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En réponse à :

Par joelim (---.---.---.104) 29 décembre 2011 12:37
joelim

non, je ne vois pas quelle idée est placée au-dessus de vies en Chine. 

Et moi je vois. 

L’idée de préservation d’un pouvoir autocratique au dessus des vies de ceux qui voudraient plus de mécanismes représentatifs (ne parlons même pas de démocratie, nous en sommes également loin dans nos marches anglo-saxonnes). Qui sont emprisonnés, et dont on vend les parties biologiques (trafic d’organe prouvé, cf mon message précédent).

Ou simplement : au dessus des vies des adeptes du Falung Gong, qui est un mouvement spirituel totalement non-violent et sans hiérarchie (tout ce qu’abhorrent les dirigeants chinois). Finalement si on n’a pas à leur reprocher leur expansionnisme militaire (comme pour les Etats-Unis), c’est peut-être parce qu’ils ont assez de populations pauvres à pressurer et malmener, pour réaliser leurs folles lubies instinctives de pouvoir. Tandis que les Etats-Unis sont obligés d’aller chercher leur masse de pauvres ailleurs, avec les dents (ils en ont mais pas autant que la Chine ; ils ne peuvent donc établir de travail forcé)...

Les dirigeants chinois et leurs afficionados devraient baisser d’un ton, et nous remercier d’acheter leurs produits le plus souvent fabriqués dans des conditions indignes. Nous devrions en avoir honte certes, mais la plus grande honte revient à ceux qui défendent un système où les conditions de travail en usine sont extrêmes (féodales). Certes beaucoup de chinois étaient-sont extrêmement pauvres, mais avant au moins ils avaient une certaine liberté. Le travail forcé n’a rien d’un progrès, quel que soit le dénuement de la situation initiale.

En Chine, depuis des décennies c’est « Travaille et tais-toi ». Les opposants politiques (Cf. Tiananmen) et les intellectuels sont réprimés et tués tandis que le Bureau de la censure veille sur Internet. 
Même les employés sont maltraités. Selon le quotidien « China Daily » de Pékin, les horaires des ouvriers chinois comme les salaires ne sont pas garantis. Il estime que 220000 personnes d’origine rurales sont exploitées par des « urbains pressés » à Pékin. Les ONG en place constatent qu’il y a un gouffre entre les contrats et la réalité qui se déroule dans un espace « privé », loin des regards indiscrets.
Quant aux migrants désargentés, dont certains ont donné toutes les économies de leur famille à des passeurs clandestins, les Chinois leur font miroiter un travail en Amérique. Leur rêve se brise quand ils débarquent dans une île du Pacifique où ils deviennent des forçats du « Made in USA » au service de « Nike » et autre fabricants peu scrupuleux. (http://astrosurf.com/luxorion/esclavage8.htm)

Quant aux camps de travaux forcés chinois (http://fr.clearharmony.net/articles/200508/21753.html), on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les méthodes et aspirations hitlériennes. Sur le point des camps, les américains sont considérablement moins avancés qu’eux. Mais ils contrebalancent avec leurs incontestables réussites sur le plan des conquêtes territoriales, l’autre volet des aspirations du mouvement Hitlérien. Mouvement dont tout le monde s’accorde pourtant sur la monstruosité, comprenne qui pourra pourquoi autant de gens applaudissent aux méthodes chinoises et américaines qui y ressemblent quand même un peu, sur le fond. D’accord il y a les idéologues butés et les gens payés pour ça, mais quand même. smiley







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