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Qui arrêtera l’hémorragie financière des PME ?

Par le poulpe entartré (---.---.167.144) 28 janvier 2012 21:57

Robert vous vivez dans l’abstraction  : celle d’un monde où les relations entre les entreprises seraient fluides, transparente, parfaites, honnête, etc, etc. Vous planez littéralement. Dans la vraie vie, entre les boi-boîtes, c’est un jeu de dupe permanent. Les nez s’allongent en permanence entre « partenaires » même si on se donne du  : « mon cher, voir du très cher Untel ». Le crédit fournisseur ne se sollicite pas : il se prend. Rien de neuf sous le soleil, plus vous êtes gros plus c’est aisé. Présenter celui-ci comme la source de tous les problèmes dénote un vide effrayant de la connaissance du fonctionnement actuel effectif,  des entreprises, en France.  Le transfert de propriété est effectué à la livraison selon vous…dixit droit latin, etc, etc. Euh, non. 

Une vente est conclue des lors qu’il y a accord des parties. Une entreprise qui vend des biens et qui sont parfois déjà payées avant de quitter l’entrepôt de l’usine de production : cela arrive tous les jours. Ce n’est pas parce que le bien n’est pas livré physiquement, que le transfert de propriété n’a pas eu lieu (à charge pour l’acheteur de commanditer le transporteur de son choix ). L’entreprise productrice n’est plus propriétaire : elle n’est plus que la gardienne des biens, autrement dit de l’entreposage, en attendant l’enlèvement. Elle peut même facturer cet entreposage si celui-ci requiert des installations spécifiques.

 Cela étant, vous semblez ignorer qu’il existe (même si c’est écrit en tout petit, dans une encre bistre (étudiée pour être difficilement lisible) les CGV. C’est-à-dire, les conditions générales de vente. Celles-ci font loi aux co-contractants et s’imposent à eux sauf si une clause est réputée léonine.  En clair, s’il est stipulé que le transfert n’est réalisé qu’après le parfait paiement du prix convenu ; l’entreprise vendeuse reste propriétaire du bien.  

Faire un comparatif avec le droit anglo saxon et l’estimer comme THE solution à la mauvaise santé des PME : est un franchissement de palier dans la connerie.

 Une action même devant un tribunal de commerce étant bien trop longue, quand on travaille (pas quand on glande à un poste) on s’informe sur ses clients régulièrement. On n’a pas le temps ? Ce n’est pas un problème. Des sociétés s’en chargent (COFACE, etc).  Evidemment, ces services sont payants mais évitent parfois les grosses catas, voir des arnaques de première. Au moins, en cas de doutes, on demande le virement bancaire AVANT toute livraison. C’est le minimum de vigilance qu’un directeur de centre de profit doit avoir. L’escompte, le Dailly, le factor : c’est le quotidien des entreprises surtout moyennes et si le banquier n’est pas trop con : il suit (toutes choses égales par ailleurs). Dans le cas contraire, il faut le lacher à la première occasion.

 Quand a citer Attali, on aperçoit sans tarder ce qui se profile derrière. De Cet allumé opportuniste vous citez le fondement même de votre intervention : « l’état doit payer plus vite ».  Nous y voilà. En plus de la garantie de solvabilité qui est acquise, il vous faut l’argent du contribuable et plus vite, bien plus vite.  Si vous voulez être payé plus vite , ayez comme partenaires exclusifs des entreprises privées. Les dirigeants de celles-ci sont parfois charmants en vous faisant bénéficiez : d’un dépôt de bilan surprise, d’un placement sous sauvegarde voir même qui disparaissent sans laisser d’adresse. La capacité à prendre des risques et à les jauger fait partie des qualités d’un entrepreneur. Si ce n’est pas votre cas : devenez fonctionnaire.

Votre laïus expose avant toute chose à quel point vous êtes déconnecter du monde réel : un stratège économique d’appartement, tout au plus.

 

 

 

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