• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


mokhtar h 5 janvier 2010 00:48

َA M. Toubab
Merci de vos remarques.
Il y a eu de l’esclavage dans des pays musulmans dans les bordures désertiques et dans les balkans peut être. Né de guerres, de conquêtes, puis un esclavage familial, patriarcal qui, peu à peu s’est mué en rapports plus féodaux en Afrique et au Golfe .

Pour les balkans, si vous faites référence à la période turque, effectivement la Turquie ottomane est un cas spécifique : les turques dominaient alors la plupart des pays musulmans du moyen orient et d’Afrique du Nord. Et ils y apportaient des soldats balkaniques enlevés dès leur âge le plus tendre à leurs parents dans la zone des Balkans , en vue de faire la force de frappe de la défense de la Porte Sublime, Istamboul. Il faut remarquer que quand la Turquie dominait le monde musulman, le khalife se souciait beaucoup plus des intérêts turques que ceux de la communauté musulmane. C’est pour cela que les arabes du moyen Oreint étaient plutôt contents de se libérer du joug turque à partir de 1918.

Quant au reste, en Mauritanie, ce sont des pratiques qui renvoient à certaines pratiques spécifiques africaines isolées, beaucoup plus probablement en Afrique de l’Ouest qui ont notamment alimenté la traite transatlantique qui nous occupe ici. En Mauritanie et dans le sud marocain, c’est plutôt un esclavage patrarcal qui s’est mué en féodalités famiales et patriarcales qui se trasmettent de père en fils. Il y alà dedans uncertain racisme et une culture du ghetto avec des habitats séparés et identifiés mais cela remonte aux pratiques et rivalités tribales africaines anciennes, donc peu de choses à voir avec une quelconque traite des esclaves à grande échelle comme la traite transatlantique qui a porté sur des flux réguliers.

De toutes façons, certains descendants d’esclaves et leurs familles restent fidèles de père en fils et servent dans les familles riches et princières ou aristocratiques qui les ont recueillis, si l’on peut dire. Mais là on rentre dans une zone de rapports plus féodaux qu’esclavagistes. C’est le cas dans les pays du Golfe à l’égard des gens de souche négro-africaine et, aujourd’hui, des indiens et autres asiatiques, lesquels font souvent l’objet de maltraitement.

Au Maroc, j’ai entendu parler de vieilles pratiques de riches familles où l’on se marie avec une noire et avec une blanche. Cela se passait encore dans les années cinquante et soixante du siècle dernier. La blanche ne fait pratiquement rien, elle se fait belle et évolue dans les mondanités locales, tandis que l’épouse noire s’occupe de tenir la maison, ses enfants ayant le même statut que ceux de la femme de race blanche. C’est la noire qui s’occupe de toute la maisonnée, et tout le monde lui obéit , y compris l’épouse blanche. Une sorte de division du travail familial qui remonte à de vielles pratiques qui se retrouvent même dans l’équilibre pluri-conjigal. D’ailleurs, le défunt roi Hassan II était le fils d’une noire.

Danst tout cela, en résumé, la traite était occasionnelle lors de de guerres par exemple, tandis que que la traite transatlantique allait chercher des hommes libres, par dizaines de millions pour en faire des esclaves.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès