouvoir d’achat alors que l’insee nous donne une petite inflation à seulement 2% environ. L’inflation réelle sur les prix finale est forcement au milieu des deux mais certainement pas à 2% !


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