Bonsoir Ramila
cela fait plusieurs fois que je relis cet article et a chaque fois je repense, Celine mazette, quel ecrivain !
quoique vous aussi cela se lit tres bien, vous exprimez parfaitement cette sensation de desespoir absolu, de malheur tellement grand que cela en parait absurde et on ne comprend pas comment le monde persiste pourtant encore ds ces circonstances ;
« on croit que le monde va s’écrouler autour de soi... »
il doit y avoir une erreur ou bien alors qq chose d’exceptionnel va se produire, le voile va se dechirer et les choses vont enfin se reveler, mais non quedalle, rien ne bouge et tous ces trucs et ces machins restent desesperement a leur place, c’est a n’y rien comprendre ..
ds ces conditions alors je ne joue plus, je leve le pouce comme disent les enfants .. mais non tu vois bien qu’ils ne jouent pas, c’est la realite point barre.
vous pouvez ressentir, vivre, subir totalement le pathos et en meme temps le considerer avec distance et une totale froideur comme un objet d’etude qu’il faudrait dissequer en vue d’etude scientifique, comme si l’extreme souffrance allait de pair avec l’extreme detachement, ce doit etre tres difficile a maintenir comme etat ?
le plus fort, c’est vers la fin ;
« Je ne voyais pas pourquoi je devrais perdre mon temps à essayer d’être heureuse maintenant que je vais mourir, alors que, lorsque j’avais toutes les raisons de l’être, heureuse, j’avais envie de me tuer régulièrement ? »
m’est idee qu’il faudrait creuser cette reflexion, il y a la quelque intuition qui permet d’entrevoir la nature profonde du bonheur et du malheur, en fait que signifie cette envie avant de se tuer regulierement ? une non ou mal-acceptation de l’existence sous sa forme presente mais en verite le bonheur ou le malheur seraient quasi-independants de nos conditions d’existence, ils auraient plutot a voir avec notre etat d’etre profond, c’est ce que la lecture de votre texte m’incline a penser, enfin je m’interroge ..
en tout cas merci pour ce texte epoustouflant de lucidite et de finesse
bien a vous