Bonjour cher Monsieur
Je salue votre courage d’avoir écrit sur un
sujet aussi complexe que la monnaie, et particulièrement sur le concept de « la valeur de la monnaie ». Mais à vrai dire, votre
article pose un problème à plusieurs niveaux, car nous ne savons pas
exactement le message que vous souhaitez passer aux internautes. La première critique de l’internaute /www.agoravox.fr/auteur/aldous-8233" title="Aldous">Aldous est excellente
et reste toujours valable.
Je vais essayer de faire mieux pour le grand besoin de tous les
citoyens.
Proposition No1 : Le concept
historique de « valeur de la monnaie » est inapproprié pour la monnaie moderne dont
la nature a profondément changé depuis la désubstantialisation des monnaies par
rapports aux métaux monnayables. La monnaie moderne est une dette des banques. Les billets sont
une dette de l’institut d’émission et
les pièces sont une exception nous les réservons (Bernard Schmitt ,1975). Pourtant quand
on regarde les pratiques actuelles des
joueurs de l’argent (cambistes), on se dit que les monnaies ont une valeur, mais le mal c’est que les capitalistes
refusent de délivrer l’économie mondiale du mécanisme des changes car cela
nourrit la spéculation. Les monnaies
nationales devraient rester dans les territoires qui les émettent. Pour faire du commerce
international, les Etats du monde devraient adopter un système qui n’utilise
aucune monnaie appartenant à un pays
donné, ce n’est pas impossible, c’est que les capitalistes refusent l’idée. Ils
nous attardent ainsi dans le concept de
valeur de la monnaie pour faire fonctionner le capitalisme ! La notion de la valeur de la monnaie posera toujours des problèmes si on n’accepte pas de regarder l’évolution
de la nature de la monnaie depuis ses formes primitives (marchandises) à la
forme électronique. Le concept de valeur de la monnaie est soit une pure
conspiration intellectuelle et capitaliste ou
un refus d’observer le progrès et
une autre forme de gouvernance sociale de la monnaie en 2011.
Proposition No2 : Le concept de valeur
de la monnaie est à vrai dire une doctrine, c’est la thèse des
quantitativistes voire même des conspirationnistes qui sont tous affectés de la malédiction du
chrysohedonisme. Ce concept est responsable de la misère la plus injuste qui
est entrain d’être institutionnalisée
par les banques centrales sous les commandes
des capitalistes.
Proposition No3 : La monnaie moderne
ne peut avoir de valeur. Le problème c’est les prix ! Le coupable ce n’est
pas la monnaie. Ce qu’il faut comprendre c’est le système des prix et les
mécanismes qui les régissent. Le volume de monnaie utilisé dans les transactions est la conséquence des prix et non le
contraire (Voir Thomas Tooke, history of
Prices) comme on essaie
dangereusement de l’enseigner aux étudiants et aux citoyens en général. Que les
capitalistes arrêtent le mensonge.
Proposition No4. Cette proposition
découle logiquement de la précédente. On
nous parle d’inflation mais personne ne sait ce que cela signifie. Ne comptez
ni sur les banquiers centraux, ni sur les nombreux économistes de nos universités pour décrypter le concept d’inflation. Le plus
grand mensonge de tous les temps fomenté par les économistes libéraux et capitalistes a été d’expliquer que
l’inflation c’est une hausse de la quantité de monnaie qui hausse proportionnellement les prix. C’est archi
faux ! La monnaie n’est coupable de
rien ! Il faut toujours interroger les forces qui tirent les prix.
Proposition No 5 : la monnaie
moderne étant une dette, son principal destin devrait être uniquement de
financer l’économie de production et permettre les paiements dans les échanges.
Point final. Tous les autres attributs de la monnaie que l’on cherche à lui
calquer posent des problèmes et sont responsables de la misère de la monnaie.
La pensée monétaire est malheureusement
verrouillée en doctrines, ce qui
empêche logiquement de saisir les problèmes posés et de dégager des principes acceptables d’une
gestion sociale optimale de la monnaie.
Proposition No6 : Au lieu de nous
parler d’inflation, que les banquiers centraux, les députés nous parlent des créations monétaires vides en produit. C’est
cela la pathologie de nos économies monétaires modernes. Le vrai malaise de notre temps c’est quand
les banques créent de la monnaie et que
cette création n’a aucune contrepartie
dans les produits et services et
restent captée par le jeu de la finance virtuelle. Le problème majeur de notre
temps est la suraccumulation de capital (Keynes,
1936, Schmitt 1984)
Proposition finale : J’espère qu’un jour,
les locaux de l’ANPE (Pôle emploi)
seraient délocalisés et installés à la
banque centrale. Aujourd‘hui au nom de la
valeur de la monnaie, la banque centrale
(sous le contrôle des capitalistes) crée du chômage. Les banques commerciales et banques d’investissement jouent avec l’argent
de manière virtuelle sans aucune création d’emploi et de produit ou services.
Avec les Etats qui avaient le privilège de la création monétaire, les peuples civilisés ont fait l’erreur de
laisser maintenant les banques (des
structures privées) gérer l’offre de
monnaie et de bannir l’Etat. C’est à vrai dire la plus grande bêtise de
tous les temps. La bonne nouvelle est que nous pouvons revenir en arrière sans
retourner au système misérable de l’or.
Conclusion : Pour l’Euro, les
anglais ne regretteront jamais d’avoir gardé leur vieille livre. Ils avaient
raison. L’euro dont les allemands
défendent une certaine idée de la valeur est condamné. C’est une question de
temps. La configuration actuelle de l’Euro ne fait que le bonheur des
capitalistes et spéculateurs et non des pauvres chômeurs de l’Europe. La seule solution sera soit un Etat fédéral
européen qui définit une vraie politique économique ou soit un retour aux
vielles monnaies nationales. En attendant, il faudra vous satisfaire des
mensonges de Trichet et autres
économistes orthodoxes qui passent à la
télé
Merci et n’hésitez
pas à rallumer le débat sur ce genre de
sujet.