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18 juin, un français parle aux Français… tous les Français

 Petite incartade entre deux catastrophes. Parler de politique, d’actualité, essayer de comprendre ce qui fait le malheur du monde. Tout cela est parfois fatigant. Puisque le jour anniversaire de l’appel du général et celui hebdomadaire du seigneur à la sauce christique se rejoignent, voyons-y une sorte d’équinoxe littéraire où nous pourrions paisiblement évoquer le sort de notre triste humanité en rêvant à de meilleurs lendemains autour d’un brasier de joie consumant le fatalisme ambiant et les sourires amers de ceux qui tiennent le monde au creux de leurs mains assassines.

 

Je suis français et parfois dépité par ce que je peux voir, lire ou entendre. Islamophobie, homophobie, phobie, phobie et autres peurs poussant toujours plus à la violence et à la haine. Je pourrais vous inciter à résister comme le fît autrefois l’illustre chef de la résistance mais n’aurais-je jamais le moindre pourcentage de son charisme et de sa détermination ? Résister contre quoi, contre qui ? Qui est l’envahisseur aujourd’hui ? Chacun a sa petite idée sur la question : tantôt les Arabes, tantôt les Juifs, parfois ce sont les Américains ou les Chinois. Il arrive aussi que ce soit les robots que l’on accuse mais quoi qu’il en soit, ce sont toujours les autres. N’y aura-t-il jamais de procès pour l’ensemble de notre œuvre destructrice ? Il est bien plus facile d’accuser l’autre de tous ses malheurs que de voir en face ses propres responsabilités.

 

La république est en marche mais qu’est-ce que cette république ? Nous sommes dans l’ensemble absolument incapables de faire notre autocritique, nous fustigeons les crimes des autres, nous crachons sur les médiocrités extérieures mais jamais ou presque nous ne remettons en cause notre propre idéologie, notre propre vision du monde, nos propres croyances. Je suis un ancien idéologue de gauche et il m’a fallu longtemps pour comprendre que je baignais dans une pensée programmée qui faisait de moi un être fier de son asservissement. Le comprendre ne suffit pas, il faut accepter d’avoir été stupide d’avoir toujours conçu les choses à partir d’un schéma erroné tel un ignorant traçant la carte du monde. Il faut résister contre soi-même : sa lâcheté, son dévouement, son orgueil, sa générosité, son égocentrisme et que ne sais-je encore. Tout ce qui nous façonne, qualités comme défauts peuvent être des pièges que nous nous tendons nous-mêmes.

 

S’inspirer est une chose, ingérer en est une autre, il faut être soi-même et si un média vous dit que ceci est la vérité alors remettez-le en doute ; si un membre de votre famille vous dit que tout cela est de la faute d’un tel, remettez-le en doute. L’école ment, la presse ment, les élites mentent et nous nous mentons à nous-mêmes. L’image du monde est orchestrée par notre environnement, notre éducation, notre personnalité. Si tout le monde agit selon ses intérêts alors il est nécessaire que notre mental ne soit pas infecté par la naïveté. Nos véritables ennemis sont puissants, organisés et riches il faut cumuler toute l’intelligence possible pour espérer changer la situation.

 

Il faut résister d’abord et avant tout contre soi. Il faut se remettre en doute. Est-ce que nous pensons avec justesse ? Est-ce qu’ignorer la vie, les connaissances, les malheurs du monde fait de nous des êtres comblés ? A-t-on vraiment pour seule ambition que nous élever nous-mêmes ?

 

Et si nous portions le peuple au pouvoir ? Et si nous devenions suffisamment intelligents et informés pour cela ?

 

Je suis français et je parle aux Français parce que demain peut-être cette France n’existera plus : détruite par les bombes, dissoute dans une Europe des banques ou encore broyée par son incapacité à protéger son histoire et sa culture. Perdue par un peuple qui s’est désunis par la volonté d’une propagande féroce au profit d’une finance qui n’en finit plus de tout diriger en répandant le malheur est la misère au point d’en rendre le Diable jaloux.

