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Accueil du site > Tribune Libre > 2014-2016, j’ai vu le monde changer

2014-2016, j’ai vu le monde changer

J’aimerais avoir le talent d’un Zweig pour décrire comment j’ai vu le monde changer ces dernières années ou plutôt comment ma conscience a changé en regardant le monde. Dans son essai autobiographique rédigé en 1934, Zweig raconte comment il a vu l’Europe changer après 1914 avec son cataclysme dont les effets se sont fait sentir des Etats-Unis à l’Oural. Les livres d’Histoire racontent la fin de deux grands empires vieux de plusieurs siècles. L’Autriche-Hongrie et l’Empire Ottoman dont la décomposition a engendré une recomposition avec des frontières artificielles découpées par les Occidentaux. Mais l’histoire ne se réduit pas à quelques lignes tracées sur la planète, ni à des conflits armés. Les sociétés évoluent et ce sont ces changements qui ont été racontés dans le livre de Zweig emprunt d’une certaine nostalgie sur le monde d’avant 1914 avec une Europe décrite comme un âge d’or de la sécurité et un tableau de la vie viennoise haute en couleur. En France, cet âge d’or a été baptisé Belle époque. Zweig a décrit avec force détail tous ces changements, surtout dans les mentalités et l’attitude des gens en société.

En 2016, nous regardons le passé et nous voyons ce qui pourrait faire office d’âge d’or. Non plus une belle époque mais une parenthèse enchantée pour reprendre une habile formule suggérée par Françoise Giroud qui fut témoin de cette période comprise entre 1960 et 1980 avec ses espérances, son inventivité et son volet festif et joyeux. Les braises heureuses ont continué à souffler jusqu’aux grèves de décembre 1995 qui ont tracé les contours de la France des deux dernières décennies, marquées par l’avènement du numérique mais aussi une crise sociale durable et une société à trois vitesse comprenant les parvenus, les protégés et les déclassés.

Pendant ces dernières décennies, Bagdad et Damas ont été l’épicentre du conflit militaire déterminant, un peu l’équivalent de Verdun pour l’Europe de 1916. Mais d’autres changements se sont produits dans les mentalités et les modes de vie. Internet, les smartphones et le numérique ont sensiblement infléchi les comportements sociaux, rendant le monde accessible en quelques clics. 2014 a été l’année d’une prise de conscience sur les pouvoirs de plus en plus autoritaires en Occident. C’était l’année Snowden et Assange. Puis, l’Europe, crise grecque, crise financière, migrants, attentats terroriste en 2015. Uber, blablacar, applications, transhumanisme et le renforcement des Etats policiers. La parenthèse désenchantée a gagné les médias et la société. Nos gouvernants ne sont pas à la hauteur. Et puis, la séparation entre le monde des élites parvenues et du peuple est avérée. Snowden a eu une belle formule pour définir notre époque. Une division entre dominants et dominés s’est installée, alors que la démocratie fonctionne sur la division entre les élus et les électeurs. Cette division est bien plus large puisqu’aux dominants de la politique s’ajoutent les élites qui ont un pied dans les rouages de l’Etat et la bonne société et un autre dans la mondialisation de l’accès ou mieux encore, l’accès à la mondialisation. Marcel Gauchet n’a pas dit autre chose dans l’émission répliques. Les peuples ne font plus l’Histoire mais il y a-t-il encore une Histoire ?

Le numérique transforme nos existences. Les gens sont accros aux données. La communication stérile et futile se diffuse à coup de tweets et les chaînes d’infos débitent les mêmes insignifiances à longueur de journée. La culture s’étiole, les gens ne veulent plus faire l’effort de s’élever. La culture s’étiole mais quelques découvertes scientifiques récentes pourraient changer notre vision ou confirmer l’ancien monde. On a parlé du système Crispr-Cas9 comme une révolution biotechnologique en marche. Du côté de la physique les choses stagnent et bougent. Le boson de Higgs et les ondes gravitationnelles marquent la fin d’une époque et non pas la naissance d’une nouvelle étape de la physique. Si révolution il y aura, ce sera dans le sillage des récentes avancées en matière de gravité quantique. Le milieu de la décennie 1990 a vu se dessiner quelques grandes découvertes, avec les neurones miroir et la dualité jauge/gravité de Maldacena. Le milieu des années 2010 risque d’être déconcertant mais rien n’est acquis.

