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Accueil du site > Tribune Libre > 40 nouvelles citations pour piéger les pédants

40 nouvelles citations pour piéger les pédants

Comme annoncé, c’est avec un grand plaisir que je soumets à la critique des habitués d’AgoraVox ce 2e volet de citations, tout aussi fausses que les 40 premières, cela va de soi...

Dans le 1er volet, j’avais mentionné une courte citation que j’avais utilisée dans un « plan de formation » tout à fait officiel. D’autres « plans » ont eu droit au même traitement, l’un d’eux ayant même hérité en page de garde d’un texte nettement plus ambitieux ; or, cette fois encore, il s’était trouvé deux personnes pour prétendre avoir déjà lu des textes de l’auteure, une certaine Mahadevi Chandra Singh, pourtant tout droit sortie de mon imagination. Ce fut pour moi un grand moment d’amusement. Voici cette citation :

 « ... Un triangle d’oies cendrées surgit au-dessus du bois de bambous, survola la rizière d’un vol majestueux, puis s’éloigna en direction des collines de Rajahpuram. Durant quelques instants, Gopal suivit les oiseaux des yeux.

– Désormais, j’en sais suffisamment ! affirma-t-il en rompant le silence. Qu’en pensez-vous, Maître ?

Le brahmane rajusta ses lunettes d’un geste machinal et dit, de sa voix douce et tranquille :

– Sur un grand rocher du mont Narasingha vivaient deux frères, deux magnifiques macaques ; tous les deux étaient vifs et malins, mais seul l’un d’eux avait suivi avec assiduité l’enseignement de ses aînés. Dans la forêt alentour vivaient deux autres frères, deux superbes tigres ; tous les deux étaient puissants et rusés, mais seul l’un d’eux avait été attentif à l’enseignement des anciens. Or il advint que, par suite d’un cataclysme, le grand rocher et la forêt furent isolés durant deux lunes. Tous les autres animaux étaient morts. Dès lors, les deux tigres chassèrent les deux singes. Lorsque Vishnu, dans son infinie bonté, libéra le grand rocher, un seul macaque avait survécu, celui qui « savait ». Lorsque Vishnu libéra la forêt, un seul tigre avait survécu, celui qui « avait appris ». L’autre macaque avait été dévoré par le tigre survivant. L’autre tigre était mort de faim, faute de pouvoir capturer le singe survivant.

Le brahmane se tut et contempla les éléphants de pierre du temple de Balishangar. Gopal, les yeux baissés, réfléchissait. Lorsqu’il leva son regard vers le vieillard, il dit simplement :

– Vous avez raison, Maître, je ne suis qu’un ignorant... » Mahadevi Chandra Singh (Les sept vies de Gopal)

 

À toutes fins utiles, vous trouverez dans ce 2e volet 40 nouvelles fausses citations sur des thèmes variés. 40 autres suivront et termineront cette série si celles-ci continuent de rencontrer un écho favorable.

41) « L’électeur n’est pas sensible à la vérité, mais à la conviction du candidat. Racontez n’importe quoi, mais affirmez-le avec force, mon cher David, et vous serez élu. » Rosanna Meyer-Lynch (Le vacarme des locustes)

42) « La mini-jupe a une double fonction thermique : elle rafraîchit les filles et échauffe les garçons. » André-Paul Roussilhe (À l’ombre des platanes)

43) « La différence entre le riche et le pauvre, c’est le porte-monnaie : seul le pauvre en possède un ; le riche n’en a pas besoin car il dispose en toute circonstance d’un crédit illimité. » Donatello Padovani (Il mio padrone)

44) « Le sport professionnel est désormais totalement dépendant de la finance pour son organisation et de la chimie pour les performances ; les qualités athlétiques intrinsèques n’y sont plus qu’une composante secondaire. » Sean Callaghan (Le sport est mort, vive le business !)