 

Les médias sont à la solde de leurs patrons milliardaires, le pays est aux mains d’une élite qui passe au-dessus des lois comme nous sauterions une petite flaque d’eau, les industriels se gavent au détriment de toute morale et nous nous continuons de nous tirer dans les pattes c’est bien mais il faut bien que comprendre que pendant ce temps, certains continuent de détricoter le monde et tout ce qui a fait l’humanité pour nous emmener vers une nouvelle ère : l’âge du dollar. Un monde où tout sera monnayable y compris les droits les plus élémentaires, les valeurs morales et tout ce qui différenciait l’homme de l’animal. Des esclaves au service d’un pouvoir détenu par ceux qui possèdent le dollar. Une aristocratie sans états d’âme armée d’une influence presque sans limite. La finance est un cancer dont les multinationales sont les métastases, toujours plus nombreuses, toujours plus grandes, toujours plus destructrices. La religion n’est qu’un outil d’asservissement des masses, la presse leur appartient et entretient les peurs et les haines mais c’est bien l’ignorance qui nous emprisonne au bas de la chaîne alimentaire et intellectuelle.

 

Je suis un Français et je vous le dis : nous pouvons continuer de nous battre pour savoir qui a raison. Nous pouvons continuer de nous insulter et de nous rabaisser sur tous les forums de France et de Navarre mais l’ennemi lui est bien tranquillement assis dans son Falcon alors je vous le dis : réveillons-nous et vite. Nous devons nous unir au-delà de toutes considérations religieuses, morales et même politiques pour lutter ensemble contre nos élites criminelles mais je doute que cela soit possible. Ce sont les grandes personnalités qui font le monde mais existe-t-il en France quelqu’un qui soit capable de rassembler le peuple, ce peuple mérite-t-il d’être sauvé ? Je crois sincèrement que nous pouvons changer les choses mais il faut cesser de mordre systématiquement les ennemis pointés par le doigt perfide de ces élites qui nous manipulent. Soyons intelligents.

 

Je dédie ce texte à tous ceux qui prennent le temps de m’insulter sur différents forums et à tous ceux qui me soutiennent. Il n’y a que l’indifférence qui ne soit pas prolifique.

 

« Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction. » Charles de Gaulle

https://www.youtube.com/channel/UCKpctdrmDm3ZkCzveO5v3nw

http://chroniques-humaines.over-blog.com/


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4 réactions à cet article    


  • Leonard Leonard 19 juin 09:44

    Apres 70 ans de mondialisation acharnée peut-on vraiment encore parler de nation ?


    • poussière 19 juin 11:04

      Pour résumer, Tocqueville cité dans un article lu par ailleurs :


      « Il est, en effet, difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir des suffrages d’un peuple de serviteurs. »
      C’est justement ce qui semble se passer…Pour en conclure par : « Une constitution qui serait républicaine par la tête, et ultra-monarchique dans toutes les autres parties, m’a toujours semblé un monstre éphémère. Les vices des gouvernants et l’imbécillité des gouvernés ne tarderaient pas à en amener la ruine ; et le peuple, fatigué de ses représentants et de lui-même, créerait des institutions plus libres, ou retournerait bientôt s’étendre aux pieds d’un seul maître.  »

      • Hervé Hum Hervé Hum 20 juin 23:52

        @poussière

        Certes, Tocqueville suit la logique, mais celle d’une réalité vieille de quelques 3 siècles.

        Aujourd’hui, ces mêmes serviteurs ont acquis la capacité de se diriger eux même et en fait, se dirigent eux mêmes depuis quelques décennies déjà. Sauf que d’une part elle en a pas encore vraiment pris conscience et d’autre part, trop conditionné et manipulé qu’elle est, n’a pas encore réalisé que cette direction ne passe pas par la propriété économique, mais uniquement par la responsabilité économique. En société libérale, anarchique ou même communiste, la propriété économique n’existe pas, seule existe la responsabilité de soi vis à vis d’autrui. Certainement pas vis à vis de soi même, car c’est là que réside la souveraineté. Faire croire qu’on est responsable de soi même fait partie de la manipulation des cogito afin de leur interdire de suivre la raison.

        Pour s’en convaincre, il suffit juste de constater que toute l’économie repose sur les salariés et non plus sur les propriétaires. Si on pense qu’aux mêmes causes, mêmes effets, alors, de même que la noblesse à perdu son pouvoir au profit de la haute bourgeoisie par oisiveté et par cupidité, cette dernière peut perdre son pouvoir pour ces mêmes motifs, mais à la seule condition de transposer la propriété économique en responsabilité.