J’ai le sentiment d’être embarqué dans un nouveau mystery train pour reprendre une formule chère à Greil Marcus qui raconta l’ère Elvis. Un mystery train qui poussa le monde dans une contrée historique inédite et qui ne nous a pas quitté. Un mystery train nous entraînant entre les promesses d’une nouvelle gnose à venir et le naufrage des sociétés minées par les égoïsmes, le terrorisme, la gestion des migrants, le renforcement de l’Etat policier, les menaces terroristes et l’incapacité à contrecarrer le déclassement galopant. Pour vivre, mieux vaut regarder le ciel qu’allumer le poste. Il n’y a rien de nouveau, dans les produits culturels, la musique, la littérature, les débats politiques, les débats intellectuels. Le monde se rétrécit, bien que les crétins pensent à une mondialisation envahissante et conquérante. La mondialisation n’est que l’illusion d’un monde qui s’ouvre.

Rien de grave. Sartre avait confié s’être senti libre sous l’Occupation. Il n’y a aucun obstacle au sentiment de liberté en cette époque d’Occupation par la médiocrité, les forfaitures, la police, les migrants, les communautés, les corrompus, les médias, les prédateurs, les profiteurs, les parasites, les imposteurs. Le système fonctionne et l’Histoire ne bascule pas vers un monde nouveau. Ce sentiment d’un monde qui a changé n’est qu’une prise de conscience sur des tendances présentes depuis deux à trois décennies. On arrive vers une fin, vers la fin d’un tunnel mais sans la vision d’une sortie, n’en déplaise à tous les ânes se gargarisant d’économie solidaire, collaborative, ubérisée et de développement durable. Il ne faut pas confondre notre hypermodernité avec une post-modernité qui n’a jamais eu lieu. Le train est dans un tunnel mais nous pouvons nous extraire du tunnel. Etrange idée. L’époque ne se vit pas forcément en montant dans le mystery train qui suit les rails du système et de ses médiocrités mais en descendant du train pour devenir le voyageur, thème qui m’est cher. J’espère que vous avez compris ce dont je parle.

La vie n’a de sens et de valeur qu’à travers notre regard. On peut voir dans toutes les directions. Le monde sombre qui tombe et le monde de lumière qui suinte dans nos consciences pénétrées de mystère. On peut même emprunter le chemin du voyageur et chercher la lumière. Si on la cherche, c’est qu’on est certain de la trouver.


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19 réactions à cet article    


  • bakerstreet bakerstreet 25 mars 11:45

    « The time are a-changing, » comme disait Dylan. Déjà comme vous dites Zweig écrivait le monde d’hier, mais ce n’était pas en 34, c’était en 42...Zweig, ce n’était pas non plus le courage politique incarné...Il se donne le bon rôle de vigie dans « le monde d’hier », alors qu’il a été très timoré quand les nazis sont arrivés au pouvoir. Voir sa correspondance avec Roth que ses attitudes de grand bourgeois insupportait. 

    Roth et Zweig sans pitié dangereuse - Culture / Next
    « Pendant ces dernières décennies, Bagdad et Damas ont été l’épicentre du conflit militaire déterminant, un peu l’équivalent de Verdun pour l’Europe de 1916 »...De la petite bière vos propos, tout de même, quand on sait que tout cela a été dynamité par l’éclatement de l’empire ottoman, et que le moyen orient ne s’est jamais remis de ce charcutage depuis 1 siècle.
    Oui, pas besoin d’être Sartre pour s’apercevoir qu’on peut se sentir libre même sous une dictature, pourvu qu’on descende un col de alpes cheveux au vent. Mais l’on ne parle alors que de soi, pas du rapport des autres avec la réalité. 
    Relisez plutôt Alexandre Vialatte, il vous consolera. Il a écrit de très belles choses sur le vieillissement et le renoncement, sujet finalement central de votre article, en utilisant la métaphore de ce« mystery train »dont vous parlez http://bit.ly/1MpiGV6
     « Vingt fois j’ai voulu dire adieu à ma jeunesse. Vingt fois j’ai craint de me montrer ridicule. C’était trop tôt. La fois suivante, elle était partie. On ne saurait dire adieu trop vite à sa jeunesse. Elle s’en va sur la pointe des pieds.
    L’homme entre dans le soir de sa vie comme dans un pays étranger. Les gares sont plus petites et plus rares. Les voyageurs deviennent moins nombreux. Ils ont changé de costume. On ne voit plus de bérets basques. Les quais sont de plus en plus déserts. Les affiches, dans les salles d‘attente, ne parlent plus des mêmes montagnes. Et sou­dain, au bout d’un tunnel, l’horizon lui-même a changé. Quels sont ces longs pays bleuâtres ? Des plaines s’éten­dent, qu‘on n‘avait jamais vues ; transfigurées par on ne sait quel reflet. Plus loin, au loin (mais à quelle distance exactement ? les distances trompent), plus loin, c‘est la terre de la mort. »....

    Quand les choses sont si bien écrites, elles nous consolent des malheurs de l’existence, bien mieux que les fleurs en plastiques dans les cimetières...

