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A (H1N1), peut-on évoquer une dictature sanitaire ?

C’est un cauchemar que vient de vivre une famille américaine dont la fille de 14 ans fut mise sous surveillance médicale à Pékin alors qu’elle effectuait un stage linguistique avec ses camarades. La mère a décidé de raconter dans le NYT son calvaire et celui de sa fille en écrivant un mini feuilleton quotidien à deux personnages. Dont le titre est « attrapée dans une rafle à Pékin ». Le mot rafle vient de la traduction de dragnet qui a plusieurs significations, comme filet de pêche ou alors rafle pris dans le sens d’une capture d’individus dans le cadre d’une enquête criminelle. On parle parfois d’une rafle dans les milieux terroristes… de Perpetland. Dans le vocabulaire de l’histoire de la Seconde Guerre, rafle prend un sens précis. Quant à la grippe, le mot rafle n’est pas d’usage chez nous en France. Laissons ces subtilités sémantiques pour examiner cette étrange histoire.

Sheryl Gay Stolberg commence son récit en évoquant sa crainte et celle de son mari de voir sa fille Olivia, en stage linguistique à Pékin, capturée par la patrouille sanitaire en raison des mesures prises en Chine pour contrer la pandémie de grippe A dont on ne cesse d’entendre parler. Pourtant, c’est confiante qu’elle envoie sa fille avec 20 de ses camarades, certaine que le pire ne se produira pas, bien que quelques centaines de ses compatriotes soient actuellement en quarantaine pour cause de grippe attrapée en Chine. Tout allait bien jusqu’au coup de fil fatal tant redouté. Le 18 juillet, Olivia appelle sa mère d’une voix affolée « maman, je tousse et j’ai de la fièvre, ils m’amènent à l’hôpital, je veux rentrer à la maison ! » La suite n’est guère réjouissante.

Tout avait commencé le 14 juillet. A peine arrivé à l’aéroport, le groupe d’ados et les deux professeurs accompagnateurs sont sondés par des caméras thermiques pointées sur le front. L’une des collégiennes montre une température suspecte. Elle est séparée et dirigée vers un hôpital alors que le groupe est conduit vers son lieu d’hébergement, une école pékinoise. Mais le calendrier a été modifié et la visite de la Cité interdite supprimée. Le groupe est confiné dans l’école, alors que les ados subissent une prise de température trois fois par jour. Et que la mère d’Olivia peste contre la réaction des responsables chinois qui auraient dû séparer les élèves en ayant constaté un cas suspect. Le 17 juillet, les élèves sont invités à porter un masque tandis que les tests effectués ont révélé la présence du virus H1N1 chez Nolan, le collégien pris par la patrouille à l’aéroport. La visite à la Grande muraille est annulée. Ça commence à sentir le sapin comme on dit dans le jargon.

Sheryl étant de plus en plus inquiète pour sa fille, qui de surcroît est sujette à des sinusites, songe à la rejoindre à Pékin mais auparavant, elle contacte une de ses confrères, correspondantes du NYT à Pékin. Celle-ci lui signifie qu’un tel déplacement serait inutile. Parce que les autorités médicales ne lui laisseraient pas entrer en contact avec sa fille. Et même si c’était possible, elle risquerait alors d’être attrapée dans le même piège et ne pourrait retourner aux States. Suite du cauchemar. Olivia a été contrôlée positive au test de la grippe A. Avec une température de 38.4. Elle est conduite vers un hôpital comme neuf de ses camarades, dispersés dans les hôpitaux pékinois. Second test, cette fois sur H1N1. Le test étant positif, Olivia est dirigée vers un autre hôpital apparemment très moderne, dans une chambre avec un téléphone et la possibilité de commander une pizza. Qui sera acheminée comme toute nourriture, à travers un sas. Elle y restera une dizaine de jours. Conformément aux dispositions sanitaires, tout patient testé positif au H1N1 ne peut sortir de l’hôpital. C’est la règle et l’Etat américain ne peut rien faire pour délivrer ses « otages » ou plus exactement, ses prisonniers de la guerre au virus menée par les autorités chinoises. La quarantaine s’achève enfin le 28. Un officiel escorte Olivia vers l’hôtel où elle retrouve le groupe. Ouf, ça se termine en happy end, surtout qu’Olivia s’est fait une copine pour toujours, une jeune Anglaise qui partageait sa chambre d’hôpital ! Les élèves vont rentrer le 30, sauf ceux qui comme Olivia décident de prolonger le séjour jusqu’au 8 août, tandis qu’une seule malchanceuse est encore à l’hôpital.

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Eléments d’analyse sur la dictature sanitaire.