45) « Donner une pièce à un mendiant, c’est acheter à peu de frais l’estime de soi. » Akira Kobayashi (Le songe de Kyoko)

46) « On ne cesse de me répéter que les échecs sont porteurs d’expérience. N’ayant connu que ces derniers jusque-là, je suis donc un chômeur très expérimenté ! » Rijkaard van Heist (Les brumes d’Ostende)

47) « Faute de génie individuel, fédérons nos énergies pour faire jaillir une étincelle de talent. » Zbigniew Przybyszewsky (Lettres à Tadeusz Mazurkiewicz)

48) « Il est plus facile de caresser un lion qu’une puce » Boubacar Coulibaly (Contes du pays Mandingue)

49) « La pureté n’existe que dans le regard des très jeunes enfants. » Edwin G.Shoemaker (Peek-a-boo)

50) « Désormais, la considération se niche dans les mots. Mais, n’en déplaise aux verbeux, mieux vaut un usager bien traité qu’un client malmené. » Sylvain René-Bauchard (Du bon usage des média)

51) « Il est plus facile d’observer la lune sur une plage de Pampelonne que l’œil rivé à un téléscope. » Évariste Gaulois (Les senteurs de la garrigue)

52) « - Elle est morte assassinée, Monsieur l'Inspecteur. L'Inspecteur Donovan posa son regard sur le cadavre de Mrs Hutchinson. La défunte ne portait pas la moindre trace de violence. - Et selon vous, Miss Polley, quelle a été l'arme du crime ?La rumeur, Monsieur, la rumeur. » Angus Williamson (L’insupportable Jerry Moorcroft)

53) « La dissimulation, la manipulation et la trahison sont les principaux outils de l’accession au pouvoir. » Karl-Heinz Hoffmeister (Réussir en politique)

54) « Je sais qu’il est honteux de médire, mais c’est tellement agréable ! » Hazel Inglewood (Prendrez-vous une tasse de thé ?)

55) « Rien n’est plus excitant pour un cuisinier qu’une femme à poêle. » Joël Boruchon (Amour et aïoli)

56) « Elle aimait l'argent, les belles robes et les réceptions. Il va sans dire qu'elle détestait les Nègres. » Kimberly Forsythe (Adieu ma Virginie)

57) « On me demande souvent : "Comment, avec un physique aussi ingrat, avez-vous fait pour séduire une aussi belle femme ?" La réponse est élémentaire : sa beauté de madone paralysait tous les garçons qui l’approchaient, et la laissait plus solitaire que le dernier des laiderons. Je ne risquais qu’une rebuffade de plus ; j’ai simplement tenté ma chance. » Jesus Lozano (La Mariquita)

58) « La calomnie est une arme d’autant plus redoutable qu’elle s’enraye rarement. » Evgueni Tarassov (Plaidoyer pour Irina)

59) « Grâcier ce tribun en faisait un héros. L’éliminer en faisait un martyr. Le roi le libéra après lui avoir fait couper la langue. » Moussa Coulibaly (Sur la route de Gao) 

60) « Riche à Milan, j’avais beaucoup d’amis. Pauvre à Bari, je n’en ai plus aucun. La faute au climat, sans doute. » Gianluca di Montemaggiore (Les colonnes de porphyre)

61) « En me laissant aller à mes penchants, il me restait deux ans à vivre. En suivant scrupuleusement les prescriptions des médecins, dix années s’offraient à moi. J’ai naturellement choisi la première option. Ma caisse de retraite et mes héritiers en ont été ravis. » Kingsley Atkinson (Les poneys de Dartmoor)

62) « Mon père était un salaud. Ma mère était une pute. Ne cherchez pas ailleurs l’origine de mes talents pour la politique. » Andrew Cunningham (Hurricane Jimmy)

63) « Il est aisé de croire en Dieu, son existence est invérifiable. Croire en l'homme est autrement plus méritoire. » Stavros Kazolias (Des seringats au pays d’Épicure)

64) « Méfiez-vous des jugements abrupts, ma chère Milena, le mensonge peut servir la dignité comme la vérité peut conduire à la déchéance. » Sandor Mihaly (Les reflets de la lune)

65) « Les hommes politiques sont les geishas du capitalisme. » Tadeo Katayama (Le vélo rebelle de Shinjuku)