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 mars 12:03

      @bakerstreet

      Très bien écrit le texte de Vialatte. On est tous embarqués dans un train, seul ou en bonne compagnie. Mais à la fin du voyage, on est seul, ce qui n’empêche pas d’avoir le sentiment d’être seul bien avant la fin. Sinon, le livre de Zweig est bien paru en 1942 mais il a été rédigé à partir de 1934. Allez, un peu de lumière, un brin de Floyd et une gorgée de bière pour avancer vers la clairière !


    • bakerstreet bakerstreet 25 mars 12:31

      @Bernard Dugué
      Le pire n’est jamais sûr, mais il devient probable. S’il devient ridicule, on pourra toujours en rire...Voilà que l’homme a inventé le robot raciste. Même un robot peut devenir raciste et antisémite


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 mars 17:48

      @bakerstreet
      Faut voir le bon côté des choses. Si les robots deviennent trop cons (ou trop intelligents) on pourra toujours se consoler avec les human dolls (alias sexbots). QI calculé juste pour vous les caresser et pas pour vous les casser. C’est sûr Georges nous en aurait fait une chanson suite à celle-ci
      Nous vivons une époque formidable !


    • bakerstreet bakerstreet 26 mars 11:53

      @Abou Antoun
      Sans compter que le robot bien roulé, et ordurier peut devenir d’autant plus sexy pour les sados masos. 

      Décidément, l’époque est de plus en plus formidable. 

    • kalagan75 25 mars 12:55

      le monde change mais pas dugué : comme si « tes » découvertes allaient révolutionner la science ...


      • Loatse Loatse 25 mars 13:48

        Ce matin, j’ai rencontré sur notre chemin, un homme à l’air abattu... celui ci m’a raconté son histoire


        Il était jadis marchand de couleurs.. un tout petit local bien situé, bien achalandé... avec un seul client mais quel client !

        Celui ci chaque jour et parfois « à pas d’heure » y passait faire ses emplettes..Toute la gamme de coloris y passait... l’inspiration et l’enthousiasme du client paraissait sans fin....le temps comme suspendu...

        puis un jour l’homme entendit le tic tac de l’horloge qui surplombait le comptoir... 

        Obsédé par ces petites aiguilles qui trottinaient semblant le narguer, son oeuvre devint petit à petit monochrome.. puis il se fit plus rare...

        Dans la petite boutique, les stocks s’accumulaient...

        « Venez voir ! » me convia le déconfit pressentant certainement que moi aussi j’étais à la croisée des chemins oscillant comme un pendule..

        Cela tombait bien, j’avais du temps à perdre ;)

        Nous franchîmes alors le seuil du petit magasin quasi à l’abandon, regorgeant toutefois de tubes multicolore, de brosses, de toiles vierges, de fusains...

        Mon coeur battait si fort devant tous ces trésors qu’il couvrit le bruit de l’horloge maudite...Laquelle s’en décrocha de dépit...

        En rentrant chez moi, ce matin là (celui de tous les magiciens ?) les bras chargé, j’ai failli téléscoper un homme qui me regardais comme si j’étais une extra terrestre..Celui ci tenait à la main un pinceau d’où s’égouttait une substance sombre avec laquelle, semble t’il, il avait décidé dorénavant de peindre le monde qui l’entourait...

        Une goutte tomba sur mes chaussures, sembla s’attarder puis finalement après un moment d’hésitation roula sur le sol qui prit aussitôt une teinte de grisaille...

        un nuage passa, un ange aussi avec une grande pancarte... rappelant aux « têtes en l’air » ;) où se trouvaient les coulisses de l’infini : le grand atelier ouvert à tous.

        ..Cela tombait bien, j’étais en train de m’égarer... 

        ou pas ?... :)












        • Taverne Taverne 25 mars 14:06

          @Loatse

          Pas mal !

          L’Infini est le grand atelier ouvert à tous : j’aime bien. smiley


        • bakerstreet bakerstreet 25 mars 14:55

          @Loatse
          Joli métaphore. 

          Nous avons dix doigts, deux mains, les trois primaires, et les yeux qui dégoulinons de peinture.
          Mais sur le seuil de l’infini, nous nous sentons misérables. 
          Vite, comme dirait Hollande, un tour de scooter...

        • astus astus 25 mars 14:22

          Bonjour Bernard,


          Ce qui a probablement changé, disons à partir des années 80, c’est le déclin progressif de la dimension symbolique d’explication du monde. Du coup celui-ci se retrouve confronté et écartelé entre le réel de la loi du marché et l’imaginaire de la radicalisation religieuse. Entre ces deux idéologies totalitaires il n’y a plus de place, notamment politique, pour panser ce monde avec de la pensée. Allez les philosophes, au travail !

