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Fukushima, quand c’est fini, ça recommence

Par krolik (---.---.43.140) 17 février 2012 11:37
krolik

Nucléaire : un sujet de moins en moins clivant entre PS et UMP
Le 15 février 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

Superphénix préfigure les réacteurs de la génération IV.

Face à l’offensive lancée par le gouvernement pour défendre l’énergie nucléaire, le PS se range à l’avis… de la majorité présidentielle. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde.

Faut-il que les parties prenantes au secteur nucléaire français soient inquiètes. Car jamais, depuis le lancement du programme électronucléaire hexagonal en 1973, on n’avait vu pareille mobilisation gouvernementale et parlementaire pour défendre la spécificité énergétique française.

Ces dernières semaines, l’Autorité de sûreté nucléaire [JDLE] et la Cour des comptes [JDLE] ont publié des rapports balisant, pour les prochaines décennies, l’avenir des centrales nucléaires françaises. Ces autorités sont indépendantes, mais leur saisine et leur agenda sont totalement entre les mains du gouvernement. Lequel n’hésite d’ailleurs pas à donner directement de la voix.

Lundi 13 février, entre deux twitts, le ministre de l’Industrie [JDLE] a rendu public le rapport Energies 2050, pour lequel hors du nucléaire, point de salut. Ce qui est aussi l’avis de nombre de députés et de sénateurs.

Ce mercredi matin, l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques rappelait les grandes orientations de son dernier rapport, consacré à l’atome. Sans surprise, la représentation nationale milite pour un allongement de la durée de vie des centrales (à 50 ans), le remplacement d’un réacteur actuel sur deux par un EPR et le remplacement, à terme, des EPR par des surgénérateurs. « La France a des stocks de combustible pour des millénaires, il serait dommage de ne pas les utiliser », a résumé Bruno Sido, le sénateur de la Haute-Marne.

La philosophie subliminale de cette abondante littérature est simple : si l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) l’accepte, la collectivité nationale doit prolonger la durée de vie des réacteurs en service. C’est la solution la plus acceptable, financièrement, socialement, pour fournir une électricité à un prix politiquement acceptable, sans alourdir le bilan carbone de l’Hexagone. Ni resserrer l’emprise que pourrait exercer sur notre gouvernement des pays exportateurs d’hydrocarbures.

Ce discours aurait pu être prononcé par les présidents d’EDF, de François Roussely à Henri Proglio. Mais aussi par nombre d’élus de la majorité et de… l’opposition socialiste.

Car, à mesure que l’on s’approche du scrutin présidentiel, le programme socialiste tend à s’éloigner de l’accord passé avec Europe-Ecologie-les Verts (EELV) pour se rapprocher de celui… de la majorité.

La fermeture des deux réacteurs de Fessenheim mise à part, le PS (tout comme l’UMP) préconise de maintenir un puissant parc nucléaire, de promouvoir fortement les économies d’énergie (dans le bâtiment notamment) et d’ajouter un peu d’énergies renouvelables.

Signe des temps, François Brottes, le conseiller Energie du candidat François Hollande ne fixe plus de calendrier de réduction de la capacité nucléaire installée. Dans un entretien accordé hier à La Tribune, le député de l’Isère juge « absurde de fixer aujourd’hui un échéancier pour la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% d’ici 2025. Ce qui importe, c’est l’objectif et l’effectivité des actes engagés pour tenir la trajectoire dans le rééquilibrage du mix énergétique. Le calendrier dépendra d’une vingtaine de curseurs, en commençant par les économies d’énergie réalisées et l’accélération du développement des énergies renouvelables ».

Au cours d’un récent colloque, le même conseiller a réaffirmé la volonté du candidat socialiste de réduire de 75 à 50% la part de l’atome dans le mix électrique à l’horizon 2025-2030. Ce qui marque un certain glissement avec le programme initial du PS qui fixait à 2025 l’échéance de réduction du parc nucléaire.

Responsable du pôle Energie-Environnement-Développement durable de la campagne de François Hollande, Marie-Hélène Aubert s’est étonnée, dans les colonnes des Echos, du changement d’objectif évoqué par son collègue, « qui n’a fait l’objet d’aucune discussion au sein de l’équipe ».

La machine à perdre est-elle déjà lancée ?

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