66) « La différence entre le sénateur et le citoyen lambda, c’est le temps de sommeil : le premier bénéficie des séances parlementaires pour compléter ses nuits. » Hippolyte Bouchardon (Du socialisme au social-libéralisme)

67) « Il y a le Paradis, le Purgatoire et l’Angleterre. » Ewan McNamara (Bloody Sunday)

68) « Un génocide l'a porté au pouvoir. Les massacres d'opposants l'y ont maintenu. En chef d'état respectable, il était normal qu'on lui déroulât le tapis rouge. » Olivier Sigrist (Le pouvoir au bout de la machette)

69) « Croire en l'homme est le comble de la naïveté. Ou le sommet de la foi. » Istvan Farkas (Le clerc obscur)

70) « Le comble d’un abruti est d’être affligé d’une tumeur maligne. » Malcolm Cavendish (Le disquaire de Whitechapel)

71) « Louis avait passé la cinquantaine. Il était pédant, laid et affligé de tics faciaux. Isabelle avait vingt ans. Elle était jeune, jolie, désirable et ambitieuse. Il était fortuné. Elle n’avait pas le sou. Ce fut un beau mariage, monsieur le juge. » Philippine Lucas-Delvaux (Le rugissement de la biche)

72) « L’ultra-libéralisme fait chaque année plus de victimes que les conflits armés. » Ingemar Halstatt (L’ouvrière d’Uppsala)

73) « La galanterie a été inventée par les hommes pour leur permettre de contempler les jambes des femmes. » Romaric Chapuisat (Les tavaillons de Villard-Lauzet) 

74) « L’important n’est pas de savoir, mais de faire croire qu’on sait. C’est le b-a-ba de la politique. » Miguel-Angel de Guadalupe (Las Cortes para los nulos)

75) « Depuis des générations, mes ascendants se sont tués à la tâche. Mon oisiveté apporte à notre lignée un repos bien mérité. » Étienne Sauvageot (La matelote d’anguilles)

76) « Une campagne désespérante de monotonie, une capitale écrasée de modernité glaciale, pas la moindre perspective de conflit... Où voulez-vous que nos jeunes trouvent un sens à leur vie ? » Paavo Kirvesniemi (Le cauchemar de Mikka)

77) « Les mystères de la vie prennent du relief à la lueur des réverbères. » Bedrich Kozeluh (Le bossu de Mala Strana)

78) « L’arriviste est comme le poisson volant : il n’hésite pas à se projeter hors de son élément. Comme le poisson, il arrive qu’il vienne agoniser sur le pont du chalutier. » Akihiro Fujimatsu (Hiroshima mon désamour)

79) « Tout compte fait, je préfère être riche et méprisé que pauvre et estimé. » Thorvald Apeland (Les sirènes d’Hovedoya)

80) « Il était aux rapports sexuels ce qu’était Stakhanov à la production industrielle. » Ann Saint-Clair (The Trybeca’s sex maniac)

 

Piéger les pédants, faites comme moi, ne vous privez pas de ce plaisir... 

 

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40 citations pour piéger les pédants (novembre 2013)

Le Chiffre et le secret (avril 2010)

Plaisir d’amour... plaisir d’écrire (janvier 2009)

 


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47 réactions à cet article    


  • Bilou32 Bilou32 14 novembre 2013 08:56

    Encore extra ! Je me suis bidonné devant mon PC... ça fait du bien ! Ces « citations » sont très justes et d’une grande sagesse ! Il faut que j’en mémorise quelques unes ...


    • Fergus Fergus 14 novembre 2013 09:20

      Bonjour, Bilou.

      Merci pour ce commentaire. Pas de problème pour réutiliser ces citations, elles sont là pour ça.


    • cedricx cedricx 14 novembre 2013 09:16

      Oh la la Fergus ! Tout ce que je peux dire c’est que j’espère que vous avez enregistré vos citations, car j’ai bien bien peur que pour le coup les pédants que vous voulez piéger ne se les approprient ! De vraies perles, je ne citerais que ces deux là mais ce sont loin d’être les seules : 

       63) « Il est aisé de croire en Dieu, son existence est invérifiable. Croire en l’homme est autrement plus méritoire. » Stavros Kazolias (Des seringats au pays d’Épicure)

       62) « Mon père était un salaud. Ma mère était une pute. Ne cherchez pas ailleurs l’origine de mes talents pour la politique. » Andrew Cunningham(Hurricane Jimmy)


      • Fergus Fergus 14 novembre 2013 09:24

        Bonjour, Cedrickx.

        Un grand merci à vous.

        Si des pédants se les approprient, peut-être y aura quelques habitués d’AgoraVox pour leur mettre le nez dans leur plagiat.

        Quoi qu’il en soit, je me plais à alterner le sérieux et la dérision, et ce florilège en est une illustration. Tant mieux si quelques-unes de ces fausses citations rencontrent un écho favorable.

         


      • bakerstreet bakerstreet 14 novembre 2013 09:24

        Bonjour Fergus


        « Continue, comme ça, Duke ! On t’aime bien » ....( The great Lebowski...Ethan et J Coen.)

        D’un homme connu, d’ailleurs, on s’extasiera des propos les plus banals. 
        Les fayots rigoleront à sa moindre saillie la plus poussive ; ou s’exalteront d’analyses les plus éculées et banales. 

        Vraies ou fausses, « apocryphes », ces citations ont la qualité d’être de bons traits d’esprit. 
        Si bonnes, qu’elles n’ont même pas besoin d’une signature de renom pour leur donner de l’authenticité. 

        Votre article est plus profond ainsi qu’il en a l’air. 
        Le faux a besoin d’être meilleur que le vrai, pour palier à l’absence de pédigree

        « Tout comme le manant arrivé par la fortune de son mérite, dans un salon, pour palier à l’insuffisance de sa naissance, ne peut se permettre le moindre faux pas ! 
        Il doit posséder bien plus que tous les princes de sang le sens de l’étiquette, de l’intelligence, et exceller dans tous les compartiments de la vertu et du courage, pour trouver un tant soi peu grâce ! »

        Ca...Rien à voir avec le Duke, c’est du Bossuet. 
        Ou alors c’est son frère son cousin, enfin, un mec, quoi !

        • Fergus Fergus 14 novembre 2013 09:54

          Bonjour, Bakerstreet.

          Merci pour votre commentaire.

          « Continue, comme ça, Duke ! On t’aime bien ». Sauf erreur de ma part, c’est la réplique finale du Big Lebowski, prononcée par l’homme au chapeau de cow-boy. Je suis un fan des frères Cohen, même si j’ai été un peu déçu par leur dernier opus, quelque peu désenchanté : « Inside Llewyn Davies ».

          La citation de Bossuet est excellente et d’une vérité intemporelle. Même si elle n’est pas citée dans le film, elle est le coeur du sujet de l’excellent film de Patrice Leconte « Ridicule ».

           


        • bakerstreet bakerstreet 14 novembre 2013 10:03

          Fergus


          Pour Bossuet, je pensais pas avoir donné le change, en me lançant dans une impro....
          C’est vrai, je me suis gourré pour lebowski. 
          The great au lieu du big. 
          Allez Duke on te pardonne
          Un film que j’ai du pourtant voir au moins 5 fois....
          Pas vu le dernier mais par contre admiré beaucoup « blue jasmine » au vitriol de woody allen.
          Et le grand saut, qui passe la semaine prochaine, avez vous vu, fergus, 
          Un régal !

        • Fergus Fergus 14 novembre 2013 13:08

          @ Bakerstreet.

          « Le grand saut » est l’un des rares films des frères Coen que je n’ai pas vu. Malheureusement, je n’étais disponible hier pour le regarder sur Arte.

          « Blue Jasmine » est un excellent Woody Allen. J’ai beaucoup apprécié.

          Bonne journée.


        • Guit'z Guit’z 14 novembre 2013 10:20

          @ l’auteur,

          Vos aphorismes sont toujours aussi bons - et pour en lire et en écrire moi-même à la pelle, j’ose dire que je m’y connais un chouïa : à-propos, contextualisation, justesse, humour... faites-en un recueil et publiez-le.

          Surtout, je le maintiens : vous avez un merveilleux génie des noms et des titres. On adhère immédiatement aux vôtres - nous souvenant même d’œuvres majeures lues dans nos rêves ou nos souvenirs un peu mythomanes, comme pour s’épater soi-même avec la la galerie...

          J’attends impatiemment la suite !

           smiley


          • Fergus Fergus 14 novembre 2013 10:28

            Bonjour, Guit’z.

            Un grand merci pour votre commentaire et vos encourageants.

            Comme je vous le confiais dans le premier volet, les noms sont pour moi la cerise sur le gâteau dans cet exercice particulier.


          • JL JL 14 novembre 2013 10:40

            Bravo, toujours aussi jouissif.

            J’aime bien la 51ème : l’auteur doit bien connaitre ta théorie des corps ;

             smiley

            Ma modeste contribution : ’’Le rire jaune est un ralliement à la raison. Le ricanement en est le déni. ’’ (Léopold O Cédar)


            • Fergus Fergus 14 novembre 2013 11:55

              Bonjour,JL.

              Excellente contribution ! Empruntée, je présume, au bouquin « Le corps de ballet ».

              Evariste Gaulois a toujours été espiègle.


            • alinea Alinea 14 novembre 2013 11:01

              La 75 : j’en ris encore, et la 76 ; elles sont mes préférées !!
              Un psy m’avait dit un jour la 63, sous cette forme : il est plus aisé d’aimer Dieu que ses créatures !
              J’ai regardé attentivement le nom de vos auteurs.. ; pas un Français ? hum hum !!!! smiley


              • Fergus Fergus 14 novembre 2013 12:00

                Bonjour, Alinea.

                Content de vous avoir diverti. Le thème de la 63 peut se décliner de multiples façons tant Dieu et l’Homme sont un sujet inépuisable.

                « Pas un Français ? » Il y en a au moins 5.


              • alinea Alinea 14 novembre 2013 13:55

                Au temps pour moi ! Mais leurs noms sont si...poétiques ! que je ne les avais pas repérés !!


              • ZenZoe ZenZoe 14 novembre 2013 11:13

                Bonjour Fergus,
                Je ne vous l’avais pas dit lors de la première fournée, mais je rectifie maintenant : vos citations sont des trouvailles, ainsi que les faux auteurs et titres des ouvrages, des merveilles d’imagination. A garder précieusement - et à réutiliser sans modération dans des salons mondains (si vous m’en donnez l’autorisation bien sûr, et si j’ai l’occasion d’aller dans des diners mondains smiley

                Ah je voulais dire aussi que ce n’est peut-être pas par pédantisme que votre public assure les reconnaitre ? Tout sonne si vrai qu’on a effectivement l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part. Enfin, c’est mon cas...

                A un prochain article donc...


                • Fergus Fergus 14 novembre 2013 12:03

                  Bonjour, ZenZoe.

                  Merci à vous. Vous êtes évidemment autorisée à utiliser ces citations autant que vous le souhaitez.

                  Vous êtes gentille avec les pédants. Tant mieux pour eux.


                • Oursquipense Oursquipense 14 novembre 2013 11:14

                  Très joli travail Mister Fergus. Il ne reste plus qu’à construire la bibilothèque virtuelle pour contenir tous ces ouvrages !

                  J’apporte deux petites pièces à l’édifice :

                  « le chat est comme un aristocrate en guenilles, il est fier sans en avoir les moyens » (Philipp O’Driern « 7 vies pour rien »)

                  « Mourir pour rien après avoir eu une vie si vide c’est le nihilisme poussé au paroxysme » (Filipo Di Nerre « Le Vatican contre Moscou »)

                  Et pour finir une vraie citation tirée du « Portait de Dorian Gray » que je trouve superbe « Aujourd’hui les gens savent le prix de tout et ne connaissent la valeur de rien ».


                  • Fergus Fergus 14 novembre 2013 12:13

                    Bonjour, Oursquipense.

                    Merci pour votre commentaire et pour ces deux citations tout aussi imaginaires que les miennes. « Le Vatican contre Moscou », quel thème alléchant !

                    J’aime beaucoup cette citation de Wilde, grand spécialiste des aphorismes cyniques. « Le portrait de Dorian Gray » est un des livres majeurs du 19e siècle.


                  • Gabriel Gabriel 14 novembre 2013 12:04

                    Bonjour Fergus,

                    Les citations, un jour ou l’autre, nous les utilisons tous car de temps en temps nous compensons notre manque d ’esprit par la mémoire et puis, pourquoi redéfinir des choses si bien écrites. Cordialement.


                    • Fergus Fergus 14 novembre 2013 12:16

                      Bonjour, Gabriel.

                      Le fait est que les citations sont d’un usage bien pratique, quelques mots bien énoncés valant parfois une longue démonstration. Il n’en demeure pas moins qu’elles demeurent la plaie de certains devoirs de français ou de philosophie, une partie des élèves ayant par trop tendance de s’en remettre à elles.


                    • marmor 14 novembre 2013 14:27

                      Vos citations, on va les appeler « proverbes » et ainsi les passer à la postérité !


                      • Fergus Fergus 14 novembre 2013 16:03

                        Bonjour, Marmor.

                        Merci, mais je n’en demande pas tant. Encore que... imaginer que l’on puisse citer les pensées d’Akira Kobayashi, de Kimberly Forsythe ou Thorvald Apeland serait assez cocasse.


                      • Ronny Ronny 14 novembre 2013 14:28

                        Un seul mot : excellent smiley !


                        • Fergus Fergus 14 novembre 2013 16:04

                          Bonjour, Ronny.

                          Un seul mot : merci !


                        • Nestor Nestor 14 novembre 2013 14:31

                          Salut Fergus ...

                          J’aime particulièrement celle-ci ... « 75) « Depuis des générations, mes ascendants se sont tués à la tâche. Mon oisiveté apporte à notre lignée un repos bien mérité. » Étienne Sauvageot (La matelote d’anguilles) »

                          Qaut à celle-là ... « 62) « Mon père était un salaud. Ma mère était une pute. Ne cherchez pas ailleurs l’origine de mes talents pour la politique. » Andrew Cunningham (Hurricane Jimmy) » ... Elle fait pas trop dans la tendresse ...

                          Si un jour le ciel me touche la tête ce sera deux grands esprits qui se salueront ... Mais ce jour là, le jour où le ciel me touchera la tête c’est qu’il sera descendu bien bas ... (Le prétentieux objectif) ... smiley ...


                          • Fergus Fergus 14 novembre 2013 16:18

                            Bonjour, Nestor.

                            Merci à vous.

                            « L’objectivité est au prétentieux ce qu’est l’éthique au tricheur. » Simon Cusset du Poulay (Mémoires d’un courtisan). Votre « prétentieux » montre que la gageure est possible !


                          • Constant danslayreur 14 novembre 2013 15:17

                            Bonjour Fergus,

                            Génial comme d’habitude, même si beaucoup de références m’échappent et pour cause smiley
                            La 45 aaahhh la 45, tout un programme cher Monsieur.

                            Sinon je constate qu’après le Clerc obscur vous avez osé ça : « Hiroshima mon désamour » smiley

                            Allez j’en ose une puisque c’est à ça qu’on les reconnait parait-il...

                            « Quand la vue baisse le thon se fait espadon, si vous n’êtes ni maso ni du genre « voir le vit et mourir », alors entrez-vite dans mon cabinet » Dr Claire O.Prunelle Ophtalmologiste dans Miro à la mairie, arnaque à la loterie, Félicie 1er prix...

                            Je sors !


                            • Fergus Fergus 14 novembre 2013 16:26

                              Bonjour, Constant.

                              Merci à vous.