          C.

          • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 mars 14:46

            @astus

            Bonjour Christian, C’est à peu près ça, le symbole du monde exprime la verticalité, la hiérarchie dans les valeurs et l’élévation. Le marché écrase tout avec son flux horizontal et le religieux écrase avec un coup de massue émané d’un faux symbole. Il faut panser le monde, comme le suggère cette lacanerie


          • bakerstreet bakerstreet 25 mars 15:03

            @astus
            Hier est toujours mieux. 

            Moi je pencherais pour avant hier, en attendant demain, et la fin de la pluie. 
            Le problème de la philosophie est qu’elle vaut bien moins qu’un efferalgan quand on a mal à la tête. 
            Mais bientôt les robots nous montreront la voix, à moins que ce soit déjà fait. 
            Quand cela c’est il passé ? Quelle a été la date précise, la frontière, le seuil, le 11 septembre de la pensée ?..Vialatte, ce voyageur des trains immobiles nous donne la solution, la poésie et l’humour sont les seules substituts de la jeunesse. Sans compter une petite sonate de Mozart. « Monsieur le bourreau, encore cinq minutes »...Comme disait la Branvilliers

          • astus astus 25 mars 16:06

            @bakerstreet


            Je ne crois pas qu’hier était forcément mieux mais plutôt que les robots sont très cons...


          • Taverne Taverne 25 mars 16:00

            Les philosophes ne pourront aider ce monde qu’en s’érigeant en éclaireurs d’un jour nouveau, pas comme personnages médiatiques ou conseillers politiques.

            Les philosophes doivent conduire à l’extérieur de la caverne les êtres humains et leur montrer que les seules forces qui existent ne sont pas celles que l’on voit ni celles qui monopolisent et gouvernent la réalité d’aujourd’hui (vous les avez citées, ce ne sont pas les plus élevées...). Ces forces opèrent des changements brutaux et condamnent à terme le Bonheur humain.

            Les éclaireurs philosophes doivent éveiller les consciences aux vraies Forces, aux grandes Forces qui peuplent l’Univers, qui ont préexisté à l’Homme et même au Vivant. Par un retour élémentaire aux choses, il doit leur expliquer quelles sont ces forces universelles, qui sont sources d’équilibres et de symétries, de coexistence pacifique et de créativité, et comment les activer pour que la libre conscience écarte l’étau des idéologies aveugles et écrasants. Car ces forces, issues de l’Infini (« grand atelier ouvert à tous »), le peuvent. Oui, elles le peuvent !


            • L'enfoiré L’enfoiré 25 mars 17:29
              Salut Bernard,« 2014-2016, j’ai vu le monde changer »
              Un titre qui m’a beaucoup amusé. Je ne connais pas votre âge, Bernard.
              Ce n’est pas de 2014 à 2016 que j’ai vu le monde changer.
              Cela remonte bien plus loin. Les changements ont été constants de plus en plus rapides.
              Si pour certains de mon âge, cela a été une révolution, pour moi, une évolution logique et exponentielle.
              Les sciences ont eu le soutient des technologies et certaines d’entre elles, ont fait des pas de géants.
              Je dirais même que les philosophes ne savent plus suivre le rythme et réagissent avec un effet retard alors qu’il faudrait extrapoler ce passé sur le futur.
              Le bonheur, c’e’st toujours pour demain, chante Perret.
              Alors, les « has been » de tous poils, fermez-là, oubliez un peu le passé avec un beau stéthoscope et un ordinateur quantique.... smiley


              • Abou Antoun Abou Antoun 25 mars 17:37

                Si le monde d’aujourd’hui te paraît triste et terne attend deux ou trois jours, il t’apparaîtra radieux.


                • Jean Keim Jean Keim 25 mars 17:50

                  << On arrive vers une fin, vers la fin d’un tunnel mais sans la vision d’une sortie, n’en déplaise à tous les ânes se gargarisant d’économie solidaire, collaborative ... >>


                  Si voir la sortie est une vision d’un hypothétique ou possible monde futur, alors tant mieux si on ne voit rien car un tel monde reste à inventer en faisant table rase de tout ce que nous savons qui est ressassé année après année, histoire apres histoire, le vieux ne peut accoucher que du vieux, le nouveau par définition n’est pas connu sinon il serait déjà dans notre savoir inévitablement ancien.
                  Quand à la solidarité Bernard Dugué, elle ne peut être qu’un passable obligé, nous ne pourrons pas ignorer cette indispensable mutation.

                  • Jean Keim Jean Keim 26 mars 08:08

                    « ... elle ne peut être qu’un passage obligé » bien entendu.

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