Comme on vient de le constater, le cas d’Olivia mérite quelques réflexions. Par une drôle de coïncidence, il se trouve que c’est la fille de Shelby, une chroniqueuse du NYT qui a pu livrer une véritable story qui, même si elle est assortie d’une happy end, n’en représente pas moins un témoignage digne d’intérêt. Avec un premier élément d’analyse. Un citoyen lambda peut user du storytelling. C’est d’ailleurs même devenu tendance. L’affaire Coupat n’a-t-elle pas représenté chez nous une storytelling, légitime pour tout citoyen, et destinée à combattre un pouvoir excessif. En plus, Shelby n’est pas une néophyte en la matière puisqu’elle a écrit des chroniques scientifiques pour le NYT. Son avis est donc intéressant. Son avis est même assez tranché. Sans l’avoir explicité ouvertement, elle pense que les Chinois sont relativement dingues face à cette épidémie de grippe. Difficile de leur jeter la pierre, vu qu’ils ont eu a gérer une épidémie de Sras, mais les Canadiens aussi. D’après Shelby, cette grippe ne doit pas laisser la place à l’édification d’une bien vaine ligne Maginot sanitaire. Aux States, les autorités sanitaires pensent que vouloir arrêter la propagation du virus, cela revient à stopper une vague de rhumes liés à un refroidissement, dit-elle dans son billet. La grippe A est bénigne et la seule réaction sensée est de prescrire un antiviral, voire même du banal paracétamol.

En Chine, on vient de constater les mesures draconiennes mises en place par les autorités. Cela n’est pas sans rappeler les différents épisodes de parano, notamment lors des JO de Pékin hyper-surveillés. La Chine livre un visage assez inquiétant. Mais la Chine fait ce qu’elle veut chez elle. Si elle décide de mesures exceptionnelles pour contrôler la grippe, comme du reste contrôler l’information, c’est son problème. Rien ne nous impose d’aller là-bas. Il semblerait, en première analyse, que la réaction face à la pandémie soit en correspondance avec un certain état d’esprit et notamment, la puissance du système de contrôle des Etats. Contrôle sanitaire allant de pair avec contrôle des médias. Les pays industrialisés où les médias sont les plus libres, Etats-Unis et Grande-Bretagne, sont ceux qui paniquent le moins face à la pandémie de grippe de 2009. Les pays contrôlés comme la Chine, paniquent et prennent des mesures démesurées de confinement. Quant à la France, elle ressemble beaucoup aux States et un petit peu à la Chine. Les médias français ne sont pas contrôlés mais bien disciplinés, bien plus que leurs homologues américains et britanniques. La réaction de l’Etat français face à la grippe est donc dans l’entre deux. Pas de panique mais une ligne Maginot représentée par le vaccin, pas obligatoire mais la ministre Bachelot n’a pas exclu cette éventualité qui s’inscrit dans un programme de dictature sanitaire.

C’est sans doute un combat citoyen de notre époque. Lutter contre la dictature sanitaire, le biopouvoir d’un corps médical qui tend à devenir l’ennemi du peuple. Lutter contre l’autre ennemi, économique, incarné à travers la loi Hadopi. Et contre l’ennemi du Reich écologiste, avec sa taxe carbone. En 2009, 70 ans après la drôle de guerre, le peuple français a la possibilité de résister. En fin de compte, Carl Schmitt avait vu juste. La politique revient à désigner un ennemi. Mais cette fois, le principe est dévié de son application et c’est au peuple de désigner ses ennemis. Et l’ennemi peut aussi être mondial. Il serait temps que nos politiciens s’interrogent sur le rôle de l’OMS dans cet épisode pandémique débouchant sur quelques velléités de mettre en place une dictature sanitaire. Soyons vigilants. Ce n’est pas le virus qu’il faut surveiller mais les pouvoirs sanitaires. 

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    Par John Lloyds (xxx.xxx.xxx.79) 29 juillet 2009 11:30
    John Lloyds

    Je suis à peu près certain d’avoir chopé la grippe A fin de semaine dernière, étant très rarement malade, en tous cas c’en était les caractéristiques : fièvre subite, état très fébrile, grande fatigue, courbatures aux jambes. Comme je grelottais, j’ai pris une aspirine et demi, et suis allé me coucher dans l’apm. Je me suis bien couvert pour pisser la sueur, ça élimine les toxines et une forte température stoppe la propagation du virus. Le lendemain matin, j’avais plus rien.

