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Par Pierre R. Chantelois (---.---.---.197) 13 juillet 2011 12:28
Pierre R. Chantelois

Au pays de la création de Guantanamo et de la suspension de l’Habeas Corpus, toute application de la justice est une parodie. « Ne vous retrouvez jamais pris dans le système de la justice américaine. Dés que vous êtes pris dans la machinerie, juste la machinerie, vous avez perdu. La seule question qui demeure, c’est combien vous allez perdre. » - Citation tirée du roman Le Bûcher des vanités, auteur Tom Wolfe) (Source : Wikipedia)

Au pays de la France qui prétend se démarquer de cette parodie, comment traitera-t-elle cette demande de Human Rights Watch si cette dernière lui est transmise officiellement ?

«  Il existe des raisons solides d’ouvrir une enquête concernant l’autorisation par Bush, Cheney, Rumsfeld et Tenet d’actes de torture et de crimes de guerre », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. «  Le président Obama a traité le recours à la torture comme s’il s’agissait d’un choix politique regrettable et non d’un crime. Sa décision de mettre fin aux pratiques d’interrogatoire abusives risque d’être réversible tant que l’interdiction légale de la torture ne sera pas clairement rétablie. » (Source Human Rights Watch)

« La douleur physique considérée comme torture doit être équivalente en intensité à la douleur accompagnant de graves dommages physiques, comme la défaillance d’un organe, des troubles des fonctions corporelles, ou même la mort. » [36:52] (“Physical pain amounting to torture must be equivalent in intensity to the pain accompanying serious physical injury, such as organ failure, impairment of bodily function, or even death.”) (Mémorandum gouvernemental du 1er août 2002).

Selon HRW, si le gouvernement américain n’engage pas d’enquêtes criminelles crédibles, d’autres pays devront en vertu du droit international poursuivre en Justice les officiels américains impliqués dans des crimes à l’encontre de détenus. « Les États-Unis sont obligés par la Convention des Nations unies contre la torture, de mener une investigation sérieuse et approfondie sur ces crimes. Si les Etats-Unis ne le font pas, il incombe aux autres pays au nom du principe de la compétence universelle de le faire. Si Obama ne fait rien, si les États-Unis ne prennent pas les mesures qui s’imposent, d’autres pays devront le faire, nous demanderons à la France et à l’Espagne d’ouvrir des enquêtes au nom de leur compétence universelle » (HRW).

« Les Etats-Unis ont raison d’insister pour que justice soit faite pour des atrocités commises dans des lieux comme le Darfour, la Libye et le Sri Lanka, mais il ne peut pas y avoir une Justice pour les pays pauvres et une Justice pour les puis­sants. L’édifice de la Justice internationale est fragilisé par le système de deux poids deux mesures. Dés lors que le gouvernement américain protège ses propres représentants d’enquêtes et de poursuites judiciaires, les appels lancés par les Etats-Unis pour que soient traduits en Justice les présumés criminels d’autres pays perdent toute crédibilité » (HRW).




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