@ Odal GOLD - voilà, nous la tenons, une diatribe quasi raciste, contre "tous" les prêtres, de tous les temps. Sur le mode binaire - çà doit faire du bien de reciter Nietzsche, en évitant soigneusement de coller au sujet, de tenir compte des différentes situations historiques et culturelles. C’est de l’anticléricalisme primaire ; pur et dur, soit, mais qui n’éclaire en rien le débat entre internautes, car il ne recherche pas le débat.
J’ai appris le latin, j’aime la messe en latin, mais je fais la part des choses. Franchement, je me sens bien dans le chant grégorien, qui est en soi un des sommets du chant. Mais puisqu’il est impénétrable et incompris par une majorité de mes compatriotes, j’en fais mon deuil.
Il y a des deuils culturels à faire, pour chque génération. La messe n’étant pas qu’un spectacle, qu’une méditation, mais la participation à un rite qui est acte et engagement dans ma vie quotidienne, je me résigne à la messe en ma langue. Entre la qualité de la beautée et l’efficacité, je fais mon choix.
Je comprends aussi qu’on puisse accéder au sacré par l’art, mais ce n’est qu’un premier pas. Les grandes religions révèlées et le bouddhisme ne se réduisent pas à cela. Donc à l’auteur, ok pour la diversité, mais ne tombons pas dans la nostalgie.
Ceci dit, c’est une difficulté quasi insurmontable pour les jeunes - sauf exception - la messe, comme tout rite - est chiante, on s’y ennuie si on n’a pas accepté de forger, progressivement, un bagage pour se donner les moyens d’y entrer.