    Si c’était vraiment la grippe A, une chose est certaine, c’est le Pr Debré qui avait raison, cette grippe A n’est rien d’autre qu’une gripette. Alors c’est quoi tout ce bordel qui engage à la panique, puisqu’on parle maintenant de fermer les facs ? J’ai eu beau éternuer sur mes gamins pour qu’ils se la prenne - tant qu’à faire, autant que ce soit tout de suite - Aucun d’entre eux ne l’a attrappé, en dépit du fait qu’on boit tous au même goulot.

    Le corps médical dans son entier ne peut pas ignorer que c’est une simple gripette. Je ne vois que 2 choses :

    - Soit les gouvernements craignent une explosion de la maladie en automne, qui, bien que non létale, engorgerait tous les hopitaux, comme je l’avais écrit dans mon article au début de la pandémie. Avec, en prime, la panique créée par les gouvernements eux-mêmes.

    - Soit une mutation du virus a commencé, et elle n’a pas encore été annoncée au public, qui ne sera averti quà l’automne

    Une dictature sanitaire, oui, dans l’état actuel des choses, mais par désinformation du public. Quant aux rumeurs de vaccination obligatoire, j’ai du mal à y croire, cela nécessiterait des moyens proches de la loi martiale. A moins que les gouvernements ne cherchent à profiter de l’effondrement financier prévu à l’automne, pour faire d’une pierre deux coups.

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    Par John Lloyds (xxx.xxx.xxx.79) 29 juillet 2009 14:43
    John Lloyds

    Non, il ne faut pas se faire le relais de l’amalgamme qu’ils essaient de nous faire avaler :

    Tout ce délire mis en place à la rentrée, c’est bien sur la base de la gripette. La vaccination, c’est aussi sur la base de la gripette. Toute cette foire sur la base d’une épidémie moins nocive qu’une grippe saisonnière, ça sent le non-dit à plein nez.

    La mutation, c’est une autre affaire. Déjà, par définition, mutation vers quoi ? Le vaccin en question, déjà lui-même expérimental, ne sera plus valable. Il en faudra un autre.

    Je suis de l’avis de Dup, il y a quelque chose d’énorme caché derrière tout ça, et cette cacophonie, justifiée par une soi-disante mauvaise com, arrange finalement bien leurs affaires. Rappelons quand même que le très sérieux et très scientifique new scientist prévoyait pour ce mois-ci un milliard de victimes. Si c’est pas de la conspiration sciento-politicienne, ça, un joyau de marketing de la terreur ...

    Bref, tout ça schlingue à plein nez, ça commence par la fermeture des écoles, le contrôle des lieux publics, et finit par la loi martiale en 2010 ?

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    Par herve33 (xxx.xxx.xxx.101) 29 juillet 2009 14:44

    Pour cette histoire que l’auteur raconte , il semble plutôt que cela soit la Chine qui veut montrer à l’Occident que cette fois ci , elle va prendre toutes les mesures , car elle s’était fait allumé par l’OMS pour sa gestion du SRAS et de la grippe avaire .

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    Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.35) 29 juillet 2009 15:38
    sisyphe

    Extrait....

    La nouvelle est passée inaperçue, et pourtant. Le 3 juillet dernier, la direction générale du travail – rattachée au ministère du travail – publiait une circulaire « relative à la pandémie grippale » dans le but de préparer entreprises et administrations à une propagation rapide du virus. A la lecture de cette circulaire, on remarque vite qu’il n’y est pas seulement question de santé et de masques. En cas de pandémie grave, ce sont les conditions de travail des salariés qui risquent d’en prendre un coup.

    Congés maladie, absentéisme ... A cause de la grippe, la France pourrait tourner au ralenti dans ce que le ministère appelle « un mode de fonctionnement dégradé de la société ». D’où une série de préconisations, à caractère exceptionnel, pour permettre aux employeurs de jouer sur la flexibilité de leur personnel. « Il en va de la survie de l’économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l’emploi » est-il précisé.

    « Adapter le travail des salariés »

    En cas de passage en phase 5B ou 6 de la pandémie - ce que Roselyne Bachelot envisage dès septembre - l’employeur pourrait donc « adapter l’organisation de son entreprise et le travail des salariés ». Le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer pourraient, par exemple, augmenter « par décision unilatérale de l’employeur ». Et de préciser entre parenthèses que « le refus du salarié, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement ».

    S’agissant de modifications plus importantes, tel que l’aménagement du temps de travail (dérogation à la durée maximale journalière en cas de surcroit temporaire d’activité, dérogation à la durée maximale hebdomadaire de 46 heures, etc.), l’employeur serait dans l’obligation de recevoir une autorisation administrative. La circulaire invite donc l’administration du travail à « faire preuve de souplesse et de réactivité face aux demandes des entreprises ».

    Juste comme ça, en passant ....

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