• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


Amada 28 octobre 2011 13:49

Bonjour Denis Bloud,


Merci de rappeler, une fois de plus, les faits : la loi de 73 concernant la France.

Qui est devenu l’article 104 de Maastricht (1992), puis le 123 (chiffre à vérifier) de Lisbonne, pour toute l’Europe

Oui, depuis, tous les Etats européennes doivent demander aux banques privées, de daigner leur prêter de l’argent contre intérêts, ce qui n’était pas le cas avant (avant l’Etat réglait 1% de la somme créée pour les frais de fonctionnement de sa souveraineté monétaire).
Depuis, la « charge de la dette », de facto, les intérêts, bouffent nos impôts. Pour le dire autrement, les Etats sont devenus le bras armé de la finance privée. 
Point.

Noyer ce poisson sous un jargon d’expert et des morales de « bon père de famille » selon lesquels, on ne doit pas dépenser plus qu’on ne gagne, ne changera rien à la décision politique ( via, la loi de 1973 pour la France, puis de l’article 104 pour toute l’Europe) de livrer la souveraineté monétaire des Etats à la finance privée.

Alors, pour sortir de la confusion, chaque chose a sa place :
- Oui, la gestion des finances « publiques » est une nécessité, on peut en débattre, élaborer des systèmes de dépenses-recettes, impôts, taxes, redistribution etc.
- Non, la dette n’est pas due à une mauvaise gestion du « père de famille », ou au soi-disant « Etat providence » (rien de providentiel la dedans ; c’est une forme de gestion redistributive du « bon père de famille »), mais bel et bien à sa charge (aux intérêts versés à la finance privée). 
- Avec entre temps la mutation majeure instaurée depuis 1992 : les finances publiques des Etats Européens, sont tenues par la finance privée, via la « charge de la dette ». On emprunte pour rembourser cette « charge », avec charge etc. 

Savez-vous à combien sont montés les emprunts grecs ? Certains placements en tout cas, proposent des intérêts de 150% ! Juteux, non ? (Pour plus d’infos consulter le blog de Pierre Jovanovic). C’est ce qu’on se plaît à appeler la « financiarisation » de l’économie, sorte de catastrophe climatique tombée du ciel... Et qui permet d’accuser les Etats de gestion « laxiste » de sa finance soi disant publique : la Grèce d’abord, maintenant l’Italie, et la suite dans les années (ou les mois) qui viennent.

Dernier point : oui, une fois remboursé, l’argent « virtuel » créé ex nihilo par la finance privée à chaque emprunt est détruit. Mais pas les intérêts.

Que cette simple constatation, cher ami, se heurte systématiquement à un jugement de « simplisme » (tous les experts vous le diront, c’est plus compliqué que ça : ignorance ou cynisme ?), si ce n’est de « théorie du complot » (la grande insulte à la mode), est bien triste. 
Alors merci de faire partie de ceux qui se fatiguent encore à rappeler les faits. Moi, j’ai laissé tomber. En presque, puisque je n’ai pas résisté à commenter votre rappel.

Peut-être cette surdité générale est-elle due à la « légitimité » de parole encore accordée à nos « responsables » politiques, à nos médias dominants, à nos grands ’experts" dont aucun ne souffle jamais mot de ce pot aux roses ? (M. Allais mis à part, mais il n’a pas eu voix au chapitre du GrandMédiatique). 

Cordialement
Amada


 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès