« Ce désintérêt pour la chose publique, ou son refus pur et simple dans le chef de certains, est à la fois un désaveu des politiques municipales, régionales et fédérales en matière d’intégration et un manque d’éducation civique qui concerne tous les jeunes de ce pays. »
Ces deux réflexions reposent sur un postulat erroné, un postulat de « de souche », selon lequel les immigrés n’auraient pas de plus haute aspiration que d’être des « citoyens comme les autres » dans leurs pays d’accueil.
Mais telle n’est plus leur préoccupation, puisqu’ils sont désormais assez nombreux - en Belgique comme en France - pour ne se souhaiter rien d’autre que l’appartenance à leur communauté d’origine ! Ils sont communautairement autosuffisants.
« Les grands perdants sont bien entendu les immigrés pour lesquels de nombreux Belges se sont battus. »
Je ne serais pas surpris que les premiers fassent observer aux seconds, qu’ils ne leur ont rien demandé ; que ce qui les intéresse, en réalité, c’est d’être Congolais en Belgique, Marocains en Belgique, Turcs en Belgique, parce que de toute manière, ils ne se sentiront jamais d’un pays extravagant où on marie les hommes entre eux, tout en leur permettant d’adopter des enfants, ce qui est en tous points contraire à leurs moeurs, pratiques, coutumes et civilisation.
Des choses comme ça, qui font mal à entendre, quoi !
Ce que vous appelez « échec d’intégration » – avec, j’imagine, une grosse louche de responsabilité pour le Blanc sempiternel coupable - est en fait l’expression d’un non-désir d’intégration, au sens où vous l’entendez, c’est-à-dire au travers du statut de « citoyen comme les autres ».
Le fameux « vivre ensemble », c’est fini avant même d’avoir vraiment commencé, et il faudrait plutôt s’accoutumer à vivre ensemble avec le quant-à-soi de l’autre, qui aspire au respect chatouilleux de sa différence.
Quelle claque pour l’utopie universaliste !