Je suis d’accord avec la finesse du texte et surtout la façon dont il est amené ainsi que les réponses aux nombreux post - dont surtout ceux négatifs qui ne font que renforcer le propos.
Car après tout, ceux qui se sont montrés intolérants avec notre auteur (parce qu’il rejete l’idée de nation) n’ont fait que démontrer par l’exemple le danger même de l’idée de nation...
De manière plus générale, je suis d’ailleurs assez inquiet avec cette montée des nationalismes que l’on constate un peu partout dans le monde - la Chine en préparation des jeux olympiques, le Kosovo ou plus récemment la russie...
J’ai l’impression - mais ça a été évoqué- qu’il s’agit d’un instrument de domination très en vogue mais dont les "élites" ne mesurent pas bien le danger...
La séparation entre l’Etat et la nation est enfin une idée fort séduisante. A quoi peut-elle nous conduire ? J’ai du mal à l’imaginer...
Imaginons qu’un état puisse offrir plusieurs nationalités ou plus aucune... Je m’interroge ? Est-ce que la France pourrait ne plus donner la nationalité française (oui je sais il y a la confusion état-nation) mais donner la nationalité corse, basque, bretonne ou... européenne ? ou même plus rien du tout.
Mais à quoi cela sert-il ?
On en revient aux propos de l’auteur :
Ce qui compte c’est simplement le lieu où l’on vit et donc l’administration avec laquelle il faut composer, payer des impots ou toucher le RMI...
Alors pourquoi conserver cette notion de nation ?
A rien manifestement. C’est dire que la séparation de l’état et de la nation revient à faire disparaitre la nation.
Est-ce souhaitable ? oui, nous l’avons compris ainsi.
Est-ce possible ? Là, à mon avis c’est une autre paire de manche puisque cela reviendrait (en gros) à oter le fusil des mains de quelqu’un qui le braque sur vous...
D’autant que ce fusil peut exploser dans les mains de celui qui le braque et alors blesser beaucoup de gens tout autour...