                              La vôtre est complexe et demande réflexion car passer de la vue au vit est un exercice étonnant. Par chance, le Dr Prunelle voit clair dans tout cela.

                              A propos d’yeux, cela me rappelle cette parodie garagiste (si j’ose dire) qui faisait fureur à l’époque où l’on chantait la Belle de Cadix aux yeux de velours : « la bielle de Cadix a l’essieu de velours » !


                            • Oursquipense Oursquipense 14 novembre 2013 16:47

                              Sinon dans les citations réelles qui ne le paraissent pas il y en a une de Georgie Best (Joueur de football nord-irlandais aussi génial qu’inconséquent qui fit les beaux jours du Manchester United des sixties et seventies) qui est magnifique :

                              « Mon argent j’en ai dépensé presque la totalité pour les filles, les voitures et l’alcool. Le reste je l’ai gaspillé »


                              • Fergus Fergus 14 novembre 2013 17:06

                                @ Oursquipense.

                                Best, enfant terrible du football anglais, bien avant que Cantona ne prenne le relais. Sympathique, de surcroît, ce George Best, contrairement à Paul Gascoigne.

                                Vraiment excellente, cette citation.

                                Bonne journée.


                              • Fergus Fergus 14 novembre 2013 17:29

                                Bonjour, Joyeusetés.

                                Merci à vous.

                                Bien vu pour le TGV. Si vous le permettez, je la garde dans un coin de ma mémoire pour la servir le cas échéant à des zélés serviteurs de ce service public un jour où j’aurais été victime d’un retard conséquent. (A ce propos, j’ai reçu ce matin un bon-voyage pour mon dernier voyage, arrivé à son terme avec 35’ de retard, comme quoi cela n’arrive pas qu’aux autres).


                              • Fergus Fergus 14 novembre 2013 18:42

                                @ Joyeusetés.

                                Amusant, ce lien. Allez savoir pourquoi, j’ai un faible pour les bonnets rouges.

                                Bonne soirée.


                              • TSS 14 novembre 2013 18:18

                                Pour les riches « des couilles en or »

                                Pour les pauvres « des nouilles encore » 
                                ___________________________________


                                • Fergus Fergus 14 novembre 2013 18:39

                                  Bonsoir, TSS.

                                  Hélas ! Un grand classique de la vie sociale.


                                • marmor 14 novembre 2013 18:50

                                  J’ai remis un jour une fiche prospect à un apprenti vendeur plus pédant et prétentieux que les autres, en lui demandant de bien vouloir le joindre pour lui proposer les produits de luxe pour lesquels j’étais chargé de le former :
                                  Client potentiel : Mr Simon Cussonet
                                  demeurant à Tussaray 
                                  Dépt : L’eure
                                  Profession : Horloger
                                  Inutile de vous dire qu’il n’a ni compris l’astuce, ni trouver le client !! ( ni selectionné pour le poste )


                                  • Fergus Fergus 14 novembre 2013 20:00

                                    @ Marmor.

                                    « il n’a ni compris l’astuce, ni trouvé le client ! » La prétention est la pire des œillères, cet apprenti l’a appris à ses dépens.

                                    Bonne soirée.


                                  • Tall 14 novembre 2013 19:05

                                    Idée sympa, Fergus, il y en a des bonnes ! smiley



                                    Le rapport du général en campagne >


                                    Sire

                                    Tout va très bien, la situation est sous contrôle.
                                    Tandis que nous reculons en bon ordre sur des positions soigneusement préparées, les hordes de barbares ennemies progressent dans un chaos indescriptible.


                                    • Fergus Fergus 14 novembre 2013 19:55

                                      Bonsoir, Tall.

                                      Un grand classique qui n’est pas sans rapport avec la situation politique que l’on a pu constater en diverses occasions ces dernières années. « Reculer en bon ordre » est même devenu l’alpha et l’omega du hollandisme.


                                    • rotule 16 novembre 2013 06:19

                                      La Boétie : Ils échouent si bien et si volontiers qu’ils ne semblent pas avoir perdu la bataille mais gagné leur défaite

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