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JL JL 25 mars 2013 12:14

Bonjour Kiergaard,

j’ai lu sur Internet ce même texte, mais impossible de retrouver l’adresse. Est-ce vous qui avez posté ailleurs ?

Je n’aime pas bien ce genre de textes qui mélangent les réflexions des auteurs, en l’occurrence ici, celles de Frédéric Lordon et les vôtres. Vu que votre article est conséquent, il est difficile de savoir qui dit quoi.

Je suis un lecteur assidu des ouvrages et articles de Frédéric lordon. Je connais cette thèse de Frédéric Lordon abondamment exprimée par l’auteur, notamment dans son ouvrage : Capitalisme, désir et servitude.

Aux lecteurs ignorant tout du conatus, je propose la lecture de cet entretien publiée sous le titre : Lordon, communiste par inadvertance

Extrait : « Le conatus, cet « effort que chaque chose déploie pour persévérer dans son être », est l’expression de ce que toute existence est fondamentalement activité, affirmation de soi et résistance à la destruction par des choses extérieures. On pourrait dire que le conatus, comme puissance, est en quelque sorte l’énergie fondamentale de toute action humaine. Mais comment, et vers quoi, cette énergie fondamentale va-t-elle diriger son effort ? La réponse de Spinoza est que ce sont les affects qui orientent nos efforts de puissance et de désir. Droite, gauche, mais c’est très simple.  »

J’ajoute : les entreprises sont des êtres vivant totalement dénués de morale. Leurs dirigeants sont par définition, des êtres humains dont le conatus est linéarisé avec celui de l’entreprise. Cela est particulièrement observable dans les mafias. 

’’Le capitalisme contemporain est devenu par la force de la logique de l’accumulation, un « capitalisme de connivence ». Le terme anglais « crony capitalism » ne peut plus être réservé aux seules formes « sous-développées et corrompues » de l’Asie du Sud est et de l’Amérique latine que les « vrais économistes » (c’est à dire les croyants sincères et convaincus des vertus du libéralisme) fustigeaient hier. Il s’applique désormais aussi bien au capitalisme contemporain des États-Unis et de l’Europe. ... Dans son comportement courant, (cette classe dirigeante) se rapproche alors de ce qu’on connaît de celui des « mafias », quand bien même le terme paraîtrait insultant et extrême.’’ (Par Samir Amin, économiste et président du World Forum for Alternatives.)

J’aime dire que Les mafias ne sont pas une spécificité du libéralisme, c’est le libéralisme qui est une spécificité des mafias.

Si bien que la réflexion que m’inspire la lecture de cet article est la suivante : l’euro est la monnaie d’une mafia financière. Et nous utilisons cette monnaie.


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