        Mais encore faut t’il que les citoyens en prennent pleinement conscience !


      • Hervé Hum Hervé Hum 20 juin 23:32

        Les médias sont à la solde de leurs patrons milliardaires, le pays est aux mains d’une élite qui passe au-dessus des lois comme nous sauterions une petite flaque d’eau, les industriels se gavent au détriment de toute morale et nous nous continuons de nous tirer dans les pattes c’est bien mais il faut bien que comprendre que pendant ce temps, certains continuent de détricoter le monde et tout ce qui a fait l’humanité pour nous emmener vers une nouvelle ère : l’âge du dollar. Un monde où tout sera monnayable y compris les droits les plus élémentaires, les valeurs morales et tout ce qui différenciait l’homme de l’animal. Des esclaves au service d’un pouvoir détenu par ceux qui possèdent le dollar. Une aristocratie sans états d’âme armée d’une influence presque sans limite. La finance est un cancer dont les multinationales sont les métastases, toujours plus nombreuses, toujours plus grandes, toujours plus destructrices. La religion n’est qu’un outil d’asservissement des masses, la presse leur appartient et entretient les peurs et les haines mais c’est bien l’ignorance qui nous emprisonne au bas de la chaîne alimentaire et intellectuelle.

        commencez donc par admettre que ce que vous croyez être le fait d’un état nouveau, n’est que la poursuite normale d’un état ancien, multimillénaire. Où seule la forme à évoluée, mais pas le fond qui reste le même, celui consistant à exploiter le travail d’autrui à son profit. Que cette monétisation de l’économie, est la suite logique et finale d’un système ayant commencé par l’esclavage et nécessitant la propriété pour justifier la domination d’une minorité sur tous les autres. Qu’ainsi, le système monarchique est par définition un système capitaliste mais avec des moyens différents et où le bourgeois était exclu du pouvoir.

        Que si le bourgeois s’est imposé au noble et au clérical, c’est toujours sur le dos du prolétaire et que ce dernier ne peut évidemment pas par définition s’associer aux autres, car ce qui le différencie structurellement des autres, c’est qu’il ne peut être propriétaire, car, toujours par définition, cela le fait changer de statut.

        Qu’il ne peut donc revendiquer une propriété économique quelconque, mais uniquement ce qui fait défaut toujours par définition aux précédents, c’est à dire, la responsabilité.

        Autrement dit, s’il est si aisé à ces gens de dominer et manipuler les masses populaires, c’est qu’ils défendent ces derniers alors même qu’ils sont persuadés de les combattre.

        Bref, vous trollez votre propre article parce que vous ne suivez pas la raison, mais la passion.

        Les frontières qui divisent les peuples, ont été instituérs par cette même élite qui gouverne et tandis qu’elle fait mine d’imposer la mondialisation, elle ne cesse de l’interdire en détruisant toute possibilité de structure sociale, car cela signerai sa propre fin. Autrement dit, elle est pour la mondialisation économique et réservé à sa seule classe sociale, mais contre la mondialisation des prolétaires, pour eux, il faut qu’ils se détruisent continuellement, mais surtout, qu’ils ne prennent pas conscience que cette manipulation est le fait de la volonté de cette classe dominante, sinon celle des prolétaires qui résigné à ne pas combattre leur maîtres et saigneurs, ne voient leur salut que dans la haine des autres eux mêmes, des autres prolétaires. Qu’ils ont alors ce que je nomme « le courage des lâches », soit, défendre et trouver mille excuses envers plus fort qu’eux et vouer leur haine et violence envers plus faible qu’eux. Etc...

        La défense de la culture n’a que faire des frontières nationales, car elle repose uniquement sur la seule volonté des peuples à préserver ou non leur culture et celle ci sera d’autant mieux préservée que les peuples coopérerons plutôt que de se faire concurrence, c’est à dire, la guerre.

        Pour terminer, vous faites appel à l’intelligence, eh bien sachez que celle ci repose sur la capacité à lier des relations de causalités pour comprendre les tenants et les aboutissants, certainement pas en les dissociant !

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