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Daniel Roux Daniel Roux 6 avril 18:56

Cet article est un poisson d’avril.

La dette, c’est ce qu’on doit, que ce soit un individu ou un état.

Les investissements, par définition, rapporte de quoi rembourser l’emprunt mais aussi les intérêts. Un investissement n’est admissible que s’il permet un retour sur investissement.

Si les ministres des finances étaient sérieux, ils établiraient un compte particulier pour chaque « investissement ». Ce n’est pas le cas. Tous ce qui est versé à l’état, emprunts compris, tombe dans une grosse caisse, toutes les dépenses sont prises dans cette grosse caisse. L’état ne peut tout simplement pas orienter une recette spécifique sur une dépense spécifique.

Emprunter pour financer la force de dissuasion n’aurait aucun sens. Elle ne rapporte rien.

Le Traité de Maestricht n’oblige aucun état à s’endetter. Dans le cadre de la monnaie unique, il fixe des limites au déficit budgétaire annuel et à l’endettement total par rapport au PIB mais aussi des limites à l’excédent. Nous savons que ces limites ont été faites au doigt mouillé, sans étude d’impact, mais cela ne change rien, ce sont des limites que nous avons largement dépassée.

Un état n’a le choix qu’entre rembourser sa dette ou faire défaut. L’exemple de l’Argentine devrait servir de leçon. C’est étrange à quel point les erreurs des uns ne profitent pas aux autres.

Enfin, pas si étrange que cela. Les politiques savent tout cela mais ne pensent qu’à leur ré élection et à leur carrière. « Après moi, le déluge. »

Ils se fichent totalement que l’on dépense 40 milliards chaque année, rien qu’en intérêts. C’est le 2ème poste budgétaire, après l’éducation nationale et avant la Défense.

Et il manque encore 50 autres milliards, juste pour équilibrer le budget primaire, sans même commencer à rembourser.

C’est pour cette raison que la BCE et les gouvernements veulent de l’inflation à tout prix. Pour augmenter artificiellement les recettes, tout en réduisant la valeur de la dette, mais aussi les économies des Français et leur pouvoir d’achat.

L’inflation, c’est du vol pur et simple, de l’argent des citoyens les moins riches.

L’argent que l’état gagne ainsi, il le prend dans la poche de ses citoyens prisonniers, ceux qui ont profité le moins des baisses d’impôt, des subventions, par dizaines de milliards. Ceux qui en ont profité, les riches actionnaires des grosses entreprises, ont tous des comptes secrets dans les paradis fiscaux et les trusts anglo-saxons, hors d’atteinte du fisc.


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