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En réponse à :


Gérard Rimbert Gérard Rimbert 14 mars 2011 20:45

Bonjour,

Oui, j’ai eu des discussions - formelles et informelles - avec ces populations. J’utilise le pluriel car il y avait parfois d’immenses écarts de position entre des personnages qui avaient en réalité un toit (en tout cas ponctuellement) et d’autres qui ne parvenaient même plus à retracer le fil de leur existence. C’était dans le cadre d’une enquête type « recherche-action » avec l’Observatoire Régional de la Santé d’Ile-de-France. Il faut que je prenne le temps de publier des aspects de cette enquête, à ma manière, ici sur AgoraVox et sur mon site.

Pour en revenir à votre question, en effet, la « psychologisation » de l’affaire est doublement dramatique. D’abord c’est intellectuellement limité (on oublie le collectif, les politiques urbaines et de l’emploi... et on confond les effets psychologiques de la précarité avec une sorte de cause immanente, enfouie en profondeur dans l’individu). Mais surtout c’est terrible politiquement, puisque ça revient à dire que c’est une affaire somme toute privée, ou à la limite qui pourrait être traitée par des détections psy à la maternelle, comme Sarkozy proposait de le faire pour les délinquants. Cette thèse a été très légitimée par le bouquin de Patrick Declerck, Les Naufragés. Avec les clochards de Paris, traitant la chose sous l’angle de carences affectives. En voici une note critique qui est même un peu plus que ça : Emmanuel Soutrenon « Offrons-leur l’asile ! », Actes de la recherche en sciences sociales 4/2005 (no 159), p. 88-115.  En ligne sur Cairn :

Gérard Rimbert

PS : votre lien ne me conduit qu’à une demande d